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Chihayafuru : des débuts passionés !

ChihayafuruJ’ai, de temps à autre, le plaisir de croiser la route de quelques bons joseis, ces mangas pour femmes. Ces titres font souvent mouche chez l’ancien lecteur de shôjo que je suis. C’est pour cette raison qu’aujourd’hui je vous parle de Chihayafuru, le nouveau manga de Yuki Suetsugu, sorti fin mars chez Pika.

Ce titre narre la vie d’une enfant du nom de Chihaya et de ses deux amis, Arata et Taichi, qui vont se lier d’amitié grâce à un jeu de cartes traditionnel japonais : le Karuta. Entre tranche de vie, jeu et romance, ce récit est publié depuis 2008 au Japon dans les pages du Be Love, un bimensuel de la Kodansha dont s’est le premier titre publié en France.

La série compte déjà 20 volumes, ce qui nous permet de se lancer rapidement sa découverte cette année, et elle est toujours en cours, relancée notamment par une adaptation TV en 2011-2012 des studios Madhouse. Nous vous en parlions il y a quelques semaines à travers l’interview du staff de la série – déjà très intéressante – et nous avons pu aborder le choix de ce titre avec la directrice éditoriale de Pika, Kim Bedenne, pour une entrevue qui arrive très prochainement sur Paoru.

À force d’en discuter, c’est donc avec impatience que j’attendais ce titre… Voici ce que je peux vous dire du premier volume !

Une vie nouvelle, commence pour elle… ♫

ChihayafuruLa petite Chihaya est la plus grande fan de sa grande sœur, Chitose, très belle et en route pour une carrière de mannequinat. Chihaya rêve de voir sa sœur devenir le plus grand mannequin du Japon, sans trop se préoccuper de sa propre destinée. Jusqu’au jour où elle fait la connaissance de Arata, un nouvel élève de sa classe, taciturne et discret, qui est mis de coté par ses camarades qui le raillent régulièrement pour ses habits miteux et le manque de moyen de ses parents.

Chihaya ne prête pas attention à ces moqueries et va même se rendre compte que le jeune homme possède un talent surprenant, pour un jeu qu’elle ne connait pas encore : le karuta. Ce jeu de cartes consiste à mémoriser les cents poèmes traditionnels nippons et à bondir sur les cartes sur lesquelles ils sont inscrits, dès que les premières syllabes sont prononcées par une tierce personne. Chihaya est impressionnée par la capacité d‘Arata à repérer les bonnes cartes en une fraction de seconde… Et elle va se piquer au jeu, démontrant une disposition naturelle pour bondir plus rapidement que tout le monde sur les poèmes.

Ils sont rapidement rejoint par Taichi, le premier de la classe. Ce dernier découvre que l’on peut faire autre chose que d’être le meilleur en tout, pour ne jamais décevoir une mère qui ne jure que par l’excellence. Les 3 collégiens vont rapidement se lier d’une amitié soudée par la joie de vivre et l’énergie de Chihaya, même si la sœur de cette dernière voit d’un mauvais oeil de ne plus être son centre d’attention. Car Chihaya est maintenant passionnée de karuta, et ne va pas tarder à aborder sa toute première compétition officielle !

Le karuta : 2,3 bases pour la route…

Après le jeu de Go et le Shôgi, voici le Karuta, autre jeu culturel japonais aujourd’hui transposé en manga. Même si la découverte d’un pan de la culture nippone a de quoi attirer les curieux, ces jeux aux règles parfois obscures ou complexes ont tendance à freiner le grand public et à réduire la cible de ce genre de titre. Hikaru no Go, le premier du genre chez nous, a réussi à passer outre en insufflant un coté shônen sportif au titre. Pour Kings of Shôgi le caractère seinen du titre n’a pas permis de toucher autant de monde, d’autant que sa proximité avec les échecs, un jeu bien connu chez nous, en a refroidi plus d’un.

Chihayafuru gère différemment son sujet. Tout d’abord, le karuta lui-même est un jeu extrêmement abordable lorsqu’il est suffisamment simplifié : c’est un jeu de mémoire où ils faut bondir le plus vite possible pour récupérer un carte devant soi… Dis comme ça on pourrait presque croire à une variante du Jungle Speed avec des haikus, les poèmes japonais. Ces derniers n’ont d’ailleurs aucune importance en soi puisque le jeu est essentiellement basé sur la phonétique.

Chihayafuru

C’est d’ailleurs là qu’il offre quelques subtilités qui sont, là aussi, simples à comprendre : sur les 100 poèmes utilisés, certains commencent forcément par les mêmes syllabes, alors que d’autres sont identifiables dès le premier son. Il faut donc vous élancer en une fraction de seconde ou alors attendre LA syllabe qui départage les 2 ou 3 poèmes potentiellement concernés. C’est d’ailleurs le cas du jeu de mot autour du titre : Chihayafuru est le début du poème correspondant au nom de l’héroïne, Chihaya.

C’est en substance ce qu’on comprend à l’issu de ce premier tome. Les parties, pour l’instant très courtes, font la part belle à la tension nerveuse des participant(e)s, aux aguets et les sens en éveil juste avant l’annonce du poème. Mais le jeu, aussi original qu’il peut l’être, ne figure qu’au second plan. Une fois qu’on en a compris les grandes lignes, il devient assez facile de vivre la passion naissante de Chihaya. Le karuta se résume alors à un véhicule de rebondissements et d’intenses émotions.

Chihayafuru

Chihayafuru : quand trois vies sont mises en jeu

ChihayafuruL’un des grands talents de Yuki Suetsugu est de commencer son histoire lors de l’enfance de nos trois héros tout en proposant plusieurs niveaux de lecture : ces trois collégiens de 6ème vivent leur passion sans barrière ni calcul, avec sincérité et plein d’étoiles dans les yeux. C’est attendrissant, drôle et quelque part enthousiasmant. Mais le jeu est aussi là pour faire écho à des problèmes plus profonds pour chacun de nos protagonistes. Avant le karuta, Chihaya ne vivait que par procuration et lorsqu’elle tente de raconter ses premiers pas en famille, elle est reste transparente. “Je joue donc j’existe” : beaucoup plus qu’un adage pour notre héroïne, une future façon de vivre.

Arata est le petit-fils d’un ancien grand nom du karuta, duquel il a tout appris. Doté d’une mémoire hors du commun, il met toute son énergie dans ce jeu pour devenir le champion du monde et transcender sa condition de garçon pauvre. À l’opposé, le jeune Taichi est autant plongé dans ses études qu’Arata dans le karuta, mais le chemin qu’il suit est celui qu’a tracé ses parents et notamment sa mère, qui ne voit dans son fils qu’un reflet de sa propre réussite, et dans le karuta une perte de temps. Déconcerté et séduit par Chihaya, une jeune fille qui se moque bien de ses notes et des convenances, Taichi va se lier à ses premiers vrais amis. Il découvre le mot loisir et le partage d’une passion.

Si on se prend donc d’affection pour ces trois protagonistes, on a encore plus hâte de voir comment ils vont évoluer et faire face à des chemins chargés d’embûche. En effet, le premier arc – assez court – se déroule durant l’enfance puis vient un ellipse qui propulse notre trio à l’adolescence dès le tome 2, qui devrait arriver au mois de mai. Que vont devenir les 3 amis autrefois si fortement liés par le karuta ? Avec l’âge vient le poids des responsabilités mais aussi la découverte de l’amour… Mélangé au karuta et ses compétitions, le cocktail est des plus intriguant, me voilà pris au jeu !

Fiche descriptive

chihayafuru-manga-volume-1Titre : Chihayafuru
Auteur : Yuki Suetsugu
Date de parution : 27 mars 2013
Éditeurs fr/jp : Pika / Kodansha
Nombre de pages : 192
Prix de vente : 6.95€
Nombre de volumes : 1/20 (en cours)

CHIHAYAFURU © Yuki Suetsugu / KODANSHA Ltd.

Pour vous faire un avis, la preview est disponible ici. Pour finir, vous pouvez suivre Yuki Suetsugu sur son compte Twitter, ici.

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3 Commentaires pour “Chihayafuru : des débuts passionés !”

  1. Chihayafuru : des débuts passioné... a dit :

    […]   […]

  2. Chihayafuru : des débuts passioné... a dit :

    […] Après le jeu de Go et le Shôgi, voici le Karuta, autre jeu culturel japonais aujourd'hui transposé en manga. Même si la découverte d'un pan de la culture nippone a de quoi attirer les curieux, ces jeux aux règles parfois …  […]

  3. La revue de presse du 8 au 14 avril | Club Shôjo a dit :

    […] Chihayafuru : des débuts passionnés […]

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