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Anam Kawashima : parcours d’une musicienne en dehors des normes

  • Sumo

Anam Kawashima

Comme chaque année, Japan Expo est une excellente occasion d’avoir des coups de cœur parmi les invités, en dehors des projecteurs des invités d’honneur, pour des artistes dont le talent est parfois inversement proportionnelle à la notoriété … La valeur n’attend pas le nombre des papiers en quelque sorte. Laissez moi donc vous présenter Anam Kawashima, une chanteuse, guitariste et compositrice folk, amoureuse de la musique et libre, dans ses paroles comme dans son art. Votre serviteur a eu l’occasion de la rencontrer et, à l’image de mes camarades rédacteurs, nous sommes tous tombés sous le charme de ce bout de femme énergique, hyper-expressif et avide de rencontres…

Mais commençons par les présentations…

Anam : une carrière entre folk et Europe

Anam KawashimaAnam Kawashima est née du coté d’Osaka,  en 1979. Elle est la fille cadette du chanteur folk Eigo Kawashima qu’elle accompagne très tôt, à  la guitare comme au chant, et elle fera ses débuts sur scène avec lui, en mars 1993. Sa carrière professionnelle commence en 2000, dans le groupe Anam & Maki, avec le single Tatakae ! Nora Inu. Son père décède un an plus tard.

Anam continue son duo chez la major Warner jusqu’en 2008 en tant que chanteuse et guitariste du groupe, pour un total de cinq albums. Néanmoins, le groupe se dissout en 2008 et elle décide alors de s’auto-produire pour une carrière en solo, après une pause en 2009 pour la naissance de sa fille. Elle écrit ensuite pour les autres, réalise des concerts de live & painting avec l’auteur de livre pour enfant Tomonori Taniguchi. Elle écrit également des musiques pour le monde de la pub : Florida Grapefruits et Kit Kat. Enfin à l’image de son prénom Anam dont le kanji (亜奈陸) peut signifier “un pont entre le Japon et le monde”, elle tente de faire découvrir sa musique à travers le monde et de rencontrer ses fans, ses Anam cara comme elle les appelle, tout autour du globe. Une tournée, de Londres à Shanghai, vient couronner son parcours en 2012.

C’est donc une artiste curieuse, ouverte et ravie d’être là que nous avons pu rencontrer pour 15 minutes d’interview, avant d’être suivi par notre chère Lōlu de Journal du Japon qui est venu compléter notre entrevue. Là où j’ai pu parler de ses débuts de son parcours jusqu’à Japan Expo, ma chère collègue à pu embrayer directement sur la musique, le chant et ses influences. L’interview arrivera ce soir sur JDJ. Enfin, car nous étions nombreux, les amis Merlin de Mata-web et Dimitri de Kochipan ont eux aussi rencontré Anam, et je vous invite à aller jetez un oeil à leur compte-rendu qui devrait arriver dans la semaine. Nous avons en effet tous tous publier nos papiers en ce début aout pour que vous puissiez en profiter pour découvrir les différentes facettes de cette artiste à ne pas rater !

Passons maintenant à l’interview 🙂

Une vie en musique…

Bonjour Anam Kawashima !

Pour commencer…Comment vous êtes-vous retrouvée, à l’âge de 13 ans, sur scène ?

J’ai grandi dans un foyer de musiciens, mon père en était un lui-même. J’ai toujours vécu dans une maison avec des instruments disséminés un petit peu partout… Et quand j’étais jeune – en primaire – je faisais un peu de bêtises, je n’étais pas vraiment une petite fille sage (rires) et mon père m’a alors dit : « mais ça t’intéresses la musique toi, non ? Alors vient plutôt jouer avec moi plutôt que de faire des idioties »

Il m’a donc, en quelque sorte, ramenée dans le droit chemin avec la musique et c’est ainsi qu’à 13 ans je me suis retrouvée à monter sur scène.

 Quel souvenir gardez-vous de ce premier concert ? Je suppose que vous étiez assez impressionnée non ?

Anam pousse alors un Héééééééééé totalement approbateur, avant de s’expliquer…

Anam Kawashima

Je me rappelle qu’avant le live mon père me donnait des leçons et j’avais du mal à accorder mon jeu de guitare avec ma voix. En plus de ça, mon père voulait m’enseigner la façon de bouger sur scène avec la guitare et je n’y arrivais pas du tout… Je me souviens que j’en ai pleuré avant de monter sur scène ! (Rires)

Après sur le concert lui-même… En fait c’était mon premier concert, certes, mais depuis toute petite j’avais l’habitude de jouer devant des gens…

Anam regarde sa jeune fille de 3 ans et poursuit… En fait dès que j’ai eu son âge j’ai commencé à jouer en famille et donc cette première fois n’en était pas vraiment une. Je ne garde pas de souvenir particulier de cet instant précis, il était dans la continuité des autres.

Est-ce que devenir professionnel s’est fait dans cette continuité, comment ça s’est passé ?

J’ai monté mon premier groupe quand j’avais 15 ans, en première année de lycée, c’était plutôt un passe-temps. A 18 ans j’ai fini le lycée mais je ne suis pas allée à la faculté, je ne le souhaitais pas vraiment de toute façon, je voulais essayer de travailler dans la musique.

J’habitais à Osaka à l’époque mais il ne se passait pas assez de chose là bas. Donc je suis monté à Tokyo, la capitale, là où tout se passe, là où on trouve les labels, etc. J’ai donc commencé à faire de la musique en jouant dehors, en faisant des lives pour que quelqu’un me remarque. Mais comme juste attendre ça ne rapporte pas grand-chose, j’ai téléphoné aussi à plein de maisons de disque et c’est comme ça que quelqu’un a fini par venir me voir, m’a remarqué, et c’est ainsi que j’ai signé mon premier disque.

Vous chantez et vous jouez aussi de la guitare… Vous vous sentez attachée à cet instrument, qu’est-ce qu’il représente pour vous ?

C’est une partie de moi-même en fait. Je ne sais pas quoi faire quand je n’en ai pas une dans la main. (Rires) Lorsque je l’ai avec moi je me sens quelqu’un d’autre, quelqu’un dont je suis fier…

Ensuite vous avez joué en duo dans un label, un certain temps, avant de partir en solo et surtout de vous auto-produire… Pourquoi ce choix et ce changement ?

La liberté… C’est la première raison.

Quand on appartient à un label et qu’on veut faire quelque chose il faut rencontrer le manager dans les bureaux qui nous envoie ensuite voir telle ou telle personne pour lui demander telle ou telle chose… Je veux aller voir qui je veux quand je veux et aller où je veux sans avoir à demander de permission. C’est ça qui m’a poussé à quitter le label.

 Mais ça doit avoir ses inconvénients aussi…

Approuvant vivement dans un rire… Oh oui !

Anam Kawashima

En plus j’ai une enfant donc c’est difficile. Mais bon c’est le prix à payer. On se rend compte qu’en étant libre on peut davantage bouger et ça permet de rencontrer pas mal de gens, donc je ne regrette pas ce choix, bien au contraire.

Petit intermède : sa petite fille, voyant que l’on parle d’elle, que nous n’étions pas hostile et que l’ambiance était bonne, nous propose une de ses sucreries et nous acceptions avec le sourire avant de poursuivre…

Vous voici donc aujourd’hui à Japan Expo… D’ailleurs vous allez peut-être pouvoir lever un mystère pour nous : les showcases des artistes durent habituellement 45 minutes, 30 parfois, mais les vôtres ne font que 15 minutes… Vous avez une explication ?

En fait ce n’est pas Japan Expo qui est venu me chercher, c’est moi qui les ai contactés. Il se trouve que je suis venu en Europe justement à cette période et que je cherche à multiplier les expériences, à jouer avec d’autres artistes, à réaliser des concerts face à plein de gens… Donc je leur ai demandé s’il pouvait me faire une petite place ! (Rires)

Justement, vous sortez tout d’un showcase… Comment s’est-il déroulé ?

C’était vraiment très amusant. En plus j’ai eu de la chance, plein de monde est venu me voir et il y avait une bonne ambiance. Les français sont très réactifs à ce qui se passe sur scène : il suffit que je descende un peu de la scène pour me rapprocher d’eux et on sent tout de suite qu’il y a une vraie excitation, différemment du Japon où il y a quand même une barrière entre l’artiste et le public.

Anam Kawashima au JE Live House

Ce concert est loin d’être votre premier en Europe. En effet vous avez fait pas mal de tournée en Asie – ce qui est classique pour une Japonaise – mais également en Europe, ce qui est beaucoup plus inhabituel… Pour quelles raisons ?

En fait tout ça est un peu lié à ma nature, à mon caractère… Je suis quelqu’un de très expressif ce qui ne colle pas toujours au Japon et au public japonais. Notamment les hommes japonais qui me voient un peu comme quelqu’un d’un peu excité et ils ont souvent un mouvement de recul.

Par contre quand je viens en Europe je peux être moi-même et je suis très bien acceptée telle que je suis ici, je peux vraiment m’exprimer.

On espère que vous reviendrez nous voir pour nous en dire plus alors. Merci !

Notre entrevue s’achève déjà, malheureusement, et nous demandons à l’artiste encore une ou deux photos, avec sa fille notamment. Nous évoquons alors, avec le sourire, ces artistes japonais timides qui répondent par des monosyllabes en interview et nous rions, une dernière fois, avec sa jeune fille qui accepte de prendre la pose avec sa mère, pour la dernière photo.

Anam Kawashima et sa fille

Anam Kawashima désire (et devrait) revenir durant l’automne pour nous offrir cette fois-ci un vrai concert… Vivement les retrouvailles alors, car nous voilà conquis !

En attendant retrouvez les photos du concert ci-dessous et sur notre page Facebook. Vous pouvez aussi suivre Anam sur sa propre page FB.

Photos de l’interview signées par Danielle Gueugnot, Chung-Hee Jee et Merlin, merci à eux ! Ensemble des visuels © Paoru.fr

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Un commentaire pour “Anam Kawashima : parcours d’une musicienne en dehors des normes”

  1. [Interview] avec Anam Kawashima : le folk dans tous ses états - Journaldujapon a dit :

    […] établissant ainsi une interview digne de ce nom. Dans la première partie de ce tête-à-tête, que vous pouvez lire ici, Anam parle de son enfance et de ses premiers pas dans la musique. Elle nous confie également les […]

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