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Gewalt : un furieux chez les furyos !

Gewalt

Cette semaine, mise en avant d’une nouvelle publication audacieuse des éditions Doki-Doki : un furyo du nom de Gewalt, signé par Kôno Koji.

Le furyo est un genre de manga qui raconte le quotidien d’adolescents ou de jeunes adultes qui  passent leur temps à se battre, tout simplement. Ces jeunes hommes, des durs au grand cœur, n’arrivent pas à trouver leur place dans la société, à cause de leurs caractèresYoung-King-Sun-Ken Rock, de situations familiales difficiles et d’une société japonaise souvent trop rigide. Ils s’expriment alors avec leurs poings mais ne sont pas sans foi ni loi pour autant. Beaucoup sont attachés à des valeurs comme l’honneur, l’amitié, la fidélité et bien sûr la bravoure… Des notions capitales dans un milieu des plus violents où se côtoient  les hommes les plus dangereux et autodestructeurs du pays.

Rookies et Racaille Blues, aucun n’a réussi à rééditer un succès équivalent. Celui s’en rapprochant le plus est probablement Sun-Ken Rock, chez Doki-Doki justement ! Et comme un hasard n’arrive jamais seul, Gewalt a été publié en 2012 dans le même magazine que son ainé, le Young King de l’éditeur SHÔNEN GAHÔSHA. L’auteur est un mangaka de bientôt 40 ans qui a déjà fait ses armes avec une demi-douzaine de titres bien trempés mais inconnus chez nous (Loser par exemple, qui a connu une adaptation en drama).

Doki-Doki retente donc l’aventure avec prudence, pour 3 volumes, et Arnaud Plumeri, le directeur éditorial, parle surtout d’un coup de cœur pour cette œuvre : « Nous l’avons publié car c’est un coup de cœur de l’équipe. Nous avons une base de lecteurs intéressés par la baston, donc nous avons toujours un œil sur le genre. Mais il y a rarement un traitement aussi intéressant que dans Gewalt (ou Dämons si tu te souviens bien) et on tombe souvent dans le racolage. »

Voilà pour les présentations, voyons maintenant si ce manga sait taper là où il faut… En route pour la critique !

« Je ne serais plus jamais transparent !!! »

Ruito est un lycéen ordinaire. Et, franchement, il en a marre. Son quotidien se résume à rester dans les clous, à avoir des résultats corrects et être comme tout le monde, quitte à modeler sa personnalité et ses gouts pour ne pas passer pour un gros naze aux yeux de son entourage.

Mais voilà, tout finit par se savoir et ses penchants d’otaku vont être exposés en plein jour et lui valoir la pire humiliation de sa vie. Sauf qu’après avoir mouillé son caleçon devant tout le monde, Ruito va basculer de l’autre coté des convenances : perdu pour perdu, il préfère dorénavant régler ses problèmes avec ses poings.

Gewalt Ruito Gewalt

Bien évidemment, on ne devient pas un dur en claquant des doigts, et Ruito n’a rien d’un grand bagarreur. Il va donc encaisser pas mal de coups avant de pouvoir en donner. Mais sa volonté ne cesse de se renforcer et, très rapidement, il arrête de céder à la peur. Un coup de poing ça fait mal, mais surtout quand on le craint.

Entre satisfaction et doutes, Ruito va rencontrer les différentes bandes de son lycée et enchaîner maladresses et quiproquos qui vont rapidement dégénérer en guerre de gang… De quoi initier pour de bon son apprentissage sur le terrain et mettre fin à sa non-existence !

Quand le mal-être explose… La baston s’impose !

RuitoTous les furyos manga que j’ai pu lire jusqu’ici, de Rookies et Racaille Blues à Gangking, Sun-Ken Rock ou Bakuon Retto, ont pour caractéristiques de dépasser la dizaine de volumes, et présentent des histoires assez longues. En se condensant sur 3 volumes, Gewalt est donc contraint de ne pas perdre une minute. On obtient un scénario qui va droit au but, une narration sans fioritures et un héros… Explosif.

Le lecteur découvre  le dénommé Ruito qui est, dès le départ au bord du gouffre. Déjà obligé de contorsionner sa façon d’être, il frise sans cesse la chute dans la fosse aux losers. Il est élève de la section générale d’un lycée banal et se rassure sur son niveau social en suivant les moqueries de ses camarades adressés aux voyous de la section technologique. Seulement cette attitude lâche et défensive n’est pas une vie : Ruito étouffe dans son costume d’ado lambda est se voit comme un bon à rien. Ses artifices pour avoir un semblant de cool attitude sont balayés dès le premier chapitre : ses gouts d’otaku qu’il planquait soigneusement lui reviennent en pleine figure et il est désormais le mec le plus naze de la section générale, et futur bizut de ses anciens “amis”.

On nous présente souvent un timide qui doit arpenter un long chemin pour oser affronter le monde, mais dans Gewalt, Ruito pète directement un plomb. Il achève le premier chapitre en soulevant une table à bout de bras en plein cours, et en la balançant par la fenêtre du x-ème étage. Plus de retour en arrière possible, d’autant que Ruito apprécie particulièrement d’attirer enfin les regards d’un entourage médusé et rapidement craintif. Que ce soit de la peur ou du respect pour le moment il s’en moque : IL EXISTE !

Dis-moi qui tu tapes, je te dirais qui tu es…

S’il se lance dans une nouvelle vie c’est que notre jeune homme a bien observé un autre cinglé, une pièce unique du lycée général qui se trouve dans sa classe : Gurio Anno, un génie de la baston qui l’a précédemment sauvé lors d’une altercation. Ruito va lui coller au basque et lui demander de lui apprendre les bases : il veut devenir comme lui, fort et craint de tous ! Mais Gurio refuse, prétextant que Ruito n’est qu’un poussin de la section générale qui veut juste s’encanailler, mais qui n’a pas l’étoffe d’un vrai dur à cuire.

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Là encore, l’auteur réduit l’introspection à l’essentiel et remet notre héros au pied du mur. Après son coup d’éclat en classe, impossible de revenir en arrière : il part alors tenter l’aventure en plein lycée technologique. Évidemment il n’a pas la tête de l’emploi, et les élèves du technologique décident d’en faire un punching-ball. Mais à force de recevoir des droites ou des coups de batte, Ruito va comprendre que se battre est finalement beaucoup plus intéressant que de se faire taper, et qu’il n’a plus besoin d’endosser son costume oppressant de jeune homme comme les autres. Avec cette nouvelle liberté en poche, il développe une volonté de plus en plus inébranlable, se débarrassant progressivement de ses réflexes de froussard pour rentrer dans le tas… Et il va y prendre gout.

Néanmoins on ne brise pas ses chaînes avec une lime à ongles et Ruito va mettre le souk partout où il se bat. Même s’il tape toujours pour la bonne cause – se défendre ou aider des plus faibles – il va s’attaquer à beaucoup plus fort et haut placé que lui dans la hiérarchie des gangs du lycée, jusqu’à amorcer une guerre entre les deux factions les plus puissantes… Et tout ça en un seul tome, sur un rythme effréné qui ne peut que séduire le lecteur.

Baston générale !

Avec un graphisme original et un peu old school, sorte de mix entre GTO, Dragon Head et I am a Hero, Kôno Koji parvient à véhiculer de vives émotions, introverties comme extraverties, grâce à un chara-design qui mise sur l’expressif et des planches ultra-vivantes malgré le classicisme de leur découpage. On décèle aussi un talent de cadreur, pour choisir le bon angle au bon moment, pour parfaire l’intensité du titre.

Gewalt est donc un manga explosif, centré sur l’action et la baston, qui suit la course folle d’un héros fonçant tête baissée dans une nouvelle vie. Peu importe la violence et les nouveaux camarades psychopathes tant qu’on existe dans le regard de son prochain et qu’on peut gouter à la liberté d’être soi-même… Donc Adieu inexistence, et Bonjour fureur de vivre !

Fiche descriptive

GEWALT T01Titre : Gewalt
Auteur : Kôno Koji
Date de parution du dernier tome : 09 octobre 2013
Éditeurs fr/jp : Doki-Doki / SHÔNEN GAHOSHA
Nombre de pages : 192 n&b
Prix de vente : 7.50 €
Nombre de volumes : 1/3 (terminé)

Visuels Gewalt © KÔNO Köji / Shönen Gahösha

 Retrouvez la preview de la série pour vous faire votre propre idée. Vous pouvez aussi jeter un oeil au site web du mangaka.

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Un commentaire pour “Gewalt : un furieux chez les furyos !”

  1. Yomigues a dit :

    J’adore le genre Furyô, c’est court ça m’a l’air bien dingue comme j’aime ! Bonne critique !

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