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Kweeh ki kwo ka kweeeh... ou presque.

Paoru.fr, la 600e : Chronique de manga, mon amour !!!

⊆ décembre 20th, 2015 | ≡ Topic: Articles, Interview, Manga, Manga / Japanimation, Plumes | | ˜ 2 Commentaires »

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Pour cette nouvelle centaine je suis revenu à cet exercice qui m’éclate toujours autant : faire parler les autres ! Depuis la 500e du blog il y a 2 ans, j’ai pu croiser pas mal de nouvelles têtes sur Twitter qui appartiennent au monde du manga : je les ai donc invitées, eux et des plus anciennes connaissances, pour un échange sur un sujet universel… la chronique de manga !

Comment chroniquer, quoi chroniquer, à quel rythme chroniquer, que mettre ou ne pas mettre dans une chronique (that is the question), chroniquer d’amour et d’eau fraîche ou de rage et de désespoir mais aussi observer, décortiquer, goûter, savourer ou vomir avec les cinq sens du lecteur, de l’éditeur, du traducteur ou de l’attaché de presse en mi majeur !

J’ai donc frappé à de multiples portes et ils ont tous ou presque répondus présents et je les en remer … Ah NON les gars on avait dit pas de tomates pourries sur Rémi, il a dit qu’il avait piscine, faut le comprendre ! Et en plus vous allez me saloper le parkweeeeeeh !

Je disais quoi moi… Je ne sais plus là… Bon on s’en moque finalement : allez hop en route pour cette 600e !

Préambule : qui est-ce qui vient dîner ce soir chéri ?

Et oui, les présentations s’imposent. Je vous livre donc les invités de cette aventure, par ordre d’apparition à l’écran :

600e Paoru Guest list

Gérome aka l’Otaku Poitevin : J’ouvre le bal ! : Salut, moi c’est Gérome (L’Otaku Poitevin) 35 ans, je vis en couple avec deux enfants au foyer (ma belle-fille 16 ans et demi et Charlie 5 ans). De retour aux études pour devenir infirmier je me remets la tête dans les bouquins, j’ai donc un peu moins de temps en ce moment pour les animes du coup je me concentre plus sur le format papier. Mon lien avec le manga est simple, je suis un consommateur infecté par une collectionnite aiguë. Je ne suis pas un gros lecteur de chronique, j’en lis peut être 3 ou 4 par semaine et encore ça m’arrive de ne pas en lire pendant plusieurs semaines. Est-ce utile de préciser que je suis un passionné de l’univers manga depuis les années 90 ?


Fabien :
Je m’appelle Fabien Vautrin, je travaille pour les éditions Kurokawa depuis bientôt onze ans. J’y porte la double casquette de directeur artistique et conseil en stratégie, j’ai aussi la chance de m’occuper avec ma femme de l’adaptation française de certains titres (actuellement les œuvres de Hiromu Arakawa, Ultraman et Pokémon). Avant de bosser pour Kurokawa, j’ai tenu pendant quelques années un site nommé Sugoi! consacré aux jeux vidéo japonais et j’ai collaboré au magazine GameFan.


Meloku
: Joan (alias Meloku), 24 ans. Mon lien avec le manga a débuté très tôt, vers 5-6 ans, avec l’inévitable Dragon Ball. J’ai quasiment appris à lire avec, du coup je suis naturellement resté attaché au média. Aujourd’hui je lis une dizaine (voire une quinzaine) (bon ok, souvent beaucoup plus) de mangas par semaine. J’ai la chance d’à peu près comprendre plusieurs langues, ainsi je ne me contente pas que du marché français. Je donne mon avis sur Nostroblog (que j’ai créé avec des copains) et dans Animeland (que je n’ai pas eu la chance de fonder mais qui a débuté quelques mois après ma naissance. Coïncidence ?).


Guillaume :
Je m’appelle Guillaume Kapp, je travaille pour les éditions Ototo / Taifu Comics et Ofelbe depuis un peu plus de 3 ans maintenant. Je m’occupe de toute la partie communication et relations presse pour ces éditeurs. Il s’agit de mon premier poste dans le secteur de l’édition. Avant ça, j’étais étudiant et je travaillais parfois pour la librairie Manga Café à Paris. Outre les mangas et séries animées, je suis également passionné par la musique japonaise, notamment le JRock.


Ours256 :
Yo. Je m’appelle Salomon IFRAH. Prof de français et d’espagnol le jour, chroniqueur la nuit, j’ai fait mes armes il y a plus de 4 ans sur Krinein (j’ai commencé en tant que rédacteur avant de devenir Rédacteur en Chef). J’écris depuis quelques années pour Nostroblog et depuis septembre, je travaille, avec Kubo (Mangacast) sur mon nouveau bébé qu’on a nommé Manga Mag. Je passe tellement de temps aux toilettes que forcément, j’ai le temps de lire pas mal de trucs. Depuis le début de l’année, je me suis auto-proclamé gourou de la Secte des Adorateurs de Masato Hisa.


Wladimir Labaere
: Moi, à la base, j’adore les dim-sum (les bouchées à la vapeur, quoi). Et longtemps, j’ai cru que les mangas, c’était chinois. Alors je peux dire que je suis venu aux mangas sur un malentendu géographico-culinaire.


Victoire
:
Moi j’aime beaucoup les Kinder ou encore la Marmite (et aujourd’hui c’est le jour du Panettone que j’aime très fort aussi) mais ça n’a rien à voir avec le manga. Sinon je suis tombée dedans à cause de mon mémoire de fin d’étude. Je trouvais que c’était une manière “intelligente” de rentrer dans cet univers que je zieutais depuis longtemps, tout en ayant peur de tomber dedans… Je ne voulais pas devenir une vieille nana coincée chez elle avec ses chats et ses mangas.

 

A ces joyeux drilles est venue s’ajouter une attachée de presse mystère qui a glissé quelques réponses directement par téléphone à l’oreille du chocobo. Sauras-tu retrouver de quelle maison d’édition elle s’occupe jeune lecteur ? Ludique et mystérieux ce papier, quelle chance pour toi petit scarabée !

Il était une fois… la première fois !

Et donc la question se pose : comment tout ça a commencé et quels souvenirs gardent-on de nos mains, autrefois fébriles et excitées, qui ont caressé les touches du clavier for the very first time, qui se sont laissées à l’extase de l’expression passionnée et des langues déliées ?

Pfiouuuu… Il fait chaud d’un coup, vous ne trouvez pas ?

Gérome/l’Otaku Poitevin : Je fais des chroniques manga depuis moins de deux ans, je suis donc un jeune chroniqueur comparé à certains. La chose qui m’a donné envie d’en faire c’était un concours sur Otaku Attitude, du coup je me suis pris au jeu et ai continué en faisant une page Facebook puis sur Mangalerie . J’aime bien donner mon avis c’est peut-être ça qui m’a aidé à commencer aussi. J’ai relu mes premières chroniques récemment, j’ai trouvé que mon écriture était bancale, tordue plutôt, elle l’est encore régulièrement, c’est que je dois l’être un peu aussi !

Mangalerie

Fabien : J’ai déménagé l’été dernier et je suis retombé sur de vieux magazines du début des années 2000 dans lesquels j’écrivais quelques pages (principalement des titres du groupe FJM sous la direction d’Iker Bilbao). C’est une expérience assez étrange de se relire 10-15 ans plus tard, le plus perturbant étant que je ne me souvenais absolument pas avoir écrit la plupart de ces articles. Il s’est passé tellement de choses depuis, aucun regret, il faut aller de l’avant.

SolaninMeloku : Je suis longtemps resté muet sur Internet, me contenant de lire les avis des autres (sur Mangaverse puis Manga-News principalement). Un jour, un manga m’a mis une claque monumentale, un peu comme s’il avait été écrit pour me parler. C’était Solanin d’Inio Asano. C’est ainsi que je me suis dit que s’il m’a touché à ce point, il a le potentiel de faire le même effet sur d’autres. Je suis donc devenu actif sur quelques forums de mangas. De fil en aiguille j’ai créé un premier blog, puis j’ai été recruté par Manga-News. Après quelques années sympas j’ai quitté le site pour parler plus librement de ce que j’aime, le tout entouré de copains du net qui partagent la même passion, mais pas forcément de la même manière.

A part ça oui, je relis parfois de vieilles chroniques. Et non seulement j’apprends des infos que j’avais zappé mais je suis également surpris par le vocabulaire que j’employais : j’écrivais bien mieux avant ! Du coup je ne sais pas ce qui me déprime le plus : être conscient que mon écriture se détériore ou réaliser que je perds la mémoire. Merci pour ta question Paoru, vraiment ! (note du chocobo : oh tu sais, moi, si je peux aider !)

Ours256 : Pour ma part, je suis l’exemple type du mec arrivé totalement totalement par hasard. Un jour, Plax (un ex-membre de Krinein qui a, depuis, fondé une chaîne appelée Memory Card) a débarqué sur Manga Sanctuary et mis une annonce de recrutement. J’étais étudiant à l’époque, ce qui me donnait pas mal de temps libre. J’ai tenté et j’ai été pris. Après tout, j’avais déjà lu pas mal de trucs et j’avais l’impression de savoir de quoi je parlais donc… Avec le temps, l’équipe s’est réduite et le responsable est parti. J’ai repris les rennes et il faut avouer que j’ai beaucoup fait évoluer la ligne éditoriale du site (je suis super indécis :D).

Lorsqu’on a décidé de lancer Manga Mag avec Kubo, il fallait du contenu de base. Je me suis donc dit qu’il ne serait pas une mauvaise idée de reprendre de vieilles chroniques. En me relisant, je me suis dit que c’était quand même pas top. Que ce soit au niveau de la structure de mes chroniques trop variable ou même du rythme, il y avait encore pas mal de boulot. Par contre, je n’irais pas jusqu’à dire que je ne les aime pas. J’ai pris un petit plaisir à les relire mais surtout à les éditer, à essayer de les moderniser, preuve que tout n’était pas à jeter.

Wladimir Labaere : Après des études, entre autres, de japonais (le malentendu cité plus haut était alors dissipé), et une année passée au Japon, j’ai décidé de travailler « dans le manga » (C’était quand même une passion depuis une vingtaine d’années !). J’ai tapé à pas mal de portes. On était en 2006, il était sans doute moins compliqué de trouver du boulot dans ce secteur à l’époque qu’aujourd’hui. J’ai alors mené une carrière très brève dans la presse manga. Animeland et dBD ont été les deux principaux magazines pour lesquels j’ai écrit pendant quelques mois. En parallèle de mes études de japonais aux Langues’O, j’avais suivi à l’Institut d’Études Politiques de Paris un cursus de sociologie politique appliquée à l’Asie. Mon mémoire de Master 2 portait sur les représentations de la fin du monde dans les mangas.

Les chroniques et articles de fond que j’ai rédigés ont ainsi été guidés, en plus d’une analyse littéraire, par la volonté de chercher ce que disaient les mangas et anime sur la société japonaise contemporaine. Très vite, j’ai commencé à traduire des mangas et anime, activité qui a rapidement pris le pas sur mes activités de chroniqueur. J’ai donc arrêté d’écrire au bout de quelques mois, faute de temps. (Pour l’anecdote, l’un de mes premiers boulots de traduction, je le dois à Animeland : je devais en être à mon troisième ou quatrième article, principalement pour la rubrique « transversale », quand la rédaction a reçu un coup de fil un peu paniqué de Kana Home Vidéo, qui s’était fait planter par un traducteur sur la série animée Sergent Keroro et cherchait donc quelqu’un pour reprendre la trad en toute urgence.) Aujourd’hui, mon rapport à la presse manga, papier et web, est celui d’un éditeur. J’aime beaucoup discuter avec les gens qui écrivent. Pour leur « vendre » mes mangas, bien sûr, en expliquant ce qui fait les qualités des titres, les raisons pour lesquelles je les publie, de quelle manière ils peuvent enrichir l’offre présente sur le marché francophone… Mais je prise tout autant ces échanges pour le regard différent qu’ils m’apportent sur mes titres.

3rue_mysteresJ’ai exhumé très récemment une chronique écrite en 2006, pour @ours256 qui a concocté un dossier hommage à Shigeru Mizuki pour @MangaMag. C’était une courte chronique sur 3, Rue des mystères. J’angoissais pas mal, et je m’étais promis d’enterrer ce texte si, presque dix ans après, je le trouvais honteux, mais à ma grande surprise, je ne l’ai pas trouvé si nul. J’ai également pu me rendre compte que je n’aurais pas du tout écrit ce texte de la même manière aujourd’hui. En troquant ma casquette de chroniqueur pour celle de traducteur et d’éditeur, j’ai vraiment adopté une autre manière d’appréhender et d’apprécier le manga.

Victoire : De mon côté, je ne chronique pas trop de mangas en fait… j’ai bien fait un ou deux articles (plus sur les anime que sur les mangas d’ailleurs) sur mon blog à l’époque mais sinon pas trop… Enfin si, je chronique MES mangas ! 😀

C’est tout un art de présenter ses mangas aux journalistes, pour sûr ! Et oui, j’ai relu mes chroniques, et je les trouve carrément top : elles sont écrites comme je parle, avec des citations des films Disney un peu partout, c’est un bonheur à lire… En tout cas pour moi, je m’y fais rire moi-même… ahahah !! Par contre, si on ne me connaît pas je pense qu’on doit me prendre pour une folle ! ( Note du chocobo : parce que lorsqu’on la connait c’est différent ? 😉 )

L’instant TOP CHEF : les ingrédients de la chronique !

Les personnages, le scénario, la narration, le graphisme ou le thème c’est comme le sucré, le salé, l’acide, l’amer et le mystérieux umami en cuisine : il y a une infinité de recettes possibles dans une chronique de manga. Même si l’on aime souvent aborder tous ces sujets, il y a toujours des saveurs qui sont plus appréciées par le palais et des aliments que l’on préfère cuisiner à d’autres. On a donc refilé des toques à nos invités et on a causé d’ingrédients et d’amour du bon pavé… Sans oublier d’évoquer des petites sauces plus spécifiques au format manga : la traduction et l’impression !

Noirs et mangaGérome/l’Otaku Poitevin : J’aime bien parler de l’impression générale que me laisse un manga, j’évoque ces notions de narration, des scénarios etc mais n’étant pas un spécialiste je ne m’attarde pas trop la dessus. Quand je lis des chroniques j’aime bien avoir une sensation de maîtrise de la part de l’auteur, que je n’ai pas l’impression qu’il dise des conneries quoi ! Quand je lis quelqu’un qui s’y connaît dans un domaine, on a des précisions qu’on n’a nulle part ailleurs. De même les chroniques pleines de références sont super intéressantes car derrière tu découvres plein de titres cools ! C’est là que Meloku est fort, en une page tu te trouves avec 4 nouveaux titres dans ta wichlist !

Pareil quand les thématiques abordées sont pertinentes et originales, j’ai en exemple cet article que je viens de lire sur la place des noirs dans les manga, c’est simple, l’auteur ne met pas les blacks en victime mais rationalise sur les stéréotypes fréquemment utilisés par les mangaka, bref je l’ai trouvé cool.

Meloku : Au départ j’aime bien analyser la structure narrative et la mise en scène graphique (mais moins le dessin, car je ne m’y connais pas suffisamment). Mais j’ai évolué. Aujourd’hui j’aime mettre en exergue l’impact social que peut avoir un manga, ce qu’il peut représenter pour celui qui le lit. Je me plais également à chercher ce qu’un auteur a voulu transmettre à travers son œuvre. Mais c’est dur et ça demande des efforts importants pour quelqu’un d’aussi peu futé que moi. Bon je vais essayer de pas trop me rabaisser quand même, mais je galère très souvent à écrire, alors quand je reçois les encouragements de quelqu’un comme Ours256, que j’ai des retours positifs sur un billet ou même que je reçois des prix, bah je suis soulagé, je me dis qu’en fin de compte je ne suis pas si nul que ça. C’était quoi la question déjà ?

Ours256 : Pour ma part, j’adore parler narration, encrage, imagerie. Mon amour pour la littérature est en cause pour le dernier bien évidemment et il y a de nombreux auteurs qui savent exprimer les émotions avec un talent certain. Pour utiliser un exemple récent, je vais prendre ARAI dans Les Misérables qui représente les états d’âme de Jean Valjean avec un lion d’une férocité folle. Pour l’encrage, impossible de ne pas citer FUJITA et Moonlight Act qui me donnent des frissons à chaque fois que j’en lis un tome. Le trait de cet auteur est tellement explosif qu’il ne peut laisser de marbre aucun lecteur. Qu’on aime ou qu’on aime pas, on aura un avis sur la chose. J’ai gardé le meilleur pour la fin mais niveau narration, c’est bien évidemment à Masato HISA que je tire mon chapeau. Il me fait rêver avec Area 51 mais aussi avec Jabberwocky. Avec lui, un seul mot d’ordre : le dynamisme. Si je commence à en parler, je vais plus m’arrêter donc je dirais juste qu’il fait partie de ceux qui parvient le mieux à allier le fond et la forme.

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Wladimir Labaere : Au risque de me répéter, j’aime qu’une chronique prenne un peu de hauteur et/ou des chemins de traverse. Je me rends compte que j’apprécie aussi de pouvoir trouver, à un moment ou un autre d’un papier, une contextualisation de l’œuvre chroniquée : qui est l’auteur, qu’a-t-il fait d’autre ou que fait-il d’autre que le manga en question, que ce soit en manga ou dans d’autres domaines. J’aime aussi lire en quoi, selon le chroniqueur, le titre en question s’inscrit dans son temps (fait-il écho à quelque chose de réel ?). J’apprécie aussi pas mal le jeu des références, c’est-à-dire quand le chroniqueur replace une œuvre dans une famille (fût-elle graphique, scénaristique ou thématique). Le mieux étant que le chroniqueur trouve des résonances avec des romans, des films, des tableaux, telle ou telle musique (et surtout, pas uniquement en provenance du Japon)…

En fait, je me fous pas mal qu’on me raconte l’histoire en plus de deux lignes. Ça me donne généralement l’impression de perdre mon temps. Ce que j’attends d’une chronique, c’est une vision construite, argumentée, et surtout personnelle, d’un titre. Tout ça pour dire que les titres Sakka, on l’aura compris, c’est du pain bénit pour les chroniqueurs qui veulent s’amuser.

Victoire : J’aime bien qu’une chronique se déroule sans accroc ! Sinon, j’aime bien qu’elle évoque un peu de tout ça, et comme dit Wladimir d’une très belle manière, qu’il y ait une certaine réflexion (perso forcement) sur l’histoire, l’auteur, le message de l’œuvre, etc.

Les vacances de Jésus & Bouddha 10Comme je le disais plus haut :  la traduction c’est très rare qu’on en parle dans les chroniques ou articles, excepté pour des débats sur les adaptations au contexte, comme l’humour dans Jésus et Bouddha par exemple qui est parfois écrit avec des références françaises… Donc si un chroniqueur non bilingue veut savoir s’il a un bon travail de traduction entre les mains pour l’évoquer dans sa chronique… il fait comment ? Réponses des concernés :

 

Fabien : Si la traduction n’est pas mentionnée, c’est qu’elle a rempli son rôle à la perfection. Le but ultime d’une traduction est d’être totalement transparente aux yeux du lecteur. Pour le sujet qui nous intéresse, elle doit aussi s’intégrer avec fluidité dans le découpage imaginé par l’auteur, retranscrire de manière cohérente les caractères des personnages ou même attraper le lecteur par la main dans les passages un peu compliqués afin qu’il puisse souffler et prendre du recul sur l’action. De mon point de vue, si tout ceci s’effectue sans même que le lecteur ne s’en rende compte, le pari est gagné.

Ours256 : Je ne suis pas éditeur mais je suis traducteur à mes heures perdues, d’anglais et d’espagnol soit, mais les problématiques sont les mêmes que pour le japonais. Ce que @Fab a dit est complètement vrai même si j’aimerais y ajouter une petite nuance. Une bonne traduction peut être considéré comme telle si le lecteur lambda ne se rend pas compte qu’il y a eu un petit remaniement (les structures des langues ne sont jamais les mêmes). Un lecteur spécialisé aura probablement déjà découvert sa série préférée dans une autre langue ou même dans la langue originale du titre. A partir du moment où il s’est fait sa propre idée, impossible (ou très difficile) de lui faire changer d’avis ou d’essayer de négocier sur un nom ou une transcription. Autre point : il faut que ça reste fluide et cohérent. Voir un jeune garçon parler comme un livre du XVIIe siècle ou des morceaux de phrases qui ne s’emboîtent pas vraiment… bof bof… Un dialogue reste un dialogue.

Wladimir Labaere : je suis très partagé sur la question du traitement de la traduction dans les critiques de manga. Je me dis que pour avoir la légitimité de parler de la traduction d’un titre qu’il chronique, un chroniqueur doit avoir lu le titre dans sa version originale. Il n’y a qu’ainsi qu’il pourra produire un discours pertinent sur ce point. Mais est-ce que ça intéresse les lecteurs ? Et est-ce que ça doit les intéresser ?

Je suis tout à fait d’accord avec Fabien sur la « transparence » d’une traduction. Si le lecteur ne se dit pas qu’il a affaire à une traduction, c’est souvent gage de qualité (sauf dans le cas où un traducteur réécrit talentueusement toute l’histoire, mais ça, j’ose espérer que ça n’existe pas). Mais une traduction ne doit pas être « neutre » pour autant. Par sa qualité, elle doit immerger le lecteur dans l’univers d’un auteur. Et je ne connais peu d’auteurs de manga qui se disent : « tiens, j’ai une idée : tous mes dialogues vont avoir un électro-encéphalogramme complètement plat. »

En tant que traducteur et éditeur, je sais qu’une mauvaise trad peut massacrer une œuvre, quand une bonne peut la sublimer (pour prendre les deux extrêmes du spectre des traductions). Et quand je dis « mauvaise trad », je ne parle pas uniquement du sens (là, c’est la responsabilité des éditeurs de trouver des traducteurs compétents), mais plutôt de l’adaptation. Je lis encore pas mal de mangas en français sans les avoir lus en japonais, et il m’arrive souvent de « voir » le texte japonais derrière le texte français. Je reconnais des structures grammaticales, des tournures calquées sur le japonais, ce qui est tout sauf naturel et me fait donc « sortir » de l’œuvre. Et pas seulement parce que je parle japonais, loin de là. C’est surtout que je considère la situation et que je me rends compte (à tort ou à raison), que là, en français, personne ne dirait ça comme ça. Le français et le japonais sont des langues d’une richesse immense, mais pas de la même manière.

Quand on considère que le manga, c’est avant tout des dialogues, il y a un « truc » très simple : je conseille fortement à tous les traducteurs auxquels je confie des titres de mettre leur travail à l’épreuve de l’oral. « Lis ta trad à voix haute, tu verras tout de suite si, en français, dans la vraie vie, dans cette situation donnée, on dit ça comme ça. » Il faut que ça coule ! Qu’on entende une musique ! (Je ne demande pas le gueuloir de Flaubert, mais presque.) Le tout en respectant l’alliance image/texte, le découpage des planches, la taille des bulles. C’est là que je me dis que parfois, une excellente maîtrise du français est sans doute plus importante qu’un niveau de brute en japonais. La pratique du sous-titrage de films ou d’anime oblige, du fait de la contrainte du nombre de signes, à une gymnastique intellectuelle permanente qui peut s’avérer très utile quand on traduit un manga. (Digression : désolé les fansubbbers qui balancent des sous-titres de 8 lignes et des « notes » sur l’écran, mais en sous-titrage, il y a des règles, la première étant qu’un sous-titre doit être lisible par l’œil humain dans le temps où il apparaît à l’écran, tout en laissant le possibilité de suivre l’action.)

Même question sur la fabrication : qu’est-ce qui nous dit que l’éditeur a mis les moyens sur la qualité de son bouquin ou au contraire qu’on a du caca d’éditeur entre les mains ?

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A cette question Gérome rajoute d’ailleurs la sienne : « Je me demandais si le “fabrication française” pouvait être un argument de vente, je parle du choix d’une imprimerie française ou italienne par exemple, vu que c’est un peu tendance en ce moment. Ou peut-être que la différence de prix/savoir faire est vraiment significative ? »

 

Fabien : Pour ce qui est de la qualité de fabrication du livre, il y a des critères objectifs et subjectifs. La souplesse et la blancheur du papier par exemple sont des éléments où chacun a sa préférence personnelle. Pour avoir eu des mangas venant de nombreux pays entre les mains, je peux affirmer sans trop de risque que le niveau moyen français est parmi les plus élevés et fait presque jeu égal avec le Japon. Il y a aussi l’aspect culturel qui entre en compte car en France, on aime les beaux livres. Les jaquettes, la création graphique, les pages couleur, les effets de couverture, toutes ces petites attentions qualitatives sont rares dans les autres pays. Je pense que les lecteurs de mangas en version française ne se rendent pas compte à quel point ils sont gâtés.

>> @ Gêrome : Ça tombe bien, en ce qui concerne Kurokawa, tous nos mangas sont imprimés dans la banlieue de Poitiers ! Je doute que l’argument « fabriqué en France » fasse autant d’effet sur les mangas que sur les produits frais mais il a le mérite d’exister. On parle des avantages financiers à délocaliser mais on oublie souvent les deux très gros avantages à imprimer en France : la confiance et les délais. La confiance car nous travaillons depuis des années avec le même imprimeur et il possède une expertise suffisamment grande pour nous alerter en cas de problème. Il est au moins aussi exigeant que nous car il a la fierté du travail bien fait. On peut même s’y rendre en cas de besoin, c’est à moins de deux heures en TGV. Les délais ensuite car imprimer à l’étranger rend dépendant de la logistique et des aléas des transports. Imprimer en France nous autorise aussi à être plus réactif et à peaufiner nos titres jusqu’au dernier moment.

Manga - Photo ©Paoru.frGuillaume : Je ne m’occupe pas vraiment de la partie Fabrication, mais j’ai la chance de pouvoir donner mon avis et je suis aussi consommateur !

Tout d’abord, pour le grand public, je ne pense pas (malheureusement) que l’argument “Fabrication Française” soit très important, mais pour nous, éditeurs, cela représente plusieurs avantages comme les délais, la flexibilité et la confiance. Ces critères sont très importants, car s’il y a un problème, c’est tout notre planning de publications qui peut être bouleversé. L’impact sur la partie communication est donc direct… et devoir décaler une campagne de communication prévue depuis longtemps est très compliqué…

Après, il y a des critères plus personnels comme la blancheur du papier, son épaisseur qui sont importants pour les lecteurs, car ils rendent leur lecture plus agréable.

Comme a pu le dire Victoire, le choix du papier également très important pour les éditeurs car il jouera sur la qualité d’impression. Le choix de l’imprimeur se fera donc également en fonction des différents papiers qu’il propose. Dans la partie Fabrication, il faut aussi parler de la partie création graphique avec les jaquettes, les couvertures, et la présence de pages couleur. Ces points sont très importants car ils participent à la mise en avant du livre. Comme dirait Fabien, il s’agit “d’attentions qualitatives” qui valorise le livre, l’édition.

Ours256 : Je rejoins Guillaume sur la partie fabrication. Je suis tout de suite plus attiré par un bel habillage graphique et par un vernis qui “en jette”. Les gros livres ne me font pas non plus trop envie, quand c’est trop lourd, ce n’est pas agréable. Je pense surtout aux intégrales de plus de 500 pages, c’est pas le top niveau plaisir de lecture.

Gérome/l’Otaku poitevin : >> @Ours256 les gros volumes ne me dérangent pas, au contraire même, j’aime bien le côté “bel objet” (quand l’édition fait bien son boulot). Mais j’admets que les belles couvertures sont un plus.

Wladimir Labaere : Du point de vue de l’éditeur, un « bon » imprimeur, c’est celui qui concrétise la volonté d’un éditeur pour ce qui concerne l’objet, volonté traduite par son service production en un cahier des charges. Peu importe la « nationalité » de l’imprimeur.

Cela dit, il est vrai qu’il y a des avantages pratiques (évoqués par Guillaume) à travailler avec un imprimeur français. Mais pour ma part, je pense d’abord à l’objet que les lecteurs prendront en main, à leur première impression, qui va conditionner leur expérience de lecture. De ce point de vue-là, ça ne me dérange absolument pas que, lorsque des lecteurs parlent d’Area 51, ils évoquent d’abord le « toucher » si particulier de la jaquette, ses couleurs ultra-pétantes… Parce que c’est complètement raccord avec l’intérieur, que ça forme un tout.

Victoire : Je rejoins Wladimir, un bon imprimeur va être celui qui suit l’idée de l’éditeur, l’écoute et travaille avec lui à la bonne réalisation d’un ouvrage, et ce, quelque soit sa “nationalité”. Pour être allée poser la question à notre chef de fabrication, elle dit qu’elle n’a pas forcement plus confiance en un imprimeur français qu’en un autre. Elle a, par exemple, une relation de confiance bien plus forte avec notre imprimeur italien… (NDLR : L.E.G.O., cf visuel ci-dessous). C’est une question humaine et pas forcement une question de “nationalité”. En ce qui concerne les questions de délais, effectivement elle a 3 jours de moins si elle prend un imprimeur français, ce n’est pas non plus énorme selon ses dires. 🙂

Cependant, question prix, les français ont plus de mal à s’aligner avec les autres, notamment à cause du coût d’un employé en France… Enfin, la qualité d’un ouvrage ne dépendra pas seulement de l’imprimeur lui-même, mais aussi des choix de l’éditeur au niveau du matériel (papier, vernis, etc.)

LEGO

 

Pour finir, impossible de ne pas parler du 6e ingrédient essentiel, ce 7e sens qui fait brûler le cosmos du rédacteur et transforme sa plume en aile-dorée-façon-saiyajin-god : l’inspiration… et son fidèle nemesis : le manque d’inspiration !

La question est donc : Y a-t-il des auteurs ou un style/genre ou thématique de manga que vous aimez chroniquer plus particulièrement ou d’autres que vous aimez bien mais avec qui vous rencontrez un mal fou dès qu’il faut écrire dessus ?

Gérome/l’Otaku Poitevin : Il y a quelques sujets qui me font dépenser pas mal d’encre, c’est tout ce qui est impact psychologique sur les personnages lors d’événements ou selon leurs interactions, ou j’aime bien faire un rapprochement avec une discipline que j’étudie c’est la santé mentale. Les personnages ont souvent, comme dans la vraie vie, des personnalités diverses et sont souvent troublés par différentes choses. J’ai pris le parti d’en faire un article une fois. Je ne sais pas si les ça intéresse les gens mais moi si. L’aspect social est aussi très présent dans mes chroniques. Du coup j’adore des auteurs comme Usamaru Furuya ou Takehiko Inoue, ce dernier rajoute le côté sportif (basket) que j’adore.

Meloku : Kazuo Kamimura et Suehiro Maruo sont sans doute mes chouchous pour l’écriture, je ne me lasserai jamais d’écrire sur eux. En revanche, j’ai un mal fou à écrire sur Inio Asano, et principalement sur Solanin. Sans doute parce que je suis trop perfectionniste tellement cet auteur m’a marqué. Mais j’ai trouvé la solution avec cet article , j’ai comparé Inio Asano à Kazuo Kamimura et ça m’a permis non seulement de prendre du plaisir à l’écriture mais aussi d’être fier du résultat. Malin non ?

Ours256 : Pour les auteurs, c’est pas très dur quand on me connaît : Hirohiko ARAKI parce que Jojo, Masato HISA parce qu’il est tout simplement génial et Naoki URASAWA parce qu’il y a toujours un truc à dire ce qu’il fait ou ce qu’il décrit. Niveau thématiques, j’aime beaucoup parler d’adaptations d’œuvres littéraires, pas parce j’ai lu l’oeuvre de base mais parce qu’on sent que l’auteur doit faire un effort très particulier au niveau du rythme. En temps que lecteur vorace de roman, on le sent très bien. Que ce soit dans un titre comme Ascension ou même Battle Royale tiens ! Difficile de ne pas citer non plus les manga où les références foisonnent comme Genshiken, Bobobo-Bobobo ou plus récemment Bimbogami Ga qui est un petit bijou que tout le monde snobe.

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La question du bon et du mauvais chasseur… mais sans la galinette cendrée.

Vous l’aurez compris, la suite nous permet d’aborder cette épineuse question : c’est quoi une bonne chronique… ou une mauvaise ?

Gérome/l’Otaku Poitevin : Pour moi une bonne chronique, c’est quelque chose d’assez simple, il faut que le lecteur ait compris ce que tu voulais dire dans ton article (des fois je m’emballe ça doit pas être simple de piger le sens ^^). Pas besoin d’argumenter sur 50 pages pour convaincre le lecteur de lire tel ou tel manga. Mais le message doit passer, que ce soit une analyse de la narration, de la situation sociale, du dessin, ou autre. Pour la chronique « news » je pense que c’est différent, elle est là pour faire une courte présentation d’un titre. La mauvaise chronique serait un écrit sans véritable fond, qui serait écrit pour être écrit. Si on y ajoute des fautes à tous les mots (je suis assez tolérant car pas infaillible sur le sujet mais des fois c’est trop). En gros il faut aussi que l’on ait envie de continuer la lecture, si on trouve ça mauvais dès le début on s’arrête directement faut pas être maso .

Fabien : Une bonne chronique, c’est une chronique qui dit du bien de nos titres ou du mal de ceux des autres ! Plus sérieusement, j’élude en général toute la partie scénaristique pour m’attarder aux critiques générales émises sur le livre ou sur le travail de l’éditeur. On a la chance en France d’avoir une émulation positive entre éditeurs pour proposer de belles éditions de nos mangas. Du coup, c’est toujours appréciable quand ce travail est reconnu ou mentionné. Mais il faut aussi savoir appuyer là où ça fait mal. Contrairement aux simples commentaires, les points négatifs abordés dans une chronique sont souvent argumentés et constituent un retour précieux pour les éditeurs.

Mangas

Meloku : Pour moi une bonne chronique, c’est une chronique accessible. Ne pas perdre le lecteur avec des noms d’auteurs ou de personnages qui sortent de nulle part quand bien même c’est évident pour toi. Accentuer les points que tu veux mettre en avant par une tournure de phrase forte, qui rentrera dans la tête de celui qui lit. Structurer la critique de manière à ce qu’elle suive un plan limpide. En tout cas c’est ce que je me fixe, c’est sans doute pour ça que je passe des dizaines et des dizaines d’heures sur un seul texte (d’accord je suis lent aussi, et je n’arrive pas à me concentrer). Après il s’agit d’un but personnel auquel j’aspire mais que j’ai beaucoup de mal à atteindre. Les articles dont je suis satisfait se comptent sur les doigts des mains, et quand on sait que je gravite aux alentours de 500 textes…

Sinon une mauvaise chronique, c’est un texte qui reprend point par point un dossier de presse (d’autant plus quand celui-ci est erroné) (Oups).

Guillaume : Une bonne chronique est une chronique construite et argumentée, c’est-à-dire qu’elle ne fait pas “5 lignes” (Ah ah) ! C’est aussi une chronique qui s’attarde, bien évidemment, sur le fond, mais aussi sur le forme ! Parler de “l’objet livre” est aussi très important car notre travail est d’offrir un livre agréable à lire, qu’on a envie de garder, d’exposer. Bien évidemment, en tant qu’éditeur, on a envie de voir nos titres recevoir les éloges de tous les chroniqueurs, mais ce n’est pas toujours le cas, et il faut aussi se dire que même une chronique négative a ses points positifs (si elle est argumentée).

Les chroniques négatives nous permettent de cerner les attentes des lecteurs, de comprendre ce qui ne va pas dans notre politique éditoriale et de l’affiner. Si les critiques concerne le livre en lui-même, cela nous permet de réfléchir sur les améliorations à apporter (l’impression, le papier, etc.). Il en est de même pour la correction, la traduction, l’adaptation.

Ours256 : Je dois avouer que je suis assez d’accord avec @Gêrome dans l’idée. Pour qu’une critique me plaise, il faut qu’elle me motive à la lire. En temps que prof, je dois dire que ce n’est pas évident. Quand je vois des phrases commencer par des conjonctions de coordination ou même certaines utilisations du subjonctif qui n’ont pas lieu d’être, ça me donne des envies de suicide. Attention, je ne dis pas que l’erreur n’est pas humaine et qu’une ou deux fautes d’orthographe, c’est la mort… Cependant, si l’accroc est grammatical, la structure de la phrase est brisée et ça… ça ne pardonne pas !

En ce qui concerne l’argumentation, je ne la considère valide que que quand elle n’est pas de mauvaise foi et se base sur autre chose que du pinaillage d’otaku élitiste. Comme l’a dit @Meloku, une critique se doit d’être accessible, surtout si elle est publiée sur un site qui se veut grand public. Le lecteur lambda ne cherche pas à ce qu’on compare un manga avec un film muet de Kraczinoswki datant du 13e siècle… Il y a des sites spécialisés sur Sword Art Online, les séries d’URASAWA ou même Gantz qui font des critiques bien plus détaillées (et souvent plus pertinentes) que celles des sites généralistes et leur travail ne doit pas être délaissé.

SAO

Wladimir Labaere : À mon humble avis, une bonne chronique est signée par quelqu’un qui a su extraire ce qui fait à son sens le sel (bon ou mauvais) d’un titre et a su l’exprimer. J’aime les chroniques dont l’auteur adopte un angle qui lui est propre. Pour le dire autrement, j’aime bien quand un auteur vient avec sa sensibilité et met en lumière des choses que d’autres ressentiront autrement, n’estimeront pas essentielles ou ne verront même pas.

La mauvaise chronique, logiquement, c’est celle qu’on va lire dix fois sous dix plumes différentes. Je dirais que c’est celle du paresseux qui n’a pas donné sa chance à un titre, qui ne fait que survoler un manga et, pour une raison qui m’échappe, décide d’écrire quelque chose dessus (en mal ou en bien). Il faut gratter la surface !

Victoire : Une bonne chronique est écrite par quelqu’un qui va poser un regard intelligent sur l’histoire qu’il lit, le livre qu’il ouvre et qui prendra le recul nécessaire s’il n’est pas la cible (par exemple). Il fera son travail d’investigation si besoin et parlera du fond comme de la forme. Car, comme il est dit plus haut, l’ouvrage en lui-même compte aussi pour un éditeur mais comme pour tout vrai amateur de BD en fait ! Il n’est pas nécessaire qu’elle soit trop longue mais claire, simple à lire, intéressante et intelligente.

Notre invité mystère se souvient d’une anecdote à ce sujet qui illustre bien le papier inutile et le temps perdu : une bloggeuse avec qui elle travaillait lui demandait avec insistance de recevoir l’un de ses ouvrages, un comics relativement onéreux qui devait avoisiner la vingtaine d’euros et que nombre de chroniqueurs eurent aimé avoir entre les mains. La bloggeuse prétextant un papier important et continuant d’insister, elle le reçoit donc et l’article tombe : un copier coller de résumé éditeur, deux lignes d’analyse à tout casser et fin de l’histoire. Le genre de chose qui donne envide de décrocher son téléphone pour expliquer ce qu’est un travail honnête d’écriture…

 

Chronique manga : utile ou futile, c’est selon !

Quelque soit le contenu, chroniques et critiques manga ont aussi une spécificité : celle de pouvoir revenir plusieurs fois l’année sur le même titre… Mais qu’est-ce qui est mieux pour une série de plusieurs tomes ? Plusieurs chroniques ou un seul et long article ? Nan parce que chroniquer systématiquement des shônens qui ont dépassé les 30 tomes ça devient un peu compliqué… n’est-il pas ?

Gérome/l’Otaku Poitevin : C’est une question compliquée, personnellement j’ai du mal à m’attaquer à des œuvres dépassant les trente tomes trop de choses à dire et je ne m’en sens pas le courage car j’aime bien relire le manga en entier avant de faire une chronique dessus et ça prend du temps, des fois beaucoup de temps de tout relire.


Meloku :
Le tome par tome c’est marrant 5 minutes, mais franchement ça m’a fait chier. Lire pour chroniquer et non pour le plaisir est devenu un véritable enfer, à tel point que j’ai abandonné durant quelques mois les mangas (je ne lisais que Bonne nuit Punpun). Bon, j’y suis vite revenu et en créant Nostroblog je suis retourné à ce que j’aimais : une longue critique sur un titre. J’évite les shonen fleuves et ce genre de trucs, non pas par snobisme mais parce que je n’ai rien à dire dessus de plus que ce que tout le monde dit. Des milliers de personnes en parlent mieux que moi, alors qu’écrire ? “ C’est cool, lisez-le “ ? Bah oui, mais tout le monde le lit déjà. Bref, du coup je me concentre sur ce que je préfère, ce que je trouve intéressant et cetera. Soit je fais une critique complète banale, soit je tente de trouver des angles un peu différents (avec plus ou moins de succès hein).

One Piece 77Ours256 : Le tome par tome… Qu’on aime ou pas, il faut en faire, ça fait vivre un site en termes de visites et de pages vues, ça aide à créer une base de lecteurs mais c’est quand même super chiant, même si on adore la série. Même si arriver au tome 77 de One Piece, j’ai toujours des trucs à dire sur la série, je ne suis pas sûr que ça soit vraiment pertinent.  Même si d’autres en ont parlé, je ne vois pas pourquoi je me priverais de le faire. Après tout, si j’ai envie…

Quand j’ai démarré sur Krinein, on tournait quand même à 3 ou 4 critiques de tomes par mois. Ensuite, on s’est tourné vers “les sorties du mois de chaque éditeur” et là, depuis quelques temps, c’est freestyle, je vais plutôt rester sur des critiques de séries complètes ou des avant-premières.

Faire un seul long article, c’est sympa mais ça peut vite s’avérer casse gueule. Il y a tellement de choses à dire, tellement de thématiques à aborder que ça devient très vite consumant. Après, j’aime bien faire comme @Meloku et aborder des angles un peu différent mais pour ça… il faut avoir le temps.

Wladimir Labaere : Les deux mon capitaine. En tant qu’éditeur, oui, je pense que des chroniques à chaque tome permettent à un titre de se rappeler au bon souvenir des lecteurs, et que c’est donc une bonne chose. Encore une fois, charge au chroniqueur de déterminer s’il a quelque chose à apporter au débat.

Victoire : Wladimir, mon maître à penser apparemment, a raison, les deux mon ami ! Après ça peut être aussi, un point tous les X tomes si le chroniqueur estime qu’il n’y a pas assez à dire tome par tome à chaque fois. Mais les journalistes qui me disent qu’après le tome 1 ils s’arrêtent… C’est aberrant. C’est comme ceux qui refusent de me chroniquer un titre parce qu’il est sorti y’a trois mois et que c’est plus d’actu… Sérieusement, depuis quand une BD devient obsolète, encore plus au bout de trois mois ?

Puisque l’on parle de quantité, voici l’occasion de poser une question à nos spécialistes de l’édition :  lisent-ils beaucoup de chroniques ? Car si ce sont les chroniqueurs qui en parlent le plus ce sont les éditeurs qui en mangent encore bien davantage, forcément. Notre invité cachée nous explique qu’il y a deux types de « lectures » : d’un côté le contenu à proprement parler, les chroniques qu’on lit donc, parfois en entier ou parfois la seule conclusion faute de temps, et il y a la recherche de la visibilité d’une œuvre de l’autre côté, selon le nombre de chroniques publiées sur la toile et qui les a publiées. Nos autres invités nous dévoilent ensuite les détails sur leur façon de procéder et les multiples utilités des chroniques…

KurokawaFabien : A minima, je survole tout ce qui est porté à ma connaissance et qui concerne Kurokawa. Je lis plus en détail les titres dont j’ai la charge pour comparer mon avis avec ceux d’autres lecteurs ou découvrir d’autres points de vue sur ces œuvres. Quand on parle du travail d’adaptation sur un livre, il s’agit de le rendre accessible à son public cible. Du coup, c’est toujours bon d’en savoir un maximum sur les gens qui vous lisent. Je lis aussi les critiques des premiers tomes qui sortent chez les autres éditeurs, surtout les titres dont on avait discuté en interne qui nous ont échappé ou sur lesquels nous n’avions pas donné suite.

Guillaume : J’essaye d’avoir un œil sur tout ce qui peut être publié sur nos titres. J’apporte forcément plus d’importance aux tomes 1, mais il est important de faire un suivi des titres pour continuer à communiquer dessus et lire ce que pensent les lecteurs. Encore une fois, lire les chroniques est importants pour moi, car cela me permet de mieux comprendre nos lecteurs, de savoir ce qu’ils recherchent.

Je prends souvent des notes, car ça me permet aussi de mettre en avant nos titres lors d’argumentaires de vente. Ces notes me permettent également de faire des retours aux infographistes, correcteurs / adaptateurs, traducteurs et à mon directeur.

SakkaWladimir Labaere : Tout pareil que Fabien (mais vraiment) ! Avec, également, un accent mis sur les titres que j’aurais peut-être voulu publier chez Sakka. Tout comme je regarde de près le travail réalisé sur ce titre par l’éditeur qui le publie en français, je suis aussi attentif à ce que les chroniqueurs et le public en disent. Et comme le souligne Guillaume (c’est cool de passer en dernier ou presque !), j’aime bien moi aussi informer les éditeurs japonais, les auteurs et l’équipe Casterman du contenu des chroniques des titres Sakka. D’un point de vue pragmatique, on peut trouver au détour de certaines chroniques des arguments ou des points de vue qui vont nous servir en interne, lorsqu’on présente les tomes suivants à nos équipes commerciales.

Victoire : Tout comme Fabien et Wladimir mon maître à penser. Pour le retour de chroniques aux japonais c’est mon éditeur qui fait remonter l’info ou Mai, son assistante donc je vais juste mettre en avant dans mes dossiers les chroniques les plus “belles” (= intéressantes, bien présentées, originales, celles des grands média notamment en presse – aaaaah les japonais et le papier…)

Sur ce sujet je pose une dernière question, à l’ensemble des intervenants cette fois-ci : quand j’ai débuté dans la chronique (en 2001-2002 de souvenir) tous les sites ou presque disaient “nous, on chronique tout”. Avec 1600 tomes à l’année vous trouvez que ça a encore du sens ?

ChiisakobeMeloku : Je trouve que ça n’a aucun intérêt. Déjà car ceux qui prétendent tout chroniquer aujourd’hui, le font via des sp et du coup ne s’intéressent pas à de très bons mangas d’éditeurs comme Cornélius ou Lézard noir qui n’en envoient pas (ou peu). Alors au final, je vois beaucoup de ce genre de blogs parler encore et toujours de ces mêmes éditeurs, je trouve ça lassant à force. Les italiens de Hollow press sortent un bouquin de Shintaro Kago muet et donc accessible à tout le monde mais personne n’en parle, aussi génial soit-il. Les éditions Ki-oon lancent leur nouveau titre, tout le monde en parle (même si c’est un énième survival game qu’on en a marre bon sang de bois). Alors moi, au lieu de parler de tout, je préfère mettre en avant ce que je découvre et qui m’interpelle, car je trouve que la découverte est un plaisir au moins aussi important que la lecture. Si ce n’était pas clair, je suis pour moins de chroniques et plus de qualité dans la sélection.

Ours256 : En fait, je crois qu’aujourd’hui, dire on chronique tout n’est qu’une ellipse pour dire “on chronique tout… ce qui nous intéresse, qu’on donne ou qui a piqué notre curiosité en bien ou en mal”.

Chroniquer absolument “tout” ? Après tout, pourquoi pas ? S’il y a une structure qui possède les ressources pour, en quoi ça serait un mal ? Que l’objet culturel soit obtenu de la poche du rédacteur ou d’un SP, quelle différence si celui qui écrit sait faire la part des choses et rester objectif ? Que les éditeurs envoient leurs produits pour qu’un certains nombres de médias les teste relève de leur choix marketing (qu’ils envoient en physique ou en digital). En 2015, c’est un aspect non négligeable du commerce international et même si c’est une méthode qui vient cristalliser certains abus, elle n’en reste pas moins efficace.

Pour ma part, j’essaye vraiment de parler de tout ce que je veux. Comme j’aime pas mal de trucs, ce n’est pas si facile mais bon j’estime offrir un panorama assez vaste de ce qui sort, que ce soit au niveau des gros hits mais aussi des titres plus confidentiels.

En ce qui concerne la visibilité, c’est aux sites spécialisés et aux médias généralistes grand public de faire leur travail et de parler de ce qui en a besoin. Chaque site à sa façon de mettre en valeur une œuvre (un concours, un bandeau sur la page, un harcèlement via Twitter…). A mon avis, c’est plutôt sur cet aspect qu’il faudrait travailler, pas seulement sur l’idée de quantité.

Wladimir Labaere : Tant que le discours produit apporte quelque chose au débat… Il revient à chaque lecteur qui souhaite se tenir au courant d’identifier les supports qui correspondent à ce qu’il attend ! Entre la simple info pure sur une date de sortie, l’article de fond sur une série, et le papier transversal sur un thème, il est vrai qu’il y a un gros tri à réaliser pour se constituer son faisceau de sources.

Victoire : En fait, ça va dépendre de ce qu’ils en font. Si les chroniques / papiers sont bien, qu’ils prennent le temps, que le tout est fait de manière intelligente et que les gars n’y perdent pas la santé ou leur intérêt pour le manga pourquoi pas ! Oui, ça ne court pas forcement les rues… mais ceci est une autre histoire. Après, à part pour de vrais coups de gueule construits qui aident généralement au débat, je vois pas vraiment l’intérêt d’aller chroniquer un titre qu’on n’a pas aimé par exemple… Déjà parce que les journalistes confondent trop souvent un mauvais titre avec un titre dont ils ne sont pas le cœur de cible.

La chronique et le web 2.0 : amis ou ennemis ?

Au sein de ces questions sur la construction d’une chronique, quid du média employé, de la forme après le fond ? J’ai donc profité de ce papier pour aborder les nouveaux médias d’expression : les réseaux sociaux. Est-ce que les chroniqueurs ou les types de media qui font de la chronique manga ont évolué ces dernières années ?

Fabien : Pour avoir tenu un site web pendant près de cinq ans, j’ai bien conscience de la charge que cela représente. Les réseaux sociaux permettent à tout le monde de donner son avis mais rarement de le développer. On perd l’aspect analytique et argumenté d’un article au profit de phrases à l’emporte-pièce. C’est d’autant plus dommageable que les chroniques sont un marqueur pérenne du travail d’un éditeur mais aussi un garde-fou le forçant à un certain degré de qualité. Même si l’écrit reste prépondérant, des chroniques vidéo ou des podcasts intéressants commencent à faire leur apparition. Je regrette juste qu’il n’y ait pas plus de débat, par exemple une émission où plusieurs personnes auraient lu un même titre et discuteraient de ses forces et de ses faiblesses (en se mettant dessus au passage). On garderait l’aspect critique tout en renouvelant un peu la formule.

Guillaume : Les réseaux sociaux permettent à plus de lecteurs de s’exprimer, mais cela reste très léger. On trouve peu de chroniques développés sur ces réseaux. Ceux-ci viennent surtout apporter plus de visibilité aux médias qui publient sa chronique.

Un réseau qui est de plus en plus utilisé pour partager son avis sur ses lectures est Youtube. C’est une bonne chose, car si ce format est bien utilisé, on peut tomber sur de très belle mises en avant ! Jusqu’à maintenant, Youtube était surtout utilisé par les lecteurs de romans et c’est un réseau très puissant. Il est plus interactif et “attractif” pour les nouvelles générations.

Je n’oublie pas les Podcasts qui permettent également d’avoir des chroniques développées tout en gardant ce côté plus “attractif” en captant plus facilement l’attention des lecteurs. Tout comme Fabien, je pense que ça serait bien d’avoir un peu plus de débats dans ces vidéos Youtube et Podcasts, car c’est l’un des avantages de ces nouveaux formats !

Ours256 : Je n’utilise que Twitter qui, je trouve, est un formidable vecteur d’information. Bien utilisé, il permet de booster énormément la fréquentation d’un site assez rapidement et avec très peu de moyens, juste du contenu. L’idée de partage renvoie à celle du bouche à oreille, celle-là même qui a fait le succès de la petite boutique de mon père et qui m’est donc très chère. Dans le même temps, j’ai du mal à comprendre pourquoi les lecteurs considèrent Twitter comme un “cahier de doléances “live” qui ne leur permet que de se plaindre aux éditeurs. Là… Je passe…

Les podcasts intéressants, pour moi, il n’y en a qu’un niveau manga et c’est Mangacast (non je vous jure, Kubo ne m’a pas payé :x). Il est structuré, bien documenté, souvent drôle et pertinent. J’ai essayé d’en écouter pas mal d’autres et force est de constater que c’est de l’amateurisme pur et simple.

Mangacast

Youtube pourrait devenir un très bon outil et un excellent moyen de diffuser la culture manga mais il est (malheureusement) surtout utilisé comme une plateforme de “vlogging” ou “video blogging”, à savoir un guignol qui montre un objet, donne son avis sans trop élaborer (et généralement en disant que c’est trop bien) et voilà… C’est mou, “sensass”, “dans la culture buzz”… Bref, c’est sans intérêt. En fait, c’est… tellement XXIe siècle dans l’attitude que ça m’énerve.

Gérome/l’Otaku poitevin : @Ours256, dans l’ensemble tu as raison, mais on arrive quand même à trouver des choses sympa sur youtube, les “lives” de certains tels que Jefferinne sont vraiment bien, le concept est simple , c’est du question/réponse basic mais quand la personne a une maturité dans ses propos et ses points de vue ça élève le niveau. De plus ça permet quelques échanges alors que les vidéos classiques ne le peuvent pas.

Wladimir Labaere : Pour le meilleur et pour le pire, le web 2.0 permet à tout le monde d’exprimer un avis. Un de mes chantiers chez Sakka (quand j’ai le temps), en marge de mes relations avec les chroniqueurs plus « installés », est de repérer des « électrons libres », parfois débutants en matière de manga, dont la démarche est sincère (ça va du youtubeur au journaliste « culture » qui se met à la bande dessinée japonaise). C’est-à-dire des personnes mues par l’envie de produire un discours construit sur les mangas qu’ils lisent, avec lesquels j’aime développer des échanges que je considère « profitables » aux deux parties. « Tu me dis que tu as aimé tel ou tel titre pour telle raison, ben tiens, lis ce titre Sakka, ça devrait peut-être te parler. » Au-delà de voir mes titres chroniqués, je me dis que plus il y aura de gens qui parlent *intelligemment* de mangas (et pas seulement les miens) que j’estime bons, mieux le marché se portera en termes de richesse de l’offre. (Peut-être que je pisse dans un violon, mais je n’en ai pas l’impression à ce stade.)

Victoire : Pour avoir des retours de fans oui, mais pour ce qui est des chroniques, comme dans tout, il y a du bon et du moins bon sur le web ! On y trouve donc des chroniques très intéressantes comme des articles qui le sont un peu moins… Cependant, toute publication web donne un peu plus d’existence à un ouvrage sur Internet, et aujourd’hui, il est dur de mettre un titre en avant et de vouloir toucher le plus grand nombre de lecteurs, sans une présence sur le net !

 

Clin d’œil final…

On finit sur une note positive : la plus belle chronique que vous ayez jamais lue ou celle qui vous a paru le plus convaincante et pourquoi ?

Meloku : Bon, on va se contenter de cette année, parce que sinon c’est trop compliqué. C’est donc la critique d’Ashita no Joe de Madame Fujoshi. Elle a saisi la force du manga et l’exprime à la perfection. Ses mots ont un poids et impossible de ne pas avoir le cœur serré à la lecture. On connaissait les mangas qui prennent aux tripes, et bien voilà une critique capable d’avoir le même effet. Et forcément, ça m’a donné envie de relire Ashita no Joe.

lifeOurs256 : Pour moi, c’est pas vraiment un truc que j’ai lu puisque, comme je l’ai dit, je n’en lis que très peu mais celle qui m’a paru le plus convaincante et qui m’a fait faire un instant buy, c’est la chronique de Life, un titre paru chez Kurokawa il y a plusieurs années déjà, par Marcy dans un Mangacast (Omake Hors Série 2 de mémoire). Depuis, je l’ai lu et c’est un titre poignant que je recommande chaudement à tout le monde. Pourtant, je n’ai jamais osé en faire une critique, ne sachant pas comment je pourrais dire les choses mieux que Marcy, l’exercice serait sûrement casse gueule.

Et ce cher Wladimir de nous faire un coup de teasing dont il a le secret pour la fin de cet article :

Wladimir Labaere : Ce qui me vient à l’esprit là tout de suite, je ne peux pas en parler : c’est une présentation super chouette d’un titre que Sakka va publier dans quelque temps. Je suis tombé dessus alors que je planchais sur les « éléments de langage » dont j’aurai bientôt besoin pour prêcher la bonne parole, en interne d’abord (prod, presse, marketing, diffusion), puis, plus proche de la sortie, auprès de certains chroniqueurs et des lecteurs (pour le coup, merci le web 2.0).

C’est aussi pour ça que j’aime bien avoir du temps entre le moment où j’acquiers les droits français d’un titre et le moment où il sort en librairie : ça me laisse le loisir de développer un argumentaire construit, fouillé, et assortis de références. Je le « teste » en interne chez Casterman et je le travaille jusqu’à ce que toute la maison soit surmotivée pour donner à ce titre le succès qu’il mérite.

Pour revenir à ce long article, il est rédigé en français sur un blog par une personne qui a lu le titre en japonais, l’a aimé pour tout un tas de raison (dont la plupart sont les mêmes que les miennes) et propose un discours super intéressant. D’une, ça m’a rassuré : quelqu’un a trouvé à ce titre les qualités que j’avais décelées de mon côté. De deux, l’auteur du papier mis le doigt sur des choses que je formulais différemment, ce qui m’a permis d’affiner mon discours !

C’est sur cette mystérieuse chronique que nous avons achevé nos échanges et aussi cette 600e qui a pu démontrer que nous avons vraiment tous une façon de faire assez subjective à l’écriture ou d’apprécier les chroniques à la lecture, mais que l’on rejette finalement les avis en post-it où qu’ils soient, qu’on est loin d’avoir tous le même avis sur la quantité ou le rythme de publication, qu’il existe des médias qui favorisent l’opinion et ceux qui veulent aussi ou avant tout informer, qu’il y a plus qu’une simple utilité financière ou publicitaire à faire une chronique, qu’on n’est surtout pas obligé d’être exhaustif et que les qualités d’une œuvre peuvent aussi se lire en creux et « entre les lignes » d’un bon article… On se révèle, en partie ou totalement, dans nos choix d’œuvres, nos angles et nos écrits et c’est cette touche unique qui intéresse tout un chacun, des lecteurs aux éditeurs en passant même par les autres chroniqueurs.

En définitive, alors que ce blog entame son voyage vers les 700 articles je terminerai ainsi : écrivez jeunes gens, écrivez assidûment et passionnément, objectivement et subjectivement, en analysant ou en vous enflammant, avec un angle précis ou au gré du vent… Le manga c’est bien meilleur en le partageant !

Remerciements à tous les intervenants d’avoir pris le temps de répondre et d’échanger, et d’avoir fait tout ça dans une bonne humeur collective ! Pour en savoir plus sur eux, cliquez sur leur nom lors de leur présentation en début d’article !


décembre 20th, 2015
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Concours photo de l’été 2015 : les résultats !

⊆ septembre 12th, 2015 | ≡ Topic: Concours manga / japanime, Manga, Manga / Japanimation, News | | ˜ Pas de commentaires »

Gagnants concours photo Paoru 2015

Voici enfin les résultats de ce concours 2015, le plus populaire depuis sa mise en place en 2012 et ce malgré la suppression de la catégorie Japan Expo : près de 80 participants et 180 photos, contre 58 photographes et 150 photos l’an dernier… autant vous dire que le choix fut difficile ! Seize jurés issus de Paoru.fr et Journal du Japon on proposé leur top 10 en attribuant ainsi 1 à 10 points à son photographe préféré. Certains ont mis tout le monde d’accord, les 3 premiers se retrouvant dans plus de la moitié des top 10 par exemple. Cette année il fallait en tout cas séduire au moins deux jurés sur les 16 pour espérer se faufiler dans le top 20 car ce sont plus de 40 noms différents qui sont ressortis lors des votes.

Ce qui a plu, avant la qualité de la photo elle-même (composition, gestion de la lumière, etc.), c’est l’originalité mais aussi et surtout l’adéquation entre la mise en scène et le manga concerné. Les photos de collection ont été mises à mal, car même si ces dernières vous tiennent forcément à cœur, ce sont souvent des clichés très personnels qui ne parlent pas forcément à autrui… Le fait de prendre vos photos avec un appareil photo et non un portable a pu jouer par moment, mais assez à la marge finalement, tant que la qualité n’était pas trop basse ou le flou trop prononcé. Le fait de faire plusieurs photos en a avantagé certains, tant qu’ils ne privilégiaient pas la quantité au dépend de la qualité.

Bref, il y aura surement des déçus (des mécontents, peut-être) mais je ne peux que vous encourager à retenter votre chance l’an prochain car, comme vous allez le voir, le classement est loin d’être sclérosé et beaucoup de nouveaux noms ont pris la place des gagnants des éditions précédentes.

Un grand merci en tout cas à toutes et tous pour vos participations souvent très enjouées et vos petits mots et remerciements dans vos mails, ce fut tout à fait touchant ! Allez, arrêtons de vous faire languir, en route pour les résultats de cette édition 2015 !

1ère place : Adam S.

Après 3 éditions consécutives remportées par Vi, le concours photo montre en 2015 que rien n’est immuable :  Adam S. gagne l’édition 2015 avec une seule photo et dès sa première participation… Un superbe travail et le soucis du détail (composition, lumière,…) dans ce cliché autour du manga Orange des éditions Akata. Un grand bravo !

Adam S.

Adam remporte donc : Le coffret Judge (DVD/Manga) OU Le tome 1 du LN de SAO + 1 manga au choix ou la quadruple preview shôjo + 2 sous-boc + 1 masque Soul Eater + 1 T-shirt Kazé Manga ou Glénat Manga + 1 pochette recto-verso Kazé Manga + 1 Casquette Akata au choix + 1 préservatif WTF + 1 Agenda Pika au choix OU le dossier de presse Devil’s Lost Soul + la preview SAO Progressive + les 2 marque-pages Ototo + 1 Shitajikis ou ex-libris au choix dans la liste + le mouchoir 10 Count ou un magnet Akata au choix. Encore bravo, on compte sur lui l’an prochain pour défendre son titre !

2e place : Emilie P.

Si Adam remporte le trophée assez loin devant ses concurrents, la suite est beaucoup plus serrée : de la 2e à la 5e place les gagnants totalisent de 69 à 63 points et la seconde et troisième place ne se joue qu’à un seul point ! Bravo donc à Emilie P., 7e l’an dernier et médaille d’argent 2015 qui réussit grâce à deux de ses clichés : The Ancient Magus Bride chez Komikku pour une photo très ressemblante aux visuels du titre, où elle est allée jusqu’à fabriquer certains items, puis Chi une vie de chat chez Glénat, qui a amusé plusieurs de nos jurés :

Emilie P Chi Emilie P Magus Bride

Emilie remporte, selon ce qu’aura choisi Adam : Le coffret Judge (DVD/Manga) OU Le tome 1 du LN de SAO + 1 manga au choix ou la quadruple preview shôjo + 2 sous-boc + 1 masque Soul Eater + 1 T-shirt Kazé Manga ou Glénat Manga + 1 pochette recto-verso Kazé Manga + 1 Casquette Akata au choix + + 1 préservatif WTF + 1 Agenda Pika au choix OU le dossier de presse Devil’s Lost Soul + la preview SAO Progressive + les 2 marque-pages Ototo + 1 Shitajikis ou ex-libris au choix dans la liste + le mouchoir 10 Count ou un magnet Akata au choix.

3e place : Laura C.

7e et 11e sur les éditions précédentes, Laura a franchi un cap cette année et la voici enfin sur le podium, frôlant la seconde place ! Elle nous a envoyé de nombreux clichés mais c’est sa très bonne idée sur L’attaque des Titans publié chez Pika qui l’a démarquée du lot : en voyant la photo on se demande comment personne n’y avait pensé avant !

Laura C5 Laura C4

Laura C, selon les choix précédents, remporte : 1 manga au choix ou la quadruple preview shôjo + 2 sous-boc + 1 masque Soul Eater + 1 T-shirt Kazé Manga ou Glénat Manga + 1 pochette recto-verso Kazé Manga + 1 Casquette Akata au choix + 1 préservatif WTF + 1 Agenda Pika au choix OU le dossier de presse Devil’s Lost Soul + la preview SAO Progressive + les 2 marque-pages Ototo + 1 Shitajikis ou ex-libris au choix dans la liste + le mouchoir 10 Count ou un magnet Akata au choix.

4e place : Laura R.

Voici un exemple de persévérance récompensée ! Laura R. avait échoué à la 21e place l’an dernier malgré un bon travail, je suis donc plus que ravi que ses efforts soient récompensés cette année avec une chouette photo dédié à Gangsta des éditions Glénat :

 Laura R

Laura R, selon les choix précédents, remporte: 1 manga au choix ou la quadruple preview shôjo + 2 sous-boc + 1 masque Soul Eater + 1 T-shirt Kazé Manga ou Glénat Manga + 1 pochette recto-verso Kazé Manga + 1 préservatif WTF + la preview SAO Progressive + les 2 marque-pages Ototo + 1 Shitajikis ou ex-libris au choix dans la liste + le mouchoir 10 Count ou un magnet Akata au choix.

5e place : Towako-chan

Dix jurés sur seize ont voté pour l’une des 4 ou 5 photos de Towako-chan, la classant souvent en 4e position.  Si aucun de ces clichés n’est la photo du siècle elles sont toutes bien faites et bien pensées par rapport au titre d’origine, qu’il s’agisse de Silver Spoon, Black Butler, Princess Jellyfish ou Arslan (un bon choix de titre d’ailleurs). Voici ses clichés :

 Towako Silver Spoon 2015 Towako Princess Jellyfish 2015

Towako Black Butler Towako Arslan 2015

Towako, selon les choix précédents, remporte: 1 manga au choix ou la quadruple preview shôjo + 2 sous-boc + 1 masque Soul Eater + 1 T-shirt Kazé Manga ou Glénat Manga + 1 pochette recto-verso Kazé Manga + 1 préservatif WTF + la preview SAO Progressive + les 2 marque-pages Ototo + 1 Shitajikis ou ex-libris au choix dans la liste + le mouchoir 10 Count ou un magnet Akata au choix.

6e place : Justine M.

Preuve que l’avis du chocobo ne fait pas forcément loi : voici ma photo préférée de cette édition, en 6e position, avec Princess Sakura à l’honneur, alors que je ne connais pas le titre pour autant… mais la poésie du cliché m’a ensorcelé, je dois bien l’avouer. Parmi les autres photos de Justine, celle de Nana a aussi eu des amateurs. Les voici :

Justine M4 Justine M2

Justine M. remporte, selon les choix précédents : 1 manga au choix ou la quadruple preview shôjo + 2 sous-boc + 1 masque Soul Eater + 1 T-shirt Kazé Manga ou Glénat Manga + 1 pochette recto-verso Kazé Manga + la preview SAO Progressive + les 2 marque-pages Ototo + 1 Shitajikis ou ex-libris au choix dans la liste + le mouchoir 10 Count ou un magnet Akata au choix.

7e place : Céline G.

L’une des photos les plus amusantes de cette édition, dans sa mise en scène : le roman photo de Céline G. (18e en 2013, 10e en 2014) est dédié à Globule des éditions Soleil Manga :

Celine G.2

Céline G. remporte, selon les choix précédents : 1 manga au choix ou la quadruple preview shôjo + 2 sous-boc + 1 masque Soul Eater + 1 T-shirt Kazé Manga ou Glénat Manga + 1 pochette recto-verso Kazé Manga + la preview SAO Progressive + les 2 marque-pages Ototo + 1 Shitajikis ou ex-libris au choix dans la liste + le mouchoir 10 Count ou un magnet Akata au choix.

8e place : Virginie P.

Une sélection de titre originale à la frontière du cadre du concours : le global manga City Hall et le titre jeunesse Le mot qui arrêta la guerre ont tout de même fait mouche avec de belles photos :

 Virginie P.3 Virginie P.1

Virginie P. remporte, selon les choix précédents : 1 manga au choix ou la quadruple preview shôjo + 2 sous-boc + 1 masque Soul Eater + 1 T-shirt Kazé Manga ou Glénat Manga + 1 pochette recto-verso Kazé Manga + la preview SAO Progressive + les 2 marque-pages Ototo + 1 Shitajikis ou ex-libris au choix dans la liste + le mouchoir 10 Count ou un magnet Akata au choix.

9e place : Vi Toan

Notre championne est toujours là ! Beaucoup se sont inspirés de ses idées des éditions précédentes donc la concurrence devient rude ! Difficile de se renouveler chaque année mais on applaudit quand même l’effort intact pour cette 4e édition avec plusieurs photos qui restent bien sympathiques… On compte sur toi pour revenir en force l’an prochain Vi !

Vi Bienvenue à la NHK Vi Les vacances de Jesus et Bouddha

Vi remporte, selon les choix précédents : 1 manga au choix ou la quadruple preview shôjo + 2 sous-boc + 1 masque Soul Eater + 1 T-shirt Kazé Manga ou Glénat Manga + 1 pochette recto-verso Kazé Manga + la preview SAO Progressive + les 2 marque-pages Ototo.

10e place : Johanna C.

La 4e de l’édition 2014 doit aussi faire face à la concurrence. Pour l’édition 2015 ambiance résolument gothique pour les deux clichés de Johanna, avec Diabolic Garden et Black Butler :

Johana C  Johana C

 

Johanna C remporte, selon les choix précédents : 1 manga au choix ou la quadruple preview shôjo + 2 sous-boc + 1 masque Soul Eater + 1 pochette recto-verso Kazé Manga + la preview SAO Progressive + les 2 marque-pages Ototo.

11e place : Ly A.

Un coup de cœur de deux de nos jurés qui ont mis cette mise en scène de City Hunter chez Panini dans leur top 3 :

Ly A1

Ly A. remporte, selon les choix précédents : 1 manga au choix ou la quadruple preview shôjo + 1 sous-boc + 1 masque Soul Eater + la preview SAO Progressive + les 2 marque-pages Ototo.

12e place : Camilla J.

Les amoureux des pandas ont su trouver un écho dans cette photo de Pan Pan Panda chez  nobi nobi !

Camilla J.

Camilla J. remporte, selon les choix précédents : 1 manga au choix ou la quadruple preview shôjo + 1 sous-boc + 1 masque Soul Eater + la preview SAO Progressive + les 2 marque-pages Ototo.

13e place : Adélaïde M.

Adélaïde nous a envoyé de nombreuses photos mais ce sont deux d’entre elles qui ont eu la faveur de quelques jurés, avec GTO chez Pika et Nana chez Delcourt :

Adelaïde 5 Adelaïde

Adélaïde M. remporte, selon les choix précédents : 1 manga au choix ou la quadruple preview shôjo + 1 sous-boc + 1 masque Soul Eater + la preview SAO Progressive + les 2 marque-pages Ototo.

14e place :Chloé G.

C’est en 14e position que l’on croise notre ninja orange, grâce à son célèbre bol de ramen ! C’est tout bête mais il fallait y penser, bien joué Chloé !
Chloe G3

Chloé G. remporte, selon les choix précédents : 1 manga au choix ou la quadruple preview shôjo + 1 sous-boc + 1 masque Soul Eater + la preview SAO Progressive + les 2 marque-pages Ototo.

15e place : Olivier B.

Olivier, notre second de l’an dernier, a lui aussi eu du mal à retrouver de nouvelles idées, mais son unique photo reste bien pensée, foi de lézard !

Olivier Concours photo 2015

Olivier remporte, selon les choix précédents : 1 manga au choix ou la quadruple preview shôjo + 1 sous-boc + 1 masque Soul Eater + la preview SAO Progressive + les 2 marque-pages Ototo.

16e place : Nathalie

La seule photo de mangas en masse qui a réussi à se hisser dans le classement cette année, mais il faut avouer qu’elle est originale… Voici une amusante façon d’avoir passé l’été !

Nathalie

Nathalie remporte, selon les choix précédents : 1 manga au choix ou le quadruple preview shôjo + 1 sous-boc + les 2 marque-pages Ototo.

17e place : Marion M.

Nos jurés ont apprécié les clichés de notre concurrente récurrente de ce concours photo, qui nous propose des clichés dans des styles très différents, j’ai moi-même bien aimé sa photo XXX Holic, assez dans l’esprit du titre :

Marion m3  Marion m10

Marion m7

Marion remporte, selon les choix précédents : 1 manga au choix ou le quadruple preview shôjo + 1 sous-boc + les 2 marque-pages Ototo.

18e place : Fanny M.

Un montage assez original avec 3 clichés autour des Enfants Loups, avec un clin d’œil au format cinéma également :

Fanny M

Fanny M. remporte, selon les choix précédents : 1 manga au choix ou le quadruple preview shôjo + 1 sous-boc + les 2 marque-pages Ototo.

19e place : Amélie M.

Un coup de cœur de l’un de nos jurés et une photo qui a su glaner quelques points chez les autres : voici Amélie de justesse dans notre top 20 !

Korosou 2

Amélie M. remporte, selon les choix précédents : 1 manga au choix ou le quadruple preview shôjo + 1 sous-boc + les 2 marque-pages Ototo.

20e place : Perrine A.

Nous finissons ce classement en musique et avec un superbe instrument !

Amaury

Perrine remporte, selon les choix précédents : 1 manga au choix ou le quadruple preview shôjo + 1 sous-boc + les 2 marque-pages Ototo.

Et c’est ainsi que se termine la liste des 20 gagnants de ce concours. Je les contacte la semaine prochaine par mail pour l’organisation de l’expédition des lots.

Je tiens quand même à rajouter quelques félicitations pour certains participants qui ne sont passés vraiment pas loin de ce top 20, à un point près bien souvent : Johan M, Helena L, Thomas D, Miki Daisuki, Damien C, Mélanie R, Gabriel S, Yûya Wong, Nicotaku, Yefan, Flora Kelly, Solène D, Rémy D, Ufuk, Emeline D, Isabelle A, Coren tin,Alexiane et enfin Zazou. J’espère que vous retenterez l’an prochain, vous avez vos chances !

Merci enfin à tous nos participants, malgré les photos floues, mal cadrées ou un peu répétitives, nous en avons eu pour tous les goûts et surtout en quantité ! Je vous conseille d’ailleurs de faire un dernier tour dans l’album photo sur notre page Facebook, et d’y laisser vos commentaires.

Rendez-vous dans quelques jours pour le retour des chroniques manga et l’an prochain pour un autre concours photo, ce sera avec plaisir 🙂


septembre 12th, 2015
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Concours photo Paoru.fr : prenez vos mangas en photo et gagnez des lots !

⊆ juillet 18th, 2015 | ≡ Topic: Concours manga / japanime, Manga, Manga / Japanimation | | ˜ Pas de commentaires »

Pour sa 4e édition le r’voici, le r’voilà : le concours photo de l’été du chocobo !

Concours été Paoru-001

Pour gagner rien de plus simple : partagez avec nous vos plus belles photos de manga !

Paoru.fr vous propose cet été de remporter des mangas et des goodies en pagaille : des mangas, des ex-libris, des marques-pages, des casquettes, des magnets, des dessous de verres, des masques et des t-shirts… le chocobo est aussi aller piocher dans son stock perso pour y ajouter des mangas, agendas, etc ! Merci à Ototo – Taifu -Ofelbe, Akata, Kazé Manga et Glénat Manga ainsi qu’à mes partenaires mangas habituels du blog. Pour info j’ai rajouté des lots à ceux de la photo principale (cf la liste plus bas).

Le principe du concours est assez simple : du 19 juillet au 25 août, envoyez vos photos à l’adresse mail ramza@paoru.fr (ce n’est plus celle de l’an dernier, ne confondez pas !). Cette année, un thème unique : vos mangas en photos ! Mettez-les en scène via leur thématique clé ou selon l’inspiration du moment ! Pour vous donner quelques idées, jetez un coup d’œil aux photos des gagnants de l’an dernier, ici.

Les photos reçues seront mises en ligne dans un album Facebook de Paoru.fr (une fois par semaine environ) et seront diffusées de temps à autre sur Twitter et Instagram avec le hastag #concourspaoru2015. 

Début septembre, après vote du staff de Paoru.fr, les 20 participants ayant réalisés les plus belles photos se partageront la liste de cadeaux suivante… On commence par les deux gros lots :

1 DVD édition Collector Secret – Judge chez Ki-oon : le tome 1 du manga Secret et le film live de Judge.

Secret - Judge Coffret Manga DVD

Le tome 1 du light novel Sword Art On Line chez Ofelbe

SAO 1

Chez Kazé Manga / ADN il y a : trente sous bocs recto-verso 2nd Love, une quinzaine de masques du dieu shinigami Soul Eater, 10 pochettes plastifiées et double face Nisekoi / Haikyu bien classes et 7 t-shirts Gate 7, dans la version violette. Ah j’oubliais, on a aussi 10 mangas multi-preview, chacun regroupant 4 shôjos : QQ Sweeper, Brainstorm Seduction, Rokka Melt & La Fleur millénaire.

Concours été Paoru- Kazé Manga & ADN 

T-shirt_gate_7_kaze-manga   Preview Shojo Kazé manga

Chez Akata, nous avons : 3 casquettes bien funs aux couleurs de Prisonnier Riku, Magical Girl of the End, leur collection WTF, quelques capotes WTF, 4 magnets dont 2 Bienvenue au Club et 2 Double JE.

Concours été Paoru-Akata

Chez Ototo / Ofelbe / Taifu il y a : une quinzaine de mini-previews ainsi qu’un exemplaire du tome 1 de SAO Progressive , le premier tome d’Accel World, le tome 1 du LN évoqué plus haut, des marques pages SAO Fairy Dust et des marques pages doubles SAO / Spice & Wolf pour tout le monde et enfin 4 beaux mouchoirs 10 Count.

Concours été Paoru-Ototo / Ofelbe / Taifu

Des goodies et mangas Glénat Manga également : 3 tomes 1, 1 T-Shirt taille L et deux ex libris de Stray Dog, 1 T-Shirt taille L et deux ex libris Crueler Than Dead.

Concours été Paoru-Glénat Manga

On continue avec des shitajikis recto-verso Glénat de 2008, un peu collector donc  : 1 Bleach, 1 One Piece, 1 D-Gray Man

Shitajikis Glénat D.Gray-Man Shitajikis Glénat D.Gray-Man

Shitajikis Glénat Bleach Shitajikis Glénat Bleach

Shitajikis Glénat One Piece Shitajikis Glénat One Piece

1 Ex-libris Zetman chez Tonkam.

Ex Libris Zetman

1 beau dossier de presse Devil’s Lost Soul chez Pika avec 2 Ex libris, entre autres.

Devil's Lost Soul

Coté manga entre ceux déjà évoqués et ceux piochés dans les stock de Paoru.fr on obtient les tomes 1 suivants : Accel World, SAO Progressive, Fausse petite amie chez Tonkam, Yako et Poko chez Komikku, Resident Evil Heavenly Island chez Kurokawa, Toys of War chez Kana, le tome 1 de Secret dans le coffret DVD Ki-oonPray for love chez Soleil Manga et les 3 Stray Dog. 

Manga concours Paoru.fr

Et on finit avec deux agendas Pika, aux couleurs de Fairy Tail ou Seven Deadly Sins.

Agenda-Fairy-Tail Agenda-Seven-Deadly-Sins-Pika

La répartition des lots :  J’attend de voir le nombre de participants mais en général il y a 20 gagnants (pour que je reste dans les environs de 50 euros en frais postaux) et tous ces gagnants auront évidemment les deux marques-maques Ototo / Ofelbe, 1 ou 2 sous bocs Kazé Manga, 1 mini-preview SAO ou le masque Soul Eater, 1 manga ou le manga multi-preview de Kazé, 1 casquette Akata ou 1 T-shirt Glénat Manga ou 1 T-Shirt Kazé Manga ou 1 mouchoir Taifu et enfin un 1 Shitajiki ou 1 pochette transparente ou  un ex-libris ou un agenda.  Mieux vos photos seront placées dans le classement plus vous aurez de lot et de possibilité de choisir dans les lots disponibles. Je vous donne la répartition finale début août.

Quelques consignes et conseils pour les participants :

  • Pensez à fournir une ou des photos nettes, sauf si le flou est voulu pour des raisons artistiques (même si c’est toujours sujet à débat).
  • Attention au contre-jour ou photos trop sombres.
  • Retouches et montages autorisés.
  • Pas de logo sur la photo, mais un © avec nom/prénom est accepté (mais pas obligatoire).
  • Évitez de nous envoyer des photos avec une résolution énorme ou au contraire minuscule : entre 400 et 1200 pixels ce sera très bien (même si nous ne sommes pas à quelques pixels près bien sûr !)
  • Vous pouvez photographier votre collection, seulement quelques mangas voir un seul mis en scène (une spéciale shônen ou shôjo, tous les titres d’un même auteur, plusieurs tomes dans les mêmes couleurs, une mise en scène liée au thème d’une série, etc…)
  • Essayez d’envoyer des photos originales et n’hésitez pas à fournir un petit commentaire avec, pour en placer le contexte.

Je précise enfin que je n’utiliserai pas vos photos à des fins commerciales, bien entendu. Voilà vous savez tout, il ne vous reste plus qu’à prendre votre meilleur objectif ou appareil numérique, de bien vous amuser, et de nous envoyer vos chefs-d’œuvre à ramza@paoru.fr.

Edit du 27/08 : comme promis voici la suite des informations !

Les lots tout d’abord : 

Vingt gagnants. Notez bien que les mieux placés choisissent en premier quand plusieurs lots sont possibles, et que les suivants devront donc faire leur choix dans ce qu’il reste (tout ça sera arrangé par mail une fois les résultats annoncés). La répartition est la suivante :

1ere place : Le coffret Judge (DVD/Manga) OU Le tome 1 du LN de SAO + 1 manga au choix ou la quadruple preview shôjo + 2 sous-boc + 1 masque Soul Eater + 1 T-shirt Kazé Manga ou Glénat Manga + 1 pochette recto-verso Kazé Manga + 1 Casquette Akata au choix + 1 préservatif WTF + 1 Agenda Pika au choix OU le dossier de presse Devil’s Lost Soul + la preview SAO Progressive + les 2 marque-pages Ototo + 1 Shitajikis ou ex-libris au choix dans la liste + le mouchoir 10 Count ou un magnet Akata au choix.

2nd place : Le coffret Judge (DVD/Manga) OU Le tome 1 du LN de SAO + 1 manga au choix ou la quadruple preview shôjo + 2 sous-boc + 1 masque Soul Eater + 1 T-shirt Kazé Manga ou Glénat Manga + 1 pochette recto-verso Kazé Manga + 1 Casquette Akata au choix + + 1 préservatif WTF + 1 Agenda Pika au choix OU le dossier de presse Devil’s Lost Soul + la preview SAO Progressive + les 2 marque-pages Ototo + 1 Shitajikis ou ex-libris au choix dans la liste + le mouchoir 10 Count ou un magnet Akata au choix.

3e place : 1 manga au choix ou la quadruple preview shôjo + 2 sous-boc + 1 masque Soul Eater + 1 T-shirt Kazé Manga ou Glénat Manga + 1 pochette recto-verso Kazé Manga + 1 Casquette Akata au choix + 1 préservatif WTF + 1 Agenda Pika au choix OU le dossier de presse Devil’s Lost Soul + la preview SAO Progressive + les 2 marque-pages Ototo + 1 Shitajikis ou ex-libris au choix dans la liste + le mouchoir 10 Count ou un magnet Akata au choix.

4e et 5e place : 1 manga au choix ou la quadruple preview shôjo + 2 sous-boc + 1 masque Soul Eater + 1 T-shirt Kazé Manga ou Glénat Manga + 1 pochette recto-verso Kazé Manga + 1 préservatif WTF + la preview SAO Progressive + les 2 marque-pages Ototo + 1 Shitajikis ou ex-libris au choix dans la liste + le mouchoir 10 Count ou un magnet Akata au choix.

6e à 8e place : 1 manga au choix ou la quadruple preview shôjo + 2 sous-boc + 1 masque Soul Eater + 1 T-shirt Kazé Manga ou Glénat Manga + 1 pochette recto-verso Kazé Manga + la preview SAO Progressive + les 2 marque-pages Ototo + 1 Shitajikis ou ex-libris au choix dans la liste + le mouchoir 10 Count ou un magnet Akata au choix.

9e place : 1 manga au choix ou la quadruple preview shôjo + 2 sous-boc + 1 masque Soul Eater + 1 T-shirt Kazé Manga ou Glénat Manga + 1 pochette recto-verso Kazé Manga + la preview SAO Progressive + les 2 marque-pages Ototo.

10e place : 1 manga au choix ou la quadruple preview shôjo + 2 sous-boc + 1 masque Soul Eater + 1 pochette recto-verso Kazé Manga + la preview SAO Progressive + les 2 marque-pages Ototo.

11e à 15e place : 1 manga au choix ou la quadruple preview shôjo + 1 sous-boc + 1 masque Soul Eater + la preview SAO Progressive + les 2 marque-pages Ototo.

16e à 20 place : 1 manga au choix ou le quadrupla preview shôjo + 1 sous-boc + les 2 marque-pages Ototo.

La suite des événements…

Les candidatures étant closes (et en ligne ici) l’équipe de Paoru.fr et de Journal du Japon on du travail sur la planche : 167 photos et 76 participants… Record absolu pour cette 4e édition malgré le retrait de la catégorie Japan Expo. Merci à toutes et tous pour votre enthousiasme ainsi qu’aux gentils petits mots dans les mails ! J’ai été ravi de voir que vous vous êtes bien amusés à mettre vos titres en scène cet été. Un grand merci à tous les participants, donc !

Pendant une quinzaine de jours il va maintenant falloir vous départager : chaque membre de l’équipe va voter pour son top 10 tour en attribuant des points selon le classement dans le top 10. En cas d’égalité, ceux qui ont obtenu les places les plus hautes dans les top 10 des rédacs l’emporte, et on revote si l’égalité est parfaite. Les critères des jurés ? Ils sont assez simple : la composition et son originalité et la qualité de la photo.

Je vous tiendrais au courant de l’avancée des votes sur Facebook mais disons que les résultats arriveront au plus tard entre le 10 et le 15 septembre. Les gagnants seront ensuite averti par mail et le temps que je note les choix de chacun les lots partent en général fin septembre – début octobre.

Si vous avez des questions, les commentaires sont là pour ça 🙂


juillet 18th, 2015
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About : le chocobo et ses plumes

⊆ mai 3rd, 2015 | ≡ Topic: Articles, Plumes | | ˜ 10 Commentaires »

PaoruLa page About / A propos de, celle qui vous dit tout – ou presque – sur le fonctionnement du blog et son but mais aussi sur son auteur. Alors que le blog avance doucement sur les 6 années, voici tout ce que vous devez savoir sur Paoru.fr et son chocobo d’auteur.

En résumé

Ce blog traite des œuvres et des artistes regroupés sous la bannière des loisirs asiatiques, japonais en majorité : manga, japanimation, j-music… Le tout accompagné d’écrits sur le Japon lui-même, un pays qui me tient à cœur depuis plus de 20 ans ans et sur lequel j’écris depuis une petite quinzaine d’années, sous le pseudonyme de Ramza ou sous mon propre nom, selon les médias.

Les médias justement il y en a eu un petit paquet… Pour ce qui est du web : après avoir travaillé pour Animes Lounge (aujourd’hui disparu), écris pour et co-dirigé Webotaku, j’ai participé de 2010 à 2012 à l’aventure  webzine Total Manga. 2010, date depuis laquelle ce blog est en route d’ailleurs ! Depuis fin 2012 j’ai bifurqué pour reprendre la direction de Journal du Japon, pour mon plus grand plaisir. Voilà pour la version courte… Pour connaître le pourquoi du comment, lisez la suite.

Paoru.fr… pour quelles raisons ?

Après plusieurs années à manier la plume numérique, dans plusieurs maisons et sous différentes formes, j’ai choisi de répondre à un désir impérieux : avoir un chez moi, un espace me correspondant et dont je suis le seul propriétaire. Le blog était donc la plate-forme parfaite pour venir y déposer mes plumes et s’avère, depuis, un excellent complément aux projets de premier plan auxquels j’ai participé, je participe ou je participerai.

Le journalisme web des loisirs asiatiques est un milieu dramatiquement bancal, dont il est quasiment impossible de vivre… Ceux qui ont réussi à le faire en France sont à peine plus nombreux qu’une une équipe de foot. Donc autant en profiter et se faire plaisir ! Au fil des mois le format blog a confirmé son excellent potentiel de laboratoire, que ce soit dans le domaine des écrits ou dans celui des nouvelles technologies et de leur application dans la promotion des loisirs asiatiques : Web 2.0, webradios, réseaux sociaux, etc… C’est donc un terrain de jeu qui nourrit régulièrement l’imagination du touche-à-tout que je suis. En 5 ans et des poussières, le petit blog a grandi et comptabilise actuellement (en mai 2015) plus de 10 000 visiteurs uniques mensuels et bientôt 600 papiers, ainsi qu’une communauté grandissante sur les réseaux sociaux comme Facebook, Twitter ou Google +. Une communauté que je salue au passage, y a des gens très chouettes ^^

Et puisque que je parle de gens chouettes : ce blog a alterné différents cas de figure au niveau de son équipe, en passant de ma plume à plusieurs rédacteurs de 2010 à 2012 avant de revenir progressivement à un espace plus personnel. L’arrivée à la direction de Journal du Japon m’a poussé à délimiter le travail de blogueur et le travail d’équipe, chacun dans son espace, plutôt que de finir schizophrène. Même si le noyau dur de Journal du Japon – Paoru.fr tient beaucoup plus de la grande famille que d’équipes séparées ou concurrentielles, c’est important de conserver un havre de paix, loin des responsabilités de travail d’équipe et de chiffres d’audience. Paoru.fr est donc redevenu ce qu’il est à la base : un blog pour le plaisir d’écrire et de partager. Ma cour de récré.

Et avec ça, je vous écris quoi ma bonne dame ?

S’il a évolué sur le plan humain, le blog évolue aussi sans cesse sur le plan du contenu. Ses débuts ont été l’occasion de nombreuses expérimentations dans les domaines de la musique : analyse de l’Oricon (j’y passais 4h chaque semaine, j’étais jeune, j’étais fou !), mais aussi la découverte d’artiste, d’albums, de la biographie en pagaille… Tout ça en oublier la japanime (des heures à parler de Durarara et du studio Bones), de 2010 à 2012 là aussi. Je suis même allé jusqu’à évoquer des sujets d’actualités, de l’histoire et de la politique façon Dallaaaaas au pays du Soleil Levant. Même s’il n’est pas à jour (c’est prévu chef, c’est prévu), l’index du blog vous donnera une bonne idée de ce qu’est le contenu de Paoru.fr, de manière globale.

Toutes ces thématiques sont désormais sur un tempo plus réduit et erratique, et le blog se concentre sur le cœur de la passion qui m’anime : le manga. J’en lis depuis 22 ans donc il ne s’agit pas seulement que de parler d’œuvres, mon attachement à ce secteur que j’ai vu naître va plus loin que ça : je consacre une bonne partie de mes écrits au marché français ou japonais de ce secteur, via les interviews éditeurs – LE truc récurent de ce blog depuis 5 ans – et des analyses. J’adore les chiffres, c’est un peu de mon coté scientifique je suppose (je suis prof de physique chimie en lycée, pour info). Plusieurs dizaines de rencontres plus tard, il y a toujours à découvrir sur les succès et les bides des titres dans l’hexagone ou au Japon et sur la façon de travailler les titres. En plus, le métier d’éditeur, intrinsèquement, me passionne. On dit souvent que les journalistes sont des artistes ratés qui compensent comme ils peuvent : être artiste ne m’a jamais tenté – même si je ne dis pas non à l’écriture d’un roman, un jour -mais dans une autre vie j’aurais sans doute choisi d’être un éditeur.

Concernant les mangas et ce blog : je mélange les critiques, les chroniques, les marathons de lectures ou les papiers thématiques, avec des réactions à chaud sur Twitter et Instagram depuis quelques mois, pour le fun et l’échange. Pour en revenir au blog : j’y parle de ce qui me plait, presque exclusivement, car je n’ai déjà pas le temps de vous parler de tous les bons titres donc si je dois EN PLUS perdre du temps sur ce qui ne me plait pas, ce serai un vrai cauchemar. De toute façon, j’ai toujours voulu savoir ce qu’il y avait de meilleur sur les menus au restaurant plutôt que les plats a priori pas faits pour moi. Donc je fais pareil ici.

Pour faire une sélection du meilleur dans un choix le plus large possible je travaille avec les professionnels du secteur depuis 7-8 ans, qui m’envoient une partie de ce que je ne peux pas acheter, les services presse comme on les appelle. En effet je lis entre 300 et 400 mangas par an et j’en fournis une autre centaine à l’équipe de Journal du Japon, cela reste donc la meilleure façon de travailler en sortant des sentiers battus et lire ce que le porte monnaie ne pourrait offrir… Tout en obligeant derrière à être encore plus sélectif vu le ratio entre le nombre de lectures et les places disponibles pour les articles dans les plannings. In fine, 80% des œuvres évoquées ici se font comme ça et pour le reste, je fais comme tout le monde : j’achète !

Enfin Paoru.fr est aussi jalonné de rencontres et / ou des coups de cœur pour des gens, comme Satoe Tone récemment ou Dai Sato, Shingo Araki, Aleksi Briclot, Ahmed Agne, Urasawa ou Hojo… L’exercice de l’interview me passionne lui aussi, pour le dialogue bien sûr mais aussi de la création des questions jusqu’au travail des réponses,un artisanat sur un matériau brut que j’adore affiner et mettre en valeur. J’ai perdu le compte du nombre de rencontres (quelque part autour de 250 à vue de nez), mais vous en trouverez une bonne centaine dans les colonnes de ce blog.

Les travailleurs de l’ombre…

Même si, désormais et pour les raisons évoquées précédemment, ce blog est celui d’un seul auteur, ce dernier n’est pas arrivé ici tout seul. Je ne compte plus les coups de mains pour la correction et les règles de français rappelées (les Japonais avec une maj, bien sûr avec le circonflexe, ces putains d’accords et ces vicieux verbes du troisième groupe). Il y a aussi eu les papiers réalisés avec d’autres ou par d’autres parfois, les contacts pour les infos et visuels, etc. Je pense à  Ryo ou Faye sur Webotaku puis  Synopsya et/ou de l’équipe de Total Manga puis la team de Journal du Japon, et enfin ma Gally, ma patiente chère et tendre qui doit me partager avec tout ça… Bref, le français correct parfois atteint ici est aussi leur œuvre ! A ceci j’ajouterai le travail de mise en page des articles du magazine TM : merci donc à Céline et toute la bande du mag. J’ai beaucoup appris à leur contact, donc je tenais à les citer 🙂

Apprendre d’ailleurs, je continue toujours, à rencontrer aussi, et c’est sans doute pour ça que ça dure. Il y a les collègues qui sont devenus des amis (ceux de la vraie vie comme on dit souvent ^^), les collaborateurs que j’admire pour leur plume et leur humilité, les confrères et concurrents avec qui l’émulation et les débats sont toujours utiles, et tous les contacts pros réglos, souriants, réactifs, efficaces, qui vous donnent envie de bosser avec. Inutile de dresser une liste – qui finit toujours dans le politiquement correct en plus – je leur envoie déjà des bonnes ondes à longueur d’année !

Voilà ce qu’il y avait à savoir sur Paoru.fr et son chocobo d’auteur… Ah oui d’ailleurs le nom Ramza, la mascotte chocobo, avez-vous deviné le point commun de tout ça je suppose ? Je vous laisse chercher. Sinon pour toutes questions, demandes ou remarques, l’espace commentaire est présent sur chaque billet. S’il ne suffit pas, pas de problème, vous pouvez m’envoyer un mail à ramza AT paoru POINT fr. A bientôt dans les prochains articles 🙂


mai 3rd, 2015
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[Concours] Uwagaki : and the winners are…

⊆ décembre 2nd, 2014 | ≡ Topic: Concours manga / japanime, Manga, Manga / Japanimation | | ˜ 4 Commentaires »

Voici les résultats du concours de novembre consacré à Uwagaki de  Ryô YASOHACHI aux éditions Doki-Doki. Quatre tomes 1 étaient à gagner.

Uwagaki

Ce mois-ci ce double concours blog / Facebook a reçu une trentaine de réponses complètes, pas mal pour une comédie romantique. En tout cas je viens de finir le second tome et c’est toujours aussi sympathique, touchant et incertant. Je vous le conseille une fois de plus !

En attendant, le tirage au sort a récompensé quatre gagnants, deux habitués et deux nouveaux : Enigmatus R. et Light., puis Amara B. qui tente sa chance pour la seconde fois et enfin notre chanceux du mois Legolas qui gagne du premier coup ! Bravo à eux et merci à tous les participants !

Pour ceux qui prennent ce concours en route, sachez que votre chance d’être tiré au sort augmente avec votre nombre de participations infructueuses. Quelqu’un qui aura participé 3 fois avec les bonnes réponses mais sans être tiré au sort les fois précédentes aura 3 fois plus de chance que quelqu’un qui tente sa chance pour la première fois. Rappel : à tous ceux qui trouvent ces concours trop difficiles ne désespérez pas, car certaines séries y sont récurrentes, donc n’hésitez pas à fouiller dans les concours précédents et leurs réponses, qui constituent de bons indices d’un mois sur l’autre. Les gagnants recevront bientôt un mail de confirmation, et recevront leur tome 1 ultérieurement. Quant aux autres merci beaucoup pour votre participation, retentez votre chance pour le concours de novembre.

Et maintenant, place aux réponses. On commence avec le puzzle :

Concours Uwagaki

Et voici maintenant les réponses des mots croisés :

Quizz réponses

Rendez-vous en décembre pour le prochain concours !


décembre 2nd, 2014
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[Concours] Remportez le tome 1 d’Uwagaki et tentez l’expérience romantique !

⊆ novembre 17th, 2014 | ≡ Topic: Concours manga / japanime, Manga, Manga / Japanimation | | ˜ Pas de commentaires »

Voici le concours manga du mois ! Pour ce mois de novembre, place à la comédie romantique loufoque avec Uwagaki de Ryô YASOHACHI chez Doki-Doki. Quatre exemplaires du tome 1, sorti le 08 octobre, sont à gagner du 17 au 30 novembre.

Uwagaki

Pour ceux qui ont raté l’article consacré à ce premier tome, je vous conseille d’aller découvrir toutes les armes de cette histoire loufoque, où un jeune garçon se prend un râteau par une jeune fille déjà prise, mais se voit offrir la chance de sortir avec le clone de la demoiselle, dont on a ôté le petit ami indésirable de sa mémoire. Dans plusieurs mois, les deux versions fusionneront de nouveau et la demoiselle qui aura le sentiment amoureux le plus fort écrasera l’autre. Une drôle d’expérience et une drôle d’aventure en 4 volumes que je vous propose de débuter en remportant le premier tome !

Si vous voulez vous faire votre propre idée en plus de l’article, une preview vous attend ici. Le second tome sort début décembre, vous pourrez faire une pierre deux coups si vous l’emportez !

Uwagaki

Un petit rappel des règles au passage. Comme d’habitude vous avez donc le choix entre la grille ci-dessous, le puzzle sur Facebook et Google + ou les deux. Le modus opérandi est le suivant :

  • 1. Jouez sur le blog (grille ci-dessous) ou allez faire un tour sur la page Facebook ou Google + de Paoru.fr, devenez fan et rendez-vous dans l’album photos Concours Paoru.fr
  • 2. Sur Facebook : identifiez sur l’image du mois (celle de novembre cette fois-ci) les 12 tomes présents, aka mes dernières lectures. Quelques uns des titres ont été évoqués sur notre Twitter. Si vous bloquez, n’hésitez pas à fouiller. 
  • 3. Sur le blog : trouvez les 12 noms de mangas. Indice : cette fois-ci il n’y que des comédies romantiques, au sens large cependant.
  • 4. Envoyez les noms des tomes, séries ou personnages à l’adresse concours@paoru.fr, le tout avant le 30 novembre minuit.
  • 5. Le concours est limité à la France Métropolitaine, la Belgique et la Suisse.

Quatre gagnants seront tirés au sort parmi les bonnes réponses. Leurs noms seront annoncés début décembre en même temps que les réponses du puzzle et du quizz.

Voici la grille de mots croisés du mois.

Quizz Paoru - Uwagaki

Bonne chance à tous, amusez-vous bien !


novembre 17th, 2014
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[Concours] Rudolf Turkey : and the winners are…

⊆ novembre 5th, 2014 | ≡ Topic: Concours manga / japanime, Manga, Manga / Japanimation | | ˜ Pas de commentaires »

Voici les résultats du concours d’octobre consacré à Rudolf Turkey de  Hiroko Nagakura aux éditions Komikku. Trois tomes 1 étaient à gagner.

rudolf-turkey-1-komikku

Ce mois-ci ce double concours blog / Facebook a reçu une trentaine de réponses complètes, on verra à la longue si la série a trouvé sa place, d’autant que le mois d’octobre a été particulièrement riche en nouveauté !

En attendant, le tirage au sort a récompensé trois gagnants : Virgine P. et Koupine K., deux participantes de longue date et Kidtop qui l’emporte pour la première fois après trois participations infructueuses. Bravo à eux et merci à tous les participants !

Pour ceux qui prennent ce concours en route, sachez que votre chance d’être tiré au sort augmente avec votre nombre de participations infructueuses. Quelqu’un qui aura participé 3 fois avec les bonnes réponses mais sans être tiré au sort les fois précédentes aura 3 fois plus de chance que quelqu’un qui tente sa chance pour la première fois. Rappel : à tous ceux qui trouvent ces concours trop difficiles ne désespérez pas, car certaines séries y sont récurrentes, donc n’hésitez pas à fouiller dans les concours précédents et leurs réponses, qui constituent de bons indices d’un mois sur l’autre. Les gagnants recevront bientôt un mail de confirmation, et recevront leur tome 1 ultérieurement. Quant aux autres merci beaucoup pour votre participation, retentez votre chance pour le concours de novembre.

Et maintenant, place aux réponses. On commence avec le puzzle :

Puzzle Rudolf

Et voici maintenant les réponses des mots croisés :

Mots croisés Paoru solution

Rendez-vous en novembre pour le prochain concours. En attendant, je vous souhaite de bonnes lectures 😉


novembre 5th, 2014
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[Concours] Remportez Rudolf Turkey, un adjoint au maire pas comme les autres !

⊆ octobre 10th, 2014 | ≡ Topic: Concours manga / japanime, Manga, Manga / Japanimation | | ˜ Pas de commentaires »

Voici le concours manga du mois ! Pour ce mois d’octobre on joue avec le nouveau séducteur de chez Komikku : Rudolf Turkey de Hiroko Nagakura. Trois exemplaires du tome 1, sorti le 8 octobre, sont à gagner du 10 au 23.

rudolf-turkey-1-komikku

Après Kid I Luck on garde son sens de l’humour mais on s’oriente vers une aventure plus seinen qui mélange l’action et l’aventure à la comédie avec un personnage phare, le fameux Rudolf Turkey. Voici un séducteur arrogant et insolant mais également talentueux et mystérieux. En effet, évoluant dans les États-Unis des années 50, Rudolf a une conception toute personnelle de la justice. Adjoint au maire de la métropole Gond Land, il aime l’argent, le pouvoir et les femmes. Un quotidien qui s’annonce haut en couleur, donc.

On n’en sait assez peu sur ce héros et c’est la même chose pour son auteure, Hiroko Nagakura, dont c’est le premier seinen en tant que mangaka. Elle a auparavant été dessinatrice sur Densetsu no Yuusha no Densetsu, inédit en France. Rudolf Turkey ne compte pour l’instant que 3 tomes, avec une publication tous les 10 mois au Japon. Le tome 2 arrivera en janvier 2015 chez nous. La prépublication nippone se fait dans le magazine Harta, le mensuel de Bride Stories, Sakamoto, Wolfsmund ou Gisèle Alain, de l’éditeur Enterbrain.

On finit avec le premier chapitre en lecture, pour vous faire une idée (dsl pour la pub, le player manga-news refuse de faire sans) :

Un petit rappel des règles au passage. Comme d’habitude vous avez donc le choix entre la grille ci-dessous, le puzzle sur Facebook et Google + ou les deux. Le modus opérandi est le suivant :

  • 1. Jouez sur le blog (grille ci-dessous) ou allez faire un tour sur la page Facebook ou Google + de Paoru.fr, devenez fan et rendez-vous dans l’album photos Concours Paoru.fr
  • 2. Sur Facebook : identifiez sur l’image du mois (celle d’octobre cette fois-ci) les 12 tomes présents, aka mes dernières lectures. Ce mois-ci c’est un spécial tome 1 et spécial mains aussi (toi aussi ami fétichiste, viens t’amuser chez le chocobo !). Quelques uns des titres ont été évoqués sur notre Twitter. Si vous bloquez, n’hésitez pas à fouiller. 
  • 3. Sur le blog : trouvez les 12 noms de personnages de mangas. Attention pour certains c’est nom et prénom qu’il faut inscrire.
  • 4. Envoyez les noms des tomes, séries ou personnages à l’adresse concours@paoru.fr, le tout avant le 23 octobre.

Trois gagnants seront tirés au sort parmi les bonnes réponses. Leurs noms seront annoncés début novembre en même temps que les réponses du puzzle et du quizz.

Voici la grille de mots croisés du mois.

Mots croisés Paoru Concours

Bonne chance à tous, amusez-vous bien !


octobre 10th, 2014
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Concours Kid I luck : and the winners are…

⊆ septembre 25th, 2014 | ≡ Topic: Concours manga / japanime, Manga, Manga / Japanimation | | ˜ 3 Commentaires »

Voici les résultats du concours de septembre consacré à Kid I Luck de Yuko Osada aux éditions Ki-oon. Quatre tomes 1 étaient à gagner.

Kid I Luck

Ce mois-ci ce double concours blog / Facebook a reçu une quarantaine de réponses complètes, il semble que l’auteur commence à faire son trou chez nous, c’est cool ! En tout cas le livre est arrivé chez le chocobo, madame Gally s’est jetée dessus et a adoré avant que j’ai eu le temps de dire ouf et je pense donc que je vais vous reparler de la série très prochainement.

En attendant, le tirage au sort a récompensé quatre gagnants : Txeng T., Mr Memories, Dorine2 C. et Kyo Mister, qui gagnent tous les 4 pour la première fois ! Bravo à eux et merci à tous les participants !

Pour ceux qui prennent ce concours en route, sachez que votre chance d’être tiré au sort augmente avec votre nombre de participations infructueuses. Quelqu’un qui aura participé 3 fois avec les bonnes réponses mais sans être tiré au sort les fois précédentes aura 3 fois plus de chance que quelqu’un qui tente sa chance pour la première fois. Rappel : à tous ceux qui trouvent ces concours trop difficiles ne désespérez pas, car certaines séries y sont récurrentes, donc n’hésitez pas à fouiller dans les concours précédents et leurs réponses, qui constituent de bons indices d’un mois sur l’autre. Les gagnants recevront bientôt un mail de confirmation, et recevront leur tome 1 ultérieurement. Quant aux autres merci beaucoup pour votre participation, retentez votre chance pour le concours d’octobre.

Et maintenant, place aux réponses. On commence avec le puzzle :

puzzle Kid I luck reponse

Et voici maintenant les réponses des mots croisés :

Kid i Luck Quizz réponses

Rendez-vous en octobre pour le prochain concours. En attendant, je vous souhaite de bonnes lectures 😉


septembre 25th, 2014
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[Concours] Pour rire, pour Osada et pour gagner Kid I Luck tome 1 !

⊆ septembre 11th, 2014 | ≡ Topic: Concours manga / japanime, Manga, Manga / Japanimation | | ˜ Pas de commentaires »

Comme promis, voici le retour du concours manga du mois ! Pour ce mois de septembre votre rentrée est probablement trop morose,  place à  une comédie seinen : Kid I Luck de Yuko Osada, chez Ki-oon. Quatre exemplaires du tome 1 sont à gagner du 11 au 24.

Kid I Luck tome 1

Après le méconnu mais excellent Run Day Burst, voici que l’un des mangakas favoris de votre serviteur se lance dans une nouvelle aventure : Kid I Luck donc, une série en 3 tomes dont le premier sort le 25 septembre. Le synopsis officiel pour vous donner une idée : Kinjiro Yaoi est la terreur de son lycée. Bagarreur invétéré et incorrigible tête brûlée, il est du genre à laisser ses poings s’exprimer avec générosité à la moindre occasion. À l’extrême opposé, son amie d’enfance, Kuriko, est la douceur incarnée. Mais peu avant ses 18 ans, une tragédie touche la jeune fille, qui est agressée au retour du lycée…

Traumatisée, elle n’a plus la force de retourner en cours et vit enfermée chez elle, complètement coupée du monde extérieur… Kinjiro, de son côté, est rongé par la culpabilité. Lui qui n’a pas été présent pour défendre son amie cherche inlassablement un moyen de la sortir de sa déprime. Sa décision est prise : à l’image de ces comiques professionnels qui faisaient le bonheur de Kuriko avant son agression, il deviendra lui aussi un champion du rire et consacrera son existence à redonner le sourire à son amie !

Mission loin d’être évidente pour notre voyou au grand cœur… qui est doté d’un sens de l’humour catastrophique !

On finit avec quelques visuels, du Yuko Osada pur jus :

Kid I Luck © Yuko Osada, Kazuya Machida / SQUARE ENIX CO., LTD. Kid I Luck © Yuko Osada, Kazuya Machida / SQUARE ENIX CO., LTD.

Kid I Luck © Yuko Osada, Kazuya Machida / SQUARE ENIX CO., LTD.

Un petit rappel des règles au passage. Comme d’habitude vous avez donc le choix entre la grille ci-dessous, le puzzle sur Facebook et Google + ou les deux. Le modus opérandi est le suivant :

  • 1. Jouez sur le blog (grille ci-dessous) ou allez faire un tour sur la page Facebook ou Google + de Paoru.fr, devenez fan et rendez-vous dans l’album photos Concours Paoru.fr
  • 2. Sur Facebook : identifiez sur l’image du mois (celle de septembre cette fois-ci) les 12 tomes présents, aka mes dernières lectures. Quelques uns ont eu le droit à un article dans ces colonnes ou ont été évoqués sur notre Twitter. Si vous bloquez, n’hésitez pas à fouiller. 
  • 3. Sur le blog : trouvez les 12 noms de mangas. Un indice ? Ce sont tous des titres qui me font ou m’ont fait régulièrement rire et sourire.
  • 4. Envoyez les noms des tomes et séries à l’adresse concours@paoru.fr, le tout avant le 24 septembre à minuit !

Quatre gagnants seront tirés au sort parmi les bonnes réponses. Leurs noms seront annoncés vers le 25 septembre en même temps que les réponses du puzzle et du quizz.

Voici la grille de mots croisés du mois.

Kid i Luck Quizz

Bonne chance à tous, amusez-vous bien !


septembre 11th, 2014
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Concours photos de l’été 2014 : les résultats !

⊆ septembre 5th, 2014 | ≡ Topic: Concours manga / japanime, Manga, Manga / Japanimation | | ˜ 13 Commentaires »

Concours Paoru.fr Photos

Il y a deux semaines, c’est avec plus de 150 photos publiées que se sont achevées les inscriptions du concours photo de cette 3e édition. Un record aussi bien dans le nombre de clichés que dans le nombre de participants : 58 cette année, grâce au partenariat avec Journal du Japon. Les jurés issus des équipes de Paoru.fr et Journal du Japon, soit une quinzaine de personnes environ, ont chacun donné leur top 10 et il s’est dégagé un classement des 20 meilleurs participants. Le niveau est très hétéroclite est c’est finalement la catégorie « Vos mangas en photo » qui a fait preuve de plus d’imagination et qui a attiré l’œil des jurés. Il est possible, d’ailleurs, que le concours se concentre entièrement là dessus l’an prochain.

Mais je ne vous fait pas languir davantage, voici la liste des 20 gagnants avec leurs meilleures photos. Y figurent aussi les lots de base de chacun et un lot qui sera, parfois, à choisir.  Les mieux placés choisiront en premier. Je ré-expliquerai ça par mail aux gagnants concernés de toute façon. Allez hop, c’est parti !

1ère place : Vi T.

Vi a fait l’unanimité dans le jury, un vrai carton. Celle qui remporte le trophée pour la 3e fois a su redoubler d’imagination cette année et proposer des clichés dans l’esprit des mangas concernés, tout en nous proposant des photos d’une excellente qualité. Jugez par vous même, avec les clichés favoris des jurés :

Photo Vi Concours Paoru  Photo Vi Concours Paoru Photo Vi Concours Paoru

Photo Vi Concours Paoru

Vi remporte donc : le coffret Vocaloïd ou le shikishi dédicacé d’Emma, 2 mangas au choix dans ceux qui sont à gagner. Elle remporte aussi : 1 poster de Zelphy et 1 poster de Fate / Zero, 1 single Kumonoue, 1 pochette plastifiée Doki-Doki de son choix, 1 sticker pour Carte Bleue de son choix et les 2 marque-pages Fate / Zero & Spice and Wolf. Encore bravo à elle !

2e place : Olivier B.

6e en 2012, 2nd l’an dernier, Olivier ne battra pas Vi cette année mais il a rendu un bel hommage à la saga Zelda. Sur ses 3 clichés il y en a surtout un qui a retenu notre attention :

Zelda Olivier Concours Paoru

Olivier remporte, selon ce qu’aura choisi Vi : le coffret Vocaloïd ou le shikishi dédicacé d’Emma, 1 manga au choix. Il remporte aussi : 1 poster de Zelphy et 1 poster de Fate / Zero, 1 single Kumonoue, 1 pochette plastifiée Doki-Doki de son choix, 1 sticker pour Carte Bleue de son choix et les 2 marque-pagesFate / Zero & Spice and Wolf.

3e place : Laetitia C.

Laetitia fait partie de ceux qui nous ont envoyé beaucoup de clichés, mais elle est l’une des rares à avoir fourni une bonne qualité d’image sur toutes ses photos. C’est aussi celle qui tire bien son épingle du jeu dans les clichés Japan Expo. Néanmoins ce sont ses deux photos mangas, consacrés à Barakamon et à One Piece, qui nous ont le plus plu.

Laetitia Concours Paoru Laetitia Concours Paoru

Laeticia remporte : Un Ex-libris au choix Dragon Quest ou Ikigami, le sac Akata ou le set de cartes FMA. Elle remporte aussi : 1 manga au choix dans ce qu’il reste, 1 poster de Zelphy et 1 poster de Fate / Zero, 1 single Kumonoue, 1 pochette plastifiée Doki-Doki de son choix, 1 sticker pour carte Bleue de son choix et les 2 marque-pages Fate / Zero & Spice and Wolf.

4e place : Johanna C.

Bonne qualité de la photo, une ambiance en ligne avec le manga tout en sachant faire preuve d’imagination et d’un sens de la mise en scène : avec tout ça, logique que Johanna C. ait réussi à se hisser à la 4e place. Voici ces deux photos :

Johanna C. Paoru photo Johanna C. Paoru photo

Johanna remporte : Un Ex-libris au choix Dragon Quest ou Ikigami, le sac Akata ou le set de cartes FMA. Elle remporte aussi : 1 manga au choix dans ce qu’il reste, 1 poster de Zelphy et 1 poster de Spice and Wolf, 1 single Kumonoue, 1 pochette plastifiée Doki-Doki de son choix, 1 sticker pour Carte Bleue de son choix et les 2 marque-pages Fate / Zero & Spice and Wolf.

5e place : Anna Ys

Très très trèèèès beau travail sur les couleurs chez Anna Ys, avec quelques bonnes idées en plus. De l’excellente photo pour une première participation. Je vous mets mes deux clichés favoris.

Anna Ys Concours Photo Anna Ys Concours Photo

Anna Ys remporte : Un Ex-libris au choix Dragon Quest ou Ikigami. Elle remporte aussi : 1 manga au choix dans ce qu’il reste, 1 poster de Zelphy et 1 poster de Spice and Wolf, 1 single Kumonoue, 1 pochette plastifiée Doki-Doki de son choix, 1 sticker pour Carte Bleue de son choix et les 2 marque-pages Fate / Zero & Spice and Wolf.

6e place : Gabriel S.

Des bonnes idées de mise en scène très bien exécutées. Celle de HSOTD a du être bien salissante mais l’effet est là !

Gabriel S. concours photo Gabriel S. concours photo

Gabriel S. concours photo

Gabriel S. remporte : Un Ex-libris Dragon Quest ou Ikigami, selon ce qui reste. Elle remporte aussi : 1 manga au choix dans ce qu’il reste, 1 poster de Zelphy et 1 poster de Spice and Wolf, 1 single Kumonoue, 1 pochette plastifiée Doki-Doki de son choix, 1 sticker pour carte Bleue de son choix et les 2 marque-pages Fate / Zero & Spice and Wolf.

7e place : Emilie P.

Si seul 6 jurés sur 15 ont mis Emilie dans leur top 10 ils l’ont plutôt bien classé, en appréciant l’ambiance de la photo Blue Exorcist ou l’idée assez fun de Détective Conan :

Emilie Concours Photo Paoru Emilie Concours Photo Paoru

Emilie P. remporte : 1 manga au choix dans ce qu’il reste, 1 poster de Zelphy et 1 poster de Spice and Wolf, 1 single Kumonoue, 1 pochette plastifiée Doki-Doki de son choix, 1 sticker pour carte Bleue de son choix et les 2 marque-pages Fate / Zero & Spice and Wolf.

8e place : Tommy T.

De la nature et des idées colorées, voilà ce que nous a proposé Tommy !

Tommy Photo concours Paoru Tommy Photo concours Paoru Tommy Photo concours Paoru

Tommy remporte : 1 manga au choix dans ce qu’il reste, 1 poster de Zelphy et 1 poster de Spice and Wolf, 1 single Kumonoue, 1 pochette plastifiée Doki-Doki de son choix, 1 sticker pour carte Bleue de son choix et les 2 marque-pages Fate / Zero & Spice and Wolf.

9e place : Magalie M.

Avec 1 seul cliché dédié à Les Fleurs du Passé de Komikku, Magalie a su faire preuve de poésie et séduire 4 des jurés, dont deux l’ont même classé en 3e position.

Magalie Photo concours Paoru

Magalie remporte : 1 manga au choixdans ce qu’il reste, 1 poster de Zelphy et 1 poster de Spice and Wolf, 1 single Kumonoue, 1 pochette plastifiée Doki-Doki de son choix, 1 sticker pour carte Bleue de son choix et les 2 marque-pages Fate / Zero & Spice and Wolf.

10e place : Céline G.

Entre gourmandise et poésie, voici les photos de Céline :

Celine Concours photo Paoru Celine Concours photo Paoru

Céline remporte : 1 manga au choix dans ce qu’il reste, 1 poster de Zelphy, 1 single Kumonoue, 1 pochette plastifiée Doki-Doki de son choix, 1 sticker pour carte Bleue de son choix et les 2 marque-pages Fate / Zero & Spice and Wolf.

11e place : Laura C.

Des photos amusantes et en plein air où les personnages se mettent à la lecture !

Laura Concours Photo PaoruLaura Concours Photo Paoru

Laura remporte : 1 manga au choix dans ce qu’il reste, 1 poster de Zelphy, 1 pochette plastifiée Doki-Doki de son choix, 1 sticker pour carte Bleue de son choix et les 2 marque-pages Fate / Zero & Spice and Wolf.

12e place : Julien O.

La photo de furyo, riche en accessoires, a réussi à séduire quelques uns de nos jurés.

Julien O. Paoru Concours

Julien remporte : 1 manga au choix dans ce qu’il reste, 1 poster de Zelphy, 1 pochette plastifiée Doki-Doki de son choix, 1 sticker pour carte Bleue de son choix et les 2 marque-pages Fate / Zero & Spice and Wolf.

13e place : Laureen

La corbeille de fruit’s basket : ça tombait sous le sens mais il fallait y penser et en faire une jolie photo. C’est ce qu’à fait Laureen !

Laureen Concours Photo Paoru

Laureen remporte : le manga qui n’aura pas été choisit pas les 12 précédents, 1 poster de Zelphy, 1 pochette plastifiée Doki-Doki de son choix, 1 sticker pour carte Bleue de son choix et les 2 marque-pages Fate / Zero & Spice and Wolf.

14e place : Remi A

Une belle photo de Spice & Wolf dans les blés et une tentative intéressante sur Billy Bat :

Remi Concours Photo Paoru Remi Concours Photo Paoru

Remi remporte : 1 poster de Zelphy, 1 pochette plastifiée Doki-Doki de son choix, 1 sticker pour carte Bleue de son choix et les 2 marque-pages Fate / Zero & Spice and Wolf.

15e place : Marion M

Des couleurs et surtout un montage photo a amusé quelques jurés.

Marion Photo Paoru Concours Marion Photo Paoru Concours

Marion remporte : 1 poster de Zelphy, 1 pochette plastifiée Doki-Doki de son choix, 1 sticker pour carte Bleue de son choix et les 2 marque-pages Fate / Zero & Spice and Wolf.

16e place : Melisandre

Seule la fleur sait se voit récomposé une seconde fois avec cette belle composition !

Melisandre - seule la fleur sait

Melisandre remporte : 1 poster de Zelphy, 1 pochette plastifiée Doki-Doki de son choix, 1 sticker pour carte Bleue de son choix et les 2 marque-pages Fate / Zero & Spice and Wolf.

17e place : Yak

Une photo tout en mouvement inspiré de Samurai Champloo. L’idée est plutôt sympa.

Yak Concours Photo

Yak remporte : 1 poster de Zelphy, 1 pochette plastifiée Doki-Doki de son choix, 1 sticker pour carte Bleue de son choix et les 2 marque-pages Fate / Zero & Spice and Wolf.

18e place : Marion B.

Pour sa 3e participation, Marion aime toujours jouer avec les couleurs. Elle commence a avoir fait le tour de la question mais ça reste assez sympa.

Marion Photo concours Paoru Marion Photo concours Paoru

Marion remporte : 1 poster de Zelphy, 1 pochette plastifiée Doki-Doki de son choix, 1 sticker pour carte Bleue de son choix et les 2 marque-pages Fate / Zero & Spice and Wolf.

19e place : Nathalie G.

Le bureau du Butler, une série qui  a pas mal inspiré les participants, a bien plu !

Nathalie Concours Photo Paoru Nathalie Concours Photo Paoru

Nathalie remporte : 1 poster de Zelphy, 1 pochette plastifiée Doki-Doki de son choix, 1 sticker pour carte Bleue de son choix et les 2 marque-pages Fate / Zero & Spice and Wolf.

20e place : Eva V.

La photo d’Eva a fait rire ou sourire trois des jurés et ça lui suffit pour entre de justesse dans le classement !

Eva Concours Photo

Eva remporte : 1 poster de Zelphy, 1 pochette plastifiée Doki-Doki de son choix, 1 sticker pour Carte Bleue de son choix et les 2 marque-pages Fate / Zero & Spice and Wolf.

Et c’est ainsi que se termine la liste des 20 gagnants de ce concours. Je les contacte la semaine prochaine par mail pour l’organisation de l’expédition des lots.

Je tiens quand même à rajouter quelques félicitations pour certains participants qui ne sont passés vraiment pas loin de ce top 20, à un vote près bien souvent : Laura R. (j’avais bien aimé son travail post-photo), Quot, Emeline C, Justine C, Anthony M, Atsu-chan ou Chloé S. J’espère que vous retenterez l’an prochain, vous avez vos chances !

Merci enfin à tous nos participants, malgré les photos floues, mal cadrées ou un peu répétitives, nous en avons eu pour tous les goûts et surtout en quantité ! Je vous conseille d’ailleurs de faire un dernier tour dans l’album photo sur notre page Facebook, et d’y laisser vos commentaires.

Rendez-vous dans quelques jours pour le retour des concours manga et l’an prochain pour un autre concours photo, ce sera avec plaisir 🙂


septembre 5th, 2014
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Rencontre avec Baba-san, le mec cool des Tales Of…

⊆ septembre 1st, 2014 | ≡ Topic: Evènement, Interview, Japan Expo, Plumes | | ˜ 1 Commentaire »

Pour cette édition 2014 de Japan Expo, j’ai eu l’occasion de m’immerger plus nettement que d’habitude dans le monde du jeu vidéo. Si la rencontre avec Sakaguchi (le créateur de Final Fantasy) n’a pas forcément tenu toutes ses promesses, celle avec Hideo Baba fut pleine de bonnes surprises.

Hideo Baba
Hideo Baba – photo Lōlu Photography

Hideo Baba, que tout le monde a fini par appeler affectueusement Baba-san sur la salon, est producteur pour Namco Bandai depuis une décennie, avec une vingtaine de titres à son actif, mais il est avant tout connu pour son travail sur la saga des Tales Of, que tous les fans d’anime et de manga connaissent pour les multiples adaptations et un chara-design original signé par Kosuke Fujishima, l’auteur d’Ah ! My Goddess. Pour ceux qui ne connaissent pas du tout disons simplement que dans le domaine des RPG nippons, la franchise Tales Of est la 3e la plus importante après Final Fantasy et Dragon Quest. Pour en avoir apprécié différents volets sur différents médias, c’est avec plaisir que je suis allé à la rencontre de cet homme qui m’avait tout l’air d’un nounours plutôt sympathique depuis la vidéo envoyée pour sa venue au Parc des Expositions de Paris Nord Villepinte :

Et sur place, c’est bien un mec vraiment cool que nous avons pu rencontrer en tête à tête : affable, souriant et d’une politesse à toute épreuve malgré ses horaires marathoniens entre interviews et dédicaces. Une crème comme on dit, qui allait jusqu’à faire lui-même le ménage dans sa salle d’interview. Et en plus d’être sympathique, il était intéressant. Donc trêve de digression, et en route pour l’interview !

Bonjour Hideo Baba…

Quand avez-vous décidé de devenir un professionnel du jeu vidéo, quel a été le déclic ?

A l’époque de la NES il était possible de programmer soi-même quelques jeux. Je me souviens qu’à la fin des années 80, lorsque j’étais encore au lycée, j’ai commencé à lire des livres sur la programmation et je me suis mis à créer des jeux de shoot assez simples. Donc j’ai toujours aimé créer et développer des jeux, et je savais déjà à cette époque que je voulais travailler dans ce secteur.

J’étais aussi un amateur de jeu vidéo en tant que joueur, j’aimais beaucoup le travail de Yuji Horii sur Dragon Quest, que ce soit pour tout l’univers qu’il a créé, le scénario et ses rebondissements, ses personnages ou encore le graphisme d’Akira Toriyama.

Puisque l’on parle de figures marquantes, quel est pour vous celle qui a le plus influencé le RPG en général ?

En fait je ne citerais pas quelqu’un de l’univers du jeu vidéo mais plutôt JRR Tolkien, l’auteur du seigneur des anneaux car il a énormément apporté à tous l’univers de base des RPG : il a créé des races, des lieux, une langue elfique et tout un univers extrêmement détaillé… Je pense qu’il est vraiment important dans l’esprit et l’imaginaire des créateurs de RPG.

Lorsque l’on vous demande quel est l’élément clé de la saga des Tales Of, vous dites qu’il s’agit de la coexistence… Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus ?

Ce concept de coexistence est né dès le début, dès Tales of Phantasia, et nous le déclinons depuis à différents niveaux : la coexistence entre les hommes et les animaux, celle entre industrie et magie ou même avec les hommes entre eux lorsqu’ils sont issus de différentes nations, religions, etc. Ce genre de coexistence est souvent très compliqué à obtenir, mais elle est essentielle. Parfois elle parait naturelle, comme dans le domaine des arts avec des œuvres qui peuvent exister indépendamment de leurs auteurs et de manière universelle. Mais, la plupart du temps, c’est beaucoup plus complexe et il y a de nombreux échecs ou marches arrière qui débouchent sur des tensions et des guerres. Cependant les personnages des différents opus de Tales Of la recherchent toujours avec beaucoup d’ardeur et, lorsqu’ils arrivent à concrétiser cette coexistence, c’est vraiment une grande satisfaction.

Hideo Baba
Hideo Baba – photo Lōlu Photography

Et d’ailleurs, même si ce ne sont que des jeux vidéo, c’est aussi une façon pour nous de passer un message pour que les gens comprennent qu’il n’y a pas une bonne religion et une mauvaise religion par exemple, et que l’on doit apprendre à vivre ensemble.

On reconnait toujours un opus de Tales Of en un clin d’œil, donc comment innover en conservant cette identité visuelle forte ?

Au départ la saga a débuté en 2D avec Tales of Phantasia, puis nous en sommes venus à 3D avec du cell shading sur Tales of Symphonia, mais les personnages conservaient le même style, avec un aspect un peu chibi, qui n’était pas à taille humaine. Après nous avons continué d’utiliser la 3D et les polygones pour les autres Tales Of et les personnages se sont petit à petit rapprochés de la taille humaine. Donc finalement dans leur rendu ou dans leur squelette les personnages sont différents d’un Tales Of à un autre mais ils conservent un chara design toujours très proche de celui des mangas et des animes – c’est encore plus flagrant sur les cinématiques –  et c’est sans doute ça qui constitue l’essence visuelle de la série.

Vous avez travaillé à de nombreux Tales Of, quelle est votre principale contribution à cet univers selon-vous, celle qui vous correspond le plus ?

Le système de combat je pense. C’est là que j’ai le mis le plus d’efforts et de moi-même. Donc si vous pensez qu’il est bon ou qu’il a bien évolué alors je suis d’accord pour dire que c’est mon travail ! (Rires)

Dans les RPG vous devez souvent monter les niveaux de vos personnages. Dans le monde du RPG on appelle ces phases le Level Up. Vous devez alors affronter les mêmes ennemis des centaines de fois, encore et encore. Et si jamais le système de combat est mal conçu, ces phases sont alors terriblement ennuyeuses, vous vous dites « ah mon dieu, c’est trop long, je veux passer à autre chose ! ». Je mets donc toujours la priorité sur le dynamisme du système de combat, pour en faire quelque chose de rapide et prenant. C’est un peu ça, ma signature.

Quel est votre Tales of favori ?

Tales of Phantasia, le premier. Il a beau avoir bientôt 20 ans, il contenait déjà tous les éléments de base de la saga : le visuel, l’importance de l’histoire, la coexistence évoquée plus haut, le système de combat, etc. En ça il était donc vraiment marquant.

Et les smartphones dans tout ça ? Quid de Tales of sur ce support ?

Au Japon nous avons sorti une version RPG Tactique pour Iphone et Android, Tales of the World, Tactic Union, mais il s’agissait plus de faire plaisir aux fans des différents personnages de la saga. C’est d’ailleurs pour ça qu’il n’a pas été proposé en dehors du Japon, car certains personnages vous seraient inconnus.

D’une manière générale je préfère sectoriser les expériences de jeu, sur console d’un coté et sur smartphone de l’autre, plutôt que de proposer un même jeu en différentes versions pour tous les supports. Je préfère que l’on développe les jeux principaux de la saga sur console puis créer ensuite des épisodes spéciaux pour mobile, dérivés d’un épisode de la saga ou mixés à partir de plusieurs d’entres eux.

En espérant en voir débarquer prochainement en Europe alors… Merci Baba-san !

Pour les fans de la saga Tales Of et les simples curieux , je vous conseille deux autres interviews de Baba-san sur le Playstation Blog et en anglais sur JPGames.de. Pour plus d’infos sur le tout dernier Tales Of Xillia 2 qui vient de sortir, je vous renvoie vers notre analyse détaillée du jeu, sur Journal du Japon. Et pour plus de vidéos sur ce dernier, direction le site de Namco Bandai !

Tales of Xillia 2Tales of Xillia 2 et sa mascotte – photo Lōlu Photography

Remerciements à Hideo Baba et à notre interprète, tous deux souriants et accueillants malgré la fatigue, ainsi qu’à toute l’équipe de Namco Bandai pour la mise en place de cette interview.


septembre 1st, 2014
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Concours photo de l’été : partagez vos photos et gagnez des lots !

⊆ juillet 20th, 2014 | ≡ Topic: Concours manga / japanime, Manga, Manga / Japanimation | | ˜ 4 Commentaires »

Comme l’année dernière, Japan Expo est l’occasion de vous ramener moult lots pour un grand concours estival !

Concours photos Paoru 2014

Pour gagner rien de plus simple : partagez avec nous vos plus belles photos !

Paoru.fr vous propose cet été de remporter des mangas et des goodies en pagaille : de nombreux partenaires vous offrent des mangas, des éventails, des ex-libris, des marques-pages, etc. Cette année Paoru.fr s’est associé à Journal du Japon pour glaner encore plus de lot et avoir encore plus de photos ! Merci à Ki-oon, Ototo, Doki-Doki et le groupe Komonoue pour leur participation à ces lots, et sachez que d’autres devraient prochainement les rejoindre pour grossir la liste des cadeaux. J’ai également ajouté quelques manga, goodies et cadeaux promotionnels personnels qui devraient faire quelques heureux ou heureuses.

Le principe du concours est assez simple : du 21 juillet au 24 août, envoyez vos photos à l’adresse mail concours@paoru.fr sur les deux thèmes suivants : vos mangas en photos et/ou vos photos de la Japan Expo. Ainsi, que vous soyez passez à la JE ou non, vous aurez le choix ! Les photos reçues sont maintenant en ligne dans un album Facebook de Paoru.fr et seront diffusés de temps à autre sur Twitter. Pour vous donner quelques idées, jetez un coup d’œil aux photos des gagnants de l’an dernier, ici.

Fin août, après vote du staff de Paoru.fr, les 20 participants ayant réalisés les plus belles photos (des deux thèmes confondus) se partageront la liste de cadeaux suivante :

1 édition limitée du coffret double CD/DVD et artbook IA 02, issu du projet vocaloïd et collaboratif IA (valeur: 3990 yens)

IA 02 Project

1 Shikishis dédicacés de Bride Stories  de Ki-oon.

Shikishis Bride Stories

3 Ex-libris (différents) de Dragon Quest de Ki-oon

Ex Libris DQ Emblemn of Roto

1 Ex-libris de Ikigami de Kazé Manga

ex-libris Ikigami

20 posters et 3 tomes 1 de Zelphy avec Doki-Doki

Zelphy

Des pochettes plastifiées et recto-verso Doki-Doki pour tous les gagnants, avec Sun-Ken Rock, Iris Zero, Taboo Tatoo et Re:BIRTH

Pochettes doki doki

1 pochette plastifiée Fullmetal Alchemist avec un set de 4 cartes autocollantes.

Pochette FMA

2 tomes 1 de Magdala, Alchemist Past chez Ototo

magdala1 tome 1  de Animal Kingdom, Dimension W, Barakamon, Dragon Quest Emblem of Roto, Lucika Lucika de Ki-oon

Concours manga ki-oon

1 tomes 1 de Pokemon la grande aventure chez Kurokawa et un tome 1 de Dreamin Sun chez Delcourt

Pokémon la grande aventure Dreamin Sun

Des auto-collants pour carte bleue (l’idée est très sympa) pour nos 20 gagnants, avec Sun-Ken Rock, Hanayamata, Servamp, Freezing et Tales of Xillia

Stickers Doki-Doki

20 marques-pages Fate/Zero et autant de Magdala chez Ototo

marque-pages-Ototo

10 singles de Kumonoue,  entre rock et tambours traditionnels, que vous pouvez découvrir sur leur page Facebook

6 posters Spice and Wolf  (les 2 en 49*69) et 3 grands posters Fate/Zero (celui en 99*69) chez Ototo

Ototo-posters-OK

1 sac Bienvenue au Club / Journal du’une Fan Girl chez Akata

sac-shojo-recto sac-shojo-verso

La répartition des lots sera annoncée début août, une fois la liste des lots complète. Je peux déjà dire que les 20 gagnants auront les deux marques-pages de chez Ototo, des posters Zelphy, des pochettes et des auto-collants à choisir dans les stock fournis par Doki-Doki. Mieux vos photos seront placées dans le classement plus vous aurez de lot et de possibilité de choisir dans les lots disponibles.

Quelques consignes et conseils pour les participants :

  • Pensez à fournir une ou des photos nettes, sauf si le flou est voulu pour des raisons artistiques (même si c’est toujours sujet à débat).
  • Attention au contre-jour ou photos trop sombres.
  • Retouches et montages autorisés.
  • Pas de logo sur la photo, mais un © avec nom/prénom est bien sur accepté (mais pas obligatoire).
  • Évitez de nous envoyer des photos avec une résolution énorme ou au contraire minuscule : entre 400 et 1200 pixels ce sera très bien (même si nous ne sommes pas à quelques pixels près bien sur !)
  • Pour le thème « manga en photos » vous pouvez photographier votre collection ou seulement quelques mangas mis en scène (une spéciale shônen ou shôjo, tous les titres d’un même auteur, plusieurs tomes dans les mêmes couleurs, une mise en scène liée au thème d’une série, etc…)
  • Essayez d’envoyer des photos originales et n’hésitez pas à fournir un petit commentaire avec, pour en placer le contexte.

Je précise enfin que je n’utiliserai pas vos photos à des fins commerciales, bien entendu. Voilà vous savez tout, il ne vous reste plus qu’à faire le tri dans vos photos de la Japan Expo ou de prendre votre meilleur objectif ou appareil numérique, de bien vous amuser, et de nous envoyer vos chefs-d’œuvre à concours@paoru.fr.

Si vous avez des questions, les commentaires sont là pour ça 🙂


juillet 20th, 2014
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Concours Welcome to Hôtel Williams Child Bird : and the winners are…

⊆ juillet 10th, 2014 | ≡ Topic: Concours manga / japanime, Manga, Manga / Japanimation | | ˜ Pas de commentaires »

Voici enfin les résultats du concours de juin consacré à Welcome to Hôtel Williams Child Bird, de Yukako Kabei et Rihito Takarai, aux éditions Ototo.  Trois exemplaires du tome 1 étaient à gagner.

Welcome to Hotel Williams Child Bird

Ce mois-ci ce double concours blog / Facebook a reçu une bonne vingtaine de réponses complètes. Pour du shôjo c’est correct. Rappel : à tous ceux qui trouvent ces concours trop difficiles ne désespérez pas, car certaines séries y sont récurrentes, donc n’hésitez pas à fouiller dans les concours précédents et leurs réponses, qui constituent de bons indices d’un mois sur l’autre.

Le tirage au sort a récompensé trois gagnants qui sont trois gagnantEs : Emilie A., Agathe D. et enfin Laetitia C. ! Bravo à elles et merci à tous les participants !

Pour ceux qui prennent ce concours en route, sachez que votre chance d’être tiré au sort augmente avec votre nombre de participations infructueuses. Quelqu’un qui aura participé 3 fois avec les bonnes réponses mais sans être tiré au sort les fois précédentes aura 3 fois plus de chance que quelqu’un qui tente sa chance pour la première fois. Les gagnants recevront bientôt un mail de confirmation, et recevront leur tome 1 ultérieurement. Quant aux autres merci beaucoup pour votre participation, retentez votre chance pour le prochain concours.

Et maintenant, place aux réponses. On commence avec les mots croisés :

Quizz reponses

Pour le 3, Sakura était aussi possible. Et voici maintenant les réponses du puzzle :

Solution_puzzle

Rendez-vous la semaine prochaine pour le prochain concours, le fameux concours photo de l’été ! En attendant, je vous souhaite de bonnes lectures 😉


juillet 10th, 2014
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[Concours] Jouez et passez la porte de l’hôtel Williams Child Bird !

⊆ juin 18th, 2014 | ≡ Topic: Articles, Concours manga / japanime, Manga, Manga / Japanimation | | ˜ Pas de commentaires »

Voici le concours manga du mois ! Pour ce mois de juin nous revenons à du shôjo, un secteur qui focalise mon attention dernièrement. Le titre à gagner est Welcome to Hôtel Williams Child Bird, de Yukako Kabei et Rihito Takarai, aux éditions Ototo.  Trois exemplaires du tome 1 sont à gagner.

Welcome to Hotel Williams Child Bird

Ce concours est arrivé un peu par hasard, grâce à la venue en France de la mangaka Rihito Takarai sur Japan Expo. A cette occasion, les éditions Ototo ont remis en avant cette série en 3 tomes, inspirée du roman de Yukako Kabei dans une version un peu moins sombre mais tout aussi prenante. A la lecture du premier tome on rencontre un trio attachant fait d’une jeune fille un peu paumée, Kizuna, qui se fait de l’argent en volant et en jouant avec les limites de la prostitution, qui rencontre un peintre tout aussi perdu, Yusei, qui peine à se remettre d’une tragédie personelle. Entre les deux se glisse un personnage mi-garçon pro de la baston et mi-fille fashion victime, qui fait l’entremetteur. La vie aussi improbable qu’inattendue de ces protagonistes est assez séduisante et intriguante, emmenant le lecteur sans vraiment lui dire où va la série, avec un hôtel étrange qui fait office de vase clos qui pourrait bien renfermer quelques mystères. Séduit aussi bien par les personnages, attachants, que par le coup de crayon fin et lumineux de la mangaka, j’avais envie de vous en faire profiter…

Welcome to Hotel Willams Child Bird Welcome to Hotel Willams Child Bird

Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur la série, les premières pages sont déjà disponibles sur le site des éditions Ototo.

Un petit rappel des règles au passage. Comme d’habitude vous avez donc le choix entre la grille ci-dessous, le puzzle sur Facebook et Google + ou les deux. Le modus opérandi est le suivant :

  • 1. Jouez sur le blog (grille ci-dessous) ou allez faire un tour sur la page Facebook ou Google + de Paoru.fr, devenez fan et rendez-vous dans l’album photos Concours Paoru.fr
  • 2. Sur Facebook : identifiez sur l’image du mois (celle de juin cette fois-ci) les 12 tomes présents, aka mes dernières lectures. Quelques uns ont eu le droit à un article dans ces colonnes ou ont été évoqués sur notre Twitter. Si vous bloquez, n’hésitez pas à fouiller.
  • 3. Sur le blog : trouvez les 12 noms de mangas. Un indice ? Pour ce titre je vous propose un special shôjo / josei.
  • 4. Envoyez les noms des tomes et séries à l’adresse concours@paoru.fr, le tout avant le 1 juillet à minuit !

Trois gagnants seront tirés au sort parmi les bonnes réponses. Leurs noms seront annoncés vers le 2 juillet en même temps que les réponses du puzzle et du quizz.

Voici la grille de mots croisés du mois.

Quizz

Bonne chance à tous, amusez-vous bien !

Visuels : TORIKAGOSOU NO KYOU MO NEMUTAI JYUUNINTACHI © YUKAKO KABEI / RIHITO TAKARAI 2008-2011


juin 18th, 2014
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