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Adachi, Yukimura, Inoué, Morita et les autres, le dernier Bones ou un opening fandard, c'est ici !

[Oldies] Sword Of The Stranger : Bones sort le sabre

SWORD OF THE STRANGERSeconde œuvre de la semaine sur laquelle il n’y a pas à hésiter si jamais vous la croisez. Après Commando Samuraï 1549, voici un long-métrage d’animation qui s’avère excellent : Mukoh Hadan, plus connu sous nos latitudes sous le nom de Sword Of The Stranger.

Le sabre et la vie… une dualité typique de la culture japonaise. Ensemble, ces mots évoquent les samouraïs et les champs de bataille sanglants du Japon féodal, des querelles pour le pouvoir de quelques hommes… et la mort de milliers d’autres. C’est ce Japon cruel mais fascinant que le studio Bones (Cowboy Bebop, Fullmetal Alchemist, Eureka Seven) a voulu mettre en images dans son dernier long métrage d’animation : Mukoh Hadan, le sabre de l’étranger.

L’enfant, le chien et le samurai…

Le Japon, durant la période Sengoku (15-17ème siècle). Les turbulences sociales et les conflits constants ravagent ce pays où chaque province lève son armée l’une après l’autre, las des famines et des impôts exorbitants du pouvoir central. Le commerce florissant avec la Chine et l’autonomie grandissante de chaque région nourrit l’ambition de plusieurs hommes qui sont alors prêts à tout pour accumuler richesses et pouvoir. Trahisons, clans déchirés et peuple affamé… tel est le Japon chaotique de cette époque.

Le jeune Kotaro, accompagné de son chien Tobimaru, tente d’y survivre, rusant et volant pour trouver chaque jour de quoi vivre. Kotaro est livré à lui-même depuis le jour où il a dû fuir le temple où il vivait, lorsque ce dernier a été attaqué puis brûlé pour des raisons inconnues. C’est dans une vieille maison abandonnée où il a élu domicile que Kotaro va faire la connaissance d’un samuraï, nommé NanashiInconnu » en Japonais). Mais à peine ont-ils le temps de partager un repas que des soldats surgissent de nulle part, accompagnés par un guerrier étrangement vêtu… mais maniant le fouet à la perfection.

Nanashi l’emporte mais Tobimaru a été gravement blessé en voulant le sauver. Kotaro demande à Nanashi de l’aider contre récompense, pour que lui et son compagnon à quatre pattes puissent atteindre un temple où le jeune garçon sait qu’il pourra trouver de l’aide. Nanashi accepte… mais se demande ce qu’un guerrier aussi puissant pouvait faire à la poursuite d’un simple garçon errant et de son chien. En réalité, ce n’est pas un mais toute une escorte de guerriers qui sont venus chercher l’enfant, des hommes venus de Chine. Une légende selon laquelle le sang de l’enfant élu peut donner l’immortalité à celui qui le boirait est parvenue aux oreilles de l’empereur Ming. Ses meilleurs combattants sont venus pour s’emparer de Kotaro, et le sacrifier… Rien ne semble en mesure de les arrêter.

SWORD OF THE STRANGER SWORD OF THE STRANGER

Doit on utiliser le sabre pour vivre ou vivre pour utiliser le sabre ?

Une question qui ne manque pas d’être posée à de nombreuses reprises dans la japanimation, un thème qui rejoint souvent le Japon féodal et ses guerres incessantes… un univers où seuls votre talent au sabre ou un rang social élevé semblent pouvoir donner une valeur à votre vie. Mais Mukoh Hadan veut faire passer un autre message : quels que soient vos faits d’armes ou votre titre, la valeur de votre vie équivaut à celle que vous lui donnez. Chaque personnage de ce long métrage a en effet ses raisons de vivre. Certains, comme les membres de l’escorte, n’existent que pour leur empereur, pleins d’abnégation et fidèles à leur code de l’honneur. D’autres comme le seigneur local et son vassal ne vivent que pour eux et recherchent le pouvoir qui les mènera au bout de leurs ambitions. D’autres enfin, comme l’empereur, désirent tout simplement vivre… et ne pas mourir.

SWORD OF THE STRANGER Sword Of The Stranger

Mais la volonté des trois grands personnages est encore différente : le jeune Kotaro cherche surtout à survivre alors que Nanashi, lui, semble s’interroger sur la valeur de son existence, rongé par son passé et les démons qui le poursuivent dans ses cauchemars. Ces deux personnages vont donc trouver un écho l’un dans l’autre, s’apprivoisant pour faire tomber une à une les barrières qu’ils avaient érigées pour se protéger de ce monde cruel et hostile. Mais leur amitié naissante paraîtra bien faible face aux dangers qui les attend, à l’image du troisième personnage, Raro, un étranger dévoué au sabre et aux combats, un monstre blond aux yeux bleus qui ne vit que pour déchaîner sa force face à tous les guerriers de valeur qu’il croise sur son chemin. Toutes ces raisons d’exister se croisent et surtout s’affrontent dans cette fresque guerrière, laissant donc régulièrement la place à ce qui fait aussi de cet anime une vraie réussite : l’action !

Une avalanche de combats, dignes du cinéma d’arts martiaux

Car au-delà des considérations et motivations de chacun des protagonistes, cet anime offre surtout un grand spectacle. Il faut dire que le studio en charge du projet n’est pas un inconnu… puisqu’il s’agit du Studio Bones, un studio qui fêtera à l’automne ses dix ans d’existence. Dix années et presque autant de titres qui ont marqué les esprits : Cowboy Bebop, Rahxephon, Wolf’s Rain, Fullmetal Alchemist, Eureka Seven, Darker Than Black et bien d’autres, jusqu’au petit dernier Soul Eater et Heroman. Mukoh Hadan est une création complète du studio, du scénario à la réalisation, diffusée dans les cinémas nippons en été 2007.

Sword Of The Stranger Sword Of The Stranger

L’homme en charge de ce projet, Masahiro ANDO, signe ici sa première réalisation, après avoir été directeur d’épisodes sur Fullmetal Alchemist et Rahxephon. Et pour une première, on peut lui tirer notre chapeau. Les 5 premières minutes annoncent la couleur, lorsque le cortège de l’escorte chinoise subit une attaque de brigands. Raro, le guerrier blond, décime tous les bandits avec une vitesse et une force époustouflante, des atouts remarquablement bien transmis à l’écran.

Mais cet avant-goût n’est pourtant rien, comparé aux duels auxquels vont participer les hommes de cette escorte. Chacun possède son arme propre, du sabre à la double faucille en passant par l’arc ou le fouet, et les kunai (arme blanche de jet, typique des ninjas) viennent souvent se mêler aux combats. A cet arsenal utilisé à bon escient viennent s’ajouter des arts martiaux chorégraphiés avec talent pour un résultat très souvent bluffant.

Sword Of The Stranger Sword Of The Stranger

Les mouvements des différents combattants s’avèrent d’une grande vivacité tout en restant crédibles aux yeux du spectateur, qui se retrouve tout simplement impressionné et prêt à croire qu’il ne regarde pas un anime mais un film d’art martiaux. Sachez enfin que le rythme va en s’intensifiant jusqu’à le dernière partie, la bataille de la forteresse chinoise, où les deux combattants Raro et Nanashi brillent alors de tous leurs feux. Mais ces scènes ne seraient sans doute pas aussi envoûtantes sans la remarquable bande sonore réalisée par Naoki Sato (Eureka Seven, X) qui signe ici une composition épique et entraînante à souhait.

Les œuvres du studio Bones se voient éditées en France les unes après les autres, preuve d’un talent dont le studio a une fois de plus fait la démonstration dans ce long métrage d’animation Mukoh Hadan, tout aussi cruel et sanglant que prenant et digne d’une réalisation haut de gamme, au service de scènes d’action nombreuses et bluffantes. Espérons que cette œuvre, elle aussi, trouvera rapidement sa place au milieu de notre DVDthèque… elle le mérite amplement.

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7 Commentaires pour “[Oldies] Sword Of The Stranger : Bones sort le sabre”

  1. Repsac a dit :

    En quoi 2007 c’est de l’oldies ?

  2. Afloplouf a dit :

    Oldies ? Oldies ?! Pour un film vieux de 3 ans ?

    Très bon film en effet mais je n’en fait pas la même lecture. J’y ai plutôt vu un regard cru mais réaliste sur la relation entre le Japon et la chine et surtout sur l’arnaque du Bushido.

    Dommage que Ando n’est pas confirmé avec Canaan. A voir quand même sur sa prochaine série ou film si Swrod of the Stranger n’était qu’un coup de bol ou pas.

  3. Rukawa a dit :

    WTF Oldies ?
    faut arrêter de fumer la moquette quoi.

  4. ramza a dit :

    Je ne fume pas encore la moquette les gens rassurez-vous 😉

    Ce sont des anciens articles , que j’avais déjà écrit il y a deux ans sur un ex-site web… comme je l’ai précisé dans l’article précédent, en lien au début de celui-ci. C’est l’article qui est vieux . Je vous l’ai re-proposé pendant que je partais quelques jours en vacances. Deux-trois ans pour un article c’est déjà pas mal je vous assure…

    Le film est plutôt récent là dessus y a pas de doute, rien à voir avec de l’oldies façon best-of super nes ou rétrospective Terasawa.

    Afloplouf > Autre point de vue sur le film, pas inintéressant mais du coup tu en dit trop peu. Qu’est-ce que tu entends par les relations Japon Chine ? Tu dresses un parallèle entre l’intensification du commerce Japon-Chine durant la période Sengoku et le fait qu’ils viennent sacrifier un jeune japonais… ou tu parles de façon intemporelle ?

    Sinon pour Ando ce film est surtout un long-métrage d’action et il bénéficie de la très bonne réa de Bones, qui apporte pour moi plus au film qu’Ando lui-même, surtout pour un film de samurai, en partie balisé par son apport historique. Avec le recul de Canaan, on peut supposer qu’Ando s’est contenté de mener à bien un projet qu’on lui a confié avec Mukoh Hadan. J’ai pas le temps en ce moment mais ça vaudrait le coup de dresser un parallèle entre le staff de Canaan et Mukoh Hadan…doit pas y avoir beaucoup de staff commun. En plus, sur Canaan, Ando n’a fait que le storyboard que de 7 épisodes…donc oui wait and see !

    Et puis faudrait déjà que je le vois Canaan pour me faire une idée, car ça reste une œuvre qui a eu un accueil grand public (d’anime) plutôt bon. Moi le synopsis m’enflamme pas mais bon… qu’est-ce qui est “raté” dans cette série pour toi ?

  5. Afloplouf a dit :

    Non non, je parlais sur la relation Chine-Japon à l’époque Sengoku pas de leur relation actuelle. Quoique tu connais l’adage sur le présent qui est expliqué par le passé… Et je ne cherche pas à voir un sens caché derrière le sacrifice.

    Possible bon analyse sur Ando mais j’ai du mal à penser que Madhouse aurait apporté sur un plateau d’argent à un réalisateur sans expérience un film. Ou alors c’est le gendre du président.

    Je ne suis pas allé jusqu’à la fin sur Canaan : j’ai pas eu la force. Le défaut c’est le pitch qui se dessinait et les personnages. Je leur demande pas de réinventer la roue mais là c’était “une méchante organisation agit dans l’ombre mais l’héroïne cool est là” avec une pincée de fantastique malvenue et des personnages bizarres. Les échos que j’en lis confirme cette sensation.

  6. ramza a dit :

    Ah la coup de l’organisation dans l’ombre avec les gros méchants ! Ca devient de + en + rédhibitoire pour moi

    A chaque fois j’ai le doublage français de City Hunter qui me revient en tête “Oh le vilain, que tu es vilaiiiiiin !!! Tu vas me faire beubeu, ouuuuh que j’ai peur… maman !!”

  7. Zeydix a dit :

    Il faut que je le vois aussi celui-là o_o, je l’ai pourtant, mais j’ai pas encore trouvé le temps.
    Et ta critique m’a donné envie.

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