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The Arms Peddler : le western-fantasy un brin post-apocalyptique…

The Arms Peddler

Cela fait quelques temps que je n’ai pas lu un peu de fantasy, dark-fantasy ou autres séries du genre. Cette pause a pris fin cette semaine, lorsque – ô joie – j’ai eu en main les dernières sorties de chez Ki-oon. Non il ne s’agit pas du retour tant attendu d’Übel Blatt, ça nous en parlerons la semaine prochaine, mais plutôt de l’autre titre, un petit nouveau du nom de The Arms Peddler, alias Kiba no Tabishounin.

Signé par Night Owl (alias Joong Gi Park, dessinateur d’Over Bleed) et le scénariste Kyoichi NANATSUKI (Project Arms, entre autres), ce nouveau seinen de Square Enix nous emmène dans un monde désert, ravagé et cruel, où l’apocalypse n’a pas laissé grand chose pour les survivants, qu’ils soient humains ou créatures surnaturelles. Le tome 1 est sorti la semaine dernière et la série en compte pour l’instant 4 au Japon. Voilà pour les quelques informations de base, passons maintenant à la preview !

Bonne lecture et n’oubliez pas, ce titre est à gagner en participant au concours du mois 😉

Viens avec moi, si tu veux vivre…

Le monde est devenu une vaste terre désolée ou plus grand chose ne pousse, si ce n’est la sauvagerie et la violence. Les pires criminels font la loi, les démons ou autres créatures démoniaques vivent et tuent sans jamais s’arrêter. Parmi les ossements qui jonchent les routes arides, il y a ceux de la famille de Sora Yuki, assassinée par des bandits. Seul survivant, il est marqué au fer rouge et laissé à l’abandon, agonisant. Mais son destin n’est pas de mourir – en tout cas pas tout de suite – et il a le droit à une seconde chance. Cette chance a un nom : Garami, marchande d’arme.

L'assassinat de la famille de Sora  La rencontre Sora-Garami

Elle lui propose un deal : mourir et retrouver ses parents dans l’autre monde, ou vivre, pour devenir son esclave et la suivre dans ce monde sans merci. Tant qu’il n’aura pas remboursé sa dette, son destin est lié a celui de cette femme mystérieuse et grande combattante, qui conduit une roulotte tout aussi étrange que sa propriétaire. Villes fortifiées, trafic d’esclaves, guerre, créatures mi-bête mi-homme et nécromancie… Sora va découvrir un monde dont il n’avait pas idée. Même dans ses pires cauchemars.

Night Owl : un graphisme mortel

The Arms PeddlerCe qui saute aux yeux depuis le début de la promotion du titre -et encore plus à sa lecture – c’est son graphisme de très haute tenue. Le coup de crayon du dessinateur coréen n’a rien à envier à celui d’Etorouji Shiono, l’auteur d’Übel Blatt. Les décors sont somptueux et  les costumes vont piocher, selon l’inspiration, dans différents genres populaires chez les amoureux de fantasy et d’aventure. Tout commence en effet par un décor désertique et une bande de bandits qui rappellent les fous sanguinaires de Mad Max ou de Hokuto no Ken. Arrive ensuite une femme dans un look de western-woman qui transporte dans sa carriole des armes d’une époque passée et lointaine… La notre visiblement. Le cocktail post-apocalypse / western est complété par un troisième élément : de la dark fantasy, où les corbeaux spectraux et la nécromancie donnent parfois à The Arms Peddler une ambiance digne d’un Resident Evil… L’attaque d’une auberge par une nuée de morts-vivants nous y replonge complètement. Les armes à feux et les explosifs se mêlent donc à la magie mais aussi aux lames pour un fourre-tout très réussi.

Ce mélange de civilisations se retrouvent bien sur dans les costumes, qui accompagnent un chara-design riche et éclectique : Garami donne successivement  la réplique à un vieux campagnard prêt à un sacrifice explosif, à un fils de chevalier en armure qui se prend pour un sniper, à des marchands d’esclaves orientaux qui manient le fouet ou, enfin, a un général borgne tout droit sorti d’un opus de la saga Tales of  (et qui transpire la classe soit dit en passant). Ajoutez à ça une princesse méprisante habillée en poupée et un homme-lion aux airs d’un Kimahri de Final Fantasy 10 et vous aurez une idée de toutes les rencontres faites dans ce seul tome 1. Une galerie des plus alléchantes grâce à un graphisme de caméléon, capable de s’adapter à toutes les situations pour revêtir le look le plus adapté à la situation. Pour ce qui est des émotions, les premiers chapitres excellent surtout dans des attitudes excessives : colère, mépris ou sadisme donnent la réplique à peur, souffrance et désespoir, selon qu’on se place côté bourreau ou côté victime.

Finissons enfin cette première approche visuelle par un bon point sur la mise en scène : le découpage et les angles de vues sont classiques mais le travail n’en est pas moins de bonne facture. Les deux mangakas connaissent bien leur métier et donnent à leur titre les bons ingrédients aux bons moments.

Kyoichi NANATSUKI : L’apocalypse… Et après ?

Si l’univers de The Arms Peddler est si tentant, c’est surtout que c’est lui qui est à l’honneur dans ce premier opus. Une fois expliqué le tragique destin de Sora et sa rencontre avec Garami, notre duo voyage de place en place, au jour le jour. Les premiers chapitres présentent des histoires sans connexions entre elles et qui n’ont d’autres objectifs que de parcourir le vaste monde pour le présenter au lecteur. La vengeance de Sora, bien décidé à retrouver et à tuer les assassins de sa famille, n’est en aucun cas la voute de ce premier volume, à la différence d’Übel Blatt (histoire de parfaire la comparaison).

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Quelques pistes sont cependant posées par le scénariste : Garami semble opérer au sein d’une guilde, celle des marchands d’armes, dont les ennemis sont des nécromanciens. Dans la seconde partie, l’arrivée de la princesse de Caradia pose également les jalons d’une intrigue politique mais, comme je le disais plus haut, tout reste à faire et tout reste à dire. Il faudra donc se montrer patient pour connaître la trame de fond de cette histoire. Les protagonistes de la série constituent pour l’instant de très belles munitions, mais encore faut-il que les armes soient à la hauteur… Affaire à suivre donc, pour notre plus grand plaisir !


The Arms PeddlerTitre : The Arms Peddler
Auteurs : Kuoichi NANATSUKI / Night Owl
Date de parution : 09 février 2012
Éditeurs fr/jp : Ki-oon / Square Enix
Nombre de pages : 208
Prix de vente : 7,50 €
Nombre de volumes : 4 (série en cours)

Lire un extrait de la série : cliquez ici.

Visuels : © Kyoichi Nanatsuki, Night Owl / SQUARE ENIX CO., LTD.

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3 Commentaires pour “The Arms Peddler : le western-fantasy un brin post-apocalyptique…”

  1. Taikawa a dit :

    J’ai justement lu ce premier volume de The Amrs Peddler hier et j’ai trouvé très bon. C’est la première fois que je m’essaye à ce genre et je pense essayer d’autres séries de ce type. Pour en revenir à The Arms Peddler, l’ambiance est bonne, on à un bon mélange (Comme il est dit dans l’article) de plusieurs univers (Et époques par la même occasion) et tout cela est bien mélangé pour donner un bon univers au manga. J’ai trouvé l’histoire intéressante et il est bien de présenter l’univers avec de petites histoires. D’ailleurs, l’histoire dont on à vu le début semble prometteuse, j’ai hâte de découvrir la suite. Pour terminer, j’ai trouvé les personnages vraiment intéressant, autant par leurs design que par leurs attitude. J’ai particulièrement aimé Garami, le type de personnage bien solitaire mais qui je pense (Comme tous les personnages de ce type) doit son comportement à un évènement qu’elle à vécue. Par contre, le personnage de Sona est très classique, mais je me demande si ce n’est pas fait exprès pour petit à petit lui donner de la personnalité. Sa semble possible surtout qu’il semble découvrir ce monde qui s’offre à lui, surtout qu’il ne semble pas venir d’un endroit proche du lieu où il se trouve dans le manga.

    J’ai hâte de lire la suite. Au passage, l’article est intéressant, c’est toujours bon de découvrir un autre point de vue que le sien, surtout quand c’est présenté avec une si belle mise en page.

  2. ramza a dit :

    Merci, ravi que ça plaise !

    Et effectivement avec de si beaus visuels, ça aide 🙂

  3. sundvold a dit :

    très bon en effet, l’ambiance est parfaite

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