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Débat J-music 2 – Épisode 3 : Motivations et rayonnement

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Débat J-music épisode3

Troisième et dernière partie de notre deuxième débat consacré à la J-music. L’occasion de se pencher sur les gens qui y travaillent et sur le rayonnement de ce genre musical à travers les médias.

La J-music est-il un milieu solitaire ? Qu’est-ce qui poussent ses acteurs à s’investir autant pour une réussite incertaine ? Et quel est le meilleur intermédiaire médiatique pour le grand public : radio, web, presse généraliste ou télévision ?

Pour avoir un début de réponse, lisez ce qui suit 😉

Bosser dans la j-music, vous en avez rêvé ? Certains l’ont fait !

Quand j’ai demandé un jour  à Xavier quel était son rêve en j-music, il m’avait dit qu’il en avait déjà réalisé un, en organisant des concerts de j-music. J’ai donc demandé à mes intervenants quels étaient leurs objectifs et leurs rêves. S’agit-il pour eux de préserver un statut quo fait de concerts ponctuels ou de faire connaître à la j-music un boom équivalent à celui qu’a connu le manga ?

Van est le premier à répondre: « Actuellement on reste dans un microcosme encore peu connu et souvent raillé mais quand les majors désireront de s’exporter en Europe, le phénomène prendra de l’importance. Pour preuve les Coréens, dans leur projet délirant d’exportation culturel, ont l’air d’avoir réussi leur coup avec un vrai impact médiatique… Cependant cela va-t-il durer ?

Au passage le marché du manga est devenu une grande poubelle privilégiant la quantité sur la qualité… Je ne suis pas sûr de vouloir que la j-music suive le même chemin. »

Sylvain rebondit sur cette comparaison avec le marché du manga et donne son opinion : « Je ne pense pas que la j-music connaitra un jour un “boom” comparable au manga. En terme de ventes CD, j’imagine que ça restera toujours compliqué et peu rentable.

Par contre côté concerts, si les labels et artistes japonais acceptent de venir dans des conditions un peu inférieures à ce dont ils bénéficient au Japon (transport, hébergement, salles), ça pourrait tout à fait fonctionner. Des artistes avec une notoriété certaine (je ne parle pas des superstars) pourraient tout à fait attirer 1500 ou 2000 personnes sur une date, et définitivement rentabiliser leur venue avec le merchandising. »

Au-delà des perspectives pour le marché de la J-music, Kaoruline évoque ses espoirs, ses envies de passionnée : « Mon rêve c’est de partager ma passion pour la j-music. Grâce à Nolife, je peux le faire et j’espère que ça continuera encore longtemps. Mon autre rêve était de voir des artistes comme Ayumi (photo ci-dessous) ou Namie faire des Bercy en France. Je pense que ce rêve ne se réalisera pas mais j’aime toujours autant parler des artistes japonais, les présenter eux et leurs clips ou encore aller les rencontrer en concert. Ce que j’espère c’est qu’avec le temps, il y ait plus d’artistes attendus par les fans en France qui puissent faire le déplacement. »

ayumi_hamasaki

Les perspectives sont mitigées, donc quelles sont les raisons « de se battre » lorsque l’on est acteur de la j-music ?

Jay répond tout d’abord de manière pragmatique : « Déjà je me bats pour garder mon travail soyons honnêtes 😛 » mais ça ne l’empêche pas de faire son métier par passion : « il me suffit de voir ne serait-ce qu’une personne contente d’avoir vu son groupe préféré pour être satisfait de mon boulot. »

Sylvain est lui aussi dans cette idée de découverte et de partage : « En étant à Nolife, simplement faire découvrir au plus grand nombre la pluralité de la j-music. »

Fan lui aussi, Xavier résume bien ce qui attire chacun dans la musique nippone : « Moi je continue dans la J-Music car c’est une scène unique et très riche en tout et en n’importe quoi. »

Puisque nous parlons du milieu francophone de la j-music… Durant les années 90, plusieurs fans de j-music sont passés de l’autre coté, pour en devenir des acteurs. Mais la stagnation de ce marché dans les années 2000 a découragé certains, qui ont décidé de passer à autre chose. De nouveaux fans de j-music arrivent mais quid de la relève des professionnels ? Nos invités voient-ils de nouvelles têtes arriver ?

Jay confirme que la relève n’est pas encore chez les pros : « Oui il y en a mais c’est des fans », tout comme Xavier : « Moi je ne vois pas de nouvelles têtes. C’est dommage d’ailleurs ». Même constat pour Kaoruline.

Du coté des journalistes web de la première heure, Van témoigne: « Je confirme. Les grands rédacteurs historiques qui ont amené le phénomène ont depuis longtemps lâché l’affaire, pour plein de raisons, mais probablement une certaine frustration et un manque de reconnaissance.

Personnellement j’ai tenu le coup en restant sur un aspect très alternatif de la j-music… N’intéressant qu’une petite minorité des fans de j-music français. (ndr : cf son site ci-dessous)»

Van j-music

Il ajoute ensuite son regard sur les relations presse-professionnels : « Je pense qu’il ne faut pas trop attendre une reconnaissance des pros. Avant ils étaient des passionnés toujours prêt à intégrer les webmasters dans l’organisation des concerts, par exemple.

Maintenant ils se contentent d’envoyer des communiqués de presse à publier, sans avoir vraiment le droit d’émettre un avis critique sur les artistes ou l’organisation, sous peine d’être rayé définitivement de leurs listes. Je généralise bien sur, ne me tombez pas dessus… »

Si la relève n’est pas encore là et qu’on se situe, en quelque sorte, dans le creux de la vague, que peut-on envisager pour plus tard ? Est-ce que les fans d’aujourd’hui, catalogués plus volatiles, pourront devenir les acteurs de demain comme nos interlocuteurs l’ont un jour fait ?

Du coté du web, Van se montre pessimiste : « et bien honnêtement je doute que la nouvelle génération s’investisse dans le web sur ces sujets…Les sites ferment mais personnes ne prend leur place. »

D’autres y croient davantage ou en tout cas veulent y croire. Jay a déjà constaté quelques éléments encourageants : « Tout est possible, j’ai eu des stagiaires qui sont à la base des fans et qui sont très prometteurs. Time will tell ».

Fan ou professionnel, passion ou compétence, voilà des mélanges qui sont depuis toujours des réalités de ce milieu, comme l’évoque très bien Jay : « c’est toujours compliqué (ndr : de passer de fan à professionnel dans la j-music) mais certains s’en sortent bien. Il y aura toujours une relève, et ça sera toujours un mix entre des fans inexpérimentés et de professionnels opportunistes… Certains fans passent très bien de l’autre coté heureusement, il y a des exceptions 😉 »

Même avec la meilleure volonté du monde, le métier ne s’apprend pas si facilement, comme l’explique Van : « La fan attitude des pros avait du bon pour leur public… Mais pas pour eux-mêmes. La plupart ont arrêté aujourd’hui car ils n’ont pas réussi à être rentables. Ce sont les négociations qui les perdent ^^ On se rappelle de PVP pour le 2ème concert d’Akino (ndr : Akino Arai, photo ci-dessous

Akino Arai

Qu’on soit fan ou professionnel, on attend de voir ce que va devenir la J-music à l’heure d’une mutation générale de la musique. Pendant qu’un modèle s’écroule, tout le monde tâtonne pour trouver la parade… Les labels et tourneurs de j-music ne roulaient pas sur l’or quand le marché du disque se portait relativement bien, pourront-ils faire mieux maintenant ?

Mieux vaut donc espérer la reconnaissance que la fortune et pour ça, direction les médias !

 

Au pays des médias, qui est le roi ?

Pour rebondir sur le premier débat j’ai entamé cette discussion sur les médias avec deux plate-forme alternatives et innovantes : les web radios et les blogs. Solution par défaut ou vrai potentiel ?

Comme dit précédemment, tout le monde tâtonne et observe, comme Van : « On verra. Le marché est en pleine  transition et la consommation de la musique a totalement changé. »

Kaoruline apprécie les webradios pour leur action première : « on peut profiter du son ! » et Sylvain y voie un bon outil de transition : « Les webradios pourraient être un premier pas vers une offre en streaming légale, et de qualité, ce qui je pense manque le plus actuellement en France. »

La musique est une chose, l’écrit en est une autre, comme le souligne Van : « Difficile avec une webradio ou sur des réseaux sociaux de proposer un travail approfondi. Pour moi l’écrit est plus important. En plus pour payer les droits d’auteur ou de diffusion ça demande un investissement financier.

Cela dit avec une bonne écriture, un ton très personnel et unique, des gens motivés et des moyens, une webradio pourrait marcher. »

Après tout dépend de ce que chacun recherche, comme conclut Sylvain : « Ça dépend ce que recherche chacun ensuite. Juste écouter du son, ou vraiment s’intéresser à ce milieu, et s’informer dessus.»

En ce qui concerne la presse dite traditionnelle, la J-music est-elle condamnée à une presse spécialisée ? (cf ci-dessous Rock One un magazine qui a parlé a de nombreuses reprises de J-music avant de s’éteindre l’an passé)

Rock OnePour Jay, l’équation est simple : « J musique = Musique spécialisée. Il en va de chaque artiste de décider ou non de sortir du moule, au risque de perdre des fans. Viser un public plus large peut être casse gueule »

Le manga a aussi mis un certain temps avant de parvenir aux colonnes des grands journaux… Van dresse un parallèle : « Concernant le manga, si l’on exclut les torches cul pour adolescent, la presse généraliste ne met en avant que les œuvres majeures, artistiquement plus élaborées qu’un Naruto quelconque. Je pense que ça sera le cas pour la j-music.

J’ai déjà lu des articles sur des artistes japonais dans des journaux et magazines sur la musique ou plus généraliste. Ces articles mettaient en exergue des grands artistes de talent, je me rappelle avoir lu des articles sur Hajime Chitose, Miharu Koshi, Aiko Shimada, Tenniscoats et la communauté folk électro indépendante.

Je pense que c’est la qualité artistique (tout comme pour certains mangas) que la presse généraliste mettra peu à peu en avant. Il faut attendre, ça viendra peut être. Pour une fois que je suis optimiste… Le travail paye toujours. »

C’est aussi une question de choix de label, comme le dit Jay : « Il faut voir plus large… Il y a le visual kei, la musique japonaise, les musiques étrangères et enfin LA musique. Chaque groupe et chaque boite peut décider de la case dans laquelle se mettre, plus c’est ciblé plus il est facile de trouver son public mais plus celui-ci est restreint et vice versa. »

Il va effectivement falloir que la j-music sorte de sa niche, comme l’explique Sylvain : « tant que ça reste confidentiel, ça ne sera pas traité. Si ça se développe un jour, comme le manga, ce ne sera certainement pas encensé dès le départ. Et un jour on arrivera peut-être à un équilibre. Mais à ce titre, ça va être intéressant de suivre le traitement de la K-pop en France par ces médias généralistes ».

Un traitement qui a déjà commencé, sur le site internet de journaux comme Le Monde, ou lors d’un reportage du Petit Journal sur la SM Town… Mais cette couverture médiatique se fait « parce que c’est ‘in’ » comme le dit Jay, « mais je pense que ça s’estompera avec le temps. Il n’y aura pas de suivi, c’était juste un ‘petit coup de pub’, sans aller plus loinLes papiers réalisés parlent plus du public ado que de la musique elle-même.»

Après pour réussir à intéresser tout ce beau monde c’est aussi – et surtout – une question de relation selon Xavier : « De toute façon pour les medias généralistes tout dépend de l’attaché(e) de presse. Selon moi on peut placer n’importe quoi et n’importe où à partir du moment qu’on a le bon réseau et le bon portefeuille. » Sylvain et Kaoruline sont pleinement d’accord.

Néanmoins à ce petit jeu, nos intervenants sont d’accord pour dire que la Kpop et surtout les Coréens ont su faire parler d’eux. « Il faut dire que Polydor met les bouchées doubles en France pour les Girl’s Generation (ndr : cf photo ci-dessous)en ce moment » commence Sylvain, et quand on y met les moyens ça change tout souligne Xavier. Sans oublier que, comme le dit Van :  « la Kpop a su s’approprier de nombreux codes qui font mouche. Ils savent se vendre et bénéficie de la politique délirante de l’expansionnisme culturel Coréen… et donc du financement de l’état etc. »

girls-generation

En dehors du journalisme, la télévision peut aussi faire naître des passions… c’est la télé qui a fait naitre l’engouement pour la japanimation après tout. Est-ce qu’avec les clips, la télé peut faire des miracles ?

Sylvain explique que les choses évoluent, lentement certes, mais dans le bon sens : « la réactivité n’est pas le point fort des japonais (euphémisme), car avant d’investir le marché européen, ils doivent s’occuper de leur propre marché, qui reste de toutes façons le plus rentable. Mais du point de vue de Nolife, on voit que les choses évoluent positivement, mais elles prennent du temps :

– Il y a 4 ans, on avait 60 clips, pour plus de 1700 actuellement.

– On ressent clairement la confiance accordée par certains labels, managers et artistes.

– Et tout ça aura joué, notamment sur les venues des Morning Musume, de Uplift Spice ou prochainement de Buono!

On peut espérer que ça continuera dans ce sens là. »

Jay plussoie et pense que la chaîne a un réel potentiel : « Moi je crois en Nolife. D’ailleurs Uplift en est la preuve! C’est clairement un groupe ‘Nolife’! »

Mais pour que ça marche il faut du contenu explique Sylvain : « La télé nécessite des supports visuels, et sans ça, c’est très compliqué. Kaoruline a testé dans OTO (covers qui tournent), le résultat n’est pas probant. Ensuite les japonais font d’avantage confiance à la TV qu’au web, je pense par peur du piratage.

Après le web est plus adapté pour présenter des artistes, et faire du fond, ne serait-ce parce que c’est plus simple de joindre des liens, etc. »

Kaoruline parle également de l’impact croissant de ces diffusions sur le public : « je dirais que beaucoup de gens découvrent la j-music via Nolife. En tout cas, entre il y a 4 ans et aujourd’hui, j’ai beaucoup plus de gens qui me disent que c’est grâce à Nolife qu’ils ont découvert tel ou tel artiste. La télé c’est une sacrée fenêtre en fait ! »

Pour essayer de quantifier cette évolution j’interroge Sylvain pour savoir s’il note une progression ou une régression de l’audimat sur ce thème ?

Sylvain : « Je pense qu’il faut distinguer les votants, qui prennent donc part de manière active à la chose, et les simples spectateurs. En moyenne on a entre 2000 et 2500 votants par semaine au J-Top, et Médiamétrie nous dit que l’émission (le samedi à 19h30) est regardée en moyenne par 15000 téléspectateurs, ce qui est honorable.

Mais si évolution il y a, elle est très lente, on entend encore trop souvent “j’aime pas la J-Music, et pis c’est tout”. »

logo-nolife

Et oui, la j-music, avec ces “chansons étranges, cette langue bizarre, ses clips chelous“… Nombre d’entre nous possèdent des affinités communes avec la culture japonaise, sa philosophie et sa langue. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde et cette musique et autant étrangère qu’étrange pour le grand public.

« La barrière de la langue ce n’est pas forcement ne pas comprendre c’est surtout accepter une sonorité différente et ça, c’est plus ou moins facile selon les gens. » Explique Jay.

Van enchaîne : « le Japonais est très austère et étrange pour une oreille non habituée, c’est pour cela qu’aucun artiste japonais n’a pu amener un vrai tube international. De plus, culturellement, les latins sont trop éloignés des asiatiques, donc c’est peu probable… À moins qu’un artiste japonais chante en anglais sur une production américaine. Et encore cela n’a pas vraiment marché pour Utada et BoA, malgré de très bons albums. »

Et quand on ne connait pas vraiment un univers on catégorise, comme l’explique Sylvain : « Les français restent peu familier de la langue japonaise et, par méconnaissance, réduisent trop souvent la J-music à des courants bien spécifiques, comme la musique traditionnelle, ou des styles purement japonais, comme les idols ou le visu. »

« Et il ne faut pas oublier que la France est un des pays qui laisse le moins de place aux musiques étrangères » souligne Jay, pour finir. En étant obligé de diffuser au moins 40% de musique française à des heures d’écoute significatives, la place pour le Japon n’en est que plus restreinte !

Nous arrivons à la fin de ce second débat et je laisse donc mes invités prendre la parole pour finir comme bon leur semble notre entrevue…

C’est Sylvain qui se lance en premier, pour passer un message au Japon : « J’aimerais que les japonais se lancent au moins une fois, en envoyant en Europe (voir en France ^^) un artiste reconnu en concert (Perfume, One Ok Rock, Yui, les AKB, …). Je suis sur que le public répondra présent. Et à titre totalement perso : Hikki, si tu t’ennuies dans ta retraite, n’hésite pas à revenir 😛 »

Van envoie un double message à tous les acteurs francophones :  «Bonne chance à ceux qui veulent agir dans ce milieu, que ce soit un tourneur, un label ou un blogueur. Il faut s’accrocher, rester fidèle à ses convictions et surtout ne pas attendre une reconnaissance immédiate. Elle arrivera, peut-être, avec les années et surtout le travail.

Et si un label ou tourneur Français cherche des artistes. J’en ai des dizaines qui me demandent de les exporter en Europe, d’éditer leurs albums et d’organiser des concerts… »

Kaoruline la joue positive et pleine d’espoirs : « J’espère que Nolife continuera longtemps à diffuser de la j-music et qu’un jour on puisse voir de grands artistes japonais venir en France. Je ne perds pas espoir. Et tant que les gens continueront à découvrir des artistes qui leur plaisent sur Nolife. Je serais contente 🙂 Si en plus on peut revivre de grands moments comme le concert de US, ça serait le top ! Voilà ! »

Jay remercie le public : « Tout simplement Merci au public fidèle, merci de soutenir les gens qui essaye de faire bouger le petit monde de la J-music ! »

Et Xavier, tout comme moi, espère que ce débat aura éclairci les choses : « Merci à Paoru pour avoir organisé cette intéressante discussion. Je pense que ce type d’article permet aux gens d’y voir plus clair sur le fonctionnement de l’industrie de la musique. Je reste à l’écoute si jamais des personnes ont des questions sur mes activités. »

J’en profite pour remercier une fois de plus tous mes interlocuteurs pour ce second débat qui est venu compléter le premier. J’espère que vous avez appris pas mal de choses, ce fut le cas pour moi en tout cas.

Tout n’a pas été dit, certes,  mais je ne pense pas relancer un débat j-music tout de suite pour autant, pour éviter trop de redondance. Dans quelques mois, l’été prochain peut-être.

Ce qu’il nous manque c’est la parole des japonais eux-mêmes. À travers ces débats nous n’avons pas cessé de leur reprocher leur immobilisme mais leur mode de pensée leur appartient. Ils sont chiants mais ils sont comme ça.

De plus nous n’avons pas évoqué les nombreuses arnaques du passé à notre charge, comme le cas AB productions ou, plus récemment, les affaires Goldorak et Konci / Square Enix qui n’ont fait qu’ajouter de la glace sur leur Iceberg.

Bref, j’espère que ces deux débats vous ont plu et qu’ils vous ont donné envie de vous intéresser davantage à ce genre musical et à son milieu, d’en parler et de le défendre à votre tour, de partager cette passion qui nous et vous anime pour la j-music… On compte sur vous en tout cas.

Sur ce je vous souhaite une bonne année, pleiiiiiiiine de J-music 😉

Si vous avez raté les autres épisodes, c’est par ici :

Débat J-music 2

Partie 1 : Quels invités pour l’hexagone ?

Partie 2 : Les concerts, de A à Z…

Partie 3 : Motivations et rayonnement

Débat J-music 1

Partie 1 : Public J-music où es-tu, qui es-tu ?

Partie 2 : Majors, label et tourneurs, que fait la France et qu’espérer du Japon ?

Partie 3 : Des médias J-music à ré-inventer ?

anime manga aggregator sama Sama It!


6 Commentaires pour “Débat J-music 2 – Épisode 3 : Motivations et rayonnement”

  1. Cybermoon a dit :

    Merci pour cet article, merci aussi pour les autres. Extrêmement intéressant, j’ai hâte de voir la suite !

  2. ramza a dit :

    Merci Cybermoon ! La suite ce sera sur le manga, en février si j’arrive à réunir les gens que je veux. Après deux débats j-music, il faut varier un peu.

  3. Thomas a dit :

    À mon sens, l’avenir ce n’est pas une multiplication des sites dédiés à la j-music ou l’émergence d’un gros site de référence incontournable mais plutôt une présence diffuse, et puis, il faut plus des professionnels que des fans pour que les choses bougent vraiment. Ça y est, les fans, ils ont fait ce qu’ils pouvaient faire avec leurs maigres moyens, ils ne peuvent pas faire des miracles, c’est aux professionnels de LA MUSIQUE (et non de la musique japonaise) de prendre la relève. Par ailleurs, je suppose que dans le milieu de la musique en général, les maisons de disque envoient régulièrement du contenu (albums/singles avant leurs sorties, clips, lives, dossiers de presse,…) aux médias et aux rédactions de journalistes pour qu’ils en parlent s’ils considèrent ça intéressant, et j’imagine que les maisons de disque japonaises ne sont évidemment pas du tout dans cette démarche concernant les médias et journalistes étrangers, alors que c’est comme ça que les choses pourraient évoluer vraiment.

    “Et cette musique et autant étrangère qu’étrange pour le grand public”, écris-tu. Ça dépend, faut voir. C’est vrai pour certains mais faux pour d’autres. Il y a justement des groupes comme One OK Rock qui sont plus des groupes de rock américain en fait.

    “J’aimerais que les japonais se lancent au moins une fois, en envoyant en Europe (voir en France ^^) un artiste reconnu en concert (Perfume, One Ok Rock, Yui, les AKB, …)”, dit Sylvain. Autant un concert (et même DES concerts) d’un groupe comme One OK Rock me semble tout à fait réalisable, et ça aurait même déjà pu/dû être fait, autant Perfume et compagnie, je pense qu’il ne faut pas y compter, il y a une telle différence entre la taille de leur public au Japon et en France que ce n’est pas possible malheureusement.

    “Ce qu’il nous manque c’est la parole des japonais eux-mêmes” : oui oui oui carrément oui !! On veut les entendre, la prochaine étape, ce serait ça !

    En tout cas, toujours aussi intéressant et UTILE ce genre de dossier !

  4. ramza a dit :

    Décidément tu es loquace Thomas! Moi qui déplorait de voir le manque de réactions fouillés sur le second débat, merci d’avoir pris le temps !

    Plus de pros que de fans je suis d’accord. Mais pour qu’il y ait des pros non fans d’un coté il faut beaucoup de fans de l’autre.

    Sinon sur cette “musique étrange” qu’est la j-music, je reprends des témoignages de Sylvain et/ou Kaoruline de souvenir (et je suis d’accord avec eux). On parlait de la barrière de la langue pour les groupes à l’identité nippone très marqué. Pour un One Ok Rock y a clairement une possibilité. La Kpop absorbe des codes US et ça marche. Mais la langue jap ça choque, encore et encore… J’en ai fait écouter à des dizaines de personnes sur deux décennies et tout ceux qui n’ont jamais regardé de l’anime en VO s’y sont majoritairement montré allergique. Et ça n’évolue pas réellement. Une diffusion partielle en radio ou en télé nous aiderait bien…Pour faire l’oreille. En attendant il faut déjà séduire tout le public japanophile, y a déjà du boulot !

    Car, mais ce n’est que mon point de vue, avant de devenir un loisir de masse et d’avoir une présence dans les médias correspondant (parce qu’il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs), il nous faut deja être un loisir de niche rentable…Et donc un web efficace. Ou un ambassadeur populaire, qui sait.

  5. Celebriante a dit :

    Azy, on va les faire venir, ces boloss de Japonais. è_é

    Par contre, les jambes des Girl’s, elles font peur. ;____;

    Et merci, j’ai pris le temps de tout lire, et je suis tout à faire d’accord concernant ton dernier commentaire. =o Et vivement le prochain débat Jmusic… histoire de voir l’évolution. 😉 (en espérant qu’évolution il y aura !)

  6. ramza a dit :

    Pour renouveller les sujets, je pense qu’on va attendre un peu. Post-JE par exemple.

    En attendant je vais tenter d’en faire un sur le manga, après Paris Manga.

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