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CLOTH ROAD : une histoire de duos…

CLOTH ROAD volume 1Un adage populaire dit : « À, deux c’est mieux ! ». Est-il vraiment valable pour tout et applicable à CLOTH ROAD, l’une des dernières nouveautés Kazé Manga ?

Ce manga est issu d’une collaboration entre deux artistes, situé entre deux genres, traitant de la fusion de la haute couture et de l’informatique, le tout au travers d’un duo hétéroclite… Si le proverbe dit vrai, on peut logiquement crier au chef d’œuvre.   Mais rien n’est aussi simple, donc je suis aller voir de plus près ce que valait ce titre estampillé Shōnen UP !, dont le tome 3 est sorti le mois dernier.

Gladiateurs sur podium ou mannequins dans l’arène ?

Les nanotechnologies ont maintenant transformé les câbles en fils et les processeurs en étoffes. Accouchant d’ordinateurs-vêtements, la révolution textile a bouleversé notre mode de vie. Issus de la fusion entre le prêt-à-porter et les sociétés informatiques, sept grandes marques dirigent dorénavant le Monde.

Mais cette nouvelle société d’apparats cybernétiques est restée inégalitaire. Néanmoins, pendant que les écarts sociaux se creusent, un point de jonction perdure : le War King. Les nouveaux programmeurs-couturiers, ou designer, confectionnent les vêtements de stars de cette ère : les mannequins. Provenant aussi bien des bas-fonds que des hautes sphères, ils montent toujours sur les podiums, mais pour s’affronter plutôt que de défiler.

C’est dans l’ombre de ces gladiateurs griffés que vit le jeune Fergus, un apprenti-couturier qui rêve de quitter sa misère pour le monde éclatant de la haute-couture. Le destin l’entend et finit par le mettre au pied du mur. Contraint de gagner une somme colossale, il doit devenir le designer de sa sœur jumelle, Jennifer, dont il vient tout juste de croiser le chemin. Mais cet improbable tandem pourra-t-il relever le défi du War King ?

CLOTH ROAD volume 2

SHONEN ROAD

CLOTH ROAD est un manga de l’éditeur nippon Shueisha, prépublié dans le mensuel Ultra Jump depuis 2004, puis édité en France en avril 2010, par Kazé Manga. Il est né sous la plume de deux artistes : HIDEYUKI KURATA au scénario et okama au dessin.

Né en juillet 1968, HIDEYUKI KURATA est auteur de nouvelles (El Hazard : le monde magnifique), de mangas (Read or Die) mais signe aussi des scénarios d’animes (Excel Saga, Kamichu! ou Now and Then, Here and There). Dans CLOTH ROAD, il fait à nouveau preuve d’inspiration en confectionnant un récit stylisé où une large place est faite à l’action et l’aventure.

En partant d’un postulat assez original, KURATA emprunte ensuite les codes du shōnen pour narrer le voyage initiatique de jumeaux que tout oppose et qui transcenderont leurs différences au nom de leur lien de sang.

CLOTH ROAD Volume 3

Malheureusement, en choisissant de faire de Fergus et Jennifer deux personnages qui ont tout à apprendre, KURATA en a fait des coquilles un peu vides. Fergus est un pleurnichard avant d’être un génie et Jennifer une écervelée avant d’être spontanée ou enjouée. Ces deux protagonistes sont des héros de shōnen mais pas de seinen, par défaut de maturité. Un manque de complexité que l’on retrouve également dans la narration des deux premiers volumes, parfois monotone.

Fergus et Jennifer, héros de CLOTH ROADHeureusement, le volume suivant apporte de grands rebondissements, des personnages secondaires charismatiques à l’image du top model Dame May, mais aussi des révélations sur le passé des deux enfants et celui de la révolution textile. Des éléments qui enrichissent une trame de fond qui se faisait attendre et permet au scénario encore larvaire de sortir de sa chrysalide.

S’ensuit une ellipse temporelle de quelques mois, un entraînement intelligemment épargné au lecteur, qui permet de retrouver nos jumeaux grandis. Ils ne deviendront évidemment pas irrésistibles d’une page à l’autre, mais ils sont sur la bonne voie.

Du point de vue scénaristique et narratif, CLOTH ROAD possède donc les qualités et défauts d’un bon shōnen plutôt que celles d’un seinen, qui ne se justifie à l’heure actuelle que par quelques scènes de nus.

FASHION ROAD

Responsable du visuel singulier de ce titre, okama a débuté sa carrière par le monde amateur du dōjinshi (hentai principalement) avant de passer chez les professionnels en 1998 et de publier sa première œuvre tout public en 1999 : Cat’s World, édité en France en 2003 chez Soleil.

De plus en plus demandé, il travaille sur de nombreux projets : animation japonaise, illustrations pour des magazines, quelques dōjinshis et un poste de costume designer sur le jeu vidéo No More Heroes. Ce n’est donc pas par hasard qu’il signe cette œuvre, mêlant haute-couture et technologie de pointe, d’un graphisme élégant et dynamique.

Dame May, top modelSusceptible de séduire le public féminin, la garde-robe des mannequins de CLOTH ROAD fourmille de détails et d’excentricités qui peuvent paraître incongrues de prime abord, mais qui sont finalement bien plus esthétiques et toutes aussi improbables que certaines créations de nos grands couturiers. On y retrouve des robes à long pendants, des tenues plus courtes bardées de froufrous ou des vêtements dévoilant les courbes du corps… bien plus appréciables que ces instants de nudité, superflus, qui expliquent l’étiquette seinen du titre.

La fusion de ces costumes avec l’informatique permet ensuite de les faire se mouvoir, entraînant les mannequins dans des joutes pleines d’agilité et de vivacité, mais qui manquent par moment de crédibilité. Informatique et science sont prétextes à une mise en scène parfois farfelue, favorisant clairement l’esthétisme au détriment du réalisme. Avec des combats déjà très théâtraux, cet argument à la limite du fallacieux risque, à la longue, d’apporter la surenchère et la lassitude du lecteur, quelle que soit la beauté du trait d’okama.

Pour finir sur une note plus positive, signalons que CLOTH ROAD est enveloppé dans de somptueux décors, très travaillés et regorgeant de détails. Les villes font figure de grandes forteresses hétéroclites, dignes des cités massives et intrigantes que nous offrent certains RPG dans le monde du jeu vidéo.

CLOTH ROAD bénéficie donc de l’imagination et de l’expérience de ses deux créateurs, qui sont parvenus à nous immerger dans un univers singulier et séduisant. Cependant, à l’image de certaines beautés, celle du manga est pour l’instant éphémère et devra se renouveler, tout en corrigeant les quelques lacunes qui commencent à apparaître sous le vernis de la nouveauté…

Visuels CLOTH ROAD © 2003 by HIDEYUKI KURATA, okama / SHUEISHA Inc.

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2 Commentaires pour “CLOTH ROAD : une histoire de duos…”

  1. Guu a dit :

    Mwé… ca casse pas des briques quoi…

  2. ramza a dit :

    Narrativement,non… comme dirais ma chère Gally : ouai ben je préférais Angelic Layer !

    Par contre graphiquement, le manga a des arguments, dc je pense que ça peut plaire aux plus jeunes d’entre nous. Donc on va leur laisser ^^

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