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[Itw] Thomas Sirdey et les Japan Expos

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2011-Thomas_SIRDEY-photo_officielleDans moins de 2 semaines le Parc Chanot de Marseille recevra pour la quatrième fois Japan Expo Sud, l’un des 4 salons de la grande famille Japan Expo. Après un doublon inédit Japan Expo Centre et Japan Expo Belgique en 2011,  puis l’annonce du groupe de J-music FLOW la semaine dernière, il était le temps de faire le point.

Après avoir interviewé l’an dernier Sae Cibot, la responsable des invités, voici aujourd’hui un autre acteur de la “JE” : Thomas Sirdey, co-fondateur de l’événement. Quelle réussite pour les éditions Centre et Belgique et que retenir de cette première tentative, quels objectifs à moyen et longs termes pour le label Japan Expo mais aussi quid des invités, des exposants ou de la contre-façon ?

Pour en savoir plus, lisez ce qui suit !

Pour commencer, peux-tu préciser aux néophytes quel est ton poste au sein de Japan Expo et en quoi il consiste ?

Je suis l’un des trois fondateurs de Japan Expo, avec Jean-François et Sandrine Dufour. Au quotidien, je m’occupe de la communication, du marketing et du développement.

Pour poser les choses une première question chiffrée : quel fut le nombre de visiteurs prévus et le nombre de visiteurs effectifs sur JE Centre et JE Belgium ?

Pour Japan Expo Centre, nous avions un objectif de 10 000 visiteurs et finalement ce sont plus de 12 000 personnes qui ont fait le déplacement. En ce qui concerne la Belgique, nous espérions avoir 16 000 visiteurs. Là également le public a dépassé nos attentes puisqu’au final nous avons eu près de 24 000 personnes sur les 3 jours ! C’est assez exceptionnel.

JE CentreCommençons par Japan Expo Centre. Quel bilan pour ce premier essai ?

On  est très heureux de cette édition et le bilan est positif ! Le taux de fréquentation a dépassé nos espérances. Le public était au rendez-vous et a passé un bon moment. Les exposants qui se sont lancés à nos côtés dans cette nouvelle aventure sont satisfaits. Quand aux artistes qui ont fait le déplacement, ils ont été ravis de l’accueil chaleureux qui leur a été réservé.

Tout le monde voyait dans cette exposition une simple délocalisation de la Chibi… À tort ou à raison ?

Ce nouveau festival n’est pas du tout une délocalisation de Chibi Japan Expo et répond à une véritable demande. L’expérience de Japan Expo Sud nous a montré que les gens en province ne peuvent pas forcément venir à Paris en juillet mais ils sont pourtant très demandeurs de ce type d’événements. C’est pour nous l’occasion de partager avec eux notre passion. On a vraiment envie de s’amuser avec eux et de leur faire découvrir les différents aspects de la culture japonaise.

Coté exposants, en dehors de nobi nobi !, pourquoi n’y avait-il aucun éditeur de manga sur ce salon ?

Je pense que les éditeurs ont préféré attendre de voir si ce nouveau rendez-vous allait prendre avant de décider d’y participer. Les éditeurs ont une logistique importante et parfois lourde. C’est donc forcément plus compliqué pour eux de se déplacer sur un événement qui reste assez petit pour le moment. On espère en tout cas que les prochaines éditions se développent assez pour que les éditeurs aient envie de nous rejoindre sur cette nouvelle aventure !

Pour la prochaine édition de JE Centre, qu’est-ce qu’on garde ? Qu’est-ce qu’on enlève ou change ?

Une première édition permet de tester ce qui intéresse le public, d’être au plus près de leurs envies et de leurs attentes. Le Cosplay et les concerts rencontrent toujours beaucoup de succès, tout comme les rencontres avec des artistes lors de conférences et de dédicaces. Nous avons mis en place les premiers ateliers de dessin avec Katsura Takada. Ces cours particuliers ont ravi les participants. Avec ce type d’activités en petit comité, on est clairement dans le partage et l’échange entre les participants et les artistes. C’est un projet intéressant que nous remettons en place pour Japan Expo Sud.

On travaille également avec les éditeurs afin d’obtenir des exclusivités et des avant-premières comme la projection inédite du 3ème film de One Piece qui est projeté à Marseille.

Parallèlement on prévoit d’avoir plus d’espaces pour proposer aux gens des activités et animations toujours plus diversifiées et plus nombreuses.

japan_expo_belgiumPassons maintenant à JE Belgium… Même question que tout à l’heure : quel bilan ?

Le bilan est là aussi très positif. Nous étions certains du potentiel de cette édition mais l’affluence et l’ambiance ont été incroyables. On n’avait pas imaginé un tel succès. Le lieu est idéalement placé, facilement accessible et nos amis belges attendaient cet événement avec impatience.

Quel a été le profil du public de cette JE à l’étranger ?

Le public ressemble beaucoup à celui de Japan Expo à Paris : jeune, dynamique et passionné. Plus qu’à Paris, les nationalités se mélangent et à chaque allée on entend des langues différentes comme le français, le néerlandais ou encore l’allemand. Le brassage culturel est encore plus présent ce qui donne à cette édition à l’étranger une saveur toute particulière.

L’expo a été repoussée en novembre, seulement 10 jours après JE centre… Quelles conséquences a eu ce rapprochement au final ?

Au final, repousser l’édition belge en novembre était nécessaire afin d’être prêt et de proposer une édition qui soit à la hauteur des attentes du public. Japan Expo est un gage de qualité et il fallait que ce premier volume de Belgium soit au niveau. Cela a également permis de mutualiser la venue de certains invités comme Takashi Okazaki et Uplift Spice par exemple et de créer un moment très fort entre La France et la Belgique ! Du coup il existe un véritable lien entre les deux festivals qui sont à la fois différents et complémentaires.

Est-ce que vous retentez ce « combo » l’année prochaine ?

C’est à l’étude pour le moment mais on a envie de retenter l’aventure. On a vécu des moments très forts et puis la synergie entre les deux salons va nous permettre de faire venir des invités toujours plus importants.

C’est la première fois que vous vendiez le nom Japan Expo à d’autres organisateurs… Est-ce que le résultat vous incite à le faire dans de nouveaux pays ?

L’édition belge nous prouve qu’il y a une véritable demande pour notre événement ! Ce n’est pas un phénomène franco-français et la marque Japan Expo est assez solide pour s’exporter à l’étranger. Notre conception d’un festival comme le notre,  c’est le partage. On a donc vraiment le désir de partir à la rencontre des gens, leur offrir la possibilité de rencontrer des artistes et de participer à cette grande fête des loisirs japonais que nous avons imaginé. Après, que l’organisation soit confiée à nos équipes ou à d’autres organisateurs, c’est une question qui reste en suspend.

Tiens d’ailleurs, que ce soit en France ou à l’étranger, peut-on envisager plus de dates Japan Expo dans les années à venir ?

En quelques années, on s’est bien développé puisqu’on peut retrouver Japan Expo à Paris, Marseille, Orléans et Bruxelles. Il faut désormais qu’on les installe dans le cœur des gens et qu’on continue de proposer à ces derniers des événements de qualité. Une fois qu’on les aura pérennisé on ira dans d’autres villes en fonction des nos envies et des opportunités !

Japan Expo SudNous sommes actuellement dans les préparatifs de Japan Expo Sud… Quoi de beau et quoi de neuf pour l’édition 2012 ?

Pour cette 4e Vague, on ne pouvait pas passer à côté du sport roi de Marseille : le foot ! Le ballon rond est mis à l’honneur avec, entre autre, la venue de Nobuhiro Okaseko, le character-designer du cultissime anime Olive et Tom. Autre sujet à l’honneur cette année, le shôjo puisque nous accueillons 3 mangakas qui ont un talent fou : Takako Shigematsu, Yoko Hanabusa et Harumo Sanazaki. Les visiteurs vont ainsi découvrir le shôjo sous toutes ses formes, du plus « traditionnel » au plus moderne.

On a développé le côté pédagogique lors des précédents salons et ça sera également le cas à Marseille avec diverses initiations aux arts martiaux, des cours privilégiés de dessin avec les mangakas mais également des cours de théâtre ou de couture… Du coup les visiteurs ne sont pas de simples spectateurs, ils peuvent vraiment participer à l’événement !

Entre Japan Expo, Japan Expo sud et Japan Expo centre il y a une différence de taille, de date et de localisation géographique. Est-ce que ces 3 facteurs suffisent à donner une identité à ces 3 expositions ?

Japan Expo à Paris est LE grand rendez-vous annuel. Le public vient de toute la France et de l’étranger. Son identité est d’autant plus forte que c’est la référence. Les rendez-vous marseillais et orléanais ont leurs identités tout en reprenant les thématiques qui ont fait de Japan Expo la convention de référence dans le domaine des loisirs japonais. Les éditions en région, du fait de leur mise en place récente, n’ont pas le même taux de fréquentation et sont par conséquent plus intimistes. Le public est d’ailleurs plus familial.

Comment aller plus loin dans la différenciation et d’ailleurs est-ce que c’est un objectif ?

La différenciation n’est pas un de nos objectifs principaux. Les différentes éditions évoluent différemment selon nos envies, celles des visiteurs qui ne sont pas forcément les mêmes, les opportunités que nous rencontrons… Même si le temps permet aux festivals de se différencier les une des autres, ils ont le même ADN. La passion pour le Japon, ses cultures traditionnelles et populaires sont au cœur de nos événements. Japan Expo, c’est un pont vers une culture différente et fascinante.

Contrefaçon chez Mangax à JE Belgium 2011On finit avec deux points complexe … Le premier revient sur tous les salons : la contrefaçon ! Vous avez déjà réalisé quelques affiches les années précédentes. Mais est-ce que l’éducation du public peut suffire ?

Je pense que l’éducation du public et des professionnels aux problèmes que posent la contrefaçon est essentielle. On n’a pas vocation à faire de la répression mais plutôt d’éveiller les consciences pour que, des deux côtés, chacun fasse attention.

Est-ce que vous enquêtez lors de vos salons pour évaluer l’ampleur de ce phénomène ? Si oui que ressort-il de ces enquêtes ?

Sur tous nos salons, nous faisons des sondages mais le but est de mieux connaitre nos visiteurs, leurs attentes. Les produits contrefaits sont parfois difficiles à identifier et, hélas, je ne suis pas certain que le public soit toujours conscient d’avoir acheté une copie.

Est-ce qu’il vous arrive de bannir des exposants pour ces raisons (ou d’autres) ?

Comme je le disais, on n’est pas dans une optique de répression mais vraiment dans l’éducation. Lorsque les visiteurs auront pris conscience qu’ils peuvent parfois acheter des copies, ils seront plus vigilants. Les exposants retireront d’eux-mêmes les produits contrefaits. Nos visiteurs préfèrent nettement acheter des produits officiels que des copies qui ne sont pas au niveau.

Deuxième point : vos collaborateurs nippons. L’année 2011 a été difficile pour eux : les évènements de mars bien sur, mais aussi une concurrence de plus en plus présente de la Corée… Du manga à la j-music, comment il va l’Entertainment nippon ?

C’est vrai que l’année 2011 a été particulièrement difficile mais le Japon sait rebondir. Lors de nos séjours là-bas, nous sommes toujours surpris et enchantés par la créativité et la diversité que l’on rencontre dans l’Entertainment japonais. Quant à la concurrence, la Corée fait une percée indéniable mais nous sommes persuadés qu’il y a de la place pour les deux industries. L’une ne prend pas la place de l’autre.

Japan ExpoPlus spécifiquement, sur vos invités. Si on prend le cas des invités d’honneur, comment on arrive à les convaincre ?

Japan Expo a la chance d’être le plus grand salon européen consacré à la culture nippone et d’avoir une certaine notoriété en Europe et au Japon. On a fait un vrai travail de fond depuis années afin de créer et d’entretenir des relations avec des artistes, des agents… On a la chance d’avoir pu développer des liens très forts là-bas. Nos invités japonais sont ravis de venir à la rencontre de leurs fans français et européens qui sont particulièrement chaleureux et qui respectent leur travail en tant qu’artiste. Nos relations, combinés à notre savoir-faire en matière d’organisation d’événements, nous permet donc de convaincre des très grands noms de faire le déplacement en France.

Ça coute combien la venue d’un auteur ou d’un musicien nippon ?

Cela a un coût important puisque, lorsque nous faisons venir un artiste, nous prenons tout en charge avec le soutien de nos partenaires. Les transports, l’hôtel, les traducteurs… C’est assez lourd à mettre en place mais c’est un plaisir de réussir à faire venir des artistes comme Naoki Urasawa qui sera présent en juillet prochain.(ndr : ou le groupe de j-music FLOW annoncé la semaine dernière)

Pour finir, je te laisse la parole pour un message de ton choix : au public, aux journalistes, aux Japonais, etc. As you wish !

A tous les lecteurs, nous vous préparons un 13e Impact de Japan Expo exceptionnel, encore plus grand et plus riche que les années précédentes. D’ici là, rendez-vous à Marseille pour la 4e Vague de Japan Expo Sud !

A bientôt donc. Merci Thomas !

Remerciements à Thomas Sirdey pour son temps et à Emilie Hurel pour la mise en place de cette interview.

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