Paoru.fr


Manga & Japanimation

Adachi, Yukimura, Inoué, Morita et les autres, le dernier Bones ou un opening fandard, c'est ici !

Le shônen plus c’est long… moins c’est bon ? (Part 3/3 – One Piece)

  • Sumo

Après avoir déploré les histoires à rallonge de Bleach et apprécié globalement Naruto, je pense qu’il est temps de finir cet article, lui aussi  en plusieurs tomes, afin de ne pas vous lasser et éviter, comme les auteurs que je critique, de me répéter. Exit donc D-Gray.Man pour l’instant, et finissons en beauté par le shônen le plus vendu de l’histoire : One Piece. En effet, si Detective Conan possède une bonne longueur d’avance en terme de longévité, le manga d’Eiichiro Oda lui vole aisément la vedette pour ce qui est des ventes ou de la popularité.

Étonnamment, les ventes faramineuses des aventures de Luffy et de son équipage ne se sont jamais attirées autant de foudre que celle de Naruto et des villageois de Konoha. Une partie de l’explication est située hors des livres eux-mêmes. Le public de Naruto est essentiellement lycéen, une frange de la population plus propice aux moqueries, alors que celui de One Piece est plus varié, et comporte dans son lectorat des adultes qui assument totalement cette lecture… Qui la revendiquent même. One Piece serait donc universel, en quelque sorte. Les tomes 53 et 54 sont-ils à la hauteur de cette renommée ? Réponse ci-dessous…

One Piece – Tome 53 : le tome de transition…est-il ?

Comme la grande majorité des shônen, One Piece fonctionne par cycle. Le dernier, celui de Thriller Bark, s’est achevé dans le cinquantième tome. Et depuis ? Ma foi, depuis, Oda nous a fait découvrir une nouvelle caste : les dragons célestes. Quelques nouveaux corsaires ont croisé la route de nos pirates et la Marine dévoile également ses hommes. Mais au milieu de tout ceci, quid d’un nouveau cycle, d’un nouvel ennemi ? Si cette question est pour l’instant sans réponse, c’est que les derniers tomes de One Piece correspondent à une période de transition les plus longues et surtout des plus riches en informations de la série. Après le cycle de Trhiller Bark, qui a divisé le public de One Piece, Oda prend un peu de recul afin de donner de l’ampleur à sa série, et prend la liberté de séparer ses personnages.

Un cycle classique n’aurait pu se défaire d’une redondance, celle de trop, et il fallait donc voir plus grand, en faisant avancer la toile de fond via le personnage de Ace. De plus,voir Luffy redevenir le héros de ses propres aventures n’a rien de désagréable et souligne les grands talents de l’auteur pour la dérision et le burlesque. En véritable Tarantino du manga (l’hémoglobine en moins), Oda a visiblement la capacité d’absorber, d’assimiler et enfin de personnaliser tous les classiques et les mythes de la littérature. Après Luffy chez les Vampires, Luffy chez les Amazones s’avère très court mais plaisant, et c’est une bonne transition pour ce qui nous attend…

One Piece – Tome 54 : Ne passez pas par la case départ, ne recevez pas 20 000 francs

Non, Oda ne s’est pas mis au Monopoly, il s’agit juste de la nouvelle aventure de One Piece : Luffy en prison. Contrairement à Tite Kubo qui use et abuse de ses anciens personnages, Oda ressort de sa manche 3 anciens larrons de la série, pour en faire des compagnons d’invasion… oui comme il ne fait rien comme tout le monde Luffy ne s’échappe pas de prison, il s’y invite, direction les cachots de haute sécurité.

Si numéro 3 et ses tours de cire n’ont rien de palpitants, le retour de Baggy, toujours aussi fourbe, lâche et sécable, renoue avec le comique de situation qui sied tout à fait à ce manga. La “Travelo way of life” de numéro 2 n’est pas mal non plus dans son genre. Bref ce volume 53, bien que nous précipitant vers un drame retentissant, mélange les ingrédients farfelus qui rendent la série populaire : burlesque, baston et un panel de geolier tous plus loufoques les uns que les autres !

Finalement…

Même si cette chronique-analyse des deux derniers tomes de One Piece est bien loin d’expliquer les raisons d’un tel succès, elle témoigne d’un fait : cette série génère de l’enthousiasme, aussi bien à sa lecture qu’à son étude. One Piece n’est pas unilatéralement bon, loin de là, mais les débats tournent plus souvent autour du niveau de plaisir que l’on éprouve à lire cette série, plutôt que du niveau d’ennui. Si l’on résume les clés d’une longévité aussi bien portée, on discerne le quator suivant : charisme des personnages, créativité de l’univers, humour qui fait mouche, coup de crayon dynamique et maîtrisé.

Cette checking list, applicable à tous les shônen, fonctionne plutôt bien et permet d’expliquer en partie la première place de One Piece, suivi de Naruto et enfin Bleach, aussi bien en terme de vente que d’estime du public. De nombreux autres shônen comme D-Gray Man, Eye Shield 21 et Fullmetal Alchemist seraient à même de poursuivre cette conversation des blogs durant, mais il est temps de la conclure, quitte à forcer un peu le trait et me faire huer sur la place publique :

Il y a des œuvres et des auteurs qui n’ont pas la capacité de dépasser les 30 volumes et qui nuisent à elle même en se diluant, et se répétant… comme Bleach. Il y en a d’autres qui connaissent et maîtrisent leur art, mais  dont l’empreinte mercantile tatouée dans le dos par les éditeurs finit par se voir au delà de 40 volumes… comme Naruto. Et enfin il y en a qui semblent à l’épreuve du temps et des balles, qui s’approprient un genre pour mieux le redéfinir et qui dépassent finalement son lectorat cible pour devenir un classique de la littérature manga… comme One Piece.

anime manga aggregator sama Sama It!


6 Commentaires pour “Le shônen plus c’est long… moins c’est bon ? (Part 3/3 – One Piece)”

  1. locogitatio a dit :

    Salut,

    Faut dire aussi que Oda est talentueux pour conter une histoire, là où tite kubo maitrise plus ou moins l’aspect cinématographique et le fan service. Concernant naruto c’est un cas à part qui ne cible que les très jeunes, j’étais vraiment fan de cette dernière série, jusqu’à la fin du premier arc (avant le départ de sasuke), après ça devient indigeste, niais et clairement ciblé pour un public enfant, là ou les deux autres arrivent quand même à cibler plus de monde.

    Même si l’univers utilisé dans one piece (celui de la piraterie) a une image d’aventure avec un grand A (Tintin et le trésors de la licorne,master and commander…etc), Oda est un monstre, on sent qu’il sait où il va et ce qu’il veut faire ( un peu à la manière d’un Miura et d’un berserk durant ses 30 premier tomes).

    Thriller Bark est clairement un arc de transition mais qui est loin d’être inutile puisque il introduit un des shibukai et finalement permet d’expliquer que ces dernier même si affilié au gouvernement mondial, font ce qu’ils veulent en toute impunité ( il se vendent pour différentes raisons, Boa Hancock même si c’est à contrecœur en est un bon exemple). D’ailleurs on y admire encore une fois une équipe soudé (l’arc juste avant avec Nico Robin était bouleversant de ce point de vue là, entre autres).

    La suite est vraiment excellent avec des personnage qui reviennent et auxquels on ne s’attend pas.

    A ranger sur des étagères perso ! Vraiment.
    De toute façon il y a fort à parier que certains anciens personnages vont revenir, je pense en particulier au mec de foudre (je sais plus son nom).

  2. ramza a dit :

    Pour ma part je continue de lire Naruto, et je trouve que cela reste un bon divertissement, très bon parfois. Mais je ne me vois pas du tout les relire par exemple, à la différence de One Piece… même si trouver ce temps est un doux rêve de toute façon ^^

    Pour Bleach je les lis en espérant que ça se boucle rapidement et pour me tenir au courant, et je continue d’apprécier l’aspect graphique ainsi que certains personnages. Mais globalement ça me fait “mal au cœur” de voir la série s’engluer comme elle le fait.

  3. Darki a dit :

    Totalement d’accord pour Naruto et Bleach.
    Pas assez pour One Piece, parce que c’est presque minimiser le travail hallucinant d’Oda sur son univers. Il le maîtrise de bout en bout, nous ressort parfois des bouleversements prévus depuis je ne sais combien de chapitres et une gestion de son manga assez prodigieuse. S’il s’est parfois laissé aller niveau longueur d’arc (je pense à Enies Lobby en premier), c’est pour mieux nous prendre en contrepied sur les retombées qu’ont les aventures des Mugiwara et de la cohérence de son univers.

    S’il ne fallait retenir qu’un seul shonen dans l’histoire, ce serait lui et aucun autre. On approche la perfection du genre, c’est du moins mon avis.

    Articles très intéressants et bien écrits, en tous cas x)

  4. ramza a dit :

    Ravi que ça te plaise Darki 😉

    En tout cas, le consensus que semble faire One Piece montre bien le palier qu’il y a entre lui et les autres. S’il y a des anti-One Piece qu’il se manifestent, leur avis m’intéresse !

  5. Nunya a dit :

    Anti-One Piece, peut-être pas, mais je ne fais pas parti, en tout cas, des apôtres des têtes de boule du maître Oda. Ce qui est intéressant avec cette oeuvre, c’est l’exploitation quasi maximale d’un genre, où l’intégralité des composantes qui y sont propres, atteignent parfois une certaine limite.
    Le manga va moins loin que ce qu’avait proposé Dragon Ball en, successivement, démocratisant les codes, les sur-exploitant, et s’auto-parodiant, mais il en est paradoxalement le plus digne héritier, là où l’oeuvre de Kishimoto tente un bis repetita totalement vide de sens à la mise en scène contestable et racoleuse. One Piece carbure à haut niveau, et depuis longtemps.
    L’aspect qui sera le plus passionnant à suivre, et de très loin, ce sera l’après, la post-lecture. Comment continuer ? Comme suivre encore et toujours une voie totalement sclérosée qui a été laminée par deux des oeuvres sus-citées ?
    Ça va être bien bon.

  6. ramza a dit :

    C’est vrai qu’après One Piece, ce sera quoi…

    Cela dit en France, Naruto est loin devant One Piece même si ce dernier le devance au global dans le monde. Fairy Tail a son succès en France, mais ne fait toujours pas la révolution annoncée il y a deux ans. Soul Eater marche bien mais pas encore de miracle de ce coté ci non plus.

    Pour vous donner un ordre d’idée d’ailleurs, je prends qq exemples simples issus du bilan 2009 de l’ACBD (une association de journalistes et de professionnels du milieu) :

    Naruto , c’est 250 000 exemplaires publié sur 2009 pour les tomes 40 à 45, là où les nouveaux tomes de One Piece se publie en moyenne à 80 000. Soul Eater a été lancé en grande pompe sur le numéro 1 (85 000) mais les suivants ont marqué le coup, aux alentours de 60 000. Vient ensuite FMA, à environ 75 000 le nouveau volume, suivit de près par… eh oui Fairy Tail à 70 000, qui n’est pas plus publié qu’un FMA et à peine plus qu’un Soul Eater. Comme quoi le nouveau hit n’en est qu’un parmi d’autres. Et pour être complet, Bleach se publie environ à 50 000.

    Bon ce sont les chiffres de publication, pas de ventes, mais ça donne un ordre d’idée.

    Par contre quand tu dis qu’Oda va moins loin… tu compares ces deux auteurs /oeuvres sur quelles bases ? Parce que pour les avoir lus à des ages très différent (10 ans d’écart en gros), je trouve qu’il est difficile de les comparer. Les cycles de Toriyama se sont avérés beaucoup plus long mais là où Toriyama a créé un univers plus vaste, je trouve qu’Oda en a créé un plus complexe, et qu’ils se valent sur ce plan. Après c’est vrai que DB a plus apporté à son époque que One Piece à la sienne et donc que comparativement, Toriyama a parcouru un plus grand chemin en terme de redéfinition du genre… mais je ne sais pas si c’est ça que tu voulais dire.

≡ Laissez un commentaire

Facebook Twitter Flux RSS

Cherche, petit chocobo !

Lectures manga & Instagram

Facebook

Partenariats


Journal du Japon
Le blog de gally

Agr�gator SAMA Jpop DB

Twitter



Archives -/+


Copyright © 2019.Toutes les images et vidéos présentes sont copyright leurs auteurs.
Paoru.fr réalisé sous WP par Ramza et le Nature WP Theme de miloIIIIVII . Connexion | RSS.

ut mi, dictum dapibus adipiscing vulputate,