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Manga & Japanimation

Adachi, Yukimura, Inoué, Morita et les autres, le dernier Bones ou un opening fandard, c'est ici !

Manga : et toi, tu lisais quoi il y a 10 ans ?

Retro manga 2004

Il y a quelques semaines je tombe sur la publication d’une chronique, sur le Twitter de Manga-News : Inu Yasha tome 15, paru initialement en octobre… 2004, il y a 10 ans. J’ai alors commencé à réfléchir, en me demandant ce que je lisais à l’époque et un flot de souvenirs est alors remonté. J’avais envie partager ce voyage dans le passé avec vous, je me suis dit que ça pourrait faire un article fun. En route pour le voyage !

Wassup, 2004 ?

En cette année bissextile  il s’est passé pas mal de choses en dehors du manga, donc replaçons un rapide contexte et quelques évènements clés. Globalement 2004 n’est pas franchement une année réjouissante : la seconde guerre d’Irak bat son plein, Poutine se faire réélire président tout comme Bush fils. En fin d’année dans l’océan indien, un très violent séisme entraine un raz-de-marée qui va tuer 250 000 personnes sans oublier, enfin, l’attentat du métro à Madrid. Chez nous Villepin remplace Raffarin et on met en place le fameux médecin traitant.

Du coté des loisirs, 2004 marque la fin de Friends, (de C’est mon choix et du Bigdil aussi, la France pleure) tandis que Grégory Lemarchal remporte la saison 4 de la Star Academy. Sortie de Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban dans les salles, Gaston Gaudio gagne Roland Garros et la Grèce est championne d’Europe de football. En février, naissance d’un futur grand du web : Facebook. Du coté des jeux vidéo, on peut noter l’arrivée de Dofus et d’Ankama, de la Nintendo DS, de Halo 2, Far Cry et, pour l’anecdote, les médias généralistes font très fort : un webzine de jeu vidéo blague sur le retard d’un Dead or Alive en annonçant que 147 japonais se seraient suicidés pour protester contre le report, en avalant des poches de silicone. Quelques mois plus tard Libération et le JT de France 2 reprennent l’info très sérieusement, bravo les gars. Voilà pour le tableau global, passons maintenant aux mangas.

Avant de vous parler des lectures marquantes, on va aussi resituer un peu ce qu’était le manga en 2004. Nous sommes alors en plein boom, en passant de 500 titres publiés en 2003 à 750 (moitié moins qu’aujourd’hui). Le marché gonfle à vue d’œil mais tous les acteurs que nous connaissons aujourd’hui ne sont pas encore là : Ki-oon et Asuka, le futur Kazé Manga, viennent tout juste de naître, Kurokawa va leur emboiter le pas un an plus tard, Japan Expo reçoit 41 000 visiteurs et se situe encore à La Défense, Animeland atteignait son 100ème numéro pendant que Coyote dépassait tout juste les 10.

Cette année làààààà ♫

Janvier2004Alors que Detective Conan publie déjà son 37e tome, Naruto sort son 9e en janvier et le ninja orange en est encore à passer son examen, pendant que Luffy, pour son 19e tome se lance dans le combat contre le fameux Crocodile… Détail amusant, l’anime correspondant à cette saison était encore diffusée à la télévision française l’été dernier, bonjour le décalage ! En 2004 il n’y a pas qu’Oda et Kishimoto qui se font une réputation cela dit : Naoki Urasawa commence à clairement faire parler de lui avec la publication de Monster qui est dans sa seconde partie, le volume 12 arrivant en janvier. Je n’ai connu la série que plus tard, en achetant tout d’un coup quelques mois après la sortie du dernier tome, mais elle reste pour moi la meilleure série achevée de l’auteur. En regardant le planning de janvier, on croise déjà le tome 26 d’Ah My Goddess! , qui continue de paraître actuellement, mais j’avais déjà commencé à décrocher à l’époque. Et puisque l’on parle d’un titre édité par Pika, on peut aussi ajouter que l’éditeur tente un joli challenge avec la sortie du premier tome de Step Up Love Story. Marrant de voir qu’ils retentent le coup 10 ans plus tard, en mai 2014, avec Attache-moi, leur manga érotique sur le SM.

Sur ce premier mois 2004, citons tout de même la sortie du dernier tome de X de CLAMP, le 18e, une série qui a bien vécue puisque l’annonce de mise en arrêt de commercialisation ne date que de quelques semaines chez Tonkam. Enfin j’en finis avec deux coups de cœur que je lis passionnément à l’époque : Racailles Blues, mon œuvre préférée de Masanori Morita (Rookies), qui raconte les années de lycée d’une bande d’amis bagarreurs et maladroits mais avec un cœur énorme. L’autre coup de cœur c’est ma découverte du Go, un jeu de plateau et de stratégie nippone, avec Hikaru no Go, le premier succès en France de Obata bien avant son duo avec Ohba sur Death Note.

A cette époque je lis encore une bonne part de shôjo et notamment le titre qui a lancé Yuu Watase : Fushigi Yugi, dont le 6e tome sort en ce mois de février. Un mélange d’aventure, de légende asiatique, de fantastique et de romance, sans oublier une bonne dose d’humour. Après cette oeuvre je décrocherai assez rapidement des autres séries qu’elle nous proposera, sans que je sache si c’est moi qui change ou la mangaka. Même si je lisais donc quelques histoires romantiques, il y avait l’embarras du choix en shônen. En ce mois de février on pouvait lire, pêle-mêle : le 4e tome de Bleach (on adorait tous cette série à l’époque), le 26e de Slam Dunk (celle là a su s’arrêter et on l’adore toujours), le 17e de Vagabond (légendaire combat sur la plage de Kojiro, le génie sourd) le 13e de Samurai Deeper Kyo (qui se vend très bien mais que je n’ai jamais lu jusqu’au bout, pour cause d’ennui) et enfin le 18e de Shaman King (même combat, en pire).

manga_février_2004

Ah il y avait aussi le 27e tome de Yu-Gi Ô, le premier shônen en France sur un jeu de cartes, si je me souviens bien. Là aussi j’ai vite décroché, mais il faut dire que j’avais déjà 26 ans. Cela dit lors de l’arrivée de l’offre pléthorique en manga, nous étions tellement morts de faim que nous lisions tout ce qui nous tombait sous la main, y compris des titres qu’on regrettera ensuite. Yu-Gi Ô doit même être la première série que j’ai revendue quelques années plus tard, pour faire de la place sur les étagères. Pour en finir avec février, citons enfin le 7e tome de Mars, le titre de Fuyumi Soryo (Cesare) qui sera complété le mois suivant par E’S chez un autre éditeur, le 11e tome de 20th Century Boys, qui nous remuait le cerveau et le 8e et dernier tome de Chobits, la romance robotique des CLAMP qui transformait encore tout ce qu’elles touchaient en or et pour qui 2004 est une année des plus fastueuses avec 2 fin de séries et deux nouvelles, comme on le verra plus tard. En attendant, avec deux fois moins de publication qu’aujourd’hui, il y avait quand même de quoi se mettre sous la dent !

manga_mars_2004En mars, quelques bons titres chez Tonkam : on pouvait trouver le 6e tome de Gantz, le 23e de Tough, l’Histoire des 3 Adolfs de Tezuka, Hikaru no Go cité plus haut. Kana, de son côte, sortait le Sommet des dieux de Jiro Taniguchi, cité aujourd’hui comme LE titre de référence pour cet auteur, et le seul que j’ai d’ailleurs essayé, sans même finir le premier tome. Définitivement pas pour moi. Quelques titres en vrac pour ce mois de mars : Hiro Mashima ne parvenait pas à séduire avec Rave chez Glénat, Gunnm Last Order venait de débuter et annonçait le retour tant attendu de Gally après 6 ans d’absence. Cela dit, 10 ans plus tard, je préfère toujours la première saga.

En 2004 on arrivait vers la fin de 3*3 Eyes, un shônen fantastique que peu d’entre-vous doivent connaître aujourd’hui, j’avoue que je ne sais même pas si elle a eu le succès escompté à l’époque, chez Pika. Je dirais oui puisque l’autre série de l’auteur, Genzo le marionnettiste, a été publiée dans la foulée. Ça reste en tout cas une série très sympathique en 40 tomes, entre sciences occultes, monstres et des personnages classiques mais réussis. L’ancêtre d’un titre comme Kurokami, en quelque sorte, pour prendre une référence plus récente. Chez Pika toujours, une série qui a pour le coup vraiment cartonné c’est Love Hina qui s’achève sur ce mois d’avril et consacre Ken Amatsu comme auteur marquant du catalogue, ce qu’il va confirmer avec Negima!. C’est aussi le début du shônen harem, un pauvre adolescent noyé dans une nuée de filles, des conditions propices au fan service que je découvre un peu à cette époque sans savoir ce que c’est. Dix ans plus tard, j’ai ça en horreur à force d’en voir partout… Pour finir avril quelques souvenirs pèle-mêle à nouveau : le tome 10 de Fruits Basket, l’un des plus gros cartons de chez Delcourt avec Nana de Ai Yazawa, le premier tome de Angel Heart, le grand retour de Ryo Saeba et de Tsukasa Hôjo, et enfin Niji Iro Togarashi, l’un des quelques titres de Mitsuru Adachi publié chez Glénat. Et oui, on publiait déjà du Adachi à l’époque, mais l’auteur n’a toujours pas la reconaissance qu’il mérite 10 ans plus tard (couillon de grand public va !).

En mai pas grand chose que je n’ai déjà cité à part le tome 17 de Hunter X HunterGon et Kirua font une balle au prisonnier, ce qui correspond aux début du fameux nen. Rien de marquant sinon, donc on passe à juin : début de Say Hello to Blackjack, une série engagée et en tout cas révélatrice du milieu médical japonais mais qui reste inachevée (des conflits entre le mangaka et son éditeur non ?). Chez Tonkam arrivée de Tomié de Junji Ito, et l’éditeur continue aussi sa seule tentative de prépublication dédiée au shôjo, avec le mensuel Magnolia qui propose son 6e numéro. Je n’ai jamais essayé ce dernier, certains d’entre-vous l’avaient testé ? Pendant ce temps chez Pika, on propose Shônen Magazine, un mensuel qui durera quand même 30 numéro, contre 13 pour Magnolia. La presse manga est dans une période d’expérimentation mais aussi une période de nombreux plantages : la prépublication ne trouvera finalement pas de modèle économique viable et des magazines mangas comme, Otaku (je l’aimais bien celui là !), Mangajima, Kogaru, Tokebi Generation, Manga Art, Manga Spirit ou le Virus Manga ne feront pas long-feu, en durant 2 ou 3 ans. Virus Manga plongera d’ailleurs les comptes de son grand-frère, Animeland, dans le rouge. En 2004 les choses allaient correctement mais le secteur vis ces derniers “bons” moments. C’est à cette époque que Manga-News, née en 2000, entame sa professionnalisation. D’autres ont survécu depuis, comme Manga Kids ou Japan Vibes, mais on se demande encore comment dans les conditions actuelles.

manga_printemps_2004

Pour cet été 2004, citons : l’éditeur depuis disparu J’ai Lu, qui avait publié des succès comme City Hunter, tente de publier Jojo. Mais il semble qu’il soit encore trop tôt et l’éditeur n’ira jamais jusqu’au bout. Les beaux jours signent aussi les débuts de Beck et l’arrivée de Mari Okazaki (la grande époque de Delcourt, je vous dis !), le tome 3 de MPD Psycho, et des séries qui n’étaient pas ma tasse de thé mais qui ont leur lectorat : Battle Royale, Saiyuki, Chonchu… Je me souviens des couvertures jaunes et étranges de Banana Fish, un manga que je croise souvent, encombrant toujours les étagères des boutiques d’occasion de manga. Quelqu’un l’avait lu celui là ?

Pour la rentrée, quelques titres orientés action vous attendent : Coq de Combat, Get Backers  ou I’ll et les fameux Berserk et Hellsing dont les premiers tomes arrivent début octobre. En plus de Tonkam l’éditeur IMHO, qui a alors 1 an d’existence, publie lui aussi des mangas d’horreurs. En ce mois d’octobre il propose notamment Panorama de l’enfer. Alors que l’été était un peu fade (et oui à l’époque on pouvait aussi s’ennuyer certains mois, c’est sans doute pour ça que nous étions moins regardant), octobre est donc assez enthousiasmant, et ce n’est pas le nouveau CLAMP de l’époque, Tsubasa Reservoir Chronicles, qui nous fera dire le contraire. Comme je l’expliquais dans cet article, les quatre mangakas sont encore vénérées à l’époque. En octobre toujours, on découvre l’auteur fétiche des nouvelles éditions Ki-oon : Duds Hunt de Tetsuya Tsutsui marque les esprits avec son seul tome, par sa modernité et sa mise en scène prenante.

manga_ete_automne_2004

Sur les premières titres de novembre, je vois à quel point je passais complètement à coté des titres de Casterman, qui sort alors 3-4 titres différents chaque mois, mais dont je n’ai jamais entendu parler : Le jour du loup, Kinderbook ou Le livre jaune ça vous dit quelque chose ? Moi, pas du tout ! Avec stupéfaction je vois la sortie du nouveau tome d’Evangelion : nous en sommes seulement au tome 9. Ça, pour de la publication au ralenti, c’est un record puisque l’on va publier 5 tomes en dix ans. Comme je le disais, l’automne est bien animé : sortie du premier tome de Katsu et Jinbe d’Adachi, XXX Holic, l’autre nouveauté signé CLAMP et surtout Gokinjo Monogatari et Paradis Kiss d’Ai Yazawa, le même mois que le tome 10 de Nana. Comme souvent à l’époque les mois d’octobre et novembre était bien chargés, tout comme janvier et juin. C’est toujours assez vrai, même si les choses se sont pas mal étalées depuis. En échange, on fermait souvent boutique passé la mi-décembre, ou on sortait quelques coffrets propices aux cadeaux de Noël.

manga_automne_manga_2004

Finalement, en replongeant une décennie en arrière, j’ai croisé beaucoup de titres inconnus, beaucoup de coréens aussi en proportion, et pas mal de couvertures souvent hideuses et bâclées. Mais comme le disais Ahmed Agne dans notre dernière interview, nous étions beaucoup moins regardants et aussi moins renseignés, même en lisant la presse papier. Le manga était en plein essor et nous passions alors de 3-4 lectures par mois à 3-4 mangas par semaine et il n’y avait ni mobile, ni réseaux sociaux et les séries US n’occupaient pas encore toutes nos soirées. Les loisirs entamaient à peine leur révolution en faisant la comparaison il n’y a donc pas vraiment de raison de dire que c’était mieux avant, que l’offre massive en manga comme en loisirs à finalement du bon, pour nous en tout cas. Il suffit juste de faire des choix. Nous sommes plutôt gâtés finalement, non ?

anime manga aggregator sama Sama It!


20 Commentaires pour “Manga : et toi, tu lisais quoi il y a 10 ans ?”

  1. Trit’ a dit :

    2004… Déjà dix ans, dis donc ! Sympa, le petit voyage dans le passé : il a rappelé de bons souvenirs.

    En ce qui me concerne, c’est à partir d’avril 2004 que j’ai vraiment commencé à me mettre aux mangas : jusqu’ici, je n’avais regardé que des animes et j’étais encore en plein redémarrage, ayant replongé dedans fin 2001 avec “CardCaptor Sakura”.
    Le 11 avril 2004 (le jour de Pâques, accessoirement), pris d’un élan de nostalgie, je décidais de chercher des infos sur Internet sur “Ranma ½”, anime qui avait marqué mon enfance en passant juste après “Sailor Moon” au “Club Dorothée” en 1992-1993. C’est le 20 avril que j’ai acheté moi-même mon premier tome de “Ranma ½” (l’édition française de Glénat, avec les pages retournées pour avoir le sens de lecture français ; comme je débutais à l’époque, j’ignorais encore que les mangas se lisaient dans l’autre sens). Il m’aura fallu près de deux ans pour acheter le reste des 38 tomes, à raison de trois tomes par semaine. Ça se lisait étonnamment vite et j’arrivais à bout de ces tomes dans ce délai.

    Après, plus ou moins parallèlement, j’ai acheté les “Love Hina” de Pika (mes premiers “vrais” mangas, avec la jaquette plastifiée et le sens de lecture japonais qui m’a un peu perturbé au début). Seulement 3 tomes achetés sporadiquement jusqu’en 2006, puis j’ai acheté le reste une fois que j’avais fini de prendre les “Ranma ½”. Après, à partir d’octobre 2008, je me suis mis aux “Blood Alone”. Comme je n’ai rien revendu, j’ai toujours tout ça.

    Pour ce qui est de l’achat régulier de mangas, c’est beaucoup plus récent : j’ai dû m’y mettre seulement à partir de 2012, avec “Samidare” et les titres yuri de Taifu. Et c’est qu’à partir de l’été 2012 que j’ai commencé à me caler sur les sorties du moment. ^^

  2. ramza a dit :

    Sympa de voir tes débuts de lecteurs, tout commence des fois par un étrange mélange de circonstances. Moi c’était un tome 1 de Dragon Ball trouvé dans la bibliothèque municipale, après avoir lu les Akira quelques années auparavant. Après, en 2004, je lisais des mangas depuis 10-15 ans déjà (j’avais 25 ans et en plus j’ai commencé jeune) et je lisais un peu de tout… c’était l’époque de mes premiers salaires, dont une bonne partie passait là dedans !

  3. Gemini a dit :

    2003-2004 est un moment charnière pour moi, puisque c’est à ce moment que j’ai pour la première fois accès au catalogue Tonkam en librairie. Cela n’a l’air de rien aujourd’hui, mais à l’époque, l’éditeur était mal distribué, et il fallait se tourner vers des magasins spécialisés ou par la vente par correspondance. J’y avais recours pour X, mais je n’aimais pas trop ce système. Un déménagement pour mes études plus tard, et j’ai enfin une librairie spécialisée où me fournir ; sauf qu’il me faut plus d’une heure de transports en commun pour y aller. Mais avoir enfin accès à des titres qui me faisaient baver depuis des années, cela n’a pas de prix : L’Histoire des 3 Adolf, Ima Doki, Angel Sanctuary, Ayashi no Ceres, Hikaru no Go, et le tome 18 qui sort en Janvier (j’attends toujours la suite),… Comme par réaction, Tonkam est rapidement devenu l’éditeur le plus présent sur mes étagères, en lieu et place de Glénat. Mais il a fini par perdre cette place, et ce qu’il est devenu aujourd’hui me désole.

    Sinon, début d’Asuka, avec des tomes de Black Jack hyper épais et qui résistent très mal au temps qui passe. Début de Ki-oon, aussi, mais Element Line ne m’intéresse pas du tout. Je ne me souviens plus de tout, même si j’ai suivi nombre de titres mentionnés dans l’article – la fin de Love Hina, moment inoubliable, de même que celle de Chobits – mais je retiendrai surtout Magnolia, rétrospectivement le début de la fin pour les shôjo en France, car dans le genre caricatural ce magazine se posait là : la photo d’un couple de collégiens qui s’embrassent sur la couverture, des articles sur la mode, des recettes de cuisine, cela faisait bien rire les potes, tiens… Le truc que tu as à peine honte d’acheter quand tu es un mec. Avec une telle opinion du lectorat shôjo, il ne faut pas s’étonner qu’il soit effectivement devenu comme ça et qu’il n’y ait plus que les comédies romantiques lycéennes qui fonctionnent. Alors que, paradoxalement, il y avait quand même du God Child et du Yami no Matsuei dans ce magazine.

    En dehors de l’actualité, j’ai commencé Hoshin, et j’ai découvert Tsukasa Hojo. Trop tard pour ce-dernier, puisque les droits de tous ses titres ont été récupérés par Panini Comics, mais il reste Angel Heart pour se consoler. Le manga commence bien, mais…

  4. a-yin a dit :

    Waouw le rembobinage O_O.

    2004-2005 (j’ai du mal à me souvenir exactement) sont des années marquantes pour le manga à mes yeux (pour ma part, je suivais par le net de l’étranger). Déjà, on parle beaucoup de seinen, de shôjo et de josei. C’est à mes yeux une année où le manga visant un public féminin prend vraiment son essor, avec donc un lectorat féminin de bandes dessinées qui se développe très fortement. Le mot seinen sonne dans toutes les bouches pour démontrer que le manga n’est pas que pour les adolescents attardés, la preuve avec Jiro Taniguchi ou encore Urasawa et son Monster. D’ailleurs, même avis que toi, c’est sa meilleure série terminée à mes yeux aussi (pas continué à lire Billy Bat depuis le volume 3 pour ma part).

    Mais surtout, il y a ce côté tout à fait assumé du josei, et je traduis donc, plutôt josei du Feel Young (petit retour du josei aujourd’hui, mais beaucoup plus à côté de manga mainstream). Akata, Asuka et Sakka en parlent tous et chacun se bat, même Pika et Kurokawa vont finir par sortir des manga de cette veine: Happy Mania de Moyoco Anno puis Kimi wa Pet de Ogawa Yayoi. Une volonté des éditeurs, je pense, de toucher un autre public que celui du manga pur, avec des histoires ayant une touche légèrement “littérature contemporaine” si je puis dire. Moi aussi j’ai trouvé qu’il y a 10 ans, c’était du grand Akata 🙂 . Toujours une nouvelle découverte avec eux, c’était juste dingue. Et en plus mainstream, y’avait de belles choses comme Beck, Nana, Karakura Circus. Si je dois trouver un point commun à leur catalogue, c’est que beaucoup de manga étaient extrêmement humains chez eux. Il y avait une certaine sincérité aussi :). L’année 2004 était effectivement très Yazawa ^^ . Et Mari Okazaki quoi… Quelle découverte!!! D’ailleurs, j’espère BEAUCOUP la sortie de la dernière série de l’auteure chez Akata aujourd’hui A-un qui parle de 2 grands moines bouddhistes ^^; (Véret, Véret!!!).

    C’est la grande époque du manga dit “d’auteur”, à travers Sakka qui fera découvrir des artistes comme Kiriko Nananan, Kan Takahama, Usumaru Furuya (souvenez-vous: La musique de Marie!!!), Daisuke Igarashi, Fumi Yoshinaga, Kyoko Okazaki, Iô Kuroda. Et moi je me souviens du Livre jaune, je l’ai même chez moi :p. Il y a aussi un retour de Taiyou Matsumoto je crois, avec Akata et Kana et c’est à ce moment que je le découvre je crois. C’est aussi vers ces années-là que j’achète Dorohedoro en me disant “tant pis c’est trop bien, tant pis si pas de volume 3 snif”. Du manga visant beaucoup moins un public d’otak. Et donc des éditeurs comme IMHO qui fait du Maruo (sisi La jeune fille aux camélias 🙂 ) (plutôt arty et pop) puis Lézard noir je crois arrive à ce moment.

    Alors, OUI MOI J’AI LU CETTE CHOSE JAUNE Banana Fish même que je l’ai fait pour me moquer tellement c’était moche, à sa sortie, pour découvrir un truc proche de Urasawa et… apprenant plus tard que ce n’était pas un seinen mais un shôjo! Un titre de grande importance qui donna plus tard une fan extrême d’Akimi Yoshida (lisez Kamakura Diary 🙂 ). J’ai aussi le souvenir de ES (et PAS E’S qui a été adapté en anime 😉 ) un de mes péchés mignons. Je me souviens avoir aimé le style de Soryo dans Mars mais je n’ai jamais aimé les romances, alors je me disais “si seulement elle faisait un truc sans romance, avec son dessin…” j’ai sauté sur ES.

    Et on ne crache pas sur Niji-Iro Tohgarashi 😀 c’est aussi un de mes petits péchés!!! Il reste un de mes Adachi préférés!!!! Vers 2004 c’est vrai que tout le monde voulait SON Adachi, ce qui a donné une avalanche qui a réellement lassé et desservi l’auteur ici 🙁 .

    Je me souviens aussi de Ki-oon et son Duds Hunt 🙂 . Je n’ai jamais autant aimé le travail de Tsutsui par la suite 🙁 .

    Pareil que toi pour Samurai Deeper Kyo, je ne le trouvais pas génial ce manga et je préférais Kenshin de loin!!! Quant à Yugi-Oh, je le trouvais super accrocheur ce manga, mais jusqu’au volume 5. Je ne pigeais rien aux cartes, mais le début était varié en terme de jeux 🙂 . A cette époque, j’ai continué Détective Conan pour le revendre au volume 42 (je m’étais fait cette promesse: au-delà, j’arrête). Et moi aussi j’aime toujours Slam Dunk 😉 .

    Quant à X ça m’attriste 🙁 une époque se termine clairement. Une fois, avec un pote, on a vu un “Tokyo Babylon: par l’auteur de Tsubasa Reservoirs Chronicles”. On a pris un sacré coup de vieux ^^; . Et là, un siècle s’est bel et bien achevé… En parlant de Watase, j’ai relu Fushigi Yugi en 2010 et je trouve que ce manga est toujours chouette malgré les histoires de coeur. L’impression qu’elle y a mis beaucoup d’inspiration, et qu’elle n’arrivera plus à faire de même plus tard. Ayashi No Ceres a mal vieilli par contre, pas réussi à le relire! Et le reste, je n’aimais déjà pas à l’époque (l’anti-romantique que je suis 🙁 ).

    Enfin, comme disait Ialda, on fête en 2014 les 10 ans de publication de Princesse Kaguya chez Panini. Enfin, “fête” mais avec douleur quoi ^^; …

    2004-2005 sont des années qui ont beaucoup changé ma vie de lectrice. Même si je lisais vraiment de tout depuis longtemps (comme toi, bibliothèques municipales, je lisais tout ce que je pouvais en manga, même ce que je ne comprenais pas comme… Ikkyû), j’ai commencé à avoir plus d’argent (pas un vrai salaire, mais j’étais en alternance) et donc à acheter des choses aussi. J’ai aussi acheté moins de shônen “valeur sûre” pour suivre “réellement” mes goûts et affirmer que je n’aimais pas du tout Katsura ni Love Hina (ni Ai Yori Aoshi, ni Chobits, et en fait je n’aimais ni harem ni fan service moi aussi j’ai découvert ce mot dans ces années là 😉 ). Je découvre aussi que oui je PEUX acheter et même RELIRE des titres portant sur le quotidien, et pas UNIQUEMENT des trucs avec du combat ou du surnaturel ^^; (ce dernier travers reste pour ce qui est des shôjo/josei :p). Et je découvre également que je peux acheter des comics et des BD aussi.

    En 2004, j’étais super fan du Nouvel Angyo Onshi chez Pika 😉 . Quant aux manhwa, j’aimais aussi Chonchu, Priest mais surtout, j’ai pris une claque (et je les aime toujours aujourd’hui) chez Saphira avec Audition et Lineage. Des manhwa que j’ai lus pour me moquer avec les couvertures grave moches et que j’ai fini par acheter en revenant de l’étranger (à prix super bas en fait vu que personne n’en voulait plus mdr)… hum.

    Arg, ça ne me rajeunit pas 🙁 . Mais c’est sympa cette rétrospective ^^ . J’ai une grande nostalgie de ces années car le manga a explosé. Et tous les espoirs étaient là (certains s’étant annihilés: genre tel genre ou tel auteur ne vend pas, ce que je ne savais pas jadis). Personnellement, peut-être pas à l’époque-même (la rebelle anti-Télérama que j’étais jadis), mais je me dis que l’ouverture vers les manga dits d’auteurs (et qu’on a moins aujourd’hui, on a été vers un seinen mainstream et plus consensuel du style des Gouttes de dieu) et le josei du Feel Young était une très belle chose.

  5. ramza a dit :

    Gemini > le manga à la campagne c’est ça ? C’est vrai que la distrib de manga est resté longtemps compliquée… Hoshin j’ai failli en parler mais il y avait déjà pas mal de shônen à citer. Hoshin était fun mais j’ai décroché au bout de 5 tomes… J’avoue que je ne sais plus pourquoi ^^;

  6. ramza a dit :

    Merci pour ce beau témoignage ! On sera pas beau dans 10 ans 😉

    On est assez complémentaire visiblement niveau lecture, idem qd je lis ton post sur le papier des lectures par éditeurs. Je ne commence à être intéressé par les titres que tu évoques que maintenant, et encore. Faudra qu’on se méfie de nos couos de coeurs respectifs ^^;;

  7. Gemini a dit :

    ramza >> Campagne… campagne… je vivais à quelques kilomètres d’une ville de 150.000 habitants. Mais que ce soient les librairies généralistes, la librairie BD, ou la ‘Rnac, tu pouvais trouver tous les éditeurs, sauf Tonkam.

  8. a-yin a dit :

    Oui je crois que nos goûts sont… complémentaires. Hôshin touchait à sa fin non à ce moment? Je me souviens avoir lu le dernier tome après l’avoir acheté à Paris quand je rentrais pour un weekend pour le lire toute seule à l’étranger, snif. Et Hôshin est une de mes séries fétiches que j’ai attendu 6 ans, alors j’ai sauté dessus dés sa sortie. Même s’il y avait trop de shônen, celui-là n’est clairement pas comme les autres. Même aujourd’hui, il a encore des fans et n’a pas aussi mal vieilli que d’autres. Et donc Gemini, tu as aimé Hôshin? Je forçais même des potes à l’acheter ce manga…

    L’autre titre pour lequel j’ai vécu l’attente à fond, ce fut des années plus tard, avec Cesare (ça aurait pu être Kamakura Diary, mais j’avais perdu la foi et achat en chinois 🙂 mais vivement le volume 5 en français en septembre, même si je préfère les couvertures taïwanaises).

    D’ailleurs, je me souviens aussi de Rave O_O j’étais persuadée que c’était un assistant de Oda et on me disait “nan mais ça déchire bientôt” euh… Au bout de 5 volumes, adios. Y’avait aussi Black Cat dans les shônen archi-fades. Y’en avait plein des super fadasses je perdais un peu la foi… Sinon, je n’aimais pas trop Naruto (même si je l’ai acheté jusqu’au volume 12), Bleach était bien jusqu’au 8, mais je disais à tout le monde d’acheter plutôt One Piece ^^ . Je crois qu’après Crocodile, ça commençait à être plus populaire mais ça a pris sacrément du temps 😮 . Je n’imaginais pas One Piece trôner comme ça sur le podium (ni Le trône de fer, encore un truc que j’ai lu à cette époque haha 😀 ).

    Je crois que c’est I’LL le manga qui m’a fait acheter un truc qui parle du quotidien 😉 et Hikaru No Go (mais y’a un élément surnaturel: il y avait un FANTOME ça justifiait l’achat xD). J’étais super fan de Rookies aussi… Je n’ai pas acheté Racaille Blues mais je l’ai taxé à un pote. Ce serait devenu mon préféré si on n’avait QUE le quotidien et PAS toutes ces histoires de baston trop sérieuses ^^; . Mon truc préféré c’est l’humour caca quand le mec s’aperçoit qu’il manque du PQ dans les chiottes et qu’évidemment ce n’est pas du pipi… et que les potes sont en train de se bastonner !!! Je n’ai pas aimé les autres manga furyo sortis par la suite sinon. A demi voyou, j’aimais le très gras Psychometrer Eiji (même collection que Samurai Deeper Kyo mais… mieux à mes yeux). Quant à Jojo’s j’ai fini par l’acheter sur le tard, car trop curieuse sur la 4ème saison. Mais j’ai dû débourser par ebay tellement les volumes à l’unité étaient chers ^^; . je n’ai jamais regretté, même si ils sont beaucoup plus jolis sous Tonkam (l’impression quoi…).

    @Gemini: n’ayant pas été une grosse acheteuse vu que j’avais peu de fric, l’arrivée de Tonkam en Fnac & co fut une véritable révolution ^^ . Je ne suis pas complètement d’accord pour la mort du shôjo. Il y avait du shôjo fantastique de Tonkam avec CLAMP et consort. Mais avec Peach Girl, Fruits Basket, Nana, Mars, Hana Yori Dango, on commençait à se diriger vers un ciblage du lectorat féminin (potentiel), et une ouverture vers un shôjo au sens plus large (car même au Japon, y’avait pas que du fantastique). La mise à mort du shôjo, c’est quand vers 2007 tout le monde a voulu sa part du gâteau de la romance lycéenne de base et Panini quoi. J’avais souvenir de vouloir incendier tous leurs titres (sauf Princesse Kaguya) en même temps que les magazines féminins (qui n’ont rien de féminins)… Quant à Magnolia, j’ai lu le volume 1 que j’ai gagné dans une sorte de loterie entre potes, et euh… y’avait God Child quoi xD. Y’avait pas Hana Kimi aussi dedans? Ce que je n’aimais pas le postulat de base… Mais oui le côté “girly” c’était voilà quoi.

    Sur le net, quand je suivais les forums, j’entendais souvent parler d’un Virus Manga et ce n’est que très récemment que j’ai pu en toucher un, le taxant à une amie pour un dossier spécial Taiyou Matsumoto. Y’avait aussi un article “la stratégie seinen de SAKKA” (mdr) et un gros focus sur Blue de Nananan ^^ . Je dois avouer ma surprise, ce mag manga était en effet génial 🙁 et je ne l’ai jamais soutenu 🙁 . Le dossier se penchait même sur le magnifique Hanaotoko inédit chez nous. Et ça, ça manque un peu j’ai l’impression, parler de manga non sortis sans uniquement balancer une ligne d’actu. C’est ce qui creuse un peu la curiosité (et c’est comme ça que j’ai découvert Racaille Blues, Touch, Hôshin quand Animeland parlait de manga au Japon sur double-page au moins).

    Je ne sais pas si on aimera toujours autant les manga dans 10 ans. Pour ma part, je ne sais vraiment pas 😮 du moins en français. Je me demande comment va évoluer le marché. Par exemple, le young est un truc qui me gonfle.

  9. Natth a dit :

    Je me souviens très bien de la sortie du “dernier” volume de X, que j’attendais en trépignant. J’ai découvert l’existence des CLAMP en 2003, ou peut-être fin 2002. A cette époque, X était déjà très avancé. Je n’ai d’ailleurs jamais acheté les dix premiers tomes, j’ai préféré suivre l’anime. J’ai lu plusieurs séries clampiennes à cette époque, comme Tokyo Babylon (ma préférée), Magic Knight Rayearth (gros coup de coeur pour les tomes 4 à 6, les trois premiers étant un peu ennuyeux), Lawful Drug (avant et après son reboot), Combination (même si elle n’est pas techniquement issue du quatuor), Dukalyon ou Clamp School Detectives. J’ai aussi découvert Wish, mais j’ai dû attendre 2010 pour l’acheter en entier.

    En 2004, je venais à peine de découvrir le yaoi. J’ai dû lire mes premières fanfics de Seishiro/Subaru en juin 2003, mais tout s’est enchaîné très vite après. La même année, j’ai découvert les premiers mangas BL par l’intermédiaire du site de la Yaoi France Mailing List. On y parlait par exemple de Kizuna, Fake ou Ludwig II et ce sont justement ces trois séries qui ont été publiées en 2004 par Tonkam et Panini. Les deux éditeurs avaient déjà tenté de lancer le genre avec Zetsuaï 1989 ou New-York New-York (shôjo parlant de relations homosexuelles masculines, comme Ludwig II d’ailleurs). Malheureusement, ces tentatives n’ont pas fait de gros chiffres de vente. Tonkam paraissait déçu selon les commentaires du forum. Panini n’a rien laissé filtrer à ma connaissance, mais il n’a pas publié de nouveaux BL par la suite. On peut juste noter la réédition de New-York New-York en 2010.

    Je fréquentais peu les forums à l’époque, mais j’étais abonnée à plusieurs mailing-lists autour du yaoi. C’est sur l’une d’elle que j’ai appris la publication de MW. On le présentait comme un manga particulier, tant par le style graphique, l’intrigue fouillée ou la relation très difficile à cerner entre le héros et un prêtre. A cette époque, je ne me souciais pas du classement des mangas et, si on me conseillait un bon titre, je n’allais pas m’étendre sur le fait qu’il s’agissait d’un seinen et non d’un BL. D’ailleurs, je crois que je ne connaissais pas le terme seinen à l’époque ou l’expression BL.

    Avec le recul, c’est surtout la façon dont Tezuka a présenté le mal dans ce manga, en l’incarnant dans un héros presque totalement déshumanisé, tentateur, aussi convaincant en homme qu’en femme, et comment les êtres humains cèdent face à ce mal absolu. Le scénario est certes fouillis, ou trop dense, les relations homosexuelles plutôt clichés, mais il reste cette manière de se pencher sur l’humanité de façon très critique cette fois-ci. J’avais déjà abordé les mangas de Tezuka par Le cratère, dont j’avais apprécié l’originalité des nouvelles. En 2004, j’ai commencé un autre seinen tout aussi pessimiste (et lié à Tezuka d’ailleurs) : Say Hello to Black Jack. J’ai été frappée par le soin avec lequel l’auteur a retranscrit l’univers hospitalier, sans la moindre complaisance. La critique du système était très forte et sans doute d’autant plus justifiée.

    Dans un registre plus joyeux, j’ai suivi la publication de Magnolia en 2004. Au départ, j’ai essayé de suivre toutes les séries. Après quelques numéros, je ne lisais plus God Child, Yami no Matsuei (connus tous les deux par les scans) et Okojo de temps en temps. Les autres titres étaient déjà trop typés romances shôjo pour moi. Cependant, il s’agissait de bonnes séries. Je confirme, il y avait bien Hana Kimi dedans. La revue était très typée elle aussi, tendance rose fashion. Je comprends que Gemini ait souffert devant le présentoir… Heureusement qu’il y avait une couverture manga en plus de celle “magazine féminin”. En shôjo, j’ai aussi lu en 2004 Fruits Basket et DN Angel, suivis jusqu’à la fin. Mais ce fut très très dur pour DN Angel XD.

    En shôjo, j’ai aussi gardé le souvenir (et les volumes) de Comte Cain, la série précédant God Child, Seimaden par Yuu Higuri, l’auteur de Ludwig II, et Demon’s Diary, peut-être mon premier manhwa. J’ai tenté Banana Fish, mais j’ai décroché vers le volume 6 ou 7. Je n’ai pas tenté de reprendre cette série par la suite. J’aurais bien aimé connaître la fin, mais je ne suis pas parvenue à réellement rentrer dedans je pense. Au moins, je ne regrette pas que les tomes soient introuvables. Pour Nana, j’ai dû aller jusqu’au volume 13 ou 14. J’ai fini par me désintéresser de la série et par tout revendre. En shônen, j’ai lu les vingt premiers One Piece avant de commencer à m’ennuyer. Mon filleul a hérité de ce début de collection il y a quatre ans je crois. C’est devenu un très grand fan, j’ai bien fait de les lui donner ^^

    Même si je m’intéresse aux mangas d’horreur aujourd’hui, je n’ai pas lu Panorama de l’Enfer ou Tomié en 2004. Mais Hideshi Hino est mon auteur préféré du genre aujourd’hui, juste avant Junji Itô. J’ai aussi découvert Mars sur le tard. Il s’agit d’une romance, mais elle dégage tellement de sentiments, heureux, complexes ou désespérés, et l’auteur l’a développée avec un tel soin que je ne regrette pas de m’être donné du mal pour trouver tous les volumes.

  10. ramza a dit :

    Ah oui pas campagne donc. Cela dit aujourd’hui, est-ce qu’il y en a encore beaucoup qui passe par des éditeurs type Makassar ? Même Komikku le fait via interforum.

  11. ramza a dit :

    a-yin > Je pense que le Virus est un mag qui est arrivé alors qu’il y en a avait déjà plein et qu’il a assez mal communiqué. Après la communication vers les nouvelles générations c’est pas forcément la spécialité de Stéphane Ferrand. De plus le lectorat était encore trop jeune pour un tel mag… Tout comme il était encore trop jeune aussi pour répondre aux tentatives seinen de l’époque.

    +1 pour l’humour de Racaille Blues ^^ Pour Hoshin j’avais un ami gros fan de Kenshin qui était tombé dans Hoshin et qui m’avait prêté quelques volumes. J’en ai acheté quelques uns qui prennent la poussière qq part, faudra que je les relise pour voir pourquoi j’ai laissé tomber. Eiji c’était ma chère et tendre qui était fan, ce fut sa première série (si on excepte Gunnm que j’achetai déjà). Ca avait un coté série policière US avant l’heure qd on regarde ça avec le recul, mais un peu longuet à la fin. Black Cat, un des premiers titres revendus chez moi. Rave je crois l’avoir essayé par l’anime, mais je range ça avec les shônens rasoirs comme Black Cat donc, et Reborn.

    Mais par curiosité, tu lis/aimes d’autres styles de BD ?

  12. ramza a dit :

    Natth > Merci pour le témoignage, très complémentaire comme celui d’a-yin, mais encore dans un autre registre, et avec une belle analyse de certains titres donc ça attise ma curiosité. 🙂

    De Hino je ne connais que L’enfant insecte celà dit, que j’ai beaucoup aimé, qu’est-ce que tu me conseilles d’autres ?

  13. Gemini a dit :

    ramza >> Editions H passait par Makassar, aux dernières nouvelles. Pour les autres, je ne sais pas.

  14. ramza a dit :

    IMHO aussi, enfin ce ne serait pas étonnant.

  15. Natth a dit :

    Il est facile de faire le tour des oeuvres d’Hideshi Hino en France, d’autant plus que les trois tomes viennent d’être republiés dans une édition homogène. J’ai trouvé Panorama de l’Enfer et Serpent Rouge impressionnants, meilleurs que L’Enfant Insecte.
    J’en avais parlé ici : http://forum.manga-news.com/topic2524-40.html#p94577
    Tu devrais donc avoir deux bonnes surprises si tu tentes ces mangas ^^

    La suite de Say Hello to Blackjack, en 9 volumes, n’est pas sortie en France à cause des mauvaises ventes de la première partie si je me rappelle bien. Maintenant, je ne sais pas si la parution est restée inachevée au Japon. Sur les sites où cette suite est notée, elle est enregistrée comme complète.

  16. a-yin a dit :

    @Natth: Je me souviens qu’on parlait beaucoup plus de yaoi que de BL ^^ !!! Mais comment tu es tombée dans le yaoi rapidement !!! Je me souviens aussi de MW. Je trouve qu’il y a quelque chose entre Banana Fish et MW avec le recul. Je n’ai jamais lu Demon’s Diary, c’était un des titres phares de Saphira je me souviens 😀 . Tu as bien agi pour One Piece ^^ !

    @ramza: Je lis quand même majoritairement du manga mais en réalité j’aime lire un peu de tout en BD (j’aimerais lire plus de romans SF mais décidément, les manga c’est chronophage >_<). Vers 2004-2005 je commençais à connaître des comics Vertigo (Sandman, 100 Bullets, Fables, etc…), Courtney Crumrin, Bone, Hellboy, The Goon, etc… J'aimerais en lire plus mais depuis les manga me mangent beaucoup de temps (mais ce ne serait pas le cas si je me concentrais uniquement sur les VF). Je lis parfois des BD aussi, mais peu dans le modèle 48CC. J'aimais beaucoup X-Files dans ma jeunesse et tout ce qui était un peu fantastique, d'où mon penchant pour Eiji ^^ . D'accord avec toi pour le côté policier mais je ne regarde aucune série policière pour ma part. Oui, je reste une "ancienne", je me sens incapable comme beaucoup de suivre autant de choses à la fois, même si je suis admirative. Donc pas de Walking Dead en série, pas de Game of Thrones comme on dit maintenant etc…

    En comics j'ai des goûts totalement différents du manga. En gros, on peut dire qu'en manga, je suis plutôt des mangaka femmes. En comics, c'est plus réduit. Mais je tape plutôt dans le genre public seinen du manga, alors que je tape très peu dans les seinen. Tout ce qui est Vertigo, donc la branche pas superslips de DC, c'est plutôt un public qui aimerait les seinen. Je suis un peu schizo. Enfin, j'aime assez les BD/comics avec des animaux, et encore une fois les histoires… avec du surnaturel ^^; . Mais le coup de foudre de tous les temps, ça a été Sandman pour moi. Waouw. J'ai lu du superslip aussi à un moment, et mon chouchou est Daredevil. Et avant de redécouvrir le comics, j'adorais Crimson avec Humberto Ramos au dessin. C'est un style facile à adopter pour le public plutôt manga en fait, ce que j'ai été pendant des années, malgré un passif franco-belge au début des années 90 (c'était ça les bibliothèques municipales jadis xD), chose laissée complètement à l'abandon avec les manga.

  17. ramza a dit :

    Natt > Haaan c’est donc purement commercial, pas cool :/ Sinon c’est noté pour les deux Hino, je vais me prendre ça d’occasion, que mon compte Price Minister me soit utile. Merci pour le tuyau. ^^

    A-yin > Du coup je ne lis pas du tout de comics ni de bd ce qui me donne un peu de temps pour la littérature en fantasy chaque été (vive le métier de prof) avec Game of thrones ou du Robin Hobb alors je trouve le temps de qq séries US avec ma moitié, grande consommatrice comme moi de tout ça. Elle filtre parfois pour moi d’ailleurs sur quelques shojos ou josei, ça me gagne un peu de temps ^^

  18. mistgyu a dit :

    Wow 2004 j’étais vachement jeune, je crois que je devais lire Captain Tsubasa ou Naruto en ce temps là.

  19. Arkiokin a dit :

    Merci pour cet article qui m’a fait moi aussi replonger dans le passé. par contre pour info, Fushigi yuugi s’est terminé bien avant ça (le tome 18 est sorti fin 1999), mais tu parlais sans doute de la réédition 😉
    encore merci

  20. ramza a dit :

    J’ai pris un planning qui ne faisait pas la différence, donc c’est tout à fait possible. Bien vu pour la correction ! 🙂

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