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[Itw] Gaijin Sentai : super rock héros from Brazil

  • Sumo

Gaijin Sentai

Les rencontres ça ne tient parfois pas à grand chose. L’an dernier je rencontrais Tsubasa, une artiste folk au charme et à la musique totalement envoutante, et le tout grâce au travail de l’ami Dimitri de Kochipan. Nous avons pu sympathiser avec l’artiste mais aussi son manager Roberto qui est, comme son prénom l’indique, d’origine brésilienne. Et c’est ce dernier qui, au court d’une conversation, en est venu à me parler puis à me mettre en contact avec Gaijin Sentai, un groupe brésilien chantant dans un japonais plus que correct et qui mélange hard-rock, tokusatsu (cf interview) et anime cover. Tout un programme !

J’ai donc rencontré Nordan, chanteur, leader et co-fondateur du groupe en juin dernier et il m’a révélé ce que B7Klan a annoncé il y a peu : le groupe viendra à Paris le vendredi 11 octobre prochain à La Boule Noire accompagné de 3 autres groupes pour une soirée qui devrait s’annoncer des plus sympathiques (en plus 15 euros l’entrée est un tarif abordable). Le groupe y mélangera un medley d’anime cover en japonais (et même quelques génériques français culte) ainsi que les meilleurs morceaux de leur premier album, OST, qui est en libre écoute sur Spotify pour les plus curieux. Sachez qu’un concours est prévu sur ce blog pour septembre. Pour les animes cover, voici leur version de We Gotta Power, le générique de Dragon Ball :

Voilà pour les informations de base. Cette interview découverte vous permettra d’en savoir plus sur le groupe : son parcours, son style de musique, sa façon de travailler, et les messages qu’il veut faire passer, le tout illustré de quelques clips pour vous faire une bonne idée… Et vous convaincre d’être de la partie le 11 octobre prochain !

J’en profite d’ailleurs pour vous proposer cette entrevue dans les deux langues, en français puis en anglais, plus loin dans l’article, pour que les fans de tous les pays puissent en profiter 😉

Vous pouvez retrouver toutes les infos sur le groupe sur son site officiel ou encore sur leur Facebook, leur Twitter ou leur chaîne You Tube.

Passons sans plus attendre à l’interview, bonne lecture !

If you want to read the english version just go down or click on the +/- mark below to close the french version 😉

Version française – French version -/+

Gaijin Sentai : de l’influence des tokusatsus à la création du groupe…

Nordan - Gaijin SentaiBonjour Nordan… Commençons par ton propre parcours : quand et comment as-tu découvert le Japon, les mangas et la J-music ?

Mon premier contact a eu lieu ici, au Brésil. A la fin des années 80 la pop culture japonaise est arrivée chez nous, par le biais des tokusatsus (ou tokushu satsuei, des séries tv et films de SF qui regroupent les sentai et metal hero comme X-Or et Bioman ou les kaiju comme Godzilla, etc. ndlr).

Quand j’étais un petit garçon, il y a avait deux séries qui passaient à la TV : Dengeki Sentain Changeman, une série de Super Sentai (inédite chez nous, ndlr) et Kyojuu Tokusou Juspion, un Metal Hero (connu et diffusé chez nous sous le nom de Jaspion, ndlr). Elles étaient vraiment très populaires, tout le monde les aimaient !

A cette époque il y a aussi eu plusieurs séries comme Kamen Rider Black, Dai Sentai Goggle Five et quelques Metal Heros comme Uchuu Keiji Gavan (notre fameux X-Or ! ndlr) et Uchuu Keiji Sharivan (Sharivan ou X-Or 2 chez nous, ndlr) entre autres. Puis dans les années 90 j’ai eu mon premier contact avec les animes, avec Saint Seiya (un énorme succès au Brésil, ndlr).

Et qu’en est-il pour la musique ?

La plupart de ce que j’écoutais à l’époque était des génériques de séries. J’ai également eu la chance d’assister au concert de Hironobu Kageyama, le chanteur de Dragon Ball et Akira Kushida (présents tous les deux au Cartoonist 2013, ndlr), que vous connaissez chez vous puisqu’on lui doit le thème de France Five  ! (Rires)

Mais pourquoi vous-êtes vous lancé dans une carrière musicale ?

En fait, depuis que je suis petit, je me souviens avoir toujours essayé de chanter toutes ces chansons. Quand j’ai eu aux alentours de 15 ans, quelques amis m’ont invité dans un groupe de heavy metal… Difficile de dire pourquoi car je n’étais pas vraiment bon ! (Rires)

Ensuite j’ai participé à deux ou trois groupes. Mais quand j’ai vu le concert de Kageyama il y a 10 ans c’est là que j’ai eu l’inspiration, pour créer un groupe qui mélangerait des cover de génériques d’animes et du heavy metal… Donc c’est sans doute à ce moment là que tout a commencé.


Kageyama – Cha-La Head Cha-La

Et justement, comment est né Gaijin Sentai, en 2006 ?

En fait le groupe est né un peu avant 2006, qui est l’année où nous avons décidé de devenir pro. Quand j’ai eu l’idée au concert de Kageyama, j’étais déjà dans un groupe de metal. Donc j’ai juste eu à leur en parler, puis nous avons enregistré une démo et notre producteur l’a envoyé aux conventions nippones qui se déroulaient au Brésil. Le problème c’est que ça a plu et qu’on s’est retrouvé invité à jouer sur ces salons mais le groupe n’existait pas encore et on n’avait qu’une seule chanson de démo ! (Rires)

Quelles sont les influences majeures du groupe ?

Provenant du Japon je citerais des chanteurs de tokusatsu comme Shinichi Ishihara (pour les thèmes de Guyver et Go Go Five), Ichirô Mizuki (pour Mazinger Z), Mitsuko Horie et toute cette vieille école de l’époque. Il y aussi le groupe de Eizo Sakamoto et les chanteuses de hard rock des années 80 comme Mari Hamada.

En dehors du Japon, il y aussi le groupe de metal Blind Guardian et enfin Jethro Tull, un groupe de hard rock progressif.

Pas d’influences brésiliennes ?

Si bien sur, on utilise des rythmes brésiliens dans notre musique. De plus nous avons quelques groupes célèbres chez nous comme Angra et Sepultura. Nous aimons également le MPB, la musique populaire brésilienne, ainsi que Tom Jobim et les musiciens de bossa nova en général.


Moonlight Densetsu, un générique de Sailor Moon version acoustique

Étant brésiliens, pourquoi avoir décidé de chanter en japonais ? C’est un peu surprenant !

Je pense qu’une partie de l’énergie qui se dégage de tout ce qui est japonais, comme le tokusatsu, vient en partie de leur langue, la façon dont ils parlent. Nous avons apprécié ça quand nous l’avons entendu et c’est de cette façon qu’on l’aime, que s’établit cette connexion. Donc on a voulu rester fidèle à ça, et chanter en japonais.

Mais est-ce que la japonais n’a pas été une barrière pour le public brésilien ?

Un peu.  Mais beaucoup de jeunes personnes écoute de la j-pop et des génériques d’anime. Quelques stars japonaises sont populaires chez nous comme Miyavi et des chanteuses comme Utada Hikaru, Ayumi Hamasaki. Donc ce n’est pas une barrière si infranchissable en fait. De toute façon c’est une choix qu’on n’a jamais regretté et nous chanterons toujours en japonais. Nous avons un morceaux en portugais mais ça reste une exception.

Par rapport à votre nom, Gaijin Sentai… C’est ainsi que vous vous voyez ?

Oui, puisque c’était le but quand nous avons créé le groupe. Il y avait un autre groupe qui chantait également en japonais au Brésil mais personne ne proposait les chansons issues de tokusatsu et nous voulions que le public les découvre. Nous avons donc utilisé le mot Sentai car il est vraiment très connecté à l’univers tokusatsu. Et puis Sentai représente aussi un squad de super héros, une équipe comme on la voit dans les séries TV et on est un peu pareil ! (Rires)

OST Gaijin Sentai

Ensuite mon frère, qui joue de la basse dans le groupe, voulait ajouter le mot gaijin à l’époque, et il faut dire que ça nous définit assez bien : nous chantons en japonais,  nous venons de différents pays… Ça semblait logique.

Anime, tokusatsu, rock et premier album : la musique de Gaijin Sentai

Parlons maintenant de votre musique… Sur votre page Facebook, vous vous présentez comme un groupe qui mixe anime, rock et aussi du tokusatsu. Mais comment on peut mettre le tokusatsu en musique ?

L’esprit de persévérance, l’amitié, le combat pour ce en quoi on croit, tout ça représente l’univers et les héros du tokusatsu et c’est ce qui nous a servi de référence pour nos lyrics. Les thèmes musicaux, les arrangements, les mélodies et les rythmes ont aussi de l’influence sur nos compositions.

Et du coté des covers d’anime, quelle est la plus populaire ?

Pegasus Fantasy est notre première cover et sans doute notre plus populaire, car Saint Seiya reste l’anime qui a le plus de succès ici. En plus cette chanson est tellement puissante !


Pegasus Fantasy en version acoustique

Votre premier album, OST, est sorti en février dernier. Alors que vous faites des concerts avec beaucoup de cover d’anime cet album ne propose que des morceaux originaux. Est-ce que cet album est un tournant dans votre carrière ?

Gaijin sentai - Capa - OSTPetite précision : depuis nos débuts nous avions déjà édité deux singles Jaguatime VS Sunrider avec Eizo Sakamoto, qui était notre tout premier enregistrement, puis un single au Portugal en 2010, qui était une cover de Saint Seiya pour les fans.

Mais c’est vrai qu’il s’agit de notre premier album, et qu’il représente énormément de choses pour nous… Mais je vais essayer de faire court ! (Rires)

Nous ne voulons pas arrêter de jouer des génériques d’anime, nous continuerons toujours de le faire, mais le public nous demande nos propres chansons. Ça nous a surpris mais il nous l’ont demandé, donc nous l’avons fait. Ce n’était pas évident car nous étions le premier groupe au Brésil à faire ça, je veux dire des chansons originales en japonais. Je pense même qu’on est les premiers à le faire sur le Continent.

Au Brésil tout ça n’existe pas donc je pense que c’est important de proposer cette musique et de développer la pop culture japonaise car jusqu’ici il n’y avait pas de groupe professionnel. Donc avec cet album, les medias regardent la jpop et le jrock différemment. Quand ils s’intéressent maintenant, ils peuvent se dire qu'”il y a un vrai travail derrière, c’est du sérieux“.

Deuxième question sur l’album : quel en est le concept ?

Nous avons puisé beaucoup d’inspiration dans les séries japonaises mais aussi dans la télé et les films de SF nippons des années 50,60 et 70. Les génériques d’anime jpop sont une référence pour beaucoup de monde ici au Brésil donc nous avons essayé de les mixer avec notre propre culture : “Japanese style with Brazil Feeling” si on devait résumer.

Si on s’intéresse au nom de vos chansons : Defender, The First, Jaguatimem VS Sunride… Tout ça tourne autour du fait d’être fort, comme un combattant ou un guerrier… C’est l’un de vos messages ?

Oui. Nous voulons toujours transmettre des messages positifs à notre public. Pas mal de gens nous disent ” je vous écoute le matin, comme ça je me sens mieux ou plus fort” ou “ça m’aide pour affronter mon boss, ça me donne de l’énergie“. C’est ça qu’on a envie de faire.


K, l’un des morceaux originaux d’OST

Quels sont les autres messages ?

Je dirais l’amitié, nous aimons aussi parler de l’âme humaine, ses drames et ses conflits, ainsi que de la nature… On utilise en fait les héros comme métaphore pour évoquer tout ça.

Vous insufflez toujours beaucoup de passion dans vos chansons, d’où vient-elle et d’où tirez-vous votre énergie ?

Pensif … Ça vient de … de la nourriture végétarienne surement ! (Rires)

Non plus sérieusement de notre envie de rendre les gens heureux, je pense.

Nordan, plein d'énergie !

Si on s’intéresse à votre façon de travailler : qui compose, qui écrit les paroles ?

Tout le monde compose, et parfois je viens avec une idée ou une harmonie, une mélodie au chant, ou quelqu’un d’autre va faire un arrangement ou va proposer une idée et on échange. Chacun apporte un morceau en fait.

Une des particularités du groupe est que vous êtes le chanteur principal mais que vous laissez parfois la place à d’autres, à Dani par exemple, pour un refrain ou un morceau en entier. Comment tout ça se décide et se réalise ?

En fait Dani est aussi une chanteuse de premier plan dans le groupe. Elle a commencé à chanter après moi donc beaucoup de chansons se sont retrouvées écrites pour moi au départ, et il n’y avait que deux ou trois chansons pour elle. Mais dans le prochain album elle chantera davantage.

Dani

Après pour choisir qui chante… (il réfléchit)

En fait on se lève, on écrit une chanson pour l’un des membres et voilà, ce n’est pas vraiment un choix, plus une inspiration. Par exemple quand nous avons rencontré Eizo, j’ai écris un morceau en pensant à sa voix et à son style, c’est lui le Sunrider dans le chanson éponyme ! (Rires)

A propos de Horse and Gears, votre dernier morceau : est-ce que vous pouvez nous raconter son histoire et celle de son clip ?


Horse and Gears

En fait ce morceau date d’avant Gaijin Sentai. J’étais dans un groupe de musique médiévale mais nous n’avons jamais pu la jouer car le groupe s’est séparé trop tôt. Mais nous y avons repensé lorsque nous étions en train d’enregistrer OST. Donc nous avons commencé à écrire les paroles et tout l’ambiance médiévale du morceau nous a influencé et aidé à créer un héros de ce genre d’histoire, en y ajoutant une petite touche de steampunk. C’est l’histoire d’une amitié entre un vieux robot et son ami le cheval, influencée par Don Quichotte, le steampunk et le tokatsu. Cette chanson parle  aussi de la façon de surmonter les obstacles lorsqu’on a un ami à ses cotés.

Le clip a été tournée au château de Modus au Portugal, sur un pont à Rome et enfin en France, à la Tour Eiffel ! Nous y étions en tant que touriste et j’avais ma caméra. Quand j’ai vu la tour je me suis dit : “oh mon dieu, c’est totalement dans l’esprit steampunk de Horse and Gears !“. Je crois aussi que les fleurs au début du clip viennent du Parc de Disneyland Paris.

Paris justement… Comment vous l’appréhendez ce concert ?

Concert B7Klan - Gaijin Sentai

Nous connaissons déjà l’Europe car nous sommes allés plusieurs fois au Portugal, mais pour la France, ce sera la première fois. Comme je le disais nous y sommes déjà allés. Nous ne connaissons pas le public mais nous avons rencontré les gens, et tout le monde était très gentil. On a donc un bon feeling et nous avons envie de rencontrer tout le monde. On est impatient !

Alors merci Gaijin Sentai, et à bientôt !

Remerciements à Nordan pour son temps, sa bonne humeur et sa générosité. Merci également à Roberto pour avoir rendu cette interview possible !

Version anglaise – English version

From tokusatsu to Gaijin Sentai

Nordan - Gaijin SentaiLet’s start with your personal history: When, and how, did you discover Japan, manga and J-songs?

My first contact was here, in Brazil. In the late 80’s, most of japanese pop culture, arrived through tokusatsu. When I was a little kid we had two popular series being broadcasted : Dengeki Sentai Changeman, a Super Sentai serie, and Kyojuu Tokusou Juspion, e Metal Hero. They were really succesfful and every kid liked it!

There was, also, a few more series broadcasted like Kamen Rider Black, some others Super Sentai, like Dai Sentai Goggle Five, and a bunch of Metal Heroes, like Uchuu Keiji Gavan, Uchuu Keiji Sharivan and some others.

In the early 90’s I had my first contact with anime series. It was Saint Seiya.

What about the music?

Most part of it was the opening and ending themes. And being on stage, allowed me to know Hirinobu Kageyama, the Dragon Ball singer, and Akira Kushida, which also performed France Five theme ! (Laughs)

Why did you choose the path of music?

Well, since I was a kid, I remember me trying to sing these songs. When I was about 15, some friends invited me in for a heavy metal band. I don’t know why ‘cause I wasn’t good! (Laughs). Since then I’ve been part of two or three bands. When I first watched a concert of Kageyama 10 years ago, it inspired me to create a band wich mixes anime songs and heavy metal… It probably started there!


Kageyama – Cha-La Head Cha-La

How Gaijin Sentai was “born” in 2006?

Actually it was a little before that, but we decided to become pro in 2006. When I had the idea, it was at Kageyama concert. That time, I was already part of a metal band. Then I just had to talk them through. Our producer recorded a demo song and sent it to Japanese events in Brazil.

After this we were being invited to perform in these events, but we had a problem. The band didn’t even exist back then. We just recorded a demo! (Laughs)

What are your main influences/references?

From japan I would say the tokusatsu singers like Shinichi Ishihara (Guyver and Go Go Five  themes singer), Ichirô Mizuki (Mazinger Z), Mitsuko Horie and all oldschool guys from those times. There is also the Eizo Sakamoto band and the hard rock female singer from the 80’s Mari Hamada.

Outside Japan, I can also tell the metal band Blind Guardian and Jethro Tull a hard rock progressive band.

Do you have any brazilian influences?

We use some Brazil rhythms in our music for sure. We have a famous band named Angra, they were famous in France, and Sepultura. We like MPB, the popular music in Brazil, and also Tom Jobim and bossa nova musicians.


Moonlight Densetsu, Sailor Moon thème – acoustic version

Why did you choose to sing in Japanese? It’s a little bit surprising!

I believe the energy of the Japanese things like tokusatsu came from the language. The way they speak. We like this when we hear them and that’s the way we like it, it makes the connection. So we want to keep it like that.

The Japanese language ever was a barrier for the Brazilian audience?

Kind of.

A huge number of people listen to J-Pop and anime songs, most of them, young ones. We have popular stars like Miyavi and female singers Utada Hikaru, Ayumi Hamasaki…. So it’s not such a barrier. We never regretted this choice anyway, and we will always perform in Japanese. We have a music in Portuguese but the main language is Japanese.

The name Gaijin Sentai… this is how you see yourselves ?

Yeah, because this was the goal when we created the band. There was another band who also sang in Japanese but nobody did tokusatsu songs and we wanted to present them to the audience. So we used this word Sentai ‘cause it is very connected to the tokusatsu world. We are also a squad, sentai means squad, like in Tokusatsu series! (Laugh)

OST Gaijin Sentai

My brother, who plays bass, wanted to use the word gaijin back then and it defines us pretty well: singing in Japanese, we are from different countries… Seems logical.

Anime covers, rock and tokusatsu : the Gaijin Sentai music

Let’s talk about your music…

On the FB page you describe the band with a mix of anime, rock and also, more unusual: Tokusatsu ! How do you put tokusatsu into music?

The spirit of perseverance, friendship, and fight for what we believe, present in the universe of Tokusatsu heroes, serve as a reference for the concept of Gaijin Sentai’s lyrics. Also the musical themes of these series, their arrangements, melodies and rhythms have great influences in our compositions

What is your most popular cover?

Pegasus Fantasy is the first one and probably still the most popular, cause Saint Seiya is the most popular anime here. This is a very powerful song !


Pegasus Fantasy acoustic version

Your first album was released in February, let’s talk about it… The group was created in 2006 and makes many shows with anime songs… is this first album, with all original songs, a major turning point?

Gaijin sentai - Capa - OSTWe release two singles: Jaguatime VS Sunrider with Eizo Sakamoto, the first time we recorded, and then a single in Portugal, a cover of Saint Seiya for fans in 2010. Anyway this first album represents a lot of things, but I’ll try to be short (Laugh).

We don’t want to stop playing anime cover and we will do it forever but the public ask for our songs. It surprises us but they ask for it so we will do it. It’s quite difficult because we are the first one in Brazil to do that, I mean original songs in Japanese. I believe we are the first rock band to do it in the western countries.

In Brazil we don’t have this, so this is important to have Japanese pop culture, because so far we didn’t have professional bands. So with this album, the media is now looking for the jpop and jrock with a different eye. They look at it and they can say: “ah ok it’s a solid work, this is serious”.

Second question… The name of this album is OST, what is the concept?

We use a lot of references from the Japanese series and the old school 50’s, 60’s, and 70’s tv shows and sci-fi movies from Japan. Anime jpop songs are a reference for a lot of people in Brazil so we try to mix both cultures. Japanese style with Brazil feeling. Try to mix them both.

About the name of your songs: Defender, The First, Jaguatimem VS Sunrider seem to be on the same subject, about being strong, a kind of a fighter or a warrior? This is one of your messages?

We always think about giving some good message to the audience. A lot of people says “I’m listening in the morning because it makes me feel better, stronger or it helps to face my boss, it gives me power”. That’s what we want to do.


K, from OST

Are there other messages in your music?

Friendship, soul dramas, conflict soul, also about Nature… We use heroes like a metaphor to talk about these things.

You always give a lot of passion in your songs, where does this come from?  From where does this energy come?

Thinking … It comes from… vegetarian food maybe! (Laugh)

Simply from the will to make people happy, I think.

Nordan, plein d'énergie !

For this album, how do things work: who is composing, writing the lyrics…?

Everybody composes, sometimes I came with an idea or a harmony, a voice melody, and another one makes the arrangement or comes with another idea, we exchange. Everybody makes a piece of it.

You also have a particularity in the band: you’re the main singer but sometimes you let Dani or others ones take the lead for a few minutes or for the whole song… How does it happen? How did you choose who will sing?

Dani is the lead singer too. She began to sing after me so we had a lot of songs which were written for my voice at the beginning. So when she began we had only 2 or 3 songs for her, but in the next album she will sing more.

Dani

About choosing… I don’t know, we wake up I’ll write a song for someone and that’s it, it’s not really “a choice”. For example when we met Eizo, I wrote a song thinking of his voice and style. He is the Sunrider of the title.

Horses and Gears, your last song: what can you tell us about its history and its music video?


Horse and Gears

It was a song I wrote before Gaijin Sentai. I was in a medieval music band but we never played it because we split too fast. But we thought about it when we recorded OST. So we began to create the lyrics and the medieval mood helped us to create a hero influence by those kinds of stories, with a little bit of steampunk. It’s about friendship and how we can face the obstacles when we have a friend with us. It’s the friendship between an old robot and his horse friend, influence by Don Quichotte, steampunk and tokusatu.

Shoot of the music video was made in Portugal’s Modus castle, a Rome bridge and in France’s Eiffel Tower. We were there as tourist and I had my camera. When I saw the tower I said: “oh my God it’s totally Horses and Gears because it has the steampunk spirit. I think the flowers at the beginning are from the Disneyland Park too.

How do you feel about the French show?

Concert B7Klan - Gaijin Sentai

We already know Europe ‘cause we went to Portugal many times but in France it’s the first time. We were there, we don’t know the audience, but we know the people, everybody is very nice. We have a good feeling about them, and we want to meet everybody. We are very excited !

Thanks Gaijin Sentai, and see you soon!

Thanks to Nordan for is time and is passion ! Thanks to Roberto too, for making this interview possible !

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