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Christopher Macdonald : rencontre avec le PDG d’Anime News Network

Christopher MacdonaldEt voici la fameuse cinquième interview, après Mochizuki, Yukarin, Glénat et Maliki. Lors de la Japan Expo, tous les journalistes se réunissent pour interviewer les mangakas, chanteuses, animateurs et artistes de renoms. C’est l’occasion d’en croiser certains y compris quelques célébrités du milieu.

C’est le cas de Christopher Macdonald, journaliste et directeur depuis dix ans d’Anime News Network, ANN pour les connaisseurs, le plus grand site d’information sur la japanimation et le manga de toute l’Amérique du Nord.

Il était présent pour la JE 2010, et nous en avons profité pour revenir avec lui sur les débuts d’ANN et de la japanimation en Amérique du Nord…

Bonjour « monsieur ANN ». Pourriez-vous commencer par vous présenter et nous expliquer un peu ce qu’est Anime News Network ?

Bonjour, je suis Christopher Macdonald, je suis actuellement PDG et Rédacteur en chef d’Anime News Network, mais je vais bientôt changer de statut et devenir directeur de publication, parce qu’à l’heure actuelle je ne suis plus très impliqué dans l’éditorial. J’aimerais bien l’être davantage mais j’ai beaucoup à faire du coté du business.

Justin-SevakisAnime News Network a débuté en 1998 et à l’époque c’était un site internet de news sur l’animation japonaise puis les mangas. Il a été créé par Justin Sevakis, qui avait 17 ans à l’époque. Il a commencé ANN comme un loisir.

Un an et demi plus tard, il voulait se lancer dans d’autres projets et désirait confier le site à quelqu’un capable d’en faire quelque chose de plus important, avec plus de contacts dans l’industrie et le sens du business.  Il ne me l’a pas directement confié mais c’est arrivé très vite. J’ai été chargé de la gestion du site en 2000, alors qu’il avait à peine deux ans.

Je l’ai géré comme un passe-temps durant environ 2 ans. J’ai finalement décidé d’en faire mon travail parce que chaque semaine, je faisais 60h pour mon emploi principal et 40h pour ANN… c’était un peu trop. J’avais mis un peu d’argent de côté et je me suis laissé une année pour que le site devienne rentable… Et ça a marché.

Durant cette première année, je m’occupais un peu de tout : les news, les critiques, etc. Au fil du temps, j’ai délégué des responsabilités à d’autres personnes. Depuis 3 ans on a une personne qui ne s’occupe que des news, d’autres qui ne font que des critiques… En septembre, nous avons embauché notre neuvième salarié à temps plein.

Nous nous sommes donc beaucoup développés. Aujourd’hui nous faisons des news et des critiques. Nous avons une base de données que beaucoup de personnes utilisent.

Ce que les Français connaissent peut-être moins c’est toute notre partie streaming. Nous disposons d’environ 3 000 épisodes d’animes sous licence américaine, ou d’autres qui proviennent directement du Japon. C’est d’ailleurs un projet qui nous occupe énormément à l’heure actuelle, nous travaillons beaucoup dessus…

Pour donner un ordre d’idée à nos lecteurs, que représente ANN en termes de trafic ?

On a 200 000 visiteurs uniques par jour et 3,2 millions par mois avec 33 à 35 millions de pages vues mensuellement.

D’où vient toute cette audience ?

Fréquentation ANN (source : Alexa)50% de notre audience vient d’Amérique du Nord, 40% des Etats-Unis et 10% du Canada. Ensuite arrive l’Asie du Sud-Est, avec les Philippines, la Malaisie, l’Indonésie et Singapour notamment. Puis il y a les pays anglophones – Australie et Angleterre – et enfin le reste de l’Europe, où la France constitue notre public le plus important.

Comment devient-on et reste-t-on le numéro 1 dans le domaine de la japanimation et du manga ?

Euh… (rire gêné) Il y a beaucoup d’angles à cette réponse en fait ! Il y a le timing et puis la chance. On a commencé ANN au début du boom de l’animation japonaise en Amérique du Nord. A l’époque nous étions trois sites web dans ce créneau.

Il se trouve que, pour une raison ou pour une autre, la majorité des gens ont préféré notre façon de faire. L’autre facteur est partiellement économique. J’ai pu me lancer à temps plein dans le site en 2003, avec un budget que les autres n’avaient pas. Ensuite on a pris les bonnes décisions, lancé des bons services comme l’encyclopédie, qui nous apporte beaucoup.

Je crois que ce qui est important c’est de mettre toujours en avant l’éditorial, même si nous faisons du business. Le contenu doit toujours passer avant le profit, il doit être fait en direction du lecteur, pas du portefeuille.

Notre philosophie est de suivre le modèle du journalisme traditionnel plutôt que celui des blogs par exemple. Dans nos news, on ne mets aucune opinion, on reste neutre.

Quand vous avez créé ANN, quels ont été vos modèles ?

VarietyQuand nous avons commencé, il n’y avait pas vraiment de modèles comme maintenant, et encore moins de blogueurs. Nous nous sommes inspirés de journaux de business comme le New York Times. L’autre modèle était Variety magazine. Pour ceux qui ne connaissaient pas Anime News Network, nous disions : « nous sommes un Variety pour anime ». C’est d’ailleurs ce que nous faisons : des news et des informations aussi bien pour l’industrie que pour les fans les plus passionnés.

A propos de ces news et ces infos, vous avez un slogan : The internet’s most trusted anime source… mais quels sont les sources d’ANN ?

Il y en a beaucoup. Une des choses importantes à nos yeux, c’est de définir systématiquement notre source. Parmi les nouveaux sites, certains ne le font pas, mais nous y attachons beaucoup d’importance.

Nous avons trois niveaux de sources. Il y a l’investigation ou lorsque nous sommes le contact originel. En amont il y a soit beaucoup de recherche, soit un contact dans l’industrie qui nous donne l’information. La deuxième catégorie c’est la « frontline », en commun avec d’autres journalistes. Il peut s’agir de conférences de la Japan Expo par exemple, où l’info est donnée à plusieurs en même temps, ou via des communiqués de presse.

Le dernier niveau c’est l’agrégation, lorsque tu prends des infos d’autres sites. Il peut y avoir de la traduction, quand la source est japonaise ou française par exemple ou alors un relai de l’information d’autres sites anglais, en essayant d’ajouter un peu plus, le petit détail qualitatif.

Sur ces trois niveaux ce que nous cherchons à faire en priorité, c’est le premier niveau l’investigation. Mais en réalité ce que nous faisons le plus c’est de l’agrégation.

2chanEn ce qui concerne les sources elles-mêmes, nous avons d’autres sites américains et certains japonais, comme nous avons plusieurs personnes qui lisent le japonais dans notre staff. Il y a parfois des sites français également.

Enfin on trouve également des sites de fans, comme 2chan, qui nous servent de point de départ. Comme ce genre de sources n’est pas toujours fiable, on appelle l’industrie ou on contacte nos 3 employés situés au Japon pour aller chercher l’hebdomadaire d’où l’info est tirée.

En France la presse web passe derrière, voir loin derrière, la presse écrite, en termes de crédit ou d’opportunité. Est-ce la même chose pour ANN, malgré son succès ?

Oui, absolument. J’ai beaucoup d’histoires à raconter (rires). On a eu beaucoup de misères avec ça, pendant de nombreuses années. Maintenant nous sommes devenus si grand que dans le domaine de l’anime et du manga, nous sommes suffisamment reconnus pour être traités comme de la presse officielle.

Protoculture Addicts 97Mais en dehors de ce domaine, lorsque l’on sort un peu de l’animation japonaise ou du manga, on a parfois quelques soucis. Mais si on leur explique notre audience, « Nous avons 3,2 millions de lecteurs par mois », là on gagne leur écoute et le respect.

Il y a quelques années, nous avons « pris le contrôle » de la publication du magazine Protoculture Addicts. Le but était en partie de nous aider dans le marketing. Lorsque l’on rencontrait quelqu’un qui voyait le web comme quelque chose sans importance, on leur expliquait alors que nous possédions également un magazine. On n’expliquait même pas que le site web avait beaucoup plus de fréquentation et qu’il était beaucoup plus rentable, ça ne sert à rien face à ce type de personnes assez conservatrices… on pourrait même dire archaïques maintenant.

On rencontre donc moins de problèmes, mais ça arrive. Par exemple, en France, la Japan Expo nous traite vraiment bien, mais l’organisme qui gère les interviews (laboitecom) ne nous connait pas. Résultat nous n’avons pu avoir aucune interview pour le moment. Mais j’espère que Thomas de la SEFA (ndlr : Thomas Sirdey, l’un des fondateurs de la Japan Expo) pourra nous arranger ça. (ndlr : Finalement, en dehors d’une interview de Thomas Sirdey lui-même, aucune interview ne sera planifiée par laboitecom pour ANN).

En dehors de Protoculture Addict, est-ce qu’ANN n’a jamais voulu lancer son propre magazine papier ?

C’est une idée qui nous a toujours séduit. Comme je le disais, nous cherchons toujours à produire du contenu avant de faire du business. Cependant, et je ne sais pas si c’est pareil pour vous en France, la publication de magazine est une façon de rapidement perdre de l’argent ! (rires)

L’impression devient chère, le nombre d’exemplaires vendus diminue… mais c’est nous qui tuons ce système il faut dire (rires). Personnellement, j’aimerais le faire mais à la condition que ce soit viable. Je suis toujours prêt à perdre quelques milliers de dollars par année, mais pas des centaines de milliers.

Parlons maintenant du marché américain. Quand est-ce que tout cela a émergé ?

astroboyLes tous premiers produits japonais remontent aux années 1960, avec Astro et Speed Racer. Dans les années 1970 puis 1980 un groupe de fans s’est développé. C’est dans cette décennie que l’industrie a débuté, en commençant tout petit.

Il y avait Streamline Pictures et Harmony Gold qui étaient toutes les deux liées, car derrière elles c’était la même personne, Carl Macek, décédé il y a quelques mois d’ailleurs. Il a distribué Robotech puis plusieurs autres animes aux Etats-Unis via Streamline, comme Dirty Pair.

Ensuite est arrivé une seconde génération d’éditeurs, au début des années 1990, avec Central Park Media et ADV Films. C’est vraiment là que l’industrie a commencé à exister.

C’est à cette époque que les premiers mangas sont apparus, Akira et Lone Wolf and Cub avec les premiers éditeurs de mangas, comme Viz Media et Epic.

Durant les années 1990 et le début des années 2000, le manga a toujours suivi l’animation. Si quelque chose devenait populaire par l’animation, on publiait le manga, à l’inverse du Japon et de la France.

En France aussi, l’industrie a débuté par la japanimation…

Oui mais pas avec le même impact. L’animation est restée beaucoup plus longtemps leader devant le manga. A l’heure actuelle, ils sont à peu près égaux. Moi qui vis au Québec, on a eu et on a toujours beaucoup d’importation de mangas français.

Tokyo popAu début des années 2000, les trois-quarts des mangas que j’achetais étaient français, ils n’existaient pas en Amérique. On avait soit des best-sellers, soit des mangas dont les animes avaient du succès. Maintenant ils sont égaux en terme de valeur, mais comme un DVD coûte plus cher, les mangas sont passés devant l’anime en nombre d’unités vendues.

Ça a pris beaucoup plus de temps pour que le manga devienne populaire en Amérique. Viz est le numéro un aujourd’hui mais c’est grâce à son rachat par la Shueisha et l’exclusivité qu’il y a gagné.

Ceux qui ont fait émerger et grandir le marché c’est Tokyo Pop. Ils ont introduit tout leur manga dans le sens Japonais, à un prix plus bas, à 9.99 dollars, alors que les autres allaient de 12 à 18 dollars. Ils ont fait beaucoup de shôjo, genre qui a rapidement plu au public féminin. D’une année à l’autre, la consommation du manga en Amérique du Nord a triplé car toutes les filles sont venues s’ajouter au marché.

Le shôjo y est donc pour beaucoup dans la réussite du marché du manga…

Oui, ça et le changement du format. Malheureusement, après ça Tokyo Pop a pris quelques mauvaises décisions et la compagnie est en déclin.

Autre sujet, sur les relations entre Comics et Manga. Comment s’entendent les gens du comics et ceux du manga ? Est-ce que les lecteurs de l’un lise l’autre ?

Comicon-JEA l’époque du boom de la japanimation puis du manga en Amérique du Nord, les nouveaux fans n’étaient pas des anciens fans de Comics. A l’heure actuelle, il y a deux groupes assez différents. C’est vrai que les fans de la première heure lisent des deux et le recouvrement existe de manière moindre chez les nouveaux lecteurs… Mais les groupes sont différents.

Par exemple, en France, vous réalisez le Comic Con’ et la Japan Expo au même endroit et en même temps. En Amérique du Nord, cela fonctionne différemment. Il y a des congrès d’animation et de manga d’un côté et ceux de Comics de l’autre.

Cependant, depuis quelques années, les éditeurs de manga et d’animation japonaise vont vers le public Comics, en étant présent lors des shows et congrès, afin de séduire ce public.

Comment les auteurs de Comics et ceux de mangas cohabitent-ils ?

Ce serait difficile de te le dire exactement, mais on commence à voir l’influence des mangas sur les auteurs de Comics. Beaucoup de créateurs expliquent que les mangas font partis de leurs références, de leur source d’inspiration.

Mais d’autres s’en moquent ou sont parfois contre. Il n’y a pas vraiment de consensus là-dessus. Il y a un respect des auteurs, mais ça ne va pas beaucoup plus loin.

Quelques auteurs Français créent des mangas, est-ce aussi le cas aux Etats-Unis ?

Dirty Pair, version USOui, il y en a beaucoup, surtout chez les jeunes auteurs. Le premier à avoir fait ça était Adam Warren, le dessinateur de Dirty Pair et Bubblegum Crisis. Maintenant beaucoup font ce que l’on appelle de l’OEL manga, l’Original English-language manga, aussi nommé world manga. Ce sont des jeunes, parfois même des adultes, qui n’ont lu que du manga depuis leur plus jeune âge et pour qui c’est LA référence.

Il y a un second groupe d’auteurs qui a voulu, au moment du boom du manga il y a 5 ans, surfer sur cette vague en changeant leur style, pour « faire du manga »… Des gens beaucoup moins respectables.

Le marché du manga est en chute libre depuis 2007 aux Etats-Unis, avec une diminution des ventes d’environ un tiers en 3 ans. Quelles en sont les raisons ?

Les causes sont multiples. Certaines sont un peu artificielles, comme le piratage. Si quelqu’un veut lire un manga, il va sur One Manga ou un autre de site ce type, pour l’avoir gratuitement. On rencontre le même phénomène pour l’animation, mais c’est encore plus prononcé dans ce secteur, car il n’y a plus de différence entre un écran d’ordinateur et celui d’une télévision.

Il y a aussi un changement dans le monde du divertissement, de l’entertainment américain. Ils ont appris du manga et ont fabriqué des produits pour ce jeune public. On retrouve maintenant beaucoup de série télévision faites pour les adolescents et jeunes adultes, qui n’existaient pas il y a quelques années : Heroes, Lost, ou même Buffy au tout début.

Toutes ces séries ciblent vraiment les mêmes publics que ceux du manga et de l’animation japonaise. Quand j’étais adolescent, mon seul choix était de regarder quelque chose « fait pour moi » mais infantile, ou regarder un produit pour adulte. Beaucoup se sont donc tournés vers le manga parce que cela leur correspondait, c’était fait pour eux. La troisième raison provient du Japon lui-même, il n’y a plus vraiment de hit.

Il manque un moteur…

Lucky Star - un exemple de moe à succèsExactement… Naruto est toujours très populaire, One Piece un peu moins. Mais pour maintenir et agrandir un marché il faut au moins deux ou trois hits chaque année, mais on n’a plus ça. Au Japon, il on trouvé une formule qui garantit les ventes, c’est le moe.

Si tu fais du moe au Japon, tu t’assures de vendre 5, 10 ou 15 milles exemplaires à chaque fois. Tu t’assures donc un minimum de ventes, mais le moe n’attirera pas de nouveaux fans. La prise de risque est devenue très réduite en ce qui concerne les nouveautés. Certaines compagnies ont pris des risques… comme Gonzo par exemple, et maintenant ils sont en banqueroute. C’est un pari à prendre…

On a parlé du piratage et des scanlations. Le phénomène existe en France, mais reste très loin des proportions atteintes en Amérique du Nord avec les agrégateurs de scans… Est-ce que les américains sont encore attachés au format papier ?

Oui mais pas autant qu’en France par exemple. De plus en plus de gens sont parfaitement satisfaits par la lecture de mangas sur Internet, plutôt que de l’acheter.

Pour pouvoir lire gratuitement ou pour découvrir un manga en avance, tout un public se dirige vers l’Internet. C’est pour cela que même si le nombre de ventes diminue, je pense que le nombre de gens intéressés par le manga est toujours présent, voir même en augmentation.

Il y a moins d’acheteurs mais les fans sont toujours là, ils sont juste moins attachés à avoir leurs mangas sur leurs étagères.

Les fans de mangas ne sont plus collectionneurs ?

Le marché américain a été construit sur une idée de collectionneur. Au Japon, les amateurs de manga et d’animation ne sont pas des collectionneurs, ils regardent l’animation presque gratuitement à la télé et jettent leur Shōnen Jump lorsqu’ils l’ont fini.

Mais en Amérique du Nord, l’industrie a dit : « La seule façon pour regarder de l’animation ou lire du manga est d’être un collectionneur ».Les consommateurs n’avaient pas le choix au début, et ils devaient effectivement acheter pour voir.

Mais le choix est désormais possible. L’industrie doit donc trouver comment proposer ce choix à leur public, celui de consommer sans obligatoirement être un collectionneur, et que le tout soit rentable. Pour l’animation, le simulcast est une première proposition mais pour le manga le retard reste important.

Sur ANN, vous vous intéressez à la japanimation et au manga… et pourquoi pas la J-music ?

Ayumi_HamasakiOn a essayé, et je suis assez fan moi-même, mais le marché est trop restreint en Amérique. Il y a peu de cross-over possibles. Le seul concerne les bandes originales de séries de japanimation, comme L’Arc~en~ciel avec Naruto.

Autre exemple, si tu n’es pas fan de Gundam, tu ne connais pas Gackt. Très peu de personnes connaissent Ayumi Hamasaki. Plusieurs sites internet ont tenté de s’intéresser à ça mais ils n’ont pas beaucoup d’audience. Certains continuent d’exister mais ce sont des sites de fans, il n’y a pas suffisamment de gens intéressés pour en faire un business.

Pour finir, quels sont vos coups de cœur en manga et en anime ?

On me le demande souvent, mais je réponds rarement la même chose (rires). J’aime assez le genre « shōnen tournament », comme Dragon Ball, un des premiers mangas que j’ai suivi, ou Hikaru no Go, même si ce n’est pas tout à fait pareil. Je suis fan de Alita, Gunnm en Français, et en ce qui concerne l’animation je suis fan de tout ce que fait Satoshi Kon. J’ai eu une phase ou je regardais un peu moins d’animation et ma rencontre avec Perfect Blue a relancé ma passion. Cowboy Bebop et Jin Roh font aussi partie de mes préférés.

Merci Christopher et bonne continuation pour ANN !

Merci à Christopher Macdonald pour sa simplicité et le temps qu’il nous a accordé.

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