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Manga & Japanimation

Adachi, Yukimura, Inoué, Morita et les autres, le dernier Bones ou un opening fandard, c'est ici !

[Oldies] Touch, les débuts d’un certain Mitsuru Adachi…

Touch 01Troisième ancien article, pour un ancien manga cette fois-ci. Ce blog restait de toute façon incomplet avant l’arrivée de son premier article sur une œuvre de Mitsuru Adachi.

Voici donc Touch, édité en France par Glénat, dont le 26ème et dernier numéro est sorti en février 2010, plus de vingt ans après la version japonaise. Bonne lecture et rendez-vous la semaine prochaine pour la retour à la normale du blog… avec de la politique japonaise et de la J-music au programme.

De tous les auteurs qui ont marqué notre jeunesse télévisuelle, il en est certains qui, injustement, ont mis plus de temps à nous arriver sous le format papier. Pour Mitsuru Adachi, ( Une vie nouvelle, Théo ou la batte de la victoire ) l’injustice est réparée depuis fin 2004, avec succès.

Parmi ses œuvres, Théo…, aussi connue sous le nom de Touch, est une de ses premières séries qui aborde les thèmes du sport, de l’amour et du dépassement de soi, futurs fers de lance de l’auteur. Retour sur des débuts prometteurs…

Deux garçons pour les rêves d’une seule fille…

TouchMinami, Kazuya et Tatsuya sont voisins depuis leur naissance. Kazuya et Tatsuya sont jumeaux et sont nés la même année que Minami. Très vite devenus inséparables, ces trois enfants ont toujours passé leur temps ensemble, à un tel point que leurs parents respectifs firent construire une petite maison sur une partie commune. Après avoir été leur salle de jeux, cette maison est devenue leur salle d’étude jusqu’au jour où les jumeaux comprirent qu’il y avait une fille parmi eux. Ils sont maintenant en dernière année de collège et tout va bientôt changer.

Kazuya est connu pour être l’homme idéal : sportif, travailleur, courageux, toujours là pour aider. Il est le numéro un de l’équipe de base-ball et n’a qu’un but : réaliser le rêve de Minami et l’emmener au Koshien (LE tournoi de baseball lycéen Japonais). Tatsuya est tout son contraire : fainéant, irascible et finalement très banal. Il est sans arrêt comparé à son parfait jumeau, et souvent vu comme ‘celui qui est raté’.

En réalité, Tatsuya a laissé de coté ses ambitions personnelles le jour où il a vu Minami encourager Kazuya et il cache depuis son véritable potentiel. Car, bien qu’il n’en ai pas l’air, Tatsuya le fainéant dépasse son frère, notamment au base-ball. Il s’est donc fait à l’idée que c’est Kazuya qui emmènera Minami au Koshien et pense que c’est son frère, qu’un jour, elle choisira. Pour tout son entourage c’est déjà un fait entendu et même s’il a du mal à le supporter, il garde pour lui ses sentiments. Jusqu’au jour où Minami elle même lui fait comprendre que rien n’est encore décidé, et qu’il doit arrêter de baisser les bras…même en amour. Les sentiments refoulés de Tatsuya vont alors commencer à refaire surface et il va reprendre confiance en lui, voyant que ses actes ne semblent pas laisser Minami si indifférente que ça.

TouchMais rien n’est acquis car Kazuya n’a pas l’intention de laisser l’amour de sa vie partir sans se battre. Les deux jumeaux, malgré le profond amour fraternel qui les lie, vont lutter pour être celui qui réalisera l’autre grand rêve de Minami : se marier avec l’homme qu’elle aime. Jusqu’au jour où un terrible événement changera à jamais le destin de ces trois personnages.

Mitsuru Adachi : de l’amour, du sport et des personnages avec un grand P.

Né à Isesaki en 1951, Mitsuru Adachi a débuté dans le manga en 1970 dans l’hebdomadaire Deluxe Shounen Sunday. Dix ans passeront tout de même avant son premier grand succès, Touch, en 1981. Cette série de 26 volumes fera l’objet d’une adaptation en anime sur 101 épisodes, preuve de sa réussite. Les thèmes prépondérants de ce manga deviendront la marque de fabrique de l’auteur : amour et sport. Il est d’ailleurs l’un des rares mangakas ayant connu du succès dans les deux genres les plus universels du manga : le shônen et le shôjo. Et même si le base-ball reste son thème de prédilection, ses œuvres parlent aussi d’autres sports, comme la natation (Rough) ou la boxe (Katsu) pour les plus récentes.

Mais on y retrouve à chaque fois des personnages très similaires : une jeune et jolie demoiselle qui semble destinée à aimer un garçon idéal sur tout les plans. Mais celui que cette fille aime ou va aimer est un autre garçon, que tout le monde voit comme un garçon de seconde zone, d’une grande banalité. Ce dernier est en fait un véritable génie et son amour grandissant pour la demoiselle, qu’il a souvent du mal à s’avouer, le rapprochera d’elle. Le scénario peut sembler déjà vu et barbant pour certains, mais ne vous fiez pas à son apparente simplicité.

Car dans Touch, tout est dans les personnages. Ils sont charismatiques à souhait, mais aussi touchants et drôles. Minami semble sûre d’elle et assez volontaire mais c’est en fait la plus incertaine de ses sentiments. Kazuya est un garçon qui va de l’avant, toujours à fond dans ce qu’il fait…mais tout ce qu’il fait est pour Minami.

TouchSymbole du parti parfait, si fantasmée par les Japonais, il mélange discrétion, travail, cœur et talent, mais ne fait que refléter l’image de la réussite que tout le monde aime voir en lui. Cependant qu’en est-il de sa propre personnalité ? Enfin le héros, Tatsuya, est le plus complexe et le plus attachant, car même s’il est très maladroit il aime profondément Minami. Mais il ne voudra jamais le reconnaître, planqué derrière une carapace maladroite…et pas si solide que ça.

Malgré un énorme potentiel, Tasuya n’en reste pas moins plein de défauts. Ce sont ces derniers qui lui donnent toute cette humanité, qui le rendent si attachant. Le sens de l’humour de l’auteur prend d’ailleurs vie à travers ce personnage et Adachi semble éprouver un malin plaisir à lui faire payer son sale caractère et ses défauts par des tours pendables.

Sa relation avec Minami est également très prenante. Ces deux adolescents n’arrêtent pas de se taquiner mais c’est Minami qui, la plupart du temps, ouvre pendant de courts instants son cœur. Adachi semble donc être partisan du premier pas pour la femme dans une relation (il a tout à fait raison !) . Tout sonne donc juste et se lit avec plaisir. Pour la petite histoire, sachez que ces deux frères seraient inspirés de la vie de l’auteur et de son enfance avec son frère aîné Tsutomu, mangaka lui aussi.

Au niveau du graphisme, le trait n’a pas trop mal vieilli, on s’y fait assez vite. Le style est assez simple et ce premier ouvrage préfigure une façon de dessiner qui changera de toute façon assez peu…la Adachi’s touch en quelque sorte (oui oui il y a bien un jeu de mot tout nul). Rien de transcendant dans les premiers volumes, mais les émotions passent très bien et le trait s’améliore rapidement pour nous faire profiter d’un trait davantage maîtrisé, pour aller jusqu’à quelques planches qui forcent l’admiration.

Au final, Touch est une oeuvre sympathique, aux personnages rapidement attachants. Au delà du décor de compétition sportive et lu base-ball, ce manga n’en reste pas moins une histoire d’amour avec une pointe de comédie, très bien menée grâce au scénario habile et parfois surprenant de Mitsuru Adachi. Elle est la meilleure porte d’entrée et un passage obligé dans l’univers passionnant de cet auteur. Alors que vous soyez nostalgique de la série télé, ou si vous avez simplement envie de rire et d’être épris d’un bon manga, ouvrez Touch !


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2 Commentaires pour “[Oldies] Touch, les débuts d’un certain Mitsuru Adachi…”

  1. Afloplouf a dit :

    Plus que Touch, j’aurai tendance à conseiller Katsu pour rentrer dans l’univers de Adachi. Plus court et aux dessins plus modernes, sans que Adachi renonce à ses débuts, je le trouve plus accessible.

    Mais ça reste un manga hautement recommandable (même si je lui préfère H2). Il faudra un jour que je teste les shojo de l’auteur.

  2. ramza a dit :

    Bah y a quelques ingrédients du shôjo dans une grande partie de ses mangas, même si la dose varie, dans certains le sport ou l’action prend le pas, dans d’autres c’est plus équilibré… dans H2 on alterne souvent les cycles amour-sport, même si le sport prédomine de souvenir. A la limite dans les Short Program ou d’autres histoires courtes, Adachi laisse plus de place aux sentiments.

    Et sinon pour Katsu il est effectivement mieux dessiné mais j’aime vraiment la dramaturgie de Touch, avec les conséquences de la présence puis de “l’absence” de Kazuya. Par contre je suis d’accord , H2 est mieux maitrisé au niveau de la mise en scène (et du dessin bien sur)… Enfin bref, tout ça reste des œuvres bien sympathiques de toute façon ^^.

    Et pour ceux qui pensent que Adachi c’est toujours lycée-sport-romance, je leur conseille d’ouvrir les yeux en lisant Jinbē ou Niji-Iro Togarashi. C’est avec ce second que j’ai redécouvert l’auteur après des années d’adaptation d’anime des années Dorothée, et je vous le conseille chaudement !

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