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[Interview] Yukari Tamura : seiyuuuuuu, say meeee (air connu)

yukari-tamuraOui je sais, il fallait l’oser celle là… Bref. Je vous propose ce weekend et la semaine prochaine quelques nouvelles interviews : seiyū-chanteuse, mangaka, auteur de BD française, éditeur et même, d’ici peu, une petite surprise !

Cinq interviews, plus ou moins récentes, intéressantes à lire à postériori pour certaines, les contextes ayant évolués depuis.

On commence aujourd’hui avec Yukari Tamura, aka Yukarin… Bonne Lecture !

Au Japon, être une seiyū est le rêve de milliers de jeunes filles, qui espèrent un jour incarner le premier rôle d’un anime à succès. Ce fantasme est devenu réalité pour Yukari Tamura, qui interprète depuis une dizaine d’années une foule de personnages dont la célèbre magicienne Nanoha, l’héroïne de la saga Mahō Shōjo Lyrical Nanoha.

C’est donc avec intérêt que nous avons couvert sa venue à la Japan Expo 2010, pour une conférence publique et une interview exclusive sur notre stand…

Les multiples carrières d’une magical girl

What-s-new-pussycat-son-premier-mini-albumNée le 27 février 1976 à Fukuoka, Yukari Tamura entame sa carrière de chanteuse chez Konami, en 1997, avec son single Yūki wo Kudasai, rapidement suivi par un premier mini-album WHAT’S NEW PUSSYCAT?. Ses débuts de seiyū se font à la même époque, par un petit rôle dans l’anime Tenchi Muyo!. Elle se fait petit à petit connaître grâce à une voix très haut perchée et son intérêt pour les vêtements de lolita.

Appelée affectueusement Yukarin par ses fans, elle mène de front ses carrières dans la chanson et le doublage. Elle travaille aussi bien sur des jeux vidéo que des animes et en interprète régulièrement des génériques. À la tête de huit albums et d’une centaine de rôles, elle poursuit sa carrière de chanteuse chez King Records (depuis 2007) et celle de seiyū avec l’agence I’m Enterprise.

Son rôle de Nanoha Takamachi dans la série Mahō Shōjo Lyrical Nanoha a beaucoup contribué à sa célébrité depuis les débuts de cet anime en 2004. C’est d’ailleurs pour présenter le film Mahô Shôjo Lyrical Nanoha The Movie 1st qu’elle était présente pour cette onzième édition de la Japan Expo, accompagnée de Akio Mishima, l’un des producteurs et représentants de la franchise Nanoha, mais aussi manager de la seiyū au sein de King Records.

Mahô Shôjo Lyrical Nanoha, le film

maho-shojo-lyrical-nanoha-the-movie-1stAprès une projection en avant-première française du film, Yukari Tamura et Akio Mishima se sont prêtées au jeu de la conférence publique. Ce fut l’occasion d’en apprendre un peu plus sur le long métrage, décrit par son producteur comme une œuvre magical girl « sans méchant », ayant pour thèmes l’amitié et le dépassement des différences.

Deux ans de production ont été nécessaires, notamment pour la réalisation des nombreuses scènes de combat. Néanmoins, selon Mishima, le succès au Japon est au rendez-vous : « le film est sorti le 23 janvier et il est encore diffusé au mois de juillet ! » Il ajoute logiquement que d’autres opus sont prévus et espère en faire au moins quatre.

Beaucoup de questions sont malheureusement éludées par quelques  « je ne sais pas, j’en parlerai à l’équipe à mon retour au Japon ». Mais le cadre de King Records n’oublie pas d’encourager tout le monde à voir le film et ce quelque soit le moyen utilisé, ce qui sous entend bien sur Internet… Des propos assez rares de la part d’un producteur !

Yukari Tamura, très contente d’interpréter Nanoha une fois de plus, avoue également être séduite par le personnage de Precia Testarossa. Elle termine la conférence par une petite démonstration vocale, en passant de sa célèbre voix aiguë à un registre plus sombre, à l’image du personnage de Rika Furude dans Higurashi no Naku Koro ni.

Visiblement ravie de rencontrer le public français, cette trentenaire aux allures de jeune demoiselle quitte donc la conférence, en remerciant une fois de plus les fans qui s’étaient déplacés pour l’occasion.

Seiyū : comment ça marche ?

yukario-tamura et akio-mishimaC’est en fin de journée que l’interprète de Nanoha et son manager nous ont fait l’honneur de venir sur notre stand, pour répondre à nos questions et parler plus généralement de la carrière de seiyū de Yukari.

Elle explique que ce métier représente son rêve d’enfant, « à l’image de l’intérêt que peut susciter une carrière de chanteuse en France » pense-t-elle. En plus d’apprécier l’ambiance des plateaux de doublage, elle avoue son attrait pour les magical girls, et s’estime donc chanceuse d’avoir pu en faire sa spécialité.

Lorsqu’on l’interroge sur sa façon de travailler, elle nous décrit alors les étapes de la fabrication d’un personnage : « Une fois que j’ai reçu et lu le script, je réfléchis à l’interprétation et je me rends en studio. Je fais quelques essais, basés sur ma première vision du rôle. J’en discute ensuite avec l’équipe, pour savoir si mon jeu leur convient. À partir de leurs conseils j’adapte le personnage et on obtient le résultat final. »talim-dans-soul-calibur

Lorsqu’on lui demande quelle est l’émotion la plus compliquée à jouer, la question semble visiblement ardue. Elle réfléchit et hésite entre les sentiments les plus forts, mais estime finalement que la colère est celui qui lui pose le plus de difficulté.

Même si elle interprète aussi bien des héros d’animes que de jeux vidéo, comme celui de Talim dans la saga Soul Calibur, sa préférence va nettement au doublage d’œuvres d’animation : « Le travail sur les animes qui se fait au sein d’une équipe, avec d’autres doubleurs, est plus intéressant. À l’inverse dans un jeu comme Soul Calibur, on enregistre une suite de sons et de cris et on travaille seul, c’est beaucoup moins amusant. De plus ce genre de personnages parle peu, ce qui les rend encore plus difficile à appréhender. »

Avant de nous quitter, nous lui parlons de sa venue à Paris, et elle avoue être toute excitée à l’idée d’aller voir l’Arc de Triomphe et la Tour Eiffel. Espérons qu’elle en a bien profité !

Pour finir, elle nous a fait le plaisir d’enregistrer un petit message à destination de ses fans :

Merci à Yukari Tamura et Akio Mishima pour leur temps. Merci aussi à Val, mon bien aimé japanophone qui nous a servi de traducteur et de contact pour cette interview. Et enfin, merci à mes chères correctrices de TM !

anime manga aggregator sama Sama It!


5 Commentaires pour “[Interview] Yukari Tamura : seiyuuuuuu, say meeee (air connu)”

  1. Rukawa a dit :

    video non disponible dans votre pays.
    bande de xenophobes.

  2. Faust a dit :

    Si le producteur encourage les gens à voir le film, y compris sur internet, c’est justement parce que ça faisait plusieurs mois qu’il était sorti au Japon et qu’il était largement rentabilisé. Je serais d’avantage étonné qu’un producteur dise la même chose la semaine de la sortie du film ^^

    Sinon, j’avoue que je suis très friand de ces interviews qui nous permettent de voir l’envers du décor (à condition qu’il n’y ait pas trop de banalités)

    Rukawa : elle est très heureuse de venir en France, elle est très heureuse de rencontrer les fans français, elle est très heureuse de se rendre compte à quel point les français aiment l’animation et elle espère revenir en France pour être heureuse…(quand je parlais de banalités…)

  3. ramza a dit :

    Rukawa > On a du la bloquer effectivement, à la demande des Japonais comme d’hab. Depuis on a réussi, plutôt qu’une vidéo ne soit visible qu’en France, à exclure le Japon, pour pénaliser moins de monde… ça marchera mieux sur les prochaines ! Enfin bon on se retrouve obligé de faire ça même si on filme uniquement les mains de la mangaka… ca vous donne une idée de la parano ambiante. Et encore, j’ai jamais fait d’itw d’auteur Shueisha (de souvenir), parce que ça doit être quelque chose !

    Faust > on a (moi et notre interprète valentin) vraiment galéré pour éviter les banalités mais avec le manager à ses côtés c’était assez cadré, les questions que j’avais préparé sur son agence de talent I’m Enterprise, on m’a fait comprendre que c’était à éviter. De toute façon dès que tu tapes ds la “star” faire une interview tu t’ennuies une fois sur deux à moins d’être fan. Avec Yukarin on a réussi à en faire quelque chose de sympa, mais franchement, c’était limite. A peu de choses près ça aurait fini en simple promo. Je suis donc assez content que ça plaise 😉

  4. [Interview]Jun Mochizuki – Rencontre au Pays des Merveilles | Paoru.fr: PLUME, KWEEH & ROCK'N ROLL ! a dit :

    […] continue donc la série d’interview, commencée hier avec Yukari Tamura, la seiyū de Nanoha. Aujourd’hui on reste sur de l’entrevue récente, made in Japan […]

  5. [Interview] Retour sur les 20 ans de Glénat… et du manga | Paoru.fr: PLUME, KWEEH & ROCK'N ROLL ! a dit :

    […] une seiyū et une mangaka, nous continuons notre série d’interview avec un saut dans le passé, […]

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