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Sankarea : like a zombie, touch for the very first time ♫

sankarea

Like a zooom-om-om-ombieeee ♫ Hum, pardon. Où j’en étais moi ? Ah oui…

Après des années où le lectorat manga a été abreuvé de vampires, l’année 2012 a prouvé que la tendance du coté des undead était clairement au zombie, et pas que dans le manga d’ailleurs. Après Blood Lad, The Arms Peddler, Resident Evil ou I am a Hero en 2012, le premier titre de 2013 qui s’essaye au genre est Sankarea, chez Pika. Donc en attendant que ma commande de Kings of Shogi arrivent à bon port pour finir notre dossier shôgi, parlons un peu de ce titre de Mitsuru Hattori qui se lit fort bien et a de quoi vous faire passer un bon moment…

Pour information ce titre, qui parle de l’histoire d’une jeune fille de bonne famille transformée en zombie par un garçon fan du genre, est publié au Japon depuis 2009 par Kōdansha dans le magazine mensuel Bessatsu Shōnen Magazine (XXX Holic, Shingeki no Kyojin). La série compte sept volumes reliés, au rythme de deux par an, le dernier datant de novembre 2011. Toutes ces infos et d’autres en fin d’article, comme d’habitude !

 Sankarea

Passons à cette première preview de l’année, bonne lecture 😉

Hey Sanka, t’es mort ?

Chihiro Furuya est un jeune lycéen qui a une passion originale : les zombies. À la tête d’une collection impressionnante de jeux vidéo, films et produits dérivés, le jeune homme va passer à un stade supérieur lorsque son chat, Babu, trouve la mort sous les roues d’un camion. À l’aide d’un vieux livre déniché dans le temple bouddhiste de son père, Chihiro se lance dans la réanimation de son chat mais on ne s’improvise pas créateur de zombie du jour au lendemain et il peine à trouver LA formule qui lui rendra son compagnon à quatre pattes.

Néanmoins ses soirées occultes dans un hôtel abandonné vont l’amener à rencontrer Rea Sanka, une jeune fille de bonne famille, qui vient chaque jour dans cet endroit désert pour se défouler. Rea est la fille du directeur du lycée voisin de celui de Chihiro, et tous les garçons sont fous d’elle, de son perpétuel sourire, de sa pureté et de son physique totalement craquant. Mais la vie de Rea est celle d’une prisonnière : elle est maltraitée par sa famille et surtout par son père, qui contrôle chaque minute de sa vie et ne cesse de l’humilier, n’hésitant pas à la corriger si elle n’a pas suivi ses ordres.

Rea Sanka Rea

Tombant l’un sur l’autre, Chihiro et Rea n’ont d’autres choix que de partager leur secret. Lorsque Chihiro menace Rea, pour plaisanter, de la transformer en zombie, celle-ci ne se montre pas du tout hostile au projet… Le jeune adolescent refuse, mais le destin va en décider autrement !

Une comédie zombie-romantique

L’univers du zombie est surtout cinématographique, en tout cas c’est là qu’il a toujours existé le plus visiblement. Ce sous-genre du cinéma d’horreur fait partie de la grande famille du cinéma de série B, rendu populaire ces dernières années par le maitre du genre George Andrew Romero, le film I am a Legend avec Will Smith, la saga Resident Evil ou encore, plus récemment, par une série comme The Walking Dead. L’histoire de zombie est généralement un mélange de violence et de gore avec une pointe de sexe, ou tout tourne autour de la survie d’un héros ou d’un groupe. Dans le domaine du manga il existe dorénavant quelques titres qui suivent d’assez près les codes du genre comme Resident Evil (logique) ou le plus surprenant I am a Hero.

Sankarea

Sankarea n’est pas de ceux là… Mais alors pas du tout ! Ce manga mixe le sujet du zombie avec une histoire lycéenne qui mélange drame et romance : un jeune garçon ne parvient pas à surmonter la mort de son chat et il rencontre une jeune fille de bonne famille qui doit faire bonne figure alors qu’elle est maltraitée et humiliée au sein de sa propre famille. On décèle même un triangle amoureux à venir puisque la cousine et amie d’enfance de Chihiro, l’énergique et pulpeuse Ranko, tient un rôle ambiguë de grande sœur, pas tout à fait en phase avec des sentiments naissants dont elle ne sait pas vraiment quoi faire.

Au milieu de tout ça s’insère donc les morts-vivants, qui apporte un premier plus à un pitch très classique. L’héroïne va mourir et renaître sous la forme d’un zombie ce qui, même si ça peut paraître étrange, fait complètement son bonheur. À coté d’elle on retrouve un jeune adolescent ravi de voir sa passion devenir on ne peut plus concrète. Mais il est désormais en charge de veiller sur ses créations : après avoir cherché et trouvé la formule pour ressusciter son chat, c’est un animal de compagnie ET une jeune fille qui n’en font qu’à leur tête qu’il va devoir gérer. D’autant que la candide Rea se sent désormais libre et totalement désinhibée. Elle a bien l’intention de découvrir tout ce que la vie peut offrir a une belle lycéenne, y compris l’amour !

sankarea

Des ingrédients prévisibles, et d’autres moins

Sankarea adapte le genre zombie avec beaucoup de liberté mais cela ne lui empêche d’en garder quelques ficelles : Rea étant morte, comment faire pour que son corps ne se décompose pas et à quoi ressemblera sa nouvelle personnalité ? La fin du tome 1 nous laisse un duo qui va devoir gérer la rigidité cadavérique de notre héroïne, sans compter que son esprit semble partir en sucette. De quoi titiller l’intérêt des amateurs, d’autant que les planches des prochaines tomes qui trainent sur internet montrent une Rea inquiétante… Et avide de chair fraiche.

Autre code, qui se marie parfaitement avec le fan service habituel, les deux personnages féminins principaux, Rea et Ranko, sont régulièrement en tenue légère… Voir totalement nue et souvent aguicheuse, que ce soit volontaire ou non. L’auteur, Mitsuru Hattori, n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il est déjà connu pour sa série Kenkō zenrakei suieibu umishō, aka Umisho, manga paru de 2005 à 2008 où des jeunes demoiselles particulièrement bien proportionnées passaient leur temps dans l’eau et donc en maillot de bain.

Rea Tome 7 jp Sankarea

Le mangaka exerce son métier depuis une douzaine d’année et il maîtrise bien son sujet : le chara design est tout à fait classique mais sans fausse note, l’héroïne Rea est totalement craquante et ses sourires angéliques feront fondre pas mal de lecteurs, même s’il faut avouer que l’auteur en abuse un peu… On peut d’ailleurs remarquer les incessants petits traits sous les yeux des personnages, que les dessinateurs utilisent pour signifier une gêne, une colère ou autre émotion vive. Mitsuru Hattori a généralisé le principe, dans un penchant limite moe, mais on lui pardonne (si si).

Heureusement, Sankarea ne se résume pas à la forme et apporte aussi un peu de fond, et je n’évoque pas là comédie romantique cité plus haut mais plutôt des éléments de second plan, comme la famille Sanka, dont le père est un être tortionnaire et absolument malsain dans ce premier tome. Excessivement froid, il pique des colères et frappe régulièrement sa fille mais lui voue en même temps un culte limite glauque, avec un tableau de Rea entièrement nue au dessus de son bureau. On ne sait donc pas où tout ça va nous mener et on évite un scénario trop prévisible… Tant mieux.

Ajoutons une famille Furuya un peu toqué, avec une petite sœur faussement placide et un grand père amnésique mais plein de vigueur, et on obtient des petites touches d’humour tout à fait sympathique. Enfin, pour les amateur d’anime, sachez que le manga a été adapté l’année dernière pour une première saison de douze épisodes par les studios Deen et réalisé par Mamoru Hatakeyama. La fin très ouverte de cette saison laisse penser à une seconde (à suivre sur le Twitter de l’anime), mais toujours est-il qu’elle n’a pas encore été licenciée en France. J’en profite quand même pour vous proposer le premier épisode que j’ai croisé sur Wat TV en préparant cet article :

Voilà vous savez désormais tout -ou presque- de ce que l’on peut retenir de ce premier volume de Sankarea. Sans prétention mais accrocheur, voici un divertissement bien construit, avec une galerie de personnages sympathiques et un détournement amusant du genre zombie. Une bonne série B qui possède encore des atouts dans sa manche, et un bon coup de crayon. Si vous aimez le style de l’auteur vous pouvez faire un tour sur son blog, on y découvre des croquis en tous genre et il est régulièrement mis à jour. C’est d’ailleurs de là que viennent plusieurs des illustrations de cet article 😉

Fiche descriptive

sankarea-tome-1Titre : Sankarea
Auteur : Mitsuru Hattori
Date de parution : 2 janvier 2013
Éditeurs fr/jp : Pika / Kodansha
Nombre de pages : 176
Prix de vente : 6.95€
Nombre de volumes : 1/7 (en cours)

SANKAREA © 2010 Mitsuru HATTORI / Kodansha Ltd.

Preview disponible sur le site des éditions Pika.

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2 Commentaires pour “Sankarea : like a zombie, touch for the very first time ♫”

  1. 6Francs a dit :

    Je crois que le film de Will Smith auquel tu fais allusion est ‘I am legend’ et non ‘I am a hero’ ^^’
    Sinon, merci pour la review, j’avais entendu parler de la série animée mais pas de la publication française du manga. Je vais peut-être laisser encore 1 ou 2 tomes d’avance avant de me lancer dedans.

  2. ramza a dit :

    Exact, bien vu ! C’est corrigé 🙂

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