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Le shônen plus c’est long… moins c’est bon ? (Part 2 – Naruto)

  • Sumo

Après deux tomes de Bleach il y a une dizaine de jour, je continue d’étudier le rapport entre la longueur d’un shônen et la conservation de ses qualités originelles. Sur le banc d’essai aujourd’hui : Naruto.

Si Bleach suscite son petit débat en toute tranquillité, il en est tout autre du manga de Masashi Kishimoto, qui déchaîne littéralement les passions. Le nombre de sites internet dédiés à la série ou à ses personnages est impressionnant, et la série est un thème récurent des scènes de cosplay du monde entier. Cependant, Naruto est également une des séries les plus critiquées, tout autant que ses fans pour qui a été inventé le sobriquet Narutard, devenu rapidement péjoratif.

Un public adolescent, voir plus jeune encore, et une commercialisation à l’extrême de l’adaptation en anime ont fait de la série, aux yeux de certains, un symbole de la pompe à fric que peut devenir une œuvre à succès, donnant logiquement une image de pigeon à tous fans revendiquant de près ou de loin son attrait pour le ninja jaune-orangée de Konoha. Cela dit, une certaine qualité à toujours été reconnu,e de manière globale, au manga. Tachons de de savoir si la version originelle de Naruto vaut toujours le détour…

Naruto – Tome 45 : De l’utilité des personnages secondaires

Comme je le disais pour Bleach, quand une série dure, il est parfois difficile que les personnages de premier plan conservent tout le charisme de leurs premiers jours. Il est donc primordial de pouvoir se reposer sur un vivier de second rôle de qualité. A ce jeu, Naruto se défend plutôt bien. Pendant que le ninja-renard parfait son entraînement, on peut apprécier le personnage de Killerbee, le réceptacle du démon Hachibi. Mélange réussi de Samuel L.Jackson et d’un chanteur d’Enka, il est la preuve que Kishimoto est toujours capable de créer des personnages intéressants. Vient ensuite Kakashi, un des emblèmes de la série, célèbre autant pour ses talents de ninja que pour son éternel coté désinvolte.  Enfin, et pour la seconde fois de la série, débute l’attaque de Konoha… et on passe aux volumes suivants !

Naruto – Tome 46 à 48 : une bonne vieille recette ?

Si Kishimoto a mis sur pied une histoire unique à travers les années, c’est aussi en utilisant des vieilles, très vieilles, ficelles. Il y a des années, dans Dragon Ball, on voyait le jeune Sangoku parfaire son entraînement et essayer de revenir à temps de chez maître Kaioh pour arriver à temps et lutter contre les saiyans fraichement débarqué, aka Végéta et un gros tas de muscles dont j’ai oublié le nom..

*fouille dans le fin fond de ses étagères*

… Nappa ! Donc, disais-je, le coup du héros qui n’arrive pas pendant que ses amis se font exhaustivement réduire au silence, ce n’est pas du tout une première. Les deux premiers tiers du volume 46 nous démontre donc comment les ninjas de Konoha, même forts et réunis,  ne peuvent venir à bout d’un ennemi décidément imbattable. De toute façon, après la défaite de Jiraya, il eut été de mauvais ton que Pain se fasse mettre une fessée en trois sets. Et comme tout génocide se doit aussi d’avoir une fin, le héros arrive, au moment où tout espoir semble perdu. Il est bien sur fort, et terrasse un subalterne en un clignement de cil, pour les décérébrés qui n’auraient pas compris qu’il n’est pas aller faire son stage chez les vieux batraciens pour se perfectionner en macramé. Bref, du classique, du classique encooooooooooore du classique.

L’affrontement se poursuit et s’achève durant le tome 48 après avoir emprunté les schémas stéréotypés suivants : héros fort – ennemi très fort, qui aime les monologues – héros dans le doute – amie du héros qui vient se faire tuer – héros pas content qui déclenche son pouvoir enfoui- ennemi sort sa carte maîtresse – héros et ennemi au bord de la mort – héros sort argument ultime – ennemi s’avoue vaincu, fait le ménage et rentre chez lui ou meure, c’est selon. Après cette liste non exhaustive façon storyboard  d’école, on pourrait croire que la série est d’un ennui mortel… et pourtant, aussi surprenant que cela puisse paraître, ce n’est pas le cas.

Si son scénario suit gentiment le B.A.BA du shônen, Kishimoto s’en sort grâce à une mise en scène extrêmement dynamique et un coup de crayon remarquable. L’ampleur du combat entre Naruto et Pain est parfaitement retranscrite et les combats aussi bien pensés que lisibles. Le mangaka est un artisan talentueux du combat ,et la démesure atteinte par le pouvoir de ses personnages ne décrédibilise en rien les affrontements qu’il nous présente. Si les lecteurs ont arpenté à de nombreuses reprises le chemin proposé par Naruto, il n’en reste pas moins plaisant à regarder.

Malgré ce talent indéniable, lorsque l’on fait les comptes à l’issu de ce duel, ce manga ne semble plus avoir beaucoup de choses à raconter. Naruto est devenu le héros de son village, il ne pourra devenir plus puissant qu’en s’abandonnant à son démon et Akatsuki a enfin décidé d’agir. Des contre-temps comme la lutte intestine qui s’annonce pour la tête de la nouvelle Konoha ou encore l’avenir de Killerbee peuvent bien faire durer le suspens, mais je ne vois rien à l’heure actuelle qui puisse justifier un cycle supplémentaire à la dernière ligne droite de la série.

Naruto reste donc un manga plutôt plaisant à lire, comme le fut en son temps Dragon Ball pour reprendre l’exemple sus-cité, et ce n’est pas parce que plusieurs milliers de gamins écervelés le vénèrent en France qu’il faut cracher allégrement dessus. Surtout qu’en matière de shônen, franchement, y a pire !

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4 Commentaires pour “Le shônen plus c’est long… moins c’est bon ? (Part 2 – Naruto)”

  1. Toro a dit :

    Non, soyons honnêtes, Naruto ça devient n’importe quoi. En même temps, quand on voit que même maitre Hirohiko Araki n’est pas parvenu à maintenir la qualité de son Shonen au delà de 40 tomes, c’est excusable.
    Les disons vingt premiers tomes de Naruto étaient bon et originaux (pour un Shonen), mais force est de constater que la multiplication des personnages secondaires et des sous intrigues nécessairement dénués de profondeur plombe le manga, alors qu’il reste une ribambelle de ninja qui mériteraient plus de temps à l’écran (Neji, équipe 9, pourquoi vous ont ils mis au placard – _,-).
    En plus, l’auteur a depuis longtemps perdu le trait caractéristique des premiers tomes pour un autre plus froid et plus standard. C’est normal d’évoluer, encore faut il aller dans le bon sens.
    Prions donc pour que l’histoire cesse de s’étoffer, et commence à se diriger vers une conclusion (et avec le matériel accumulé, je leur fait confiance pour en tirer de quoi faire 20 tomes facile.

  2. Jack a dit :

    Le combat contre Pain est mémorable. Tant de chaos, de morts sur le champ de bataille, avant l’arrivée du sauveur providentiel. C’est une fois ce combat terminé que ça part en sucettes. Je vais pas te spoiler mais sache juste que Sasuke est vraiment un personnage “cheaté”, car aussi fort soit-il, aussi puisant soit son Sharingan, il est logiquement impossible de survivre aux combats qui l’attendent par la suite. Et pourtant pour les besoins de l’histoire c’est le cas, ce personnage ne mourra donc jamais, sauf par les poings de Naruto dans l’affrontement final (on n’en est pas encore là mais c’est pour bientôt).

    Au début j’aimais bien Sasuke, c’était un personnage à la psychologie intéressante, et il était puissant. Le problème c’est que sa force n’a d’égale que sa naïveté, et il se fait manipuler comme un bleu par tout le monde… au final ses histoires de vengeance qui n’ont plus ni queue ni tête finissent par nous prendre la tête, et on a qu’une envie : qu’il crève pour de bon. Vivement que Naruto lui mette une raclée (et c’est à mon avis ce qui va se passer, car le héros blond est devenu hyper balèze au stade actuel des scans).

  3. ramza a dit :

    Les avis de Toro et Jack sont donc partagés, ce qui prouve bien que Naruto fait débat. Un truc qui m’a dérangé d’ailleurs, c’est de faire mourir les personnages pour émouvoir le lecteur… la mort de Kakasahi c’est quelque chose normalement. Mais ces émotions sont finalement créé artificiellement puisque tt le monde s’en sort, sauf Pain. Sinon, comme je l’ai déjà dit le combat contre Pain est ultra classique… mais plaisant à lire.

  4. Le shônen plus c’est long… moins c’est bon ? (Part 3/3 – One Piece) | Paoru.fr: PLUME, KWEEH & ROCK'N ROLL ! a dit :

    […] avoir déploré les histoires à rallonge de Bleach et apprécié globalement Naruto, je pense qu’il est temps de finir cet article, lui aussi  en plusieurs tomes, afin de ne […]

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