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Itw A.Plumeri – Doki-Doki : l’éditeur petit mais costaud !

DOKI DOKI logo

C’est le mois dernier que j’ai décidé de me relancer dans un exercice qui me plait tout particulièrement : l’interview d’éditeur. Après vous avoir fait découvrir IMHO il y a quelques semaines j’ai lancé quelques propositions d’interviews et la première qui est revenue est celle d’Arnaud Plumeri, directeur éditorial de Doki-Doki.

C’est avec Doki-Doki que j’ai commencé mes premières collaborations en 2008 et 2009, chez Webotaku, une époque où j’ai appris plein de choses ! C’est donc avec plaisir que je vois cette section manga de chez Bamboo éditions progresser doucement mais surement, en marge des grosses écuries. Depuis 6 ans d’existence, Doki-Doki a depuis fait sa place et a réussi a se doter d’une bonne image de marque et d’un catalogue assez varié.

Que vous connaissiez ou non cet éditeur, voici l’occasion d’en savoir plus sur son catalogue et ses choix éditoriaux, ses dernières nouveautés et ses titres à succès. Nous avons également pris le temps de parler des auteurs nippons, de cette appellation de petit éditeur dans le marché de poids lourds qu’est celui du manga, du scantrad, du numérique, etc !

Enfin pour en savoir plus sur le directeur de la collection Doki-Doki, un petit questionnaire manga vous attend en fin d’interview…

Bonne lecture 🙂

Doki-Doki : l’éditeur, le catalogue et l’auteur

Arnaud PlumeriBonjour Arnaud…

Pour tous ceux qui ne te connaissent pas encore, peux-tu nous parler de ton parcours et de ton arrivée chez Doki-Doki…

Bonjour à tous.

Pour simplifier les choses, je suis un fan de bandes dessinées, comics et manga depuis mon plus jeune âge et je rêvais de travailler dans ce milieu (j’ai tenu d’ailleurs un site web de chroniques dès 1997). C’est ainsi que j’ai été repéré par Bamboo, un petit éditeur en plein essor grâce au succès de sa BD Les Profs, que j’ai rejoint en 2002. En 2006, quand il a été question de créer un label manga chez Bamboo, je me suis joint à Sylvain Chollet pour développer Doki-Doki.

« Doki-Doki, l’éditeur manga qui palpite », un slogan à l’image de votre catalogue ?

Comme vous le savez sûrement, Doki-Doki est l’onomatopée qui sert en Japonais à exprimer le cœur qui s’emballe à la suite d’une grande émotion. Ce terme nous semblait pertinent pour rappeler que nous sélectionnons nos titres d’après nos coups de cœur, et que nous espérons emballer celui de nos lecteurs et lectrices.

Pour un lecteur qui ne vous connaitrait pas d’ailleurs, quels sont les titres emblématiques de Doki-Doki ?

Nos titres les plus connus sont probablement Sun-Ken Rock, Otaku Girls, ainsi que des mangas bénéficiant d’un animé tels que The Sacred Blacksmith, Broken Blade, Freezing… ou encore dernièrement Puella Magi Madoka Magica, une série immanquable au Japon.

SUN-KEN ROCK T14 Broken Blade Puella Magica Madoka

Si on parle de catalogue, mais aussi de votre actu, on peut citer 3 nouveautés : Ethnicity, Iris Zero et Puella Magi Madoka Magica… Je te laisse faire les présentations ?

Ethnicity 01 est un seinen de science-fiction de TADANO Nobuaki, qui a signé chez nous 7 milliards d’aiguilles, nominé l’année dernière aux Japan Expo Awards. La série en 3 volumes raconte l’histoire de Nico, une jeune fille qui vit dans la cité fortifiée de Sensoram où tout est contrôlé et régulé pour éviter les dangers liés à la surpopulation. Son comportement rebelle va lui valoir de perdre tous ses « points de citoyenneté » et d’être expulsée de la cité. Elle découvrira les dangers du monde extérieur, où des zones rebelles commencent à fomenter contre Sensoram.

Iris Zero est un manga tout en subtilité décrivant le quotidien de lycéens possédant chacun un pouvoir dans leur regard. Certains peuvent voir les mensonges de leurs interlocuteurs (une queue de diable apparaît sur ces derniers), d’autres voient les personnes dont la mort est proche (des papillons noirs les entourent)… Le héros, Toru, est considéré comme un paria, car il est dépourvu de pouvoir. Pour contrebalancer cela, il a développé un sens aigu de la déduction qui lui permettra d’aider ses camarades de classe en difficulté et de résoudre les nombreux mystères que recèle le lycée.

IRIS ZERO T1  IRIS ZERO T2  IRIS ZERO T3

Puella Magi Madoka Magica, c’est un vrai phénomène au Japon. La série réinvente l’univers des Magical Girls. Graphiquement, les héroïnes sont très mignonnes avec leurs belles toilettes, mais quand il s’agit de combattre les sorcières qui infestent notre monde et poussent les humains au suicide, on passe en mode « dark » : l’action, les scènes gore et les pouvoirs fabuleux sont de la partie. La série est en 3 volumes.

Si tous les éditeurs de manga publient logiquement des auteurs japonais, certains proposent également des titres d’auteurs français ou coréens. Vous semblez plutôt vous orienter vers ce second choix, pour quelles raisons ?

Pour l’instant, nous restons focalisés sur les mangas qui sortent au Japon. Ta question fait sans doute allusion à Boichi et aux auteurs de Freezing ou Re :birth, mais pour nous, ce sont des mangas à part entière, car ils sont publiés au Japon chez un éditeur japonais. Nous n’envisageons pas pour l’instant de publier des manhwas ou des « global mangas », car nous préférons nous concentrer sur ce que nous savons faire pour développer la collection.

visuel Re-Birth3

Dans les lecteurs de manga, il y a ceux qui sont fans des dessins, ceux qui ne jurent que par les personnages et certains qui mettent surtout en avant le scénario et la narration. Dans l’idéal on aimerait tout en même temps bien sûr, mais en tant qu’éditeur, qu’est-ce que tu regardes en priorité ?

Ce qui est sûr, c’est que si le dessin ne plaît pas, et je dirais même si la couverture ne plaît pas, beaucoup ne feront pas l’effort de lire même si le scénario est en béton.

Donc l’idéal, c’est d’appâter le lecteur par le dessin, et de le ferrer par le scénario. C’est un peu le cas pour Sun-Ken Rock, les gens ont d’abord trouvé le dessin sublime et ont ensuite accroché à l’histoire. En ce qui nous concerne, nous n’avons aucun à priori. Nous pouvons sortir un titre parce que nous aimons le scénario, et un autre parce que nous trouvons le graphisme sublime. Évidemment, lorsque nous trouvons un titre avec les deux, nous n’en sommes que plus heureux.

Quels sont les principaux éditeurs japonais qui travaillent avec vous ?

Nous travaillons avec une bonne douzaine d’éditeurs, et notamment Media Factory, Shônen Gahôsha, Gentosha, Hôbunsha, Flex comix, Futabasha, Akita Shoten, Shinshokan, Kill Time Communication… Au fil des ans, de nouveaux éditeurs nous font confiance en constatant la pertinence de notre catalogue.

Est-ce que tu en as un de favori d’ailleurs, et pourquoi ?

Mon éditeur favori, c’est celui qui accepte nos offres et nous fournit les éléments rapidement !  🙂

Ça peut donc changer régulièrement ! Plaisanterie mise à part, nous nous entendons très bien avec tous et visiblement, ils sont contents de nous. Évidemment, chez Doki-Doki, chacun à une préférence pour le catalogue de tel ou tel éditeur, en fonction de ses goûts propres.

Dans votre catalogue, l’une des stars c’est Sun-Ken Rock, dessiné par le populaire Boichi. Qu’est-ce qui rend ce titre si populaire à ton avis ?

Comme je l’ai dit plus haut, c’est un titre qui a tout pour lui. Un graphisme à couper le souffle, et une histoire en béton. Il suffit d’ailleurs de venir sur notre stand à Japan Expo pour voir les fans venir nous parler spontanément du titre et de ses qualités. Et il ne faut surtout pas croire qu’il est exclusivement aimé des garçons ! SKR a aussi du succès auprès du public féminin, c’est d’ailleurs quelque chose qui nous a surpris au début. J’en profite pour dire aux fans que les prochains volumes s’annoncent grandioses et explosifs.

Boichi connait donc le succès chez vous, mais on a pu constater qu’il a publié plusieurs titres chez Glénat… La décision revient à l’éditeur japonais ?

Hotel et Sanctum sont des titres publiés par Kodansha au Japon, un éditeur avec lequel nous ne travaillons pas pour l’instant. Cela fait partie de la rançon du succès de voir les auteurs que nous avons repérés être publiés chez d’autres éditeurs. Mais je me console en me disant que Sun-Ken Rock reste le titre emblématique de Boichi.

visuel SKR14

Le cas de Boichi n’est pas un cas isolé, on a pu voir les CLAMP changer d’éditeur nippon et dans la foulée d’éditeur français… Les mangakas et / ou leurs éditeurs sont-ils « infidèles » finalement ?

Les mangakas ne sont pas sectaires ^^. Ils travaillent pour les éditeurs qui leur offrent du travail. Dans le cas de Boichi, il s’est fait remarquer pour Sun-Ken Rock par deux gros éditeurs japonais (Kodansha et Shueisha), et tout naturellement, il a rejoint leur catalogue.

Petit éditeur et grand marché

Si on regarde vos parts de marché, aux alentours de 1% en volume de ventes en 2011, on peut classer Doki-Doki dans la catégorie des petits éditeurs… Tout d’abord est-ce que c’est un statut qui te convient ?

Petit éditeur, je ne dirais pas le contraire. Mais je me satisfais avant tout que la collection gagne de l’argent, car ça n’aurait aucun sens de sortir 15 titres par mois et de faire de la promo dans le métro si c’était à perte. Chaque année, nous sommes en croissance. Par exemple, en 2011 nous avons sorti 15 titres de moins qu’en 2010 et pourtant nous avons écoulés au total davantage de mangas.

Comme vous pouvez le voir avec nos opérations en librairie ou notre stand à Japan Expo, nous n’avons rien à envier aux poids lourds du marché question efforts de visibilité. En juin et juillet, vous découvrirez d’ailleurs deux opérations nationales.

Nous grandirons grâce au succès de nos titres, nous le savons très bien, c’est pourquoi nous les choisissons avec soin et que nous sommes toujours ravis lorsqu’ils sont primés comme C : ou Otaku Girls. Progressivement, nous nous constituons une base de fans purs et durs, et je dois dire que de plus en plus de lecteurs nous disent que nous sommes leur chouchou ou un de leurs éditeurs préférés. Je pense que nous sommes voués à progresser et augmenter notre part de marché dans les prochaines années.

C : de Yuko Osada

Ensuite quels en sont les avantages et les inconvénients ?

Je pense que nous avons un contact privilégié avec les lecteurs : notre stand Doki-Doki est un des rares stands où vous serez accueillis par les traducteurs de nos titres (Sun-Ken Rock, Broken Blade, The Sacred Blacksmith…) qui sont ravis de pouvoir discuter de la série dont ils s’occupent.

L’inconvénient, c’est évidemment que lorsqu’on n’a pas de gros blockbuster très rémunérateur, on ne peut pas se permettre des risques inconsidérés dans le choix de nos séries et on doit s’intéresser majoritairement à des titres que l’on peut qualifier de « commerciaux ».

On dit pas mal de chose sur le marché du manga : stable, saturé, de niches ou de stars… Quel est ton point de vue et comment toi tu le qualifierais ?

C’est vrai que 3 ou 4 séries représentent le gros des ventes, malgré le nombre total de mangas sortis par an. Avec notre moyenne de 45 titres par an, on ne pourra pas nous accuser de saturer le marché :). Beaucoup de lecteurs se réfugient vers les valeurs sûres et n’ont pas le courage de dénicher la petite perle. Heureusement, des sites comme Paoru peuvent orienter les lecteurs dans leur choix et leur faire découvrir des petites séries magnifiques comme Vamos Lá. (ndr : Arnaud, ce vil flatteur ^^).

Vamos là!

Sans vouloir jeter la pierre à qui que ce soit, quels sont d’après toi les principaux écueils de ce marché et de ses acteurs ?

Certains éditeurs sortent encore trop de mangas et inondent le marché avec des titres vraiment passables pour leur standing (vision toute subjective, bien sûr). Tout ça nuit gravement à la visibilité générale des titres et à la crédibilité du marché. Enfin bon, chacun fait comme il veut.

What’s coming next ?

On voit que plusieurs gros éditeurs se sont lancés dans la publication de manga au format numérique. Vous espérez pouvoir le faire prochainement où vous pensez que c’est trop tôt, au-delà d’un souci de moyen…

Nous sommes intéressés par le sujet, car Bamboo, la maison-mère de Doki-Doki, est actionnaire de la plateforme numérique Iznéo. Les négociations avec les éditeurs prennent cependant un peu de temps.

Puisque l’on parle de numérique… Est-ce que les titres moins mainstream de Doki-Doki sont eux aussi touché par le scantrad et quel est ton point de vue sur ce sujet ?

Évidemment, beaucoup (trop) de nos titres sont disponibles en scantrad. Et pour les avoir parcourus, je peux vous dire que les traductions sont souvent ratées et bourrées de contresens. Privilégions la qualité, privilégions le travail d’un éditeur !

Enfin quels sont vos futurs projets pour 2012/2013 : de nouvelles licences, la venue d’auteur ?

Nous avons signé de nouveaux titres que nous vous ferons découvrir au fur et à mesure de l’année. Vu le peu de titre que nous sortons, nous essayons de répartir au mieux toute l’année les occasions de communiquer aux lecteurs et aux journalistes. D’ici quelques semaines, nous annoncerons une nouvelle série coup de cœur. Quant à la venue d’auteur, nous y pensons toujours, mais comme cela à un coût, nous préférons privilégier pour l’instant la communication sur nos titres.

NDLR : Pour information, Doki-Doki vient tout juste d’annoncer l’arrivée d’une nouvelle licence pour septembre : Dictatorial Grimoire de Ayumi Kanô.

Dictatorial Grimoire

Arnaud Plumeri : le questionnaire manga

Pour finir, voici un petit questionnaire pour mieux connaître Arnaud Plumeri :

À quel titre dois-tu ton premier souvenir de mangas ?

Je vais partie de cette fameuse génération Goldorak, venue au manga grâce aux dessins animés japonais. Je ne sais plus quel manga j’ai lu en premier. C’est soit Dragon Ball, Akira ou Gunnm.

Quel est celui qui t’a procuré ta plus grande émotion ?

Paoru, ceinture noire des questions difficiles ^^…

GTO ou Dragon Ball pour le rire. 20th century boy et Monster pour le côté prenant. Sun-Ken Rock pour le plaisir des yeux !

Quel manga donnerais-tu à lire à ton pire ennemi ?

C’est un manga appelé (bip), publié chez (bip). C’est vraiment de la (bip). Je pèse mes mots.

Quel manga faudrait-il lire pour mieux comprendre Arnaud Plumeri ?

Existe-t-il un manga appelé « Journal d’un cerveau en ébullition » ? Parce que ce serait celui-là. À défaut, disons Dragon Ball pour Kame Sennin !

Quel est le blockbuster sur lequel tu n’as jamais accroché ?

Le premier qui me vient à l’esprit est Black Butler. C’est très joli, mais l’histoire ne me parle pas, car je ne suis pas le public. Je vous rassure, si on avait pu, on l’aurait publié quand même ! 😉

À l’inverse quel est le flop que tu trouves vraiment injuste ?

Chez Doki-Doki, je regrette la mévente d’Otogi Matsuri et de Full Ahead ! Coco, qui sont tous deux dans leur genre de superbes shônen.

Quel est le manga publié chez un autre éditeur que tu aurais aimé avoir dans ton catalogue ?

Dragon Ball, parce que je suis fan et parce que ça m’aurait permis de changer de voiture. ^^

Dragon Ball

Quel manga attends-tu avec la plus grande impatience ?

J’hésite… Soit le manga qui propulsera Doki-Doki chez les grands… Soit le manga qui fera le même effet sur la gent féminine que les produits de la pub pour « Axe ».  ^^

 Merci Arnaud et bon courage pour la suite !

Merci à toi !

Remerciements à Arnaud Plumeri pour son temps et sa promptitude à répondre !


Plus d’informations sur le site internet de l’éditeur.

Retrouvez toutes nos interviews éditeurs :

Doki-Doki (mai 2012, janvier 2014, novembre 2016)

Glénat (mars 2009décembre 2012, janvier 2015, mars 2017)

IMHO (avril 2012)

Isan Manga (mars 2013)

Kana (novembre 2012, janvier 2014, février 2016, décembre 2017)

Kazé Manga (avril 2011janvier 2012décembre 2013)

Ki-oon (2010, 201120122013, 2014, 2015, 2016, 2017)

Komikku (mai 2014)

Kurokawa (juin 2012,  décembre 2013novembre 2015)

nobi nobi ! (septembre 2013)

Ototo – Taifu (octobre 2012, novembre 2014, Mai 2016, Mai 2018)

Pika (avril 2013, décembre 2014)

Sakka ( juillet 2015)

Soleil Manga (mai 2013, mars 2015)

Tonkam (avril 2011)


Retrouvez également les bilans manga annuel du marché français réalisés par le chocobo : 2010, 2011, 2012 , 20132014,  2015 et 2016 !


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4 Commentaires pour “Itw A.Plumeri – Doki-Doki : l’éditeur petit mais costaud !”

  1. miky a dit :

    un éditeur qui sort des séries B dommage, il avait bien commencé mais c’est enlisé vers des titres de qualité très moyenne. l’éditeur n’existe plus pour ma part.

  2. Demian a dit :

    Commentaire un peu dur à mon avis.
    Pour survivre, les “petits” éditeurs sont obligés de faire des compromis entre ce qui se vend au “grand public” (et qui ne vole pas forcément très haut en général) et des choses plus “qualitatives” qui toucheront forcément moins de monde, et généralement trop peu. Comme le dit fort justement Monsieur Plumeri :
    – “lorsqu’on n’a pas de gros blockbuster très rémunérateur, on ne peut pas se permettre des risques inconsidérés dans le choix de nos séries et on doit s’intéresser majoritairement à des titres que l’on peut qualifier de « commerciaux ».”

    Cela dit, ça ne veut pas dire pour autant qu’ils ne sortent pas aussi des titres plus atypiques et risqués voire des petites perles, encore faut il se donner la peine de les chercher.

    En tout cas ce qui est sur, c’est que de nier entièrement le catalogue d’un éditeur quel qu’il soit (et même les gros éditeurs commerciaux), c’est l’assurance de tôt ou tard louper une merveille.

    Bon sinon, interview très sympa 🙂
    Juste dommage que dans ce genre d’exercice les interviewés soient toujours un peu évasifs ou muselés sur certains sujets ou dès que ça touche à leurs concurrents… (titres mauvais, évolution du marché et politiques de certains éditeurs, etc…)

  3. ramza a dit :

    Pour le coté muselé certains citent parfois des choix de concurrents qu’ils réprouvent ou ne comprennent pas, mais c’est vrai que c’est rare. Et qd ils le lachent en interview live, ils précisent que c’est du off ou le virent à la relecture. Mais pas tous cela dit. Ds l’interview de Kazé Manga, Raphael Pennes explique qu’en terme d’image un Delcourt a été confus ces dernières années. Sinon, mais là c’est du off, certains éditeurs expliquent qu’ils auraient préféré avoir tel titre parce qu’il avait envie de le défendre bec et ongle et que l’éditeur qui l’a emporté le laisse un peu mourir sur le bas coté… Au final des propos qui ne font pas forcément avancer le schmilblick…

    Le seul sujet où il y a une vrai confrontation de style c’est sur le nombre de publications : on a d’un coté Kazé Manga, Glénat, Kana et Pika qui proposent beaucoup de titre et qui se justifient en disant que cela permet de s’imposer sur le marché, de conserver le nombre de ventes (comme Kana avec le ralentissement de Naruto) et qui explique que la saturation du marché n’est pas le vrai problème mais que tous les titres ne sont parfois pas bien amenés sur le marché et que certaines œuvres ratent le public, à cause de l’éditeur, du libraire, un peu tt le monde selon les cas. Un problème de com et de visibilité donc. Et tu as une autre ligne tenue par Kurokawa, Akata, Doki-Doki (et Panini aussi, même s’il ne s’exprime que rarement) qui publient aux alentours de 5-10 volumes / mois mais les bichonnent et qui reprochent aux autres de noyer/saturer le marché. Un clivage intéressant car il y a des réussites des deux cotés… On verra si Ki-oon, qui publie 7,8 titres par mois, restera sur ce genre de technique ou accélèrera en 2013 ou 2014 pour grignoter des parts de marché… Mais il faudrait pour ça un gros shônen et shôjo à la hauteur d’un Pandora Hearts… Et ce n’est pas gagné car ce ne sont pas forcément des domaines où ils excellent, contrairement au seinen. C’est ce qui fait que Kurokawa est encore devant eux pour moi, la présence poids lourds shônen comme le fut FMA, comme l’est encore Saint Seiya ou le saura Blood Lad, idem pour la branche Kodomo et le succès de Pokémon… Fin bref je m’égare ^^;

    Pour Doki-Doki je suis partagé : chaque année sort un très bon titre et d’autres plus mitigés… On a eu Sun Ken, Otaku Girl, Vamos là et j’attends mon coup de cœur chez eux pour 2012. j’ai failli pour Iris Zero mais je ne suis pas la bonne cible ^^, tout comme Puella Magica. Time will tell !

  4. Demian a dit :

    C’est vrai que parler des choix des concurrents, c’est un peu la porte ouverte à des dérives, mais c’est aussi le genre de choses qui permettraient de mieux comprendre certains choix, certaines politiques éditoriales, et donc le marché, en découvrant des points de vues différents et leurs arguments/contre arguments… Moi si ça reste franc, constructif et respectueux, ça m’intéresse 🙂
    Mais bon je me doute que c’est des choses qui ne se disent pas ouvertement.

    Pour la confrontation sur le nombre de publication, c’est vrai qu’il y a des réussites des 2 cotés, mais il y a certainement aussi plus de victimes collatérales du coté des éditeurs qui sortent beaucoup de titres (qui a dit Pika ?).
    Moi je crois qu’au déjà du seul nombre de sorties, il y a un effort à faire pour “éduquer” le public et le pousser à la diversité, plutôt que miser à mort sur les très gros titres, les jump, et chercher à tout prix le jackpot en sacrifiant le reste (et sur ce point, les japonais sont sans doute au moins aussi fautifs que nous).
    Dans la même optique, soutenir un titre, au départ comme sur la durée, ça a fait ses preuves. Et j’ai du mal à digérer aujourd’hui certains lancements dans la confidentialité la plus totale qui se soldent inéluctablement par des titres sacrifiés, à croire que c’est fait exprès (ce qui nous ramène certes au nombre de sorties : on peut pas soutenir un trop grand nombre de titre à la fois). Et ça, c’est pas à Ki-oon, Kurokawa ou Doki Doki qu’on peut le reprocher…

    D’un autre coté, que ce soit pour éduquer le public ou soutenir les titres, c’est à dire orienter le lecteur vers les manga qui lui conviennent plutôt que vers les dernières grosses sorties qui font le buzz (et je parle pas de “qualité” mais “d’adéquation”), je crois aussi que la faute n’en reviens pas uniquement aux éditeurs.

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