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Manga : et toi, tu lis quel éditeur ?

editeurs manga

En attendant une interview éditeur qui prend un peu de retard, parlons tout de même d’éditeur, mais du point de vue du lecteur. En effet, même si beaucoup d’éditeurs proposent maintenant une offre très variée, ils conservent tous une certaine identité et sont toujours plus spécialisés dans un domaine que dans un autre. De plus, avec les années, chaque lecteur finit par avoir ses préférences, à travers des titres qui l’ont marqué, qui lui correspondent. Mais cela ne tient pas toujours qu’à l’œuvre : certaines maisons se sont connectées directement à leur lectorat, par le biais de site, de blog, de réseaux sociaux ou d’une forte présence sur les salons. En mettant tout ceci dans la balance, voici un panorama non-exhaustif de mes éditeurs manga favoris. Un papier complètement subjectif, donc j’attends vos réactions en commentaires ! Bonne lecture 😉

Des histoires de longue date…

Logo_Glenat_MangaPour tout ceux qui lisent du manga depuis 20 ans ou plus, impossible de ne pas être attaché aux éditions Glénat et Tonkam. Je continue de suivre Glénat aussi bien pour ses blockbusters (One Piece, Bleach, …) que pour des titres moins grand public ou successfull comme Peacer Maker ou Dream Team. Enfin j’ai eu des vrais coups de cœur sur certaines nouveautés 2013 et 2014 comme Vertical, Tokyo Ghoul ou le plus récent Gangsta. Bon, par contre, comme chez beaucoup d’autres éditeurs, leur ligne kids ou shôjo ne me fait pas vraiment vibrer, même s’il y a des exceptions. En 2012, Glénat m’a fait découvrir la mangaka Ayuko avec Souvenirs Lointains et Proche Horizon mais rien n’a retenu mon attention depuis, alors que j’ai eu l’occasion de lire tous leur tome 1. Néanmoins Baby Sitters m’a fait sourire et fait fondre ma chère Gally, et Tatiana est une grande fan de Chi, une vie de chat donc il semble que ces titres atteignent leur public.

La force de Glénat vient sans doute de là, d’ailleurs, dans ce modèle aux multiples axes mais à l’offre concentrée. C’est aussi une réponse intéressante à leur perte de position dominante dans les licences Shueisha (la priorité étant maintenant donnée à Kazé Manga). Comme il l’explique dans l’ interview-bilan de Journal du Japon, Stéphane Ferrand a déployé son offre en 7 collections ces dernières années : shônen, shôjo, seinen, vintage, art of, roman, kids et Erotic et il a réduit la voilure en terme de sorties à une centaine de titres seulement en 2013. Épaulé par une assistante éditoriale franco-nippone, ils tentent de trouver un nombre limité de nouveautés pour chaque axe en s’assurant de leur qualité et de leur potentiel. Après, pour le public, il suffit d’aller vers les collections qui l’intéresse et il trouvera certainement de quoi se faire plaisir.

Chez Tonkam c’est beaucoup plus difficile et je me contente maintenant de suivre les mangakas historiques de l’éditeur : Inoue avec Vagabond, Katsura avec Zetman, Kohta Hirano avec Drifters et bien sûr Mitsuru Adachi. Vous me direz, c’est déjà pas si mal. Si je suis déçu c’est sans doute que je reçois et lis tout ce qui sort chez Tonkam depuis 1 an ou 2. Ironie du sort donc, c’est en recevant tous les premiers tomes de leurs nouvelles séries que je me retrouve à déplorer la qualité de leur ligne young seinen. L’idée du young est bonne en soi mais les titres semblent sélectionnés avant tout pour leur qualité graphique et pêchent par leur scénario ou leur narration peu convaincante. Et pourtant plusieurs centaines de tomes estampillés Tonkam ornent mes étagères, je ne demande qu’à y croire !

Pika-Edition-Logo-rightEnsuite, dans mon histoire de lecteur il y a Pika et Kana. Pika c’est un peu l’histoire d’un come-back en ce qui me concerne. C’est un éditeur que j’ai délaissé pendant quasiment une décennie après l’avoir suivi de près à ses débuts avec Ah my Goddess, GTO, Love Hina et les CLAMP. Mais après ça plus rien, ou presque. C’est en travaillant avec cet éditeur que j’ai commencé à redécouvrir son catalogue depuis 2-3 ans. Néanmoins, cela ne veut pas dire que je m’y suis retrouvé tout de suite. Les choix éditoriaux des années 2000 de Pika m’ont rarement emballé et c’est avec l’arrivée de Kim Bedenne que j’ai pu vraiment parler de retrouvailles : Chihayafuru, Space Brothers, L’attaque des Titans, Kings of Shôgi, Mokke, etc… Après, du fait de l’histoire commune entre Pika et Kodansha c’est peut-être l’éditeur japonais qui s’est mis à évoluer, va savoir. D’autant que, lorsqu’on en parle avec les éditeurs français, ils expliquent que les équipes de Kodansha se sont effectivement renouvelées il y a peu. Toujours est-il que le résultat est sans appel : je lis avec plaisir deux nouveautés sur trois de l’éditeur. Même leur dernier shôjo, Le garçon d’à côté, qui n’est clairement pas pour moi et n’est pas follement original dans son pitch, m’a fait sourire avec un duo phare assez sympathique… Idem avec Love Mission : je me suis vite lassé mais le succès n’est pas là par hasard.

Le seul problème est que l’offre de Pika est ultra-massive, on dépasse régulièrement les 15 titres par mois et on se perd très facilement dans leur catalogue qui contient en plus quelques axes hybrides comme les mangas Disney, les romans graphiques et les mangas français. Mais c’est une logique de diversification qui a du sens quand on voit le ralentissement du marché du manga. Je comprends juste que, du point de vue d’un lecteur, on ne se jette pas forcément sur un titre Pika les yeux fermés.

KanaL’autre producteur massif de titres est Kana, qui s’est partagé pendant des années les tubes de chez Shueisha avec Glénat, mais qui s’est aussi pris de plein fouet la différence qu’il peut y avoir entre succès au Japon et succès en France. Il se traine d’ailleurs quelques bides et boulets depuis. Mais Kana a toujours su rebondir face à l’adversité, en réussissant par exemple à proposer Pluto et Bakuman lorsque le phénomène Death Note a touché à sa fin. Pour moi le catalogue reste celui d’un spécialiste du manga avec qui j’ai mûri en tant que lecteur : après des dizaines de shônen cultes, je bascule doucement vers leurs (excellents) seinen Big Up en m’ouvrant progressivement à leur collection Made In. Je ne lis pas tout chez eux car je travaille de manière assez diffuse avec Kana et leurs mangas d’auteurs ne sont pas forcément pour moi, mais je découvre régulièrement de bons petits titres et c’est un catalogue dans lequel j’aime fouiller pour me faire plaisir.

Le seul doute que j’ai à propos de Kana est le défi énorme qui les attend : se payer des bons titres avec le déclin programmé de Naruto et la priorité de Kazé Manga sur la catalogue Shueisha. Si j’ai bien aimé leur line up 2012 et 2013 (Gamaran, I am a Hero, L’île des téméraires, Montage), j’attends encore d’être convaincu par leurs nouveautés 2014. Time will tell, passons aux autres !

Des modèles d’éditeurs…

Je pense que si j’avais voulu être éditeur j’aurais hésité entre ces deux façons de faire, celle de Kurokawa et celle de Ki-oon . Enfin disons que j’aurais aimé faire comme eux plutôt, parce que de là à en être capable c’est autre chose. Bref j’ai un attachement à ces maisons au-delà de leurs œuvres, mais ça ne veut pas dire que je n’aime pas pour autant ce qu’ils publient, bien au contraire. Chez Kurokawa j’apprécie les choix de collections et les excellentes idées de promotion qui vont avec : un Silver Spoon au Salon de l’agriculture, la double couverture du sexy Nozokiana, le mix entre Kids et jeu vidéo, la collection humour avec Yotsuba&! et le plus récent Nobles Paysans, leur ouverture vers le grand public avec Vinland Saga et Jesus & Bouddha

kurokawa-logo

J’apprécie aussi que Kurokawa continue de se tenir à sa politique de publication raisonnable avec une visibilité optimale et enfin un produit toujours soigné. Tout le monde finit par y venir de toute façon, mais il y a des éditeurs qui tirent le marché vers le haut et je trouve que Kurokawa en fait partie. Seul bémol : depuis Kimi Wa Pet, il y a extrêmement peu shôjo ou josei qui m’ont intéressé chez Kurokawa. Un seul en fait, Secret Service. Si seulement Kurokawa pouvait proposer plus de josei, je ne serais que bonheur ! Mais l’éditeur explique toujours ses choix avec objectivité et un poil de pédagogie, comme c’est le cas sur les licences d’Ippo, donc difficile de leur en vouloir. Enfin Kurokawa, comme Kazé et Ki-oon ont été les premiers éditeurs à embrasser les moyens de communications modernes comme les blogs et les réseaux sociaux, pour aller là où est leur communauté de lecteurs, sans les prendre pour des décérébrés… mais sans pour autant se gêner de tacler les plus crétins d’entre eux (suivez Grégoire Hellot sur Twitter, vous comprendrez).

Et donc il y a aussi Ki-oon, un grand spécialiste du seinen mené par une équipe de talent. Il faut bien avouer que dès que ça touche au seinen, cela force le respect, car on y trouve de tout et pourtant tout est bon. Enfin disons que tout me va, puisque c’est le sujet du jour. Du coté de l’humour et de la joie de vivre je peux citer Barakamon, Gisèle Alain ou Amanchu! puis du coté historique impossible de manquer Cesare ou Wolfsmund. Du coté horreur ? Ça marche aussi avec leur carton Doubt et Judge et du coté de la fantasy, la liste est diablement longue : Übel Blatt ou The Arms Peddler pour ne citer qu’eux. Ensuite Ki-oon n’hésite pas à ressortir des mangakas un peu oubliés et prendre des risques par pure conviction éditoriale : merci à eux de publier du Yûkô Osada (Run Day Burst), du Yuji Iwahara (Dimension W), du Kakizaki (Hideout et Green Blood) et, of course, du Kaoru Mori (Emma, Bride Stories). On leur doit enfin d’avoir sorti de l’ombre Tetsuya Tsutsui et d’avoir remis au goût du jour des classiques de Tsukasa Hôjo ! C’est tout ce mix entre découvreur de talent, hommage et un attachement à certains mangakas qui participe à mon admiration, sans pour autant y perdre dans la bataille l’objectivité nécessaire de l’éditeur. Enfin on ne peut que souligner la qualité de l’édition et de la traduction, deux points sur lesquels la maison ne transige pas. Je pourrais enfin évoquer la vision à long terme du métier d’éditeur manga et du marché mais je n’en dis pas plus car il s’agit de l’interview éditeur de la semaine prochaine, pour les 10 ans de la boite. Passons maintenant aux derniers éditeurs de cette sélection.

KI-OON

Les pourvoyeurs de bonnes surprises…

Jusqu’ici j’ai donc évoqué des poids lourds de l’édition manga, souvent car je les suis depuis longtemps. Pour autant je ne vais pas me mettre à décortiquer tout le monde ou tous les éditeurs avec qui je travaille car on n’en finirait pas. Réduisons donc le reste de la liste à 4 autres éditeurs : je choisis l’ex binome Akata-Delcourt, Ototo, Doki-Doki et IMHO.

Akata-Delcourt parce que, quand même, c’est grâce à cet éditeur que je lis encore du shôjo et qu’il propose également des seinens de qualité. Même si ce n’est pas toujours évident de bosser avec eux (et encore je ne suis pas Animeland), cela vaut toujours le coup de s’arrêter sur un titre de l’éditeur. Parapal, Princess Jellyfish, Zero pour l’éternité, Un drôle de père ou Une sacrée Mamie ne sont pas tous tombés chez le même éditeur par hasard et on retrouve une vraie identité éditoriale. Enfin on retrouvait car la scission risque bien de faire des dégâts… Ça me fait penser que je n’ai pas encore essayé les nouveaux titres du nouvel Akata justement, vous me conseillez quelque chose ?

Akata

Ensuite il y a Ototo et je pourrais dire Taïfu par extension, même si j’entends par là leurs titres plus anciens (Gangking, Kyoko, Akumetsu) puisque le yaoï et le yuri ne m’intéressent pas. Chez Ototo j’apprécie leur sélection affinée qui accouche de titres toujours intéressants comme Spice and Wolf, Samidare ou le plus récent Fate / Zero. Je guette toujours leur nouvelle licence avec curiosité, c’est quand même un signe, et je trouve qu’ils donnent à chaque fois toutes leurs chances à chacun de leurs titres, rien ne part à l’abattoir. En plus je trouve intéressant le parti pris de cet éditeur de multiplier les salons japonisants pour communiquer au mieux et en direct avec leur public. C’est un exercice périlleux en étant aussi proche, mais je trouve que l’équipe s’en sort vraiment bien et c’est toujours sympa d’aller les voir sur un salon.

Ototo

Doki-Doki doit être l’éditeur avec qui je travaille activement depuis le plus longtemps. Ça doit bien faire 10 ans quand je compte. Après ça ne veut pas dire que je vais vous dire de tout acheter chez eux. Je ne suis pas du tout un fan de Lim Dall Young par exemple. Mais Doki-Doki est capable, je ne sais comment, de sortir par moment des œuvres qui sont justes géniales. Doki-Doki l’éditeur qui palpite comme dirais le slogan, c’est exactement ça. Moi qui aime le josei et le furyo par exemple, j’ai été totalement charmé par Vamos Là! et furieusement enthousiasmé par Gewalt, deux titres qui vont droit au cœur ou aux tripes. Doki-Doki, sous son air de petit éditeur tranquille dans son coin, n’est donc pas à négliger.

DOKI-DOKI

Pour finir j’aurais pu vous parler de Panini dont j’aime bien les josei mais dont l’opportunisme et les traductions médiocres me saoulent, j’aurais pu évoquer Soleil qui connait bien son boulot mais qui, pour le coup, ne correspond pas du tout à mon profil de lecteur. J’aurais bien aimé vous parler de Kazé Manga mais ce n’est pas avec Blue Exorcist, Haikyû!!, SKET DANCE et Seven Shakespeares que je peux prétendre connaître leur catalogue gargantuesque. Pour Sakka, c’est plus le coté manga d’auteur qui coince, même si je leur suis infiniment reconnaissant de publier du Mari Yamazaki. Il y a aussi ces éditeurs comme Ankama ou Sarbacane dont je ne suis qu’un titre ou deux, difficile donc d’en faire tout un roman. Enfin il y a tous les jeunes éditeurs que je lis mais où l’histoire est encore à écrire : Komikku, Isan Manga, Black Box, Booken Manga, Clair de Lune

Ainsi, je vais plutôt terminer avec IMHO, un éditeur indépendant et totalement original, que je n’aurais sans doute jamais connu si je n’avais jamais bossé dans la sphère manga. C’eut été dommage, ils ont des titres très différents et en même temps excellents. Je pense par exemple à L’enfant Insecte ou Opus (le Satoshi Kon). A travers des choix très personnels, les titres de IMHO vous emmène un peu ailleurs, c’est comme une parenthèse dans le flux incessant de manga que l’on croise chaque jour. Un petit IMHO ça fait du bien par où ça passe et ça laisse rarement indifférent.

IMHO

En conclusion…

Voilà pour ce panorama de ressenti sur les catalogues des uns et des autres. Mes préférences ne sont finalement pas si marquées que ça, mais le fait que je reçoive des titres des uns et des autres aide beaucoup à l’ouverture d’esprit, plutôt que de devoir sacrifier certains éditeurs / titres à la demande de mon porte-monnaie. La vérité c’est qu’avec la stabilisation du marché du manga et le recul des ventes, beaucoup d’éditeurs se sont mis à réfléchir sur leur façon de travailler, sur le nombre de titres à proposer. Nous n’avons jamais eu autant de bilingues franco-japonais dans les équipes éditoriales et la sélection des titres est plus sélective que jamais chez la plupart des éditeurs. Mais ce n’est pas vrai pour tous, certains travaillent le manga de manière comptable et artificielle ou pensent carrément que c’est de l’histoire ancienne et une mode plus vraiment rentable. Néanmoins avec un public manga de plus en plus exigeant et versatile, créer un lien de confiance solide entre éditeur et lecteur n’a jamais été aussi important et pourrait très bien être un petit plus qui fait, chaque jour, la différence.

Bonus track : Il était une fois un manga a repris l’idée de cet article pour nous proposer à son tour son panorama. On y retrouve quelques différences notables donc je vous le conseille : http://iletaitunefoisunmanga.wordpress.com/2014/05/28/et-toi-tu-lis-quel-editeur/

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18 Commentaires pour “Manga : et toi, tu lis quel éditeur ?”

  1. Kiba-chan a dit :

    Très intéressant comme article ! Je suis tout à fait d’accord sur Pika. Pour ma part, j’apprécie particulièrement Ki-oon, Kana et Kurokawa même si je ne lis pas tous les titres.
    Pour Akata j’ai été plutôt surprise par leur deux shojo, graphiquement parlant ce n’a pas été un coup de foudre mais les deux histoires m’ont intriguées et données envie d’avoir la suite. En revanche pour Komikku, j’ai beau lire tous leur titres je n’arrive pas à accrocher, il manque toujours un petit quelque chose.

  2. ramza a dit :

    C’était quoi les deux titres d’Akata ?

    Komikku, je suis d’accord sur le petit quelque chose. J’aime bien quelques uns de leur titre aka les fleurs du passé, l’île infenale, Le chef de Nobunaga par exemple, mais j’attends encore la petite pépite, c’est pour ça que je parle d’histoire à construire.

  3. AngelMJ a dit :

    Je me retrouve vraiment dans ton historique et ta vision de chaque éditeur. J’ai commencé exclusivement avec Pika (à cause principalement de CLAMP, Love Hina, GTO, etc.), puis je me suis intéressé aux autres éditeurs par la suite pour varier un peu les plaisirs.

    Au jour d’aujourd’hui, j’achète exclusivement du Ki-oon et du Kurokawa. Pas que je sois sectaire vis-à-vis des autres éditeurs, mais ce sont les seuls chez qui j’ai encore des séries en cours, si je fais exception d’Akata (chez qui j’ai des séries sans fin genre Nana ou Sing Yesterday for Me…).

  4. Meloku a dit :

    Excellent article comme toujours. Décidément j’aime vraiment les billets qui parlent de mangas de manière plus personnelle.

    De mon côté, l’éditeur dont j’ai le plus de mangas est Glénat (merci les séries les longues) mais celui dont j’ai le plus de séries différentes est Kana. C’est chez eux que je me retrouve le plus, grâce à des titres grand public comme Monster, Real ou Hunter x Hunter et des trucs plus confidentiels comme Solanin ou Le pays des cerisiers. Ils m’ont rarement déçu et ce n’est pas pour rien que parmi mes séries récentes préférées figurent Bonne nuit Punpun et I am a Hero.

    Il y a également Pika, un éditeur que j’adorais grâce à des titres comme Dragon Head ou 7 seeds mais qui a commencé à publier tout et n’importe quoi vers 2008-2009. Le changement éditorial a fait du bien à l’éditeur, et aujourd’hui je me retrouve à nouveau dans les choix qui sont fait: L’attaque des titans, Billy Bat, Space Brothers et compagnie.

    D’un autre côté beaucoup de titres Akata m’ont marqué à l’époque où ils étaient associés à Delcourt. Subaru, Ki-itchi, Sing Yesterday for me, Larme ultime, etc. J’attends donc qu’ils publient ce genre de titres à présent qu’ils sont indépendants (parce que les shojos et la collection WTF, c’est bien sympa, mais ce n’est pas forcément ce que je préfère).

    Et enfin je suis toujours fidèles à Imho et Lézard noir, des éditeurs dont j’ai lu quasiment toutes les mangas et qui ne m’ont jamais déçu. Je me suis procuré récemment Sex & Fury et j’ai été stupéfié par le travail éditorial impressionnant. Ils n’ont clairement pas les mêmes moyens que les majors, mais le travail est nettement plus remarquable. Enfin on retrouve l’éternel dilemme entre la qualité et la quantité. Certains préfère acheter 3 mangas imprimés à en Chine à 6 euros et d’autres un beau livre à 18 euros… Mais quoi qu’il en soit, ça fait du bien au marché français de proposer ce choix.

  5. ramza a dit :

    AngelMJ > A te lire on a l’impression que tu lis moins qu’avant, avec moins de séries ? Chez Ki-oon et Kuro quels sont les séries ?

  6. ramza a dit :

    Merci 🙂 Et oui des articles plus persos pour un blog faut que j’y pense plus souvent. Les retours de celui-là m’y poussent en tout cas.

    Kana > Ah oui Inio Asano, à rajouter à la pile des excellents seinen chez eux. Pika oui pour dragon heads mais de l’époque que tu évoques y a vraiment pas grand chose qui me vient à l’esprit. Sing yesterday for me ça fait 2 fois que je le croise celui là, c’est bien donc ?

    IMHO je les remercie surtout pour les Satoshi Kon, j’adore ces mangas autant que ces animes, ça me replonge dans mon époque Akira – Mother Sarah, et c’est que du bonheur !

  7. Meloku a dit :

    Ah oui, il est excellent Sing Yesterday for me. D’ailleurs l’auteur est bourré de talent, je te conseille fortement de lire Les lamentations de l’agneau avant qu’il passe en arrêt de comm’.

    Idem pour les Satoshi Kon (surtout Opus), ça fait tellement de bien de le retrouver… Mais mon petit chouchou, c’est Litchi Hikari Club. Et j’ai hâte qu’ils sortent La fille de la plage, le prochain Asano. Je l’ai acheté en vo, et j’ai vraiment adoré.

  8. Bidib a dit :

    Article intéressant, comme toujours 🙂

    Pour ma part, cela ne fait pas très longtemps que je lis du manga, deux trois ans un peu près. Alors les éditeurs historiques je ne les connais que de nom et cela me laisse assez indifférent. A vrai dire le nom de l’éditeur n’influe pas du tout dans mes décision d’achat, ce que je regarde avant tout c’est le pitch, le graphisme et parfois l’auteur (je commence à avoir mes auteurs préférés).

    Ceci dit, je me suis rendue compte récemment que la plupart de mes manga préférés étaient publié par Kana dans sa collection Made in (apparemment on n’a pas trop les même goûts 🙂 ). Du coût je porte une attention particulière à ce qui est publié dans cette collection.

    Chez Glénat, et Tonkam je n’ai rien remarqué de particulier, si ce n’est que j’apprécie la lisibilité du site de glénat (c’est pas le cas chez tout le monde).

    Quant à Pika, certain de leur nouveau titre ont attiré mon attention mais je ne leur ai pas encore donné leur chance. Je n’aime pas trop l’image de marque de l’éditeur, que je trouve trop tape à l’oeil à mon goût, ça fait supermarché. Je ne parle pas de la qualité des œuvres qu’il publient mais plutôt du marketing, de la présentation du catalogue… je ne m’y reconnais pas du tout.

    A l’inverse, je ne suis pas beaucoup les manga publié chez Kurokawa et Ki-oon mais je trouve que ces deux éditeur ont une très bonne image de marque, leur travaille respire la qualité et ça donne envie de s’intéresser à leur offre. Je n’ai eu aucun coup de cœur pour leur manga (au même temps j’en ai lu très peu) mais je regarde régulièrement ce qu’il font.

    En parlant d’image de marque, j’ai pas vraiment accroché à la scission entre Taïfu et Ototo. Tout d’abord j’aime pas le logo de Ototo qui fait, je trouve, très kids. Puis je possède pas mal de vieux Taïfu que j’apprécie beaucoup et ce sont des seinen, shôjo ou josei, alors l’argumentation comme quoi Taïfu = yaoi… j’y ai jamais pensé avant de l’entendre dire par l’éditeur lui même. Par ailleurs je ne vois pas trop l’intérêt de cette scission puisque Ototo communique sur l’actualité Taïfu et inversement. Autant n’avoir qu’un seul nom avec plusieurs collection. Enfin, j’ai du mal a exprimer mon resenti mais Ototo ne m’attire pas du tout, alors que j’avais été attiré par les vieux Taïfu d’occas que je m’était procuré.

    Enfin un petit mot sur Komikku qui a une image de marque dans laquelle je me retrouve et qui ne m’a pas déçu, pour l’instant (je n’ai lu que deux de leur manga, ça fait pas beaucoup)

    voilà pour ce qui est de mon point de vue sur les éditeurs manga 🙂
    Maintenant j’ai une question un peu stupide *-* c’est quoi un furyo ?

  9. geoff a dit :

    Mon top trois en terme de quantité est Glénat avec plus de 200 bouquins (merci les séries longues genre DB, Berserkn Kenshin, les Adachi, etc…), Delcourt avec 192 manga (merci à Akata, Akata étant d’ailleurs mon “éditeur” favoris!) et Tonkam avec 182 manga (merci aux titres d’Adachi et Katsura).

    Cependant, dans ce top trois, j’avoue ne retenir qu’Akata comme étant un favoris. C’est même mon numéro un.

    Mais à côté de ce favoris, j’ai pas mal d’autres éditeurs qui me plaisent bien également. En vrac, je peux citer :
    Ki-oon, parce que Amanchu, Bride Stories, Emma, Jusqu’à ce que la mort nous sépare, etc…
    Taifu à l’époque, ils avaient quelques seinen/shojo sympa ainsi que du Kei Toume!
    Taifu actuel, avec leur yuri + hentai sans interdits.
    Kana, pour leurs seinen principalement (+ ParaKiss et Basara!).
    Doki Doki, qui ont su trouver quelques seinen bien sympa également + l’excellent Full Ahead ! Coco.

    Et à l’inverse, il y a aussi quelques éditeurs qui ont une image moins intéressante et qui sont loin de m’inspirer confiance (point de vu perso tout du moins). Comme par exemple:
    Panini, principalement par manque de sérieux dans leur offre manga (fautes, impression, qualité papier, bref, la qualité générale du produit en fait).
    Pika, parce qu’ils ont la mauvaise habitude de bien faire traîner les séries qui ne fonctionnent pas suffisamment pour eux (et cela arrive un peu trop souvent quand même) quand ce n’est pas de l’abandonner purement et simplement.
    et j’ajouterais Tonkam de ce côté ci, mais principalement parce que leurs nouveautés ne m’attirent que trop rarement et que leur communication est vraiment bof bof (pour rester polis).

    En tout cas, c’était marrant de jeter un coup d’oeil aux stats de ma collection pour y voir les habitudes et les évolutions.

    Sinon, pour répondre à une question posée dans l’article sur quel titre à conseiller du nouvel Akata (ou plutôt du Akata indépendant), j’ai lu juste un titre actuellement, “Bienvenue au club” et c’est prometteur. “Journal d’une fangirl” m’attire pas spécialement, par contre je vais prendre “Daisy, lycéennes à Fukushima”, et je vais certainement me laisser tenter par “Magical Girl of the End”, juste parce que ça à l’air plutôt trash, ça sera mon titre détente.

  10. ramza a dit :

    Merci pour la réponse version longue. Je te rejoins sur Panini et c’est vrai que sur Pika leur gestion de planning est pas extra, mais c’est aussi la conséquence d’une publication massive, qui reste leur principal défaut (question de point de vue of course).

  11. Amadis a dit :

    Très intéressant, ton article !

    Chez Glénat, je n’ai pas beaucoup de titres. Je crois que le dernier titre que j’ai acheté chez eux, hors D Gray Man, était justement les Ayuko.
    Concernant Tonkam, j’ai acheté beaucoup chez eux pendant un long moment (principalement les séries de CLAMP, les Hikaru no Go ou encore les Kaori Yuki), mais comme toi, les titres qu’ils sortent depuis quelques années ne m’intéressent plus vraiment (si ce n’est la sortie ponctuelle de The Top Secret).

    Pour Pika, je rejoins également ton ressenti. Ces derniers temps, j’accroche vraiment à leurs nouvelles sorties : Devil’s Lost Soul, L’attaque des Titans, mais aussi Yona, et ça fait du bien parce que depuis Love Hina et GTO, je m’étais désintéressée un peu de leurs sorties.

    Kana, j’aime beaucoup leurs shôjos : ils en sortent rarement mais quand ils le font, c’est un vrai plaisir ! Je crois que c’est un éditeur que je n’ai jamais vraiment quitté (avec les titres que tu as cités, les Obata et les Naoki Urasawa).

    Pour Kurokawa, autant j’ai adoré leurs premiers titres (FMA, Kimi wa Pet, Emma), autant maintenant, je ne lis plus que les titres de Arakawa sensei.

    Ki-oon est un éditeur pour qui j’ai beaucoup d’affection ! Déjà, rien que pour avoir ressorti du Kaoru Mori et du Fuyumi Soryo, je les adore ! Et ils sont vraiment doués pour dénicher des séries de qualité.

    Concernant Akata, ce sont presque les seuls à ne pas avoir peur de sortir des shôjos qui sortent de l’ordinaire. Du coup, beaucoup de mes shôjos favoris actuels sont de chez eux. J’attends avec impatience de pouvoir lire Daisy, un titre qui me semble prometteur !

    Sinon, concernant Ototo/Taïfu, hormis les Rihito Takarai et les Spice & Wolf, je lis rarement leurs titres. En fait, je me méfie de leurs titres yaoï (même si je peux avoir de bonnes surprises) et leurs prix ne m’aident pas non plus à me lancer XD

    Enfin, j’aime bien les nouvelles sorties de Komikku. On y trouve de très bonnes surprises et j’attends leurs prochaines sorties avec impatience !

    Voilà, c’est à peu près tout me concernant. Merci pour cet article qui incite à réfléchir sur notre façon de consommer les mangas !

    @ bientôt ^^

  12. Juju Gribouille a dit :

    Article très sympa.

    De mon côté j’ai commencé avec Glenat et les Dragon Ball il y a une 20aine d’années (ce qui ne me rajeunit pas).
    Je pense être passé par la lecture de mangas chez un peu tous les éditeurs principaux, mais avec le temps mes goûts et mes envies changent.
    Depuis quelques années j’avoue être plus attiré par les oeuvres proposées par Ki-Oon et par leur édition et leur mise en avant. Avec des mangas plus adultes, plus sombres aussi comme The Arms Peddler ou encore Prophecy, j’aime bien la ligne éditoriale de Ki-oon.
    Sinon j’aime bien aussi Kana avec Bakuman par exemple et je regarde de plus en plus vers Doki-doki qui améliore ses propositions depuis quelques temps.

    Depuis environ 2 ans, j’écris des chroniques mangas, et cela m’a parfois poussé à lire des oeuvres qui sortent un peu plus du commun: soit des mangas que j’hésitais à lire et pour lesquels je me suis lancé, soit des mangas tout simplement que je ne connaissais pas et que j’ai découvert avec plaisir.
    Mais comme tu le dis dans ton article, c’est bien dur de concilier ses envies de lecture avec son porte-monnaie, ce qui me pousse plutôt à continuer les séries en cours et à moins en essayer de nouvelles (malgré la tentation).

    C’est ainsi que j’ai parfois trouvé des petites perles chez Akata qui propose des oeuvres légères comme Sara ou un drôle de père, mais aussi des mangas plus sérieux comme Les fils de la terre ou Zéro pour l’éternité plus récemment.

    Par contre, j’avoue ne pas être attiré par le genre Yaoi et Hentai et donc par extension, je ne connais pas trop le catalogue proposé par Ototo et Taifu.
    Et je ne suis pas un gros lecteur de shojo non plus… Finalement je suis dans la case shonen / Seinen et pourquoi pas Josei aussi, ce qui me permet de ne pas être accroché à un éditeur en particulier au final.

    Donc pour résumer mes 3 éditeurs favoris, je dirais: Ki-oon, Kana et Akata

  13. Et toi, tu lis quel éditeur ? | Il était une fois un manga a dit :

    […] https://www.paoru.fr/2014/05/18/manga-toi-quel-editeur-tu-lis/ […]

  14. ramza a dit :

    Merci pour le commentaire Amadis. Je vois que nous sommes nombreux à nous retrouver sur Pika et Kana. Je ne peux que te rejoindre sur Fuyumi Soryo et Kaoru Mori ♥.

    Pour Kurokawa je continue d’en suivre une bonne partie, notamment leur shonen et leur seinen : Blood Lad, Vinland Saga, Soul Eater et, comme toi, les Harakawa. De toute façon j’essaye toujours leurs tomes 1 (je les reçois en général, donc c’est logique) et j’en apprécie en général 1/2, parce que je suis assez sélectif sur les adaptations de JV et que les manga pour kids, ce n’est plus trop de mon âge forcément ^^

    Et comme je l’ai dis plus haut, Akata faut que j’aille lire leur nouvelle collection !

  15. ramza a dit :

    Juju > “Shonen / seinen et josei aussi” : C’est tout moi ça ^^. Je suis d’accord sur le fait que d’écrire ça t’ouvres l’esprit sur les trucs à tenter. Je me dis que si je ne faisais pas ça j’aurais raté beaucoup de bon titres. Doki-Doki comme je le disais y a des petites pépites et si tu n’aimes pas yaoi et hentai, tu peux qd même lire du Ototo qui, à part Adekan, propose une offre tout à fait classique et qui vaut le coup, c’est Taifu qui fait le reste.

    Sinon pour n’en garder que 3 comme toi c’est super dur en fait, j’aurais bien dit Ki-oon et Kana mais après j’ai du mal à départager Kuro, Akata et Glénat…

  16. a-yin a dit :

    J’ai aussi commencé à lire des manga il y a plus de 15 ans 🙂 . A l’époque, j’étais très Kana et Glénat. J’aimais les titres de chez J’ai lu mais la qualité de leurs bouquins faisait peur. Chez Tonkam, les shôjo fantastiques m’intéressaient beaucoup. Quant à Pika, je n’ai jamais été très cliente et ça a peu changé, même si depuis l’arrivée de Kim Bedenne, le catalogue est vraiment plus intéressant!

    Maintenant, si je regarde ma collection, je pense être très Kana (Made in et Big), Akata (je compte les Delcourt comme encore “Akata” car c’était la même équipe) et Tonkam. Le Tonkam d’aujourd’hui n’est plus le même que jadis, et il n’y a guère que Jojo’s et The Top Secret (à quand la fin?) qui m’intéressent. Il y a trop de young, trop de culottes (enfin les goûts de Pascal Lafine quoi ^^; ). J’avais suivi avec enthousiasme Element Line chez Ki-oon puis Duds Hunt de Tsutsui mais curieusement, je n’ai pas apprécié la suite de l’aventure. Ce n’est que depuis Bride Stories, puis avec Cesare, que j’ai fini par revenir vers eux. J’ai toujours été frustrée car j’aime bien leur travail mais pas les séries éditées. C’est un peu le même problème avec Kurokawa et même Kaze, éditeurs chez lesquels on ne compte vraiment pas grand chose (proche du rien…) chez moi.

    Ototo est une bonne surprise me concernant, alors que je ne m’y attendais pas. L’impression d’oeuvres trop “otak d’anime” et finalement, j’ai eu un coup de coeur énorme pour Samidare puis j’apprécie Adekan. J’hésite depuis longtemps à essayer Spice & Wolf malgré tout le bien que j’entends, ayant beaucoup de mal avec les séries du style “fille mignonne et mystérieuse en duo avec un mec plus banal”. Quant à Taifu, je ne suis que Love Me Tender chez eux… Leurs boys love ne m’intéressent pas vraiment, mais espérons une autre direction, avec un Asumiko Nakamura récemment sorti. Enfin, je ne me fais pas trop d’illusions non plus!

    Akata (ex-Delcourt inclus, vu que c’est la même équipe) est pour moi un éditeur très important des années 2000, qui a chamboulé pas mal le manga au féminin (pas que le shôjo ou josei quoi), proposant des titres au potentiel commercial moins bon mais faisant découvrir des auteures vraiment géniales. Quant à Kana, il y a bien des titres shôjo/josei intéressants: Mon histoire, Kamakura Diary et surtout Le pavillon des hommes sont à essayer d’urgence. C’est vraiment l’éditeur le plus varié et il arrête très peu de manga, malgré le nombre de boulets (je suppose…) de leur catalogue. En tout cas, Kana m’a fait découvrir Hisae Iwaoka, Aki Irie (qui a un trait assez proche, je trouve, de Kaoru Mori!), Natsume Ono, Keiko Ichiguchi, Li Kunwu, Little Thunder, Nekomura-san, Mushishi. En plus, c’est chez eux qu’on trouve désormais Taiyou Matsumoto.

    Quant à Doki-Doki, j’ai surtout aimé leurs débuts avec Le cortège des cent démons (hyper regretté), Otogi Matsuri puis Shiori et Shimiko. Une autre direction a été prise et je le regrette, mais c’est commercialement bien mieux pour eux visiblement!

    Je ne fais plus rien chez Glénat aujourd’hui. C’est un éditeur chez lequel j’ai surtout puisé des hits shônen surtout. Je les applaudis pour l’anthologie Moto Hagio ceci dit 🙂 .

    En tout cas, il y a pas mal de suspense avec un éditeur comme Black Box qui sort bientôt du Machiko Satonaka. Je ne m’y attendais pas! Peut-être que les éditeurs n’ont pas encore oublié les otaku version vieille peau?

  17. ramza a dit :

    “Les otaku version vieille peau”, j’aime beaucoup XD

    Je pense effectivement qu’il y a un créneau pour ça, ceux qui aiment les mangakas des années 60 à 80. Moi je suis très années 80 (les débuts de Catsura, des hôjos) et depuis le temps que j’entend parler d’Hagio je vais garder un oeil sur l’anthologie en occasion… Quoique j’ai entendu des bémols sur la qualité, l’expédition par la poste me fait un peu peur… Black Box et le nouvel Akata, je suis en train de m’y mettre mais là c’est plus le manque de temps que de sous, et j’ai beau devenir plus strict dans mes choix, c’est toujours diffile. Déjà j’essaye de rattraper mon retard sur IMHO, ce sera pas mal ^^

    Et pour revenir sur ce que tu dis, chez Ki-oon Yuko Osada et Yuji Iwahara ne te tentent pas ? Wolfsmund, Barakamon ou Gisele Alain sont aussi 3 très bon titres. Chez Glénat y a qd même Vertical, Gangsta, Peace Maker et Tokyo Ghoul qui sont au dessus du lot et qui mérite que tu y jettes un oeil, ce serait étonnant que pas un seul ne capte pas ton attention !

  18. a-yin a dit :

    Je ne suis pas spécialement “nostalgie”. Mais j’aimerais beaucoup lire des trucs importants du manga visant un public féminin. Et j’aimerais avoir plus de Moto Hagio, même si je me suis déjà rabattue sur des éditions taïwanaises (pareil pour le fameux Hi Izuru Tokoro de Ryoko Yamagishi ou Yume No Ishibumi de Kihara Toshie). Quant aux années 80, je ne suis pas vraiment dedans non plus au final ^^; peut-être les années 90?

    Je ne suis pas une super cliente de IMHO. Récemment, il y a cette main tendue vers un public plus “otak” par du Satoshi Kon. Chez eux, j’aime surtout Tohu-Bohu, Promenades dans la ville de la boîte à biscuits, et la grande découverte Nakano Shizuka (Le piqueur d’étoiles, Le semeur d’étoiles). En manga plus sanglant, Fraction de Kago est l’un de mes préférés 🙂 de leur catalogue.

    Alors le Run Day Burst de Yuko Osada m’a plu au volume 1, c’est sympa mais ça reste là. Et puis l’humour fille nue ça n’est pas mon truc ^^; . Quant à Iwahara, j’ai aimé Le roi des ronces, mais Dimension W ne me branche absolument pas. J’ai lu l’extrait, c’est beau léché mais ça m’évoque trop les anime. Quant à Glénat, j’hésite pour Gangsta (peur du très beau et stylé). Peace Maker m’intrigue mais je pense le lire en bibliothèque car je crains un “sans plus” et je ne suis pas du tout zombies quant à Tokyo Ghoul mais j’essaierai de même en bibli. J’ai du mal avec ce type de dessin hyper léché et moderne. Mais pour Gangsta, le dessin de Kohske évoque sur certaines planches (surtout les nez…) est em, une de mes chouchoutes ^^; . Donc… hum. Chez Ki-oon, Ad Astra aurait pu m’intéresser mais la lecture de l’extrait m’a totalement refroidie. Quant à Gisèle Alain, c’est gentil mais c’est un peu tout.

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