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Dai Satō & Masaru Gotsubo : interview en duo

  • Sumo

Masaru Gotsubo (à droite), Dai Sato (à droite) et leur interprèteLors du dernier Paris Manga, c’est avec plaisir renouvelé que j’ai pu retrouver Dai Satō, presque un an après notre interview, pour Total Manga, dans les studios de sa société de scénaristes, Story Riders.

Toujours aussi détendu, affable et plutôt extraverti, une rareté nippone en somme, l’auteur a amené dans ses bagages son collaborateur de longue date, Masaru Gotsubo avec qui il travaille sur le manga Yuzuko Peppermint mais aussi sur leur tout dernier projet, Norageki!.

Rencontre avec un duo complice et touche-à-tout…

Bonjour, vous êtes venus en France pour présenter Norageki!, pouvez-vous nous dire comment est né ce projet ?

Dai Satō : Bandai Visual nous a contactés au mois de mai de 2010 pour nous passer commande, car il leur manquait une OVA pour leur festival  Anime Fes VS. Battle 3 qui s’est déroulé à la fin du mois de janvier au Japon.

Comment Gotsubo-sensei est-il arrivé sur ce projet ?

Norageki!Dai Satō : Je connaissais déjà monsieur Gotsubo car je travaille avec lui depuis le manga de Samurai Champloo, et nous collaborons également depuis 3 ans sur Yuzuko Peppermint. Lorsque j’ai rencontré monsieur Ando, le réalisateur de Norageki!, je lui ai parlé de monsieur Gotsubo et il m’a rapidement donné son accord.

Gotsubo-sensei, avant d’arriver sur Norageki! ou même de dessiner Samurai Champloo, vous vous êtes intéressé assez jeune au métier de mangaka…

Masaru Gotsubo : Pas si jeune en fait (rires). J’avais déjà plus de 20 ans quand je m’y suis mis.

Mais vous vous êtes intéressés assez jeune aux mangas eux-mêmes…

Masaru Gotsubo : En fait tout a commencé avec les mangas de mon grand frère (Ryuji Gotsubo, auteur de Sasanaki), qui sont les premiers que j’ai lus. Mais rapidement je me suis penché sur d’autres mangas, plus éloignés des classiques. Par exemple j’ai lu Berserk quand j’avais 10 ans environ.

Plus tard, c’est en remportant un concours de la maison d’édition Square Enix que vous avez lancé votre carrière. Mais quelle est la vie d’un mangaka avant d’être chez un éditeur ?

En gros ça se résume à des baitos (ndr : petits boulots), encore des baitos ! (rires)

Depuis 3 ans vous travaillez  ensemble sur Yuzuko Peppermint. Comment  fonctionnez-vous ensemble ?

yuzuko-peppermint-volume-1-japonaisDai Satō : Après Samurai Champloo et Lion Maru G, Yuzuko Peppermint est notre troisième manga en commun. Au début notre collaboration était assez directe, je lui envoyais le scénario et il travaillait dessus. Alors que maintenant il y a un meilleur dialogue et je sais exactement ce que je dois lui envoyer pour avoir le résultat escompté.

Masaru Gotsubo : Mais comme je suis du Kansai, il ne comprend pas toujours ce que je dis. (rires)

Dai Satō (gentiment moqueur) : C’est vrai que je ne parle pas le langage du Kansai, mais ça ne m’empêche pas de toujours avoir une longueur d’avance question humour !

Masaru Gotsubo (discrètement) : C’est ce que je lui laisse croire ! (rires)

Gotsubo-sensei …  Pour Norageki! vous avez changé de métier en devenant character designer. Qu’est-ce que ça implique comme différences lors de la création des personnages ?

Masaru Gotsubo : Dans un manga, travailler sur les personnages est quelque chose de continu, qui se poursuit dans le temps, qui peut évoluer et où je fabrique entièrement le personnage.

C’est donc plus personnel que pour un anime où je reçois une commande, où je dois suivre des directives… Même si j’essaie toujours d’y mettre mon style.

Dai Satō, nous vous avons rencontré l’année dernière et vous nous expliquiez que la crise que subit actuellement l’animation au Japon serait peut-être une bonne occasion de faire évoluer ce marché. Depuis notre rencontre, est-ce que ça en prend le chemin ?

Dai SatōDai Satō : Pour remonter il faut d’abord toucher le fond ! (rires). Je pense que cette crise n’est pas encore arrivée à son terme et donc que l’arrivée de ces changements nécessaires n’est pas encore d’actualité. Mais j’attends tout ça avec impatience, je scrute !

Concernant l’ensemble des loisirs et de la culture japonaise, le gouvernement a lancé une campagne nommée Cool Japan. Mais est-ce que vous avez pu constater les fruits de cette politique ?

Dai Satō commence par clairement dire non de la tête… sous entendant que ce sont surtout des discours politiciens, puis nuance ses propos : Mais ça ne veut pas forcément dire que c’est vrai pour tous.

Personnellement je n’ai rien remarqué de concret mais je suis quelqu’un qui a construit sa carrière tout seul, dans son coin et sans vraiment écouter ce que disaient mes professeurs, ou en l’occurrence l’état. Donc ça n’a pas eu d’impact sur mon travail, mais ça a pu en avoir ailleurs.

Néanmoins, des œuvres comme Norageki! mériteraient d’être soutenues. Le marché actuel de la japanimation repose trop souvent sur celui du manga, avec une large partie d’adaptation et peu de création originale. Je pense donc que ce type de projet vaut d’être défendu et aidé, pour soutenir cette originalité plutôt que de répéter l’éternel  recette “manga + succès = adaptation en anime”.

Que ce soit Yusuke Kozaki ou Okama, de plus en plus de mangakas travaillent également comme chara-designer d’anime ou sur des jeux vidéo… une diversification nécessaire ?

Gotsubo Masaru : Question difficile. Mais disons que c’est une bonne solution pour se faire plus facilement connaître. Même si ce n’est pas exactement votre métier, si vous arrivez à vous faire remarquer dans ces domaines, ce sera plus facile pour vous après dans votre métier de mangaka. C’est une façon de faire un appel du pied aux éditeurs…

La production de Norageki! étant dorénavant achevée, quels sont vos futurs projets ?

Dai Satō : Tout d’abord de continuer Yukuzo Peppermint ensemble. J’espère que le manga sortira sur le marché français. Quant à moi je continue mon travail de scénariste avec Story Riders, pour des jeux vidéo et des films.

Masaru Gotsubo : En plus de Yuzuko Peppermint, j’espère pouvoir commencer un autre manga cette année.

Dai Satō : Et j’espère que tous les personnages issus des rough de Norageki!, qui ont eu beaucoup de succès hier en séance de dédicaces, pourront être réutilisés pour d’autres projets !

Pour finir nous demandons à Gotsubo-sensei s’il veut bien réaliser un rapide dessin, afin de pouvoir le photographier en pleine action. Il accepte et nous demande quel personnage nous désirons, ce à quoi nous répondons naturellement Mugen, le personnage phare de Samurai Champloo, ce qui fait sourire nos deux compères…

On vous demande souvent Mugen en dédicace je suppose…

Masaru Gotsubo : Sur les 150 dédicaces d’hier, c’est vrai qu’il y a eu beaucoup de Mugen.

Dai Satō (mimant les demandes successives des fans) : Jin, Fu, Fu, Fu, Fu, Jin, Mugen, Mugen, Mugen, Mugen, Mugen, Mugen, Mugen, Mugen

Gotsubo en plein dessin Mugen

Est-ce qu’on finit par se lasser à force de dessiner toujours les mêmes ?

Masaru Gotsubo : Oui ! (rires) Cela dit il y a pire : ceux qui travaillent dans l’animation. Les animateurs doivent dessiner et redessiner sans cesse les mêmes personnages. Ils semblent être beaucoup plus endurants, ils ne doivent pas être montés avec les mêmes piles !

La dédicace est dorénavant achevée. Merci à Masaru Gotsubo et Dai Satō pour leur temps et leur bonne humeur !

Merci également à Synopsya de TM pour ses relectures avisées et à Léang pour ses magnifiques photos. Retrouvez toutes ces photos sur la page d’accueil du site.

anime manga aggregator sama Sama It!


3 Commentaires pour “Dai Satō & Masaru Gotsubo : interview en duo”

  1. Page non trouvée Paoru.fr: PLUME, KWEEH & ROCK'N ROLL ! a dit :

    […] Dai Satō & Masaru Gotsubo : interview en duo […]

  2. brotch a dit :

    Merci ils manquent pas d’humour ces deux-là ! Norageki! est un des derniers animés 2011 que j’attends avec impatience, et plus encore après cette interview.

  3. ramza a dit :

    En fait Sato-san est un gros bout en train et même si Gotsubo-san est plus discret, leur complicité comble un peu la différence. Les échanges étaient toujours ponctués de rires entre eux deux, mais l’interprète qui faisait comme il pouvait n’a pu m’en expliquer qu’une partie. En ce qui concerne Norageki! ils l’ont présenté lors d’une conférence que je retranscrirai ce mois-ci, so stay tuned 😉

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