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Plumes

Kweeh ki kwo ka kweeeh... ou presque.

Le 500e post, édition spéciale : pourquoi fait-on tout ça ?

500e Paoru.fr

Et le voilà, après plus de 3 ans et demi d’existence, votre serviteur signe aujourd’hui le 500e post de Paoru.fr… Difficile de savoir ce que ça représente au final. Beaucoup, pas beaucoup, important ou pas… Tout ceci dégage un parfum d’introspection que j’ai voulu, comme à chaque centaine de post, partager avec des amis blogueurs et rédacteurs. Après avoir fait un tour de la question j-music à la 300e et des interviews nippones pour la 400e, cette centaine sera l’occasion de se poser une question basique mais pas forcément simple : pourquoi fait-on tout ça ?

Comment tout a commencé, quelles sont les raisons qui poussent à continuer, qu’est-ce qui donne envie d’arrêter mais pourquoi on ne laisse finalement pas tomber ? Autant d’interrogations que j’ai posé à quelques camarades du j-web. Les invités de cette édition spéciale sont : Romain de Otakritik, Mackie de Chroniques d’un Newbie, Hana de Borderland, Merlin de Mata-web, Sebkun de Mangavore, Tanja de Do-ko ? et  Allan de Harakiri. Un grand merci à eux… et en route pour cette 500e !

Comment est arrivé l’envie d’écrire… et les premiers articles.

En fait cette envie est souvent planquée quelque part, dans l’inconscient, depuis presque toujours. Je me souviens d’un forum lycéen sur l’orientation des secondes où j’hésitais entre deux stands, celui des journalistes et celui des vétérinaires. Mais à cette époque on ne se pose pas pas toujours tant de questions que ça, ou en tout cas pas les bonnes… Donc scientifique fut ma voie, avec plaisir et jusqu’à bac+5 tant qu’à faire. Mais les désirs inassouvis tracent toujours leur route et finissent par éclore par des chemins détournés. De toute façon, rarissimes sont les journalistes professionnels dans ce milieu, essentiellement fait d’amateurs. On écrit donc pour parler de ce qu’on aime, c’est un hobby plus ou moins important, plus ou moins libérateur ou viscéral… Et stimulant intellectuellement comme le dit Merlin, ce qui ne gâche rien !

Ensuite, l’envie d’écrire c’est aussi un besoin de partager, qui se développe au fur et à mesure que la passion grandit et que l’on constate que d’autres la partagent déjà… A travers un forum pour Allan ou Mackie, un fanzine de visual pour Tanja, les premiers sites internet à l’époque des modems 14.4K pour Sebkun, ou les sites plus récents, le web 2.0 et les blogs pour Romain et Hana… Pour votre serviteur se fut la lecture de la presse spécialisée avec Player One & Animeland. Avec le temps, on constate que tout ceux qui s’expriment sur les sujets qui nous passionnent sont des gens comme vous et moi, et on se dit : pourquoi pas nous ? Et on se lance.

Ces lancements sont parfois une histoire d’équipe, de passionnés rencontrés dans les allées des magasins de manga le samedi après-midi où sur les tous premiers forums du net. Certains ont rejoint des endroits où “il y avait une bonne ambiance, des gens un peu foufou” comme le dit Allan,  des espaces remplis de passionnés comme les forums de Negenerv consacrés à Evangelion pour Mackie. D’autres ont monté de toutes pièces leurs home sweet home comme Sebkun : “Mangavore est venu parce que je traînais sur des sites d’actu du logiciel libre (linuxfr.org pour ne pas le nommer) et du coup j’ai voulu faire la même chose dans le manga pour informer les gens des sorties de leurs tomes préférés… j’ai créé Mangasfr (ouais le nom hyper inspiré) puis c’est devenu Mangavore quand j’ai fusionné avec MangasVF, le site d’un pote !

L’écriture : un plaisir vraiment solitaire ?

L’écriture est souvent vu comme quelque chose de personnel mais c’est inexact…incomplet en tout cas, à la lecture des réponses recueillies. Au départ, il y a le soucis du travail bien fait, la recherche d’informations. On trouve souvent un enrichissement personnel dans ce moment précédent l’écriture, celui de la quête d’informations : c’est comme ça que Sebkun est devenu incollable sur Ah! My Goddess, que Merlin a enrichi sa culture ethnologique sur les peuplades de Bride Stories ou que le chocobo est allé s’informer sur l’histoire des Helvètes ou celle de William Shakespeare. Avant même de publier quoi que ce soit, écrire pousse souvent à la curiosité… Et même si le papier n’attire pas forcément les foules peu importe, il y a une “satisfaction personnelle, d’avoir écrit quelque chose qui me plaît“, comme le dit Alexandre. Il y a aussi un coté libérateur dans l’écriture, “pour raconter ce qui sortait de ma tête !” comme l’évoque Hana en présentant l’écriture comme un moment de détente.

Pour d’autres, le coté communautaire et la dynamique d’équipe prend rapidement le dessus : “Je ne me sens pas forcément très à l’aise dans l’écriture, j’ai par contre une âme de newseuse et d’animatrice” avoue Tanja. Ce partage nait aussi d’une certaine fan-attitude, simple et sincère pour une œuvre, comme le premier papier d’Hana : “Mon premier papier (même si c’est un bien grand mot vu la qualité du papier en question) avait pour sujet le jeu vidéo Kingdom Hearts, dont j’étais une fan absolue et que j’avais envie de faire découvrir aux gens.” Des premières tentatives souvent maladroites, mais qui gardent pour leur auteur un affect bien particulier “quand je le relis, je ris, mais en aucun cas je ne le supprimerais, c’est ancré dans internet maintenant =P” conclut la gameuse.

Au final, que le but premier d’un rédacteur soit d’écrire pour lui et/ou pour les autres, transposer sa prose on line finit toujours par engendrer des rencontres, ne serait-ce qu’avec les lecteurs. Les forums évoqués plus haut ne sont plus aussi nombreux qu’avant mais les espaces de commentaires, disponibles dans les blogs, ont ouvert de nouveaux terrains d’échanges enrichissants. Une fois passé le déclic du premier article et des premières publications, c’est certainement ces discussions et les rencontres qui s’en suivent qui nous poussent à continuer…

Un pour tous, tous pour un !

Qu’on le veuille ou non –  en tout cas au départ – écrire sur le net n’est donc pas un exercice solitaire, c’est plutôt le contraire. Les gens vous lisent et il y a toujours un petit pourcentage de ce lectorat qui a, lui aussi, envie de réagir à votre écrit ou de partager sa propre impression. Et puis il y a la rencontre avec les autres plumes, vos “pairs” comme on dit, qui travaillent de leur coté la plupart du temps. Certains d’entre-eux vont collaborer avec vous le temps d’un papier ou parfois monter une équipe ! Enfin, les fans de cet univers se rencontrent aussi chez les professionnels et acteurs du milieu. On travaille alors avec eux, content d’être reconnu par des gens dont c’est le métier, et on tache de trouver une dynamique constructive pour toujours mieux mettre en avant nos coups de cœur, et se laisser aller à quelques bonnes surprises. Enfin, cerise sur le gâteau, il y a les interviews, la rencontre des artistes après quelques années d’efforts et d’investissement, qui va du petit plaisir personnel au rêve éveillé quand la personne rencontrée est à l’origine de notre passion. Dans les deux cas on apprend toujours énormément. Il y a aussi des désillusions mais nous l’évoquerons plus loin.

Bref, j’ai donc posé la question suivante à nos participants “On fait aussi tout ça car on rencontre des gens qui nous boostent, pouvez-vous raconter une rencontre qui vous a marqué ?. Il y a d’abord le hasard : celui d’un contact internet pour Romain, d’une rencontre sur les réseaux sociaux pour Hana, de l’ex d’une sœur pour Allan. Pas vraiment de règles donc. Ces rencontres en amènent d’autres, provoquées mais aux retours inattendu. Mackie évoque son immense surprise – et sa fierté – lors de son prix au Sama Awards, Sebkun se remémore la considération d’un éditeur pour son travail alors qu’il l’appelait juste pour un planning de sorties, et Tanja évoque ses propres recrues de son époque JaME  ainsi que “les sites concurrents qui vous boostent quand vous vous reposez sur vos lauriers“. Dans ce milieu de fan pourtant très différents dans l’expression de leur passion, cet intérêt commun pour les univers nippons reste une pierre angulaire et fédératrice dans la majorité des cas. Le projet Plumes est une preuve parmi tant d’autres, d’ailleurs.

Enfin impossible d’oublier la rencontre avec des acteurs passionnés du milieu, artistes comme éditeurs, qui agissent concrètement et avec une vraie vision pour réaliser une œuvre où en publier une. Ce sont ces dernières qui feront éclore la passion chez d’autres, pour passer le flambeau en quelque sorte. Dans ce chapitre il me serait impossible de citer tout le monde, mais me viennent forcément à l’esprit ma rencontre unique avec Shingo Araki, ma double entrevue hyper riche avec Aleksi Briclot et Café Salé (qui par rebond me permettra de rencontrer le passioné Cyril Marchiol de Tsume), mes trop courts mais très jouissifs échanges avec Hôjo et Urasawa-sensei, mes discussions passionnantes avec certains éditeurs dont j’admire l’implication et la pertinence… Et enfin tous ces artistes inconnus chez nous, avides de partages et d’expériences qui regorgent de chaleur humaine, comme Tsubasa & Roberto, Fade, Gaijin Sentai, Virgo aka Hammer, Anam Kawashima, a qui ont a rien vraiment donné mais qui donnent toujours beaucoup.

Merlin en parle d’ailleurs mieux que moi : “après une très chaleureuse interview quelques jours avant, Kokia s’est souvenu d’un moment de la conversation et m’a souhaité mon anniversaire sur scène qui était le même jour que le concert. Çà c’était très sympa. Sinon d’ordre général des personnes comme la mangaka Junko Kawakami et l’artiste Anam Kawashima qui par leur spontanéité, leur joie communicative te rappellent que même si ils sont professionnels, restent des gens humbles, ouverts et d’autant plus passionnants.

Ce qu’il y a de bien avec les rencontres c’est qu’elles en entrainent d’autres. Ainsi, une fois le pied à l’étrier, il est extrêmement difficile d’en sortir. C’est addictif, il faut l’avouer. La théorie bien connue selon laquelle nous ne sommes qu’à 5 poignées de main de n’importe qui dans le monde n’est plus une chimère et, pour peu qu’on reste patient et motivé, le monde est presque toujours à portée de plumes. Mais c’est vrai qu’il faut rester motivé pour que les opportunités se présentent à vous, et ce n’est pas toujours évident…

Il faut savoir garder la foi…

En une décennie de web je crois que j’ai vu autant de gens se plonger dans la rédaction d’écrits nippons que de gens arrêter de le faire. Si je devais choisir je dirais même que c’est l’abandon qui domine. Pourquoi donc ? Les répons sont des plus variées… Sebkun et Hana évoquent le temps, et surtout le manque de temps. On a tous envie de faire les choses bien et nous avons toujours un paquet de sujets en tête, mais trop rarement le temps de les concrétiser, de les coucher sur pc. Et malheureusement ce problème du temps est insoluble car plus on en fait, plus les possibilités sont vastes et plus les idées d’articles sont nombreuses. Pour y dédier actuellement une moyenne de 20h par semaine, je cours 10 fois plus après le temps que lorsque j’y passais seulement 2 ou 3.

Cette contrainte de temps résulte d’une équation très complexe – et surtout très personnelle – qui mélange organisation du quotidien, capacité de travail, niveau d’exigence, contraintes matérielles et sources de revenus, vie de couple ou de famille, situation professionnelle… Et une myriade d’autres facteurs. Néanmoins, si on regrette le manque de temps dont on dispose pour assouvir cette passion, il est très rarement la raison qui vous fait jeter l’éponge de facto. Comme le disent les pubs Magnum, la vie est une question de priorité et beaucoup de gens désirent, parfois sans se l’avouer, passer à autre chose.

Car si la passion reste, l’enthousiasme et le dynamisme peuvent eux s’estomper. Ce qui me fait constater que, une fois passé 30-35 ans, nous sommes une espèce en voie d’extinction ! Mais pour les plus entêtés, comme le dit Hana : “la passion qui est cachée derrière est bien plus forte, et l’envie de partager cette passion via l’écrit dépasse le reste“. Si pour certains l’exercice de la passion finit par se réduire à son plus simple appareil, la consommation des œuvres, ceux qui aiment échanger sur le sujet finiront toujours par rebondir. C’est eux que l’on voit renaitre de leur cendre après des expériences malheureuses après en avoir tiré quelques enseignements, comme Tanja : “après avoir quitté JaME je n’ai plus senti cette concurrence entre collègues, j’ai pu enfin vivre ma passion en étant amies avec tout le monde et c’est ce qui m’a fait continuer. Je sais qu’on n’est pas dans le pays des bisounours, mais les guerres de l’audience ne m’intéresse pas. Je bosse pour Do-ko/Last Eve, Plumes, Paoru et le Journal du Japon et cela me fait très plaisir de donner de mon temps pour des projets différents.

Pour Sebkun aussi c’est l’expérience humaine et les collaborations qui sont les sources de motivation : “Ce qui me fait tenir personnellement, c’est le podcast. Je m’éclate vraiment même si le montage me prend du temps… Du coup, j’ai toujours la motivation ! Et puis j’aime bien échanger avec mes collègues/concurrents… surtout ceux de Plumes bien sûr !

Cela dit, le net reste vaste et beaucoup de rédacteurs demeurent isolés un certain temps avant de trouver la reconaissance et une émulation collective. Ils se sentent souvent seul dans la multitude, voir même illégitime dans leur action : “Ce qui me donne parfois envie d’arrêter, c’est la qualité d’écriture de certains blogueurs et leur surabondance sur internet. Je me sens parfois inférieur aux autres, je n’ai pas les compétences pour monter un blog au design épique alors je tente de compenser par la qualité de mon écriture, mon contenu. Mais certains blogueurs allient les deux à la fois et me surclassent complètement… Bien souvent les commentaires pleuvent, les fans dépassent facilement la barre des 300 « j’aime » sur les autres pages Facebook. Avec mes 151 fans, mes quelques commentaires qui se baladent par ci par là, mon design préconçu overblog, je me sens tout petit.

La reconaissance, le nerf de la guerre…

Nous sommes tous d’accord sur un fait : tout ceci ne paye pas et il est quasiment impossible d’en vivre réellement. Donc on fait ça en grande partie pour le plaisir, pour l’envie de faire découvrir des petits bijoux, de débattre de manière constructive sur des œuvres. On fait donc ça pour les autres et les autres nous le rendent. Heureusement, car c’est ça qui nous nourrit finalement. Eh oui chers lecteurs, sachez que voir des commentaires intéressants ou constructifs à la fin de nos articles est une source de joie infinie !

Bien entendu, à s’ouvrir aux autres on a aussi, de temps à autres, des surprises moins agréables, comme l’explique Allan : “La bêtise des gens, sous toutes ses formes…. Ça c’est terrible. Ça relève souvent de l’ignorance et de la paresse. Et quoique tu puisses écrire, ça peut te saper le moral en moins de deux. Avec ça l’indifférence. T’écris pas pour toi, t’écris pour les autres. Si les autres ne te lisent pas, c’est démoralisant. Souvent tu attends une réaction aussi, un retour des gens. Tu veux savoir si ta critique les branches, s’ils vont lire ce que tu leur as proposé.

C’est donc rarement un manque d’inspiration, car on trouve toujours des mangas / animes / musiciens passionnants mais le soucis vient de la motivation. Et cette motivation connait forcément des hauts et des bas. La liste des bâtons qui se mettent dans les rouages de notre engagement semble d’ailleurs sans fin : des japonais qui préfèrent saborder leur œuvre plutôt que de vous laisser en parler librement, un traducteur qui vous plante l’interview que vous attendiez tant, une bataille d’égo ou l’obsession de l’audience au sein d’un site, des personnes faibles ou aigris cachés derrière leurs ordis qui font du web leur terrain d’emmerdement favori, d’autre qui font la sourde oreille façon otites chroniques… #lesgens comme dirait une bonne amie.

Tout ça, à plus ou moins haute dose, en ont refroidi quelques uns, ont éteint de nombreuses flammes. Ceux dont le cosmos brulent toujours de milles feux ont appri à faire fi de ces contrariétés (car ce n’est guère plus que ça au final), et à se recentrer sur ce qu’ils aiment faire plutôt que de se perdre dans trop de compromis. Avec le temps, les retours aux sources sont toujours possibles… Et essentiels.

Et donc, la réponse à la question…

Ben oui quoi, pourquoi donc on fait tout ça ? Hein ?!

Écrire ou “vomir des mots” comme dirait Hana, est un plaisir en soi. “On aime écrire, au fond” comme le dit simplement Merlin. Mais il y a plus que ça, bien souvent… Pour Allan : “Ce qui me pousse à continuer au final ce sont les lecteurs, ceux qui reviennent te voir pour te dire qu’ils ont trop aimé ce que tu leur a conseillé et partagent leurs impressions avec toi.” Son de cloche assez proche chez Romain : “Ce qui est important, c’est que j’aime ce que je fais et que les lecteurs le ressentent. Commentaires ou pas commentaires, j’essaie de faire toujours mieux que mon précédent billet pour que le lecteur passe un bon moment, c’est ça qui est important. Et j’ai l’intime conviction qu’une poignée de lecteurs ont aimé mes articles. Et quand on est vraiment dedans, écrire sur sa passion c’est comme une seconde nature, une vraie addiction : on ne peut plus s’en passer !

Pour Sebkun comme pour Tanja, c’est aussi faire partie d’un groupe, d’une bande de joyeux drilles : “les collaborateurs, les concurrents,  les artistes que l’on rencontre et qui vous prouvent que vous ne faites pas cela pour rien, les lecteurs qui vous disent que vous leur avez fait découvrir tels ou tels artistes et les organisateurs d’événements font parti de cette grande famille.

Donc si nous faisons tout ça et nous continuons à le faire c’est que nous ne sommes que de petits maillons d’une chaîne de passionnés mais que cela nous donne la possibilité de nous accrocher à une quasi-infinité d’autres maillons, des artistes aux lecteurs en passant bien sur par les autres rédacteurs. On ne cesse donc de croiser d’autres communautés, des univers plus ou moins liés aux nôtres. Tout ça fait encore plus de maillons, plus ou moins long, plus ou moins gros, qui viennent vous accoster ou qui préfèrent rester dans leur coin.

Finalement on peut donc résumer la réponse en un mot, une idée : l’échange. Donc je pense que tant qu’on gardera cette curiosité – l’oeil du newbie comme dirait Mackie – il y aura toujours des mangas à défendre, toujours des auteurs à faire découvrir, toujours des artistes à faire écouter… et des lecteurs qui nous suivront.

Donc en route pour le 1000e post moussaillons, il y a encore du pain sur la planche !

anime manga aggregator sama Sama It!


24 Commentaires pour “Le 500e post, édition spéciale : pourquoi fait-on tout ça ?”

  1. Hana a dit :

    Pourquoi diable ai-je la larme à l’œil moi ? ^^
    Happy 500ème post !!!

  2. Yomigues a dit :

    C’est un post très émouvant, c’est normal !
    Félicitation Paul !

  3. ramza a dit :

    Roh, vous me faites bien plaisir les gens, merci 🙂

  4. ramza a dit :

    Je voulais éviter de tomber dans un coté bisounours, mais au final, c’est un anniversaire, alors je ne vais pas non plus faire la tronche ! 🙂

  5. ladybird3000 a dit :

    bon anniversaire 🙂 j’adore venir ici pour lire les chroniques mais surtout les interviews! plein d’encouragements pour la suite

  6. Gemini a dit :

    L’écriture est un plaisir solidaire, tu écris pour toi. Faire cela pour la reconnaissance est un non-sens au moment où les blogs sont de moins en moins fréquentés au profit des réseaux sociaux et des sites d’actualité.

  7. Rukawa a dit :

    ces pseudos écrits en jaune c’est affreusement moche et illisible, j’espère que tu le changera avant la 1000è.

    n’empêche tu dois pas lire souvent MATA, pour mettre dans le tas Merlin, j’ai dû écrire plus de ligne d’article en 1 an que lui en 8 ans. Et pourtant j’en glande pas une.
    Donc qu’est-ce qui le motive à écrire, a-t-il vraiment écrit un jour, c’est la question à se poser.
    Par contre, pour flooder sur le forum, il est doué, il a dû tapoter sur son clavier plus de conneries en 2013 que moi toucher à un clavier depuis 1994 et mon premier PC.
    Si c’était pour mettre quelqu’un de MATA qui écrit, fallait mettre Gemini, lui au moins il bosse dans son coin et est exemplaire à ce sujet.

    Je suis d’ailleurs assez d’accord avec ce dernier, mais pour d’autres raisons, j’ai été à l’époque du web 1.0 où on n’avait aucun retour et donc aucun besoin de flatterie d’égo.
    mais après je demande toujours à me faire relire, pour corriger l’ortho et mes tournures de phrases qui veulent rien dire.
    Mais personnellement j’ai jamais cherché la reconnaissance, mais j’ai jamais été un mec avec de grandes ambitions. Je marche juste au feeling.

    Mackie écrit plus bcp dernièrement, depuis qu’il s’est mis à faire des interviews, la qualité a baissé au profit de la facilité 🙁

  8. ramza a dit :

    Gemini > Hummm aucun n’a dit qu’il écrivait pour la reconaissance, juste qu’elle nous booste quand elle vient de personne qui nous importe. Sans les autres au bout d’un moment, sans aucun partage, tous les blogs meurent. Pas besoin d’une fréquentation de malade hein, mais des personnes intéressantes suffisent. Sinon on écrit juste sur un bout de papier, pas besoin d’un blog.

    Et après les réseaux sociaux bah… C’est justement un facilitateur de rencontre pour partager ses papiers. Quand un artiste que j’admire partage un article sur sa page, ou tweete un article, c’est un échange direct bien sympathique. Si on va sur ces réseaux sociaux, c’est justement une façon d’augmenter les fréquentations… Après c’est une question de philosophie, vouloir aller où sont les gens ou s’en désintéresser. Chacun voit midi à sa porte.

  9. ramza a dit :

    Rukawa > Si tu lis bien l’entête de ce papier je parle d’amis blogueur avec qui j’ai eu envie de partager ça, donc qu’il soit de Mata ou d’ailleurs je m’en moque un peu à vrai dire. Et Gemini, même si j’aime beaucoup ses papiers (sérieusement en plus), on n’est pas ami (on s’est même jamais croisé d’ailleurs), donc il se retrouve hors-sujet.

    C’est vrai qu’il piquait les yeux ce jaune dis donc. Modifié.

    Par contre je ne sais pas qui écrit le plus de vous deux, entre toi et Alex, mais une chose est sure : sur CE blog, c’est surement toi qui en as écrit le plus des papiers de donneurs de leçons en trois ans, ce qui en dit long sur ton coté égocentrique, surtout un blog auquel tu n’accordes guère d’importance ou de crédit. Je sais que tu aimes troller, tu le dis parfois sur certains forums, tout le monde le sait, même des gens qui t’ont jamais vu ne savent que ça de toi (true fact, Japan Expo 2011 ou 2012 de souvenir). Donc je me dis que au global, en matière de conneries écrites, tu dois quand même avoir une bonne tête d’avance sur Merlin.

    Et pour finir avec le rubrique un poil dans la main, on attend toujours ton live report d’Asian Kung Fu Generation ou même des photos, puisque tu étais accrédité et dans la fosse photo du concert. La facilité c’est pas de faire des interviews, c’est beaucoup plus long a retranscrire et que ça se prépare. La facilité c’est de rien foutre.

    Punaise t’es vraiment une plaie comme mec en fait. Je sais même pas pourquoi je perd mon temps à t’envoyer bouler… puisque tu reviens toujours.

  10. Gemini a dit :

    Ramza >> Bien sûr que la reconnaissance motive, mais il ne faut pas que cela soit le seul moteur. Comme Rukawa, j’ai commencé à une époque où ni les blogs ni les réseaux sociaux n’étaient démocratisés ; si tu voulais des retours, tu créais un forum à côté de ton site, et encore. Dans ces cas-là, tu fais sans. A l’heure actuelle, je sais que lorsque je parle cinéma, je génère beaucoup moins de trafic et rarement des commentaires. Est-ce que j’arrête ? Non, car j’aime le cinéma, que j’aime en parler, et que si je ne le faisais pas, je ne serais pas honnête avec moi-même.
    Comme les cinéastes indé’ : tu écris pour toi, et si ce que tu fais trouve son public, c’est du bonus.

  11. ramza a dit :

    Gemini > En fait on est d’accord. Les écrits que je fais sur l’histoire du Japon ou que j’ai fait sur la politique du Japon sont des mauvaises d’audiences, ce qui me m’empêche pas d’en faire chaque année. Après tout c’est bien pour ça qu’on a choisi un blog, pour parler de ce qu’on veut.

    Donc en fait je reprends ce que j’ai dit en synthèse : Dire qu’écrire sur un blog ou sur Internet d’une manière générale est un plaisir solitaire est juste incomplet, mais après je pense que la part de soi et des autres ça dépend de chacun, tant qu’on arrive pas à un extrême bien sûr(course à l’audience ou fuite volontaire et systématique de cette dernière). Dans les avis recueillis, il y a Tatiana qui aime beaucoup le collaboratif et l’échange, et à l’autre bout y a Merlin qui explique qu’il écrit surtout pour lui, le plaisir du travail bien fait, la stimulation intellectuelle. Mais je me répète, c’est déjà dans le texte 😉

    PS : Quand tu parles de l’époque où tu as commencé, tu parles de quand ? J’ai commencé à écrire en ligne en 2000 sur un tout petit site pendant 2-3 ans avant de passer chez Webotaku jusqu’à l’avènement des réseaux sociaux et mon arrivé chez TM en 2010, donc je crois voir de quoi tu parles mais je ne suis pas sur.

  12. Sebkun!! a dit :

    Je me pose la même question que Ramza car pour avoir commencé à écrire sur le web en 1998, à l’époque tu pouvais déjà coller des livres d’or assez facilement (avant l’avènement du php des sites proposaient ces services par exemple) et c’était plutôt courant pour récupérer un feedback du public. 😉

    Maintenant c’est sûr qu’écrire juste pour le plaisir d’être lu est une route dangereuse qui emmène très probablement à terme vers un moindre diversité de sujet… mais globalement, si tu choisis d’être publié et non juste de garder tes papiers sur ton disque dur c’est que tu recherches le contact avec le public ! 🙂

  13. Rukawa a dit :

    Je ne troll jamais.
    Je dis toujours les choses à haute voix que beaucoup n’osent pas dire.
    Je sais pas où tu m’as lu dire que moi même je m’auto-proclame troll.
    Ce sont toujours les gens en manque d’argument qui m’ont traité de troll.
    Même si c’est ton camarade de l’interweb, çà n’empêche pas que avant de lui poser l pour arrêter faut

  14. Rukawa a dit :

    Je sais pas où tu as lu dire que moi même je m’auto-proclame troll, parce que moi-même j’ai toujours affirmé que non, que je ne troll pas.
    je dis souvent les choses que que beaucoup pensent mais qu’ils n’osent pas dire par peur de sortir du moule et de se sentir différent. C’est pas parce que la masse pense un truc que je dois m’y conforter, je suis un type capable de forger mes propres opinions. Après yen a qui ont bcp d’égo, ils acceptent pas qu’on les contredise.
    Ce sont toujours les gens en manque d’argument qui m’ont traité de troll.

    Même si Merln est ton camarade de l’interweb, çà n’empêche pas que avant de lui poser la question qu’est-ce qui lui donne envie de continuer, je pense que pour ‘continuer’ faudrait déjà commencer, c’est ce que je voulais dire, c’est tout.
    Mais je trouve çà vraiment mignon que tu sortes de tes gonds par amitié pour lui.

    > surtout un blog auquel tu n’accordes guère d’importance ou de crédit
    Si çà peut rassurer, il ya des trucs intéressant à lire sur ton blog !
    quand tu te fais à chier à faire des bilans chiffrés avec un peu de réflexion, moi je trouve çà bien.

    Ajikan, je suis dans les temps, çà fait que 6 mois, j’ai juste d’autres priorité. En plus j’avais payé mon ticket, c’est pas comme si j’avais demandé une accrédit pour voir un concert à l’oeil.

    mais OK maintenant je comprends un peu mieux la reflexion ya quelques mois quand j’avais dit sur twitter à propos du jdj qd le redacteur écrivit quelques bêtises.
    Je pensais que c’était une curiosité, pas une contre-attaque cachée sous un “mon rédacteur il est peut-être d’un niveau exécrable mais au moins il peut produire de la quantité, il glande pas lui au moins !”
    j’ai été naïf.

  15. Rukawa a dit :

    je viens de me souvenir.

    > Merlin en parle d’ailleurs mieux que moi : « après une très chaleureuse interview quelques jours avant, Kokia

    l’interview n’est toujours pas publiée, elle date de 2008 ou 2009.
    donc oui, je suis encore dans les temps comparé à Merlin.

  16. Painfool a dit :

    Je ne te connais pas, Rukawa, mais pourquoi tu te sens systématiquement obligé de te comparer à Merlin ? C’est à la fois intriguant et dérangeant. C’est juste pour exposer publiquement ta haine, ou il incarne un référentiel, pour toi ?

  17. Rukawa a dit :

    ni l’un ni l’autre, j’ai aucune haine ou animosité envers lui.
    je trouve juste saugrenue qu’il soit dans une liste d’amateurs qui “continuent”, alors que pour continuer il faut déjà “commencer”.
    çà va pas plus loin que çà.

  18. Allan a dit :

    Rukawa : mec, tu gâches un peu le plaisir de ce billet, est-ce que tu percutes ? T’as peut être des comptes à rendre ici mais entre nous… l’impression que tu me donnes (alors que je te connais absolument pas, t’as vu ?) c’est de brasser beaucoup de vent et d’être plus irritant que différent ! Tes propos ne sont pas constructifs, tu es verbeux comme ça n’est pas permis et ce que tu fais passer pour de la franchise n’est en faite qu’un toboggan entre ton cerveau et ta bouche. Ya des gens comme toi, c’est une idée, un mot. Tu penses un truc, faut que tu le dises. Ca peut pas rester dans le cerveau parce que ça encombre. Bref, le déstockage permanent, comme une braderie de Lille de ce que tu dis. Tu brades. Et bin tu veux que je sois franc moi aussi : vas brader ailleurs, bosse un peu, crois moi, ya pas d’urgence à passer pour un trou du cul. Sur ce, avant qu’on se quitte, j’te gratifierai d’un p’tit conseil : si tu tiens tant que ça à sortir du moule, commence par sortir de l’oeuf.

  19. ramza a dit :

    Aaaah, la fougue de la jeunesse !

    Attention quand même les gens, je sens que ça part de plus en plus en sucette. Ne perdez pas votre temps et votre énergie dans un débat sans fin, et évitez les noms d’oiseaux 😉

  20. Kuon a dit :

    Euh… je ne sais pas trop comment commencer mon commentaire, du coup. Voilà, je me présente, Kuon, nouveau venu sur Paoru. *tousse*

    Je remercie toute la team de Paoru et tous les chroniqueurs qui ont participé à ce billet. (J’ai l’air d’écrire un livre d’or… ou un testament ?)
    Joyeux anniversaire ! On va commencer par ça.

    Effectivement, écrire, communiquer, transmettre ses idées est une aventure incroyable ! L’important, ce n’est pas forcément de partager le point de vue du chroniqueur. C’est plutôt de partager, d’échanger, de se contenter d’autre chose que “je kiffe” ou “j’aime pas”. On a tous quelque chose à dire. C’est juste que parfois, on ne trouve pas les mots.
    Ecrire, c’est parler autrement, faire un premier pas, ouvrir la porte. Le lecteur est un autre monde qui entrera dans celui du chroniqueur, qui lui exposera sa propre vision.

    Bien sûr, vous l’avez dit, on peut avoir de mauvaises surprises. Pour moi, le plus triste, se sont les commentaires méchants. Juste méchants. Des méchancetés gratuites, de l’aigreur de fond de bouteille. Sur Internet, tout est permis. Certains se lâchent dans l’indécence la plus complète, oubliant que nous sommes tous des êtres humains. On peut ne pas être d’accord, on est pas obligé de se le dire à coup d’insultes, et autres propos de bas étage n_n.

    Heureusement, ces désordres ne sont rien face au plaisir du partage. Je souhaite une très bonne continuation à Paoru, ainsi qu’aux autres chroniqueurs/journalistes 🙂 !

  21. ramza a dit :

    Hello Kuon, merci pour le témoignage et les encouragements, ça fait bien plaisir !

  22. Kuon a dit :

    De rien, c’était vraiment sincère ! En fait, je vous admire >_<. J'ai toujours plein de choses à dire sur la japanim (et sur le Japon dans son ensemble), mais n'ai jamais franchi le pas du "partage du blogueur/chroniqueur". Du coup, je réserve mes bavardages pour le seul forum que je fréquente… ! Un jour, peut-être, j'aurai le cran de franchir ce fameux pas !

  23. ramza a dit :

    Et du coup il est où le fameux forum ? Je suis curieux de voir où tu écris du coup ^^ (en plus moi je suis toujours à la recherche de gens qui ont des choses à dire !)

    Y a rien d’admirable, le truc c’est de sauter le pas parce qu’après ça devient comme une seconde nature !

  24. Kuon a dit :

    Merci pour le conseil (“sauter le pas !”) et le forum, c’est – ou plutôt c’était (je remarque que j’ai écrit le post précédent au présent… je suis bien optimiste !) – manga news. Faute de temps, je n’y mets plus les pieds. Mais ça reviendra, il le faut. C’est tellement génial de discuter du dernier tome qu’on a lu, de nos manga préférés etc.

    Bonne continuation !

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