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J-Music

Oui, vous pouvez vous trémoussez comme Hyde, ou tout simplement balancer la tête, c'est permis ici !

[300ème] La J-music en France, partie 1/3 : Public J-music où es-tu, qui es-tu ?

⊆ octobre 10th, 2011 | ≡ Topic: Articles, Interview, J-music | | ˜ 4 Commentaires »

chocoboson

Voici le 300ème post de ce blog… Cool non ?! Quand je me suis demandé ce que j’allais y mettre je dois bien avouer que mon cerveau a fumé pendant une bonne semaine. Et, petit à petit, je me suis dis que ce serait sympathique et utile de laisser la parole à d’autres. Mais sur quel sujet et quels autres ?

Le choix s’est finalement porté sur la j-music, car jamais une année n’a été aussi mouvementé dans le domaine de la musique asiatique que cette année 2011 : outre le choc du 11 mars, je parle bien sur du phénomène Hallyu qui a électrisé les jeunes foules mais qui a surtout fait comprendre, par contraste, que toute une génération de fans de j-music se devait de faire un deuil. Celui de la venue des artistes de leur génération. Car dans le milieu de la j-music, beaucoup des fans de la première heure ont franchement les boules… Rectification, ils ont eu les boules pendant des années et maintenant ils expriment leur lassitude et leur désarroi (ici ou) face à un marché aussi grippé qu’une Roselyne Bachelot.

Mais si, d’un côté, une génération de j-journalistes semblent progressivement rendre les armes, que se passe-t-il du côté des nouveaux arrivants, des jeunes fougueuses et jeunes fougueux, et que laisse leurs prédécesseurs en héritage ? Ces questions je me les suis posé à plusieurs reprises cette année, aussi suis-je allez chercher 5 personnes d’expérience et au cœur de ce milieu… Laissons les d’ailleurs se présenter :

Intervenants au débatTanja : Fan de visu de 33 ans, je suis cofondatrice de JaME que j’ai quitté en 2009. Je rédige désormais mon blog musique : Doko. Je participe à divers projets fanzines, webzines, magazines depuis 1997. (ndr : au milieu à droite sur la photo)

Chtite_asu : webmaster de Play of medley et rédactrice pour divers sites web (ex-JaME, mais actuellement chez Total Manga, Orient-Extrême et le Journal du Japon), j’écoute de la musique japonaise depuis 2000.(ndr : en bas à gauche sur la photo)

Matthieu Boutaud : webmaster d’Ongaku Dojo anciennement Japmusic (il y a longtemps) depuis 2006 et accessoirement fan de C.h.a.o.s.m.i.t.h. (ndr : en haut à gauche sur la photo)

Nunya : jeune juriste demi-chauve de 23 ans, pâtissier magicien de Japan FM (anciennement AZN Radio) et de Kpop FM, depuis 2010, fondateur de Hydeist France et cofondateur des VAMPS et One ok Rock FST. Blogueur sur Nuny… Ah non.(ndr : au milieu à gauche sur la photo)

Shito : 28 ans, a travaillé sur un certain nombre de sites Jpop comme Nihon-fr par exemple mais aussi à monter mes propres structures, la plus connue étant mikan music network alias mimu, que j’ai dirigé pendant quelque chose comme 4 ans. Après sa fermeture, j’ai ouvert quelques mois plus tard mon blog, le blog Jpop,  pour garder une tribune, un espace d’expression libre de ma passion. (ndr : en haut à droite sur la photo)

Les présentations sont faites, il est donc temps d’entamer le débat. Une discussion de plus de 2h qui a été tellement riche qu’elle vous sera présentée en 3 parties : Le public J-music, aujourd’hui, les labels et tourneurs Franco-européen et Japonais dès mercredi et enfin les médias J-music vendredi, pour finir cette semaine spéciale 300ème / J-music. Allez hop, trêve de bavardage, c’est parti !

Partie 1 : Public J-music, où es-tu, qui es-tu ?

 Le marché de la J-music est – et a toujours été – un marché de niche, de petite niche d’ailleurs, qui le situe (bien loin) derrière les mangas qui se vendent par millions. On peut débattre de son étendue exacte mais comme le dit Shito : « quelques milliers, mais 5, 10, 15, je ne sais pas… Cela dit ça ne change pas grand chose. »

Quant à dire si le succès est croissant ou non, nos intervenants répondent généralement par la négative même si chacun analyse la tendance différemment. Tous sont en tout cas d’accord pour dire qu’il y a eu un coche de raté et qu’une génération a été globalement sacrifiée par les labels nippons : « La J-music en France n’est plus dans une dynamique de croissance, les fans se sont sans doute lassés d’attendre. De plus les japonais n’ont jamais donné la possibilité aux  amateurs français de faire de la promotion » explique Tanja.

Chtite_asu plussoie : « Ca n’a jamais abouti à quelque chose d’aussi important que ce que la Kpop a à nous offrir. Je pense que la J-music a laissé passer sa chance alors qu’elle aurait pu atteindre un public plus large en envoyant d’anciens gros vendeurs de musiques d’anime comme Porno Graffitti, Uverworld, Orange range, etc »

pornograffitti

Cependant il y a bien eu une évolution ces dernières années : « de plus en plus de gens qui y touchent de par l’installation solide de la culture anime/manga dans le background de consommation des jeunes/ados. Mais de moins en moins de passionnés dont la musique japonaise est le centre d’intérêt n°1 dans leur passion plus globale pour le Japon » ajoute Shito.

Pour Matthieu, la messe n’est pas encore dite : « je pense qu’il y a un peu des deux. Si ça continue comme ça, c’est à dire qu’on ne fait venir que ceux qui veulent bien venir, et sans que les japonais n’aient conscience de ce qui se passe, oui, on passe à une chute vertigineuse. »  Nunya développe : « D’un côté, on a un succès croissant dans le renom des groupes qui viennent ramener leurs ondes ici, l’Arc~en~Ciel, X-Japan, The Gazette [...] et une crédibilisation de certains artistes via leur incorporation dans de vrais évènements musique (Maximum the Hormone au Hellfest, Soil & Pimp Sessions, Miyavi…).

Mais de l’autre côté, on a une érosion évidente du système avec un décalage horaire de cinq ans entre la venue des groupes et leur âge d’or au Japon – ce que j’appelle les erreurs d’époque. »

Une assise s’est formée à travers en 10-15 ans mais sa fragilité supporte mal le poids de nombreuses années d’attente de certains… Toute une génération a compris ses derniers mois qu’ils ne verront jamais les idoles de leur début et que X-Japan ou Laruku ne seront que des exceptions à cette règle.

De plus, au sein du jeune vivier des nouveaux fans potentiel, toute une partie pourrait bien choisir d’allez s’asseoir ailleurs, sur le banc que leur propose en ce moment la Kpop par exemple.

Une tendance qui fait d’ailleurs pas mal parler depuis la venue de nombreuses stars du marché et de la confirmation récente qu’il ne s’agissait pas seulement d’une simple écume mais bien d’une vague.

Hallyuwave

Nous espérons tous que ce mouvement entrainera la musique japonaise dans son sillage, en créant les preuves d’une potentialité dont semble douter les labels japonais. Cependant, une fois de plus, la prudence et le doute sont là : « ça peut les aider mais de là à traduire ca dans les faits… » débute Matthieu, suivi par Tanja : « j’espère que ça boostera les japonais, mais pas tous. Certains ne voient pas plus loin que le marché local et les sous qu’ils peuvent se faire. »

Les projets sont une chose, le concret une autre, comme précise Nunya avec humour : « Elle (ndr :  la Kpop) les booste déjà sur le papier, il y a des projets japonais qui voudraient se monter dans les mois et années à venir, qui prêtent plus à rire qu’autre chose. Dans la pratique, on se rappelle que les japonais avaient voulu lancer un JaME japonais, et qu’aujourd’hui on en rit autant que mon propre blog. »

Enfin il ne faut pas oublier que les Coréens sont aussi des concurrents, y compris sur le marché japonais : « Je crois que les japonais pensent surtout à s’en sortir dans leur pays avant d’essayer de les concurrencer en Europe » analyse Chtite_asu. « La Kpop est en train de prendre de plus en plus de place sur le marché musical et les classements Oricon commencent à parler d’eux-mêmes. »

Et pour finir avec la fameuse hallyuwave, il faut également préciser que la taille du marché Coréen pousse les « K-labels » à un export en Asie et ailleurs, là où le Japon aime à défendre son auto-suffisance culturelle.

Cela dit, quel potentiel réel pour la j-music chez nous ?

Pour Shito, ce public potentiel est proche de celui du Japan Expo : « Je peux imaginer qu’avec une offre plus adaptée et plus visible, la J-music puisse progressivement toucher l’ensemble du public qui fréquente des lieux comme Japan expo, là où aujourd’hui il n’intéresse qu’une faible partie de ce public […] Tout au plus 5-6% des passionnés du Japon s’intéressent un minimum à la musique japonaise, ce qui est peu. »

Cela dit au-delà de ce public japonisant, un réel succès public semble improbable. À la question de l’occidentalisation du son nippon, chacun pense que cette musique peu très bien s’exporter telle quelle. De plus, comme le précise Nunya : « d’autres vecteurs de communication de la culture japonaise (bande dessinée, cinéma…) n’ont pas vraiment eu besoin de s’occidentaliser. Même en terme de jeux vidéo si on veut se la jouer nerd névrosé. Comme toute culture exotique qui y met les moyens, je pense que la J-Music peut percer sans avoir à se prostituer. »

Un dilemme est cependant bien présent dans cette conversation : quid de la langue japonaise ? Barrière rédhibitoire ou pas ? Pour Shito, la réponse est oui : « La barrière de la langue reste quelque chose de vraiment trop violent. Il fut une époque où je mettais ELLEGARDEN en tête de liste des groupes/artistes à gros potentiel. Ca s’annonce mal aujourd’hui ! ^^ Les popstars japonaises ne sont pas assez bonnes en anglais. Donc en dehors de quelques groupes de rock ou d’artistes électros, vraiment, je ne vois pas. »

Chtite_asu se permet une petite caricature : « je pense que l’anglais est indispensable, il y a trop de clichés en Europe… Japon=Chine=langue incompréhensible= tching tchong tching »

Après, tout dépend une fois de plus de quoi on parle quand on parle de potentiel, et « si le public manga/jeux vidéos aurait sûrement rien à redire avec le japonais » comme le dit Chtite_asu, « c’est sûr que le grand public lui aurait du mal » conclue Tanja.

Cela dit les japonais n’ont pas attendu nos supputations pour tenter de se mettre à l’anglais et en comprendre le potentiel : « je pense aussi que le mélange anglais et japonais est indispensable, mais ça les groupes japonais portés vers l’international l’ont déjà compris, en usent et abusent. » Précise Nunya.

Et puisque nous parlions du public j-music, nous en avons profité pour le redéfinir… De par ses choix tout d’abord.

En tête de liste, les Johnny’s apparaissent pour tous comme les leaders, suivi par les groupes pop rock, à l’origine de nombreux génériques d’anime. Au milieu de tout ceci on retrouve également l’exception The Gazette à la communauté très active, dans un marché visual kei dont les grandes heures se situent aujourd’hui dans le rétroviseur. Et puisque que l’on parle de rétroviseur : « Les popstars qui ont fait les belles heures du web J-music francophone sont aujourd’hui clairement larguées. » entérine Shito

Ce public – qui vient maintenant autant des dramas que des animes – peut aussi se définir par son âge. On perçoit nettement une fracture générationnelle : «Une part d’ »anciens » plus ou moins désabusés par la perte de vitesse/d’intérêt des stars de l’âge d’or, et une grosse part de (très) jeunes débarqués en marge d’un intérêt plus large pour la culture pop japonaise qui se partagent en petites communautés : les fans de générique d’anime, les fans de boysbands, les fans de visu…» explique Shito

Nunya va plus loin dans la description de cette nouvelle génération : « Contrairement à la première, elle ne découvre pas la culture nippone, elle vit avec. Ensuite, les adolescents sont ultra loin d’écouter que les Johnny’s. D’ailleurs, les fans actuels de The Gazette sont des adolescents, très clairement. Idem si je vais sur la page One ok Rock FST, je regarde les statistiques et la trèèèès large majorité des membres sont des filles / femmes entre 10 et 20 ans »

Chtite_Asu fait de son côté la comparaison : « personnellement quand j’écoutais l’arc au collège tout le monde me prenait pour une extraterrestre. Je pense que la situation n’a pas vraiment changé, c’est juste que les ados d’aujourd’hui ont des communautés où ils ont la chance d’en parler du coup leurs actions/réactions sont plus visibles. »

Un public français en pleine évolution donc, qui se renouvelle et qui évolue dans ses choix, en suivant – un peu comme autrefois – ce que les majors offrent au public Japonais. Difficile de savoir si ce public, plus éphémère, saura se montrer aussi motivé et patient que leurs prédécesseurs face à l’immobilisme nippon.

Vous l’aurez compris : les labels, les majors et les tourneurs – ceux qui sont censés faire la pluie et le beau temps – seront donc l’objet de notre seconde partie… 

Si vous avez raté les autres épisodes, c’est par ici :

Débat J-music 2

Partie 1 : Quels invités pour l’hexagone ?

Partie 2 : Les concerts, de A à Z…

Partie 3 : Motivations et rayonnement

Débat J-music 1

Partie 1 : Public J-music où es-tu, qui es-tu ?

Partie 2 : Majors, label et tourneurs, que fait la France et qu’espérer du Japon ?

Partie 3 : Des médias J-music à ré-inventer ?


octobre 10th, 2011
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Do As Infinity : Death and Rebirth

⊆ septembre 28th, 2011 | ≡ Topic: Articles, J-music | | ˜ 1 Commentaire »

do-as-infinity

Voici comme promis la suite du dossier consacré au groupe Do As Infinity, aujourd’hui méconnu et pourtant incontournable. Pour en savoir plus sur leur début et leur arrivée en haut des charts, je vous conseille de commencer par la première partie de cette biographie, disponible ici. Pour ceux qui l’ont déjà lu, je vous laisse découvrir ci-dessous la mort et la renaissance du groupe… Bonne lecture !

2003 – 2004 : Tournées et chanson populaires… Jusqu’ici tout va bien.

En ce début 2003, Do As Infinity n’a pas le temps de se tourner les pouces avec la tournée True Song et l’enregistrement dans la foulée de leur 15e single : Mahou no Kotaba / Would You Marry me ? qui est leur première sortie de l’année. Il est utilisé comme thème principal du drama  Chocolat mais le plus amusant c’est qu’il devient, de part son texte qui parle de mariage, l’une des chansons les plus utilisées pour cette fameuse cérémonie à travers tout le Japon. Si sur le coup il ne se hisse donc que 4e de l’Oricon et se vend à 65 000 exemplaires, c’est donc un succès sur le long terme qu’il rencontre. En voici le clip :

Honjitsu wa Seiten Nari / Today is Going to be a Fine Day, 16e single, sort le 25 septembre 2003. La pochette du single et le clip de promotion sont réalisés lors du concert du a-nation, le concert annuel des stars du groupe Avex et on considère rapidement le morceau comme la chanson officielle du festival 2003. Il reste 8 semaines dans l’Oricon, grimpe jusqu’à la 4e place et se vend à 48 000 exemplaires.

Le groupe est toujours populaire mais les ventes s’effritent peu à peu. Heureusement leur 17e single va faire la preuve de leur talent, une fois de plus. Nommé Hiiragi, il débarque le 6 novembre avec l’annonce du 5e album du groupe, Gates of Heaven. Le single devient le thème du drama Koibumi : Watashitachi ga Aishite Otoko et rejoint les grands succès du groupe : il reste 13 semaines dans l’Oricon et même s’il ne dépasse par la 7e place il se vend à 149 300 exemplaires. En voici le clip :

Le 27 novembre l’album sort au Japon. En plus des singles il contient également le titre Azayaka na Hana / Vivid Flower, un morceau écrit par Ryo bien avant son audition pour Do As Infinity, pour son groupe précédent Peek-A-Boo! . Il le reprendra également lors de sa carrière solo. Grimpant jusqu’à la troisième place de l’Oricon, Gates of Heaven reste 16 semaines dans le top album et se vend à 293 835 copies.

Le trio fait ensuite une pause pendant laquelle sort Live in Japan, un album live issu de la tournée Gates of Heaven. Le groupe réapparait à l’été 2004 à l’occasion d’une mini-tournée américaine qui sera suivi d’une date en Corée avec le groupe jtl.

DAI

2005 : Death…

Cette année funeste démarre pourtant sous de bons auspices avec la sortie de Need your love le 16 février. Dans cet album on retrouve le single Rakuen qui fait partie de l’OST du quatrième film d’Inu Yasha. Autre morceau notable : For the future. Voici les clips de ces sympathiques singles, pour le plaisir :

L’album monte jusqu’à la 3e place de l’Oricon album et reste dans le top pendant 14 semaines mais ne dépasse pas les 137 000 ventes, un résultat assez mitigé. Même si Do As Infinity est toujours un trio, Dai Nago n’apparait quasiment plus en public, que ce soit en promotion ou dans les clips. Il continue cependant d’être le compositeur et cerveau du groupe.  En juillet sort le 20e single du groupe : Tao. Ce dernier devient le thème principal du jeu vidéo Tales of Legendia. Il devait à la base être présent sur l’album Need Your Love mais Nago le juge hors-sujet. Anecdotique ou pas, les paroles d’Aurora, la B-side de ce single, sont en quelque sorte une fin à l’histoire commencée dans leur album Break of Down, le tout premier du groupe.

Même si les fans ne savent pas vraiment pourquoi le groupe s’est séparé, la rumeur veut que la décision vienne de Van qui souhaite à l’époque débuter une carrière solo, selon le magazine japonais MINA. Une théorie confirmée par Jun Harada, aka Saiko Kawamura, l’un des paroliers du groupe avec Van et Ryo. Dans les commentaires de leur best of  Do The A-Side, il explique que « Au milieu de la tournée, durant le printemps (ndr : 2005), Van avait pris sa décision. Notre prochaine destination était donc le Budokan (ndr : pour leur dernier concert). »

Toujours est-il que Do As Infinity annonce le 14 septembre leur séparation prévue pour le 29 du mois, soit six ans jour pour jour après leur début. Un dernier concert au Budokan est alors programmé le 25 novembre 2005. Un concert très émouvant pour le public comme pour le groupe…

S’cusez, une petite poussière dans l’œil…

2008 : … And rebirth !

Dès 2006 chacun continue sa carrière. Van sort un album solo, Farewell, qui fait presque un flop à moins de 40 000 exemplaires vendus. Ryo Owatari travaille avec son groupe, Missile Innovation et ils sortent leur premier single en février. Ryo collabore également avec d’autres artistes d’Avex comme Ayumi Hamasaki, Ai Otsuka ou encore AAA. Quant à Dai Nago il collabore avec Amasia Landscape et d’autres artistes sous le label True Song. Rien d’inoubliable et les fans commencent à faire leur deuil… Tout en espérant quand même.

Mais en 2008, un groupe mystère est annoncé pour le concert annuel a-nation d’Avex. Un groupe qui annonce son retour, avec une grosse, grooosse patate, même que ça fait plaisir à voir :

Le groupe se reforme officiellement le 29 septembre 2008, trois ans après sa séparation et se lance dans une tournée pour fêter son retour. Un an plus tard, en juin 2009, le 21e single arrive dans les bacs : Infinity 1. Depuis ils ont ressorti deux albums, Eternal Flamme en 2009 puis Eight cette année. Même si le succès de ces derniers n’est en en rien équivalent à ce qu’il fut pour les autres, Van et Ryo semblent toujours se faire plaisir, et c’est le principal…

Longue vie à DAI !

Cover アリアドネの糸


septembre 28th, 2011
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[JE 2011] : Rencontre avec Sae Cibot, entre Soundlicious et invités JE

⊆ août 29th, 2011 | ≡ Topic: Evènement, Interview, J-music | | ˜ Pas de commentaires »

Sae CIBOTAlors que la rentrée se fait de plus en plus pressante, voici qu’arrive les dernières interviews de la Japan Expo 2011 qui vont s’enchaîner durant le mois à venir. Aujourd’hui, voici une interview que je voulais faire depuis quelques temps… Celle de Sae Cibot, aka fondatrice du label de j-music Soundlicious et aka Responsable des invités sur la Japan Expo.

Une personne à ce genre de poste et qui travaille depuis longtemps dans ces domaines a logiquement des choses intéressantes à dire – pour peu qu’on lui pose les bonnes questions – et pourtant Sae et les autres responsables de cet acabit semblent plus souvent écoutés et interviewés hors de l’hexagone (au Japon notamment), que chez nous. À croire qu’on préfère médire que de poser des questions …

Enfin bref, derrière d’un statut qui pourrait en calmer plus d’un, j’ai pu bavarder avec une femme simple et souriante – cool quoi – et surtout disponible, car interviewer une responsable de JE un dimanche de JE n’était pas forcément une entreprise gagnée d’avance. Mais bon Sae aime faire du rab’ alors elle a dit oui, et je l’en remercie d’ailleurs :)

Au programme : son parcours, avec la genèse de Soundlicious et les transformations du label, puis son rôle au sein de la messe annuelle des loisirs japonais, qu’il s’agisse de la mise en place d’une JE Live House ou des mésaventures de l’édition 2011. Je vous laisse donc en compagnie de la dame. Bonne lecture ;)

Bonjour Sae, commençons par ton parcours. Avant Soundlicious tu as commencé par des choses finalement assez éloignées de la musique…

À l’origine, j’ai commencé comme pigiste pour Animeland. Ma mère avait produit un moyen métrage, L’Oiseau Bonheur, qui porte sur Sadako d’Hiroshima. Dans ce cadre, en 2000, elle a été invitée au Festival International d’Animation d’Hiroshima mais elle ne pouvait pas s’y rendre. Elle m’a donc proposé d’y aller à sa place.

Mais moi, je n’aime pas aller quelque part et me contenter de « regarder », j’ai besoin de faire des choses. Or un pote de fac m’avait parlé d’Animeland ce qui m’a donné l’idée de contacter le magazine pour leur proposer d’écrire des piges sur le festival d’Hiroshima.

J’ai rencontré Yvan West Laurence (ndr : un des fondateurs du mag) qui m’a donné son « go ». C’est à ce festival que j’ai fait ma toute première interview en anglais (j’étais ravie !), et je suis rentrée comme ça dans le milieu de l’entertainment japonais. Ensuite j’ai fait de l’interprétariat dans le cadre d’interviews pour Animeland et j’ai découvert qu’il y avait plein de gens en France qui connaissait le monde du manga et de l’animation mieux que moi, qui allais souvent au Japon. C’était marrant comme découverte !

En 2001, j’ai été interprète au festival d’Angoulême et j’ai sympathisé avec Dominique Véret et Erwan Le Verger, qui quittaient Tonkam au moment où je cherchais un stage de fin d’année pour la fac. J’ai participé à la fondation d’Akata avec Dominique, Erwan et Sylvie Chang. J’ai alors commencé à faire des traductions de dessins animés et de manga, notamment pour Delcourt avec Nana. Mais pour diverses raisons, au bout d’environ 2 ans, j’ai eu envie de voler de mes propres ailes, et surtout de développer davantage de projets musicaux…

logo-akata Dominique-verret Nana Tome 1

Justement, est-ce que la musique c’était un projet de longue date ou est-ce venu sur le tard ?

A l’âge de 15 ans, j’ai vu Lofofora en concert à la Fête de l’Huma et j’ai eu un flash: « Ah ouais ! J’aimerais bien faire des échanges entre des groupes japonais et des groupes français, faire venir des groupes nippons ou emmener des groupes français au Japon ». L’idée est restée dans un coin de ma tête…

Dans le cadre des activités d’Akata, nous avions prévu quelques projets de sortie de CD mais finalement ça ne s’est pas fait. Toutefois, ça m’a motivée. Mon premier projet a été That’s Nip-Hop, un documentaire suivant des danseurs et rappeurs français au BBoy Parc à Tokyo. En parallèle, j’ai créé ma propre société, dont le but premier était d’être intermédiaire entre les sociétés japonaises et les sociétés françaises. J’ai notamment travaillé pour Casterman en tant que coordinatrice de la collection Sakka.

Logo Soundlicious

En 2005, j’ai créé le label Soundlicious avec Fabrice Buon (l’ami de fac qui m’avait parlé d’Animeland) et on a entamé la sortie de CD… au moment où ça a commencé à ne plus marcher ! (Rires)

Ça a été une expérience bien galère, mais très enrichissante. On a eu des bons groupes qui marchaient plutôt bien (MUCC, LM.C) et qui permettaient d’essayer d’en lancer d’autres et de garder espoir ! Le problème est que comme ils marchaient bien, leur prod est vite allée voir ailleurs, cherchant à vendre ses licences à des structures plus grosses que Soundlicious. Des moments très désagréables qui, s’ajoutant à la difficulté de faire décoller les autres groupes, aux pertes financières et à l’incompréhension des fans, m’ont donné envie d’arrêter Soundlicious.

À cette époque, fin 2008, je commençais à travailler pour Japan Expo. J’étais dégoutée du milieu de la J-music. Mais au cours d’une discussion sur la musique, Thomas Sirdey (l’un des créateurs de Japan Expo) m’a dit qu’il trouvait dommage que je veuille arrêter, parce que Soundlicious avait une image assez positive et que ça faisait un peu plus de 3 ans que le label existait. Je me suis donc associée à lui, ainsi qu’à Jean-François et Sandrine Dufour, pour la création de « Soundlicious 2.0 » l’année dernière. Par chance et bon timing, nos premiers événements musicaux ont été avec les Morning Musume, puis VAMPS.

Notre activité est centrée sur l’organisation d’événements musicaux et non la sortie de CD. C’est moins risqué ! Aujourd’hui, nous développons des projets de tournées et de « one shot » (concert unique) et nous nous occupons de la programmation du JE Live House.

En ce qui concerne les artistes musicaux japonais… On sait que dans le monde du manga, en plus du « facteur argent », le relationnel et l’image ont une place importante quand on veut acquérir des œuvres. Est-ce la même chose dans le monde de la musique nippone ?

Sae Cibot au JE : deux téléphones et un bloc notes, c'est la base !En musique c’est peut-être même exacerbé par rapport à l’édition. L’édition reste un business classique alors que la musique c’est du show-business. Les gens font très attention à l’image que tu renvoies, surtout au Japon. Je suis ne pas trop « bling-bling » et je préfère être jugée pour ce que je fais plutôt que pour l’image que je donne, mais je me suis rendu compte que ça ne suffisait pas forcément, et que ça n’était pas aussi facile que ça. Le Japon est quand même une société « un peu » machiste, donc quand tu es une petite nana, jeune, qui débarque de nulle part en disant

(S’imitant elle-même, enjouée et dynamique) : « Bonjour, j’aimerais bien faire tourner des groupes ! ».

(Imitant un gérant de boîte nippone, dubitatif et solennel) : « Tu peux répéter… Petite ? »

Bref… Il faut expliquer ce que tu as fait, montrer que tu es sérieuse, etc. Et maintenant, avoir Japan Expo « sur son CV », ça donne du poids. Mais une relation de travail et de confiance met quand même beaucoup de temps à se mettre en place.

Est-ce que tu es en contact avec les artistes, les maisons de disques ou bien des agents ?

Ça dépend, il y a tous les cas de figures. Parfois tu rencontres des artistes sans manager, comme GARI par exemple. Pour d’autres il faut passer par le management, pour d’autres encore par la maison de disque. Lorsque management et maison de disques sont dans la même structure c’est pratique, mais ce n’est pas toujours le cas et ça peut devenir compliqué.

En ce qui me concerne, les artistes que je connaissais déjà m’ont mise en contact avec d’autres groupes de leur entourage. C’est comme ça que GARI m’a présenté Suns Owl, qui m’a présenté Long Shot Party. Le bouche à oreille est donc assez important.

Récemment, le concert organisé par la SM Town a permis une montée en puissance assez rapide de la K-pop sur le territoire français. Quel est le ressenti du coté des maisons de disques japonaises ?

Je n’ai pas eu l’occasion d’aborder le sujet au Japon, mais je pense qu’ils ont un peu peur. Il faut dire qu’ils sont plutôt maladroits en business international… Ils mettent du temps à comprendre.

Le manga ? Ils ont mis dix ans à comprendre que ça marchait. Japan Expo ? Il leur a fallu plus de sept ans pour s’y intéresser. Pour la musique, c’est un peu pareil. Au départ c’est resté assez confidentiel, ça les amusait que certains artistes aillent se produire en France ou en Europe, mais sans plus. Après il y a eu un certain engouement, avec le visu notamment, mais ils ont continué d’observer et de réfléchir…

SM_Town_Live_in_Paris

Jusqu’au moment où les Coréens débarquent en force en France et maintenant, ils sont un peu là à se demander ce qu’ils doivent faire. On va voir comment ils réagissent. Tout ce que j’espère c’est que ça va leur donner un petit électrochoc et qu’ils vont se décider eux aussi à faire des gros événements, parce qu’il y a moyen d’organiser plein de beaux projets, beaucoup d’artistes ne sont pas encore venus.

Après tout X-Japan a enfin donné un concert en France… depuis le temps ! L’an dernier, ils nous avaient contactés pour faire une simple conférence à Japan Expo, mais on n’était pas convaincus que ce soit très intelligent après toutes les annulations de concert. Du coup, on leur a très fortement conseillé de faire un showcase… Et ça a marché !

Puisque l’on parle de Japan Expo, passons à la seconde partie de cette interview… Tu fais quoi à Japan Expo ?

Qu’est-ce je fais à Japan Expo… (Songeuse face à cette vaste question) Je fais plein de choses ! (Rires)

Quand j’ai commencé, en 2008, j’étais responsable des relations avec le Japon. C’est-à-dire que j’étais l’interlocutrice de tous les Japonais, quelle que soit leur typologie. Ensuite je suis progressivement devenue directrice des relations internationales avec le développement de Comic Con’. Maintenant, depuis le début de l’année, je suis directrice des relations internationales et directrice du contenu.

Ça fait beaucoup de travail, bien que je sois épaulée par une équipe de 6 personnes. Et cette année ça a été particulièrement dure surtout au niveau relations internationales. J’ai été, comment dire, « un peu » sollicitée…

Mon travail dépend en partie de l’actualité au Japon, donc sans cette catastrophe les choses auraient été assez différentes. Il faut dire que dans la boîte après ce qui s’est passé, aussi bien sur le plan émotionnel que psychologique, on était un peu… (Cherche le mot adéquat)

Choqués ?

Oui, voilà. Surtout que le 12 (ndr : le lendemain du séisme), je devais partir au Japon avec Thomas Sirdey et Jean-François Dufour… Et le 13, c’était mon anniversaire, accessoirement…

En mars c’est souvent l’occasion de finaliser les projets … Mais la catastrophe nous a coupé les pattes. Le voyage a été repoussé à avril et comme notre calendrier était chargé, j’y suis repartie seule. Ensuite j’y suis retournée quatre jours fin mai pour recevoir un AMD Award, que Japan Expo a reçu en tant que festival qui soutient le développement des contenus japonais depuis plus de 10 ans.

Japan Expo 12

C’était important pour moi que quelqu’un de l’organisation soit présent, symboliquement : ça montrait aux Japonais que Japan Expo était bien là, qu’on ne les laissait pas tomber dans les moments difficiles (certaines personnes croyaient qu’on allait annuler l’édition de cette année !).

Cet évènement du 11 mars a mis les Japonais sous stress en continu, et je pense que là, ils doivent être fatigués psychologiquement. Mais en même temps, pour certains, ça a été une prise de conscience de la nécessité de se bouger, d’aller plus vers l’étranger. Cette volonté d’aller davantage vers l’extérieur pointait déjà le bout de son nez, mais je pense que ça a accéléré cette évolution.

Concrètement, quel a été l’impact des évènements du mois de mars sur la venue d’invités à Japan Expo ?

En fait, avant que tout ça n’arrive, trois invités ont décommandé en février. Ils avaient donné leur accord avant janvier et finalement, ils nous ont sorti des choses du genre : « Finalement non, on n’est pas disponibles », et ce trois semaines d’affilées. En fait, chaque semaine j’avais ma petite annulation.

Au niveau du Live House, j’étais contente puisque la programmation était déjà quasiment bouclée fin janvier. On a juste eu une annulation d’un chanteur qui était pris dans un drama… Tant mieux pour lui, dommage pour nous.

Après le séisme et ce qui a suivi, on a eu plusieurs annulations, pour diverses raisons. Changement de planning, pour des sorties de CD ou des tournées repoussées, mise en place de concerts caritatifs… La priorité pour beaucoup d’artistes était de rester en national, surtout pour ceux qui étaient connus, afin d’encourager le pays.

Plusieurs artistes se sont simplement demandés ce qui était le plus bénéfique pour leurs compatriotes : rester au Japon et faire un gros concert caritatif ou allez à Japan Expo pour montrer que le Japon a encore la patate et que, comme on dit, the Show must go on ! Pas mal d’artistes ont choisi de rester au Japon et on a donc eu plusieurs annulations, et par conséquent, on a dû réadapter la programmation.

Comment se déroule le choix des artistes du Live House ?

On commence par un appel à candidatures en septembre-octobre. On réalise un texte en japonais où on lance l’appel à candidature pour le JE Live House pour l’édition à venir. Puis on rassemble les candidatures. Ensuite, mon équipe et moi sélectionnons des artistes chacun de notre côté, puis on regarde ce qui se recoupe. Au final, la programmation dépend beaucoup des artistes qui s’intéressent à l’Europe et du budget dont on dispose pour le Live House.

LAZYguns BRISKY

On a essayé d’avoir des choix éclectiques pour ne pas avoir que du rock ou que de l’idol par exemple. Quoique certaines artistes comme Passpo ou May’n était bizarrement classées, en tant qu’artistes pop-rock ou rock d’après leurs biographies…

Euh… On parle des mêmes ?

Nous, on se disait « Mais c’est des idols, elles ne peuvent pas être rock ! ». En même temps c’était dans la bio officielle, donc on l’a laissé, mais musicalement on les a bien comptées comme idols.

C’est une sélection qui est au final assez compliquée puisqu’il faut mélanger des artistes indépendants, des artistes connus… Les désidératas des uns et des autres étant différents. On s’arrange pour mélanger les genres et équilibrer les journées, pour ne pas avoir un seul genre par journée, etc.

J’essaye aussi de sélectionner des artistes qui sont déjà signés par des structures françaises. Cette année, j’étais contact avec Sonore, Ramen Events, Bishi-Bishi et Wasabi, mais pour des raisons propres à chacun nous n’avons pas pu travailler ensemble cette année… Peut-être l’année prochaine.

Est-ce qu’il y a un artiste que tu aimerais ramener un jour ?

J’aimerais bien, même si ce n’est pas spécifique au JE Live House, faire un test avec du hip-hop ou du Rn’B. Je sais que ça ne correspond pas forcément aux attentes du public… Encore que, tant qu’on n’a pas essayé, on ne sait pas vraiment. Je marche beaucoup au coup de cœur, mais je fais aussi attention aux attentes des fans, même si certains souhaits sont difficiles à réaliser. De base, il est quasiment impossible de faire venir un artiste qui ne s’intéresse par à l’Europe.

Après, bien sur, stratégiquement, j’aimerais bien faire venir un boy’s band…

Les Johnny's un jour en France ?

Un Johnny’s…

Oui voilà, un Johnny’s ou un « Johnny’s-like », parce que je sais qu’il y a une forte demande pour ce genre d’artiste. En fait, il y a plusieurs buts au JE Live House : montrer au public plusieurs genres musicaux japonais et apporter une visibilité aux artistes japonais, mais aussi faire plaisir au public français. Pourtant, malheureusement, pour faire venir un artiste, il ne suffit pas de contacter la maison de disque ou le management en disant : « S’il vous plaît, y a des fans qui n’attendent que ça en France ! », ce serait trop facile !

Mais bref… pour résumer, j’aimerais bien faire venir des groupes de Hip-Hop ou de Rn’B et un Johnny’s… Malheureusement, les Johnny’s c’est ultra-compliqué, ce n’est pas comme si on n’avait pas essayé de tâter le terrain. On m’a toujours dit : « Non, ils ne s’intéressent pas à l’étranger ». Ces dernières années, des groupes de Johnny’s Entertainment sont allés faire des tournées en Asie, mais ça ne va pas plus loin. Espérons que ça va changer, car ils ont suffisamment de notoriété pour qu’on fasse un concert Soundlicious à part.

Espérons… Il y a d’ailleurs un média où ce genre de groupe est assez populaire, c’est celui des webradios et je pense notamment à Japan FM. Ton avis là-dessus ?

J’avoue que je n’écoute plus la radio, même si j’ai participé à quelques émissions sur Génération, une radio Hip-Hop, ou sur Radio Libertaire, il y a quelques années pour faire découvrir le Hip-Hop japonais aux auditeurs.

C’est quelque chose que je trouve vachement bien, puisque ça éduque et ça apporte une ouverture sur ce qui existe… Si j’avais le temps, j’en referais ! (Rires)

Et pour finir, ton dernier coup de cœur musical ?

Je reste à fond GARI. Pour la petite histoire, on travaille ensemble depuis 2006, ils sont d’ailleurs devenus des amis et, avec Thomas, on s’est beaucoup impliqués dans leur recherche créative. On les a conseillés, presque coachés, à titre amical bien sûr. On les avait vus sur scène et comme ils ne perçaient pas au Japon, ils se prenaient un peu la tête. Leur musique était très bien mais très complexe, donc on leur a donné quelques conseils, sans pour autant créer pour eux ou être intrusifs ! (Rires)

Et donc là ils vont sortir leur nouvel album – allez un petit peu de pub (rires) – qui va être disponible sur iTunes France dès le 17 juillet et je vais l’y télécharger parce que je les soutiens à fond, j’adore leur musique. Quand ils m’ont filé leur démo ils m’ont dit : « Tu vas voir c’est un peu différent de ce qu’on fait d’habitude », mais en fait tu reconnais leur son, leur mélodies et j’ai l’impression qu’ils se sont trouvés… Ça m’a fait super plaisir, j’espère que ça va marcher !

Sinon, il y a Uplift Spice que j’aime beaucoup et avec qui on va enfin faire une tournée en France en octobre ! Et j’attends de retourner au Japon pour découvrir de nouveaux artistes !

Merci Sae !

De rien :D

Merci donc à la sympathique Sae Cibot pour cette interview et à bientôt avec pleeeein de groupes nippons. En attendant j’en profite pour vous annoncer les dates de la tournée d’Uplift Spice, dont 2 nouvelles qui viennent de tomber aujourdhui :

  • Le 29/10 :  La maroquinerie à Paris
  • Le 30 /10 : Japan Expo Centre (showcase de 20 min)
  • Le 31/10 : La Fourmi à Limoges
  • Le 2 / 11 : Le Ramier à Toulouse

D’autres dates sont censés venir s’ajouter, mais rien n’est encore finalisé à l’heure actuelle.

Japan Expo 2011 – Reports et Interviews :

LAZYguns Brisky : report photos

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Valentin Seiche : rencontre avec un nouvel auteur d’Ankama

JE 2011


août 29th, 2011
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[JE 2011] Shanti : Report photos & vidéos du JE Live House

⊆ juillet 25th, 2011 | ≡ Topic: Articles, J-music, Report | | ˜ 1 Commentaire »

Shanti au JE Live House

Après LAZYguns Brisky, voici la seconde artiste du JE Live House dont j’ai pu profité au Parc des expositions de Villepinte. Il s’agit de la jeune et jolie Shanti dont je vous avais narré le parcours il y a peu. Le concert a été placé en fin d’après midi, un excellent timing après une journée bien agitée dans les couleurs de la Japan Expo.

Présentée comme une chanteuse à voix, la demoiselle a su se montrer dignes des attentes et a bercé un public pendant ses 45 minutes de concert. Accompagné de musiciens français et japonais, la belle Shanti a également pris la guitare à plusieurs reprises, notamment pour le fameux Love Matters dont je vous ai déjà parlé. Le concert fut donc doux et apaisant, tintée d’une ambiance pop-folk séduisante où il faisaient bon se laisser bercer. Même si rien ne remplace le vécu live, voici un petit medley de cette prestation… Enjoy ;)

Une seconde vidéo avec Love Matters en entier mais surtout la présentation des musiciens par Shanti elle même :

Ce concert fut également l’occasion prendre quelques photos, et j’en profite pour féliciter les organisateurs de cette JE Live House pour la gestion réussie des effets de lumière et la ponctualité globale des concerts (ceux auxquels j’ai pu assister en tout cas !). Voici les photos :

Voilà pour ce petit report tout en images et en sons. Prochain épisode JE : une nouvelle interview, consacrée à une calligraphe pas comme les autres ;)

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juillet 25th, 2011
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Do As Infinity : Naissance d’un trio rock…

⊆ juillet 21st, 2011 | ≡ Topic: Articles, J-music | | ˜ Pas de commentaires »

Do As Infinity

Lorsque j’ai commencé à parler J-music sur ce blog, je considérais quelques groupes comme des évidences et parmi ceux-ci il y a Do As Infinity. J’ai déjà réalisé un premier papier sur le groupe mais j’ai découvert hier que ce groupe de pop / folk / rock était encore très méconnu du grand public.

Comme le premier écrit était très incomplet, j’ai sauté sur l’occasion de diffuser la musique de cet excellent groupe et de vous parler de leur histoire plus en détail. C’est parti, bonne lecture et bonne découverte ;)

1999 : Do as Infinity is born

Tout commence avec Dai Nagao. Né le 28 mars 1971, l’homme commence en tant que compositeur pour un groupe amateur. Ce dernier finit par se séparer mais Nagao continue de composer et envoie des démos tapes un peu partout, à plus de 50 maisons de disques nippones en réalité.  La célèbre firme Avex Trax le remarque et l’embauche comme compositeur. Il se met rapidement au travail et compose pour Ayumi Hamasaki et Hitomi… Il y a pire comme débuts !

Des auditions ont ensuite lieu car Nagao désire tout de même former un groupe. Il choisit Tomiko Van comme chanteuse et Ryo Owatari comme guitariste. Petite anecdote : Ryo se fait remarquer en arrivant aux auditions avec un jogging rouge, sa guitare Fender et sa pédale wah wah. Alors qu’on lui demande de jouer un seul extrait le jeune homme ne se démonte pas et interprète trois morceaux complet !

Le groupe est né et, le 29 septembre, il sort son premier single : Tangerine Dream. Il passe relativement inaperçu et se classera 58e à l’Oricon pour 6300 CD vendus, mais c’est l’occasion de redécouvrir Tomiko Van dans sa jeunesse :

Il tienne ensuite leur premier concert au Shibuya AX. Ils effectuent des performances quasi quotidiennement dans la rue, du Shibuya 109 (un coin connu des street performer) à la station Yokohama, ou même en dehors de Tokyo, comme à Fukuoka. Ils enchainent les concerts dans la rue et dans les boutiques de CD à travers le Japon, participent à certains festivals notamment dans la région natale de Van, Kumamoto. Cette série de concert légendaire s’arrête au 100e, avec un concert gratuit pour leurs fans, à Shibuya Kokaido.

En décembre ils sortent leur second single, Heart, avec un clip en pleine nature, comme souvent par la suite. Ce second titre un peu plus rock préfigure également de la musique du groupe, comme vous pouvez le voir ci-dessous. Pour l’instant la renommée est inchangée : 56e à l’Oricon et 7 000 ventes.

Après ce second single le groupe continue les concerts jusqu’à la fin de l’année et la soirée du réveillon de leur major : Avex Millenium Count Down au Roppongi’s Velfarre Club. Le groupe est donc sur de bons rails et une étape va être franchie dès l’année suivante.

 2000 : Premier album et premier succès

Leur troisième single, Oasis, sort en janvier, en voici le clip :

Le titre reste 8 semaine dans l’Oricon, monte jusqu’à la 25e place et vend 76 600 singles. C’est la première fois que le groupe rentre dans un top 30 de l’Oricon single et il ne le quitte plus par la suite. Autre première fois : Oasis sera choisi pour devenir la musique d’une publicité TV, pour la ligne de cosmétique Testimo de la société Kanebo.

Cette fenêtre ouverte permet au groupe d’accéder à d’autres… Leur single suivant, Yesterday & Today (live ci-dessous) est sélectionné pour être le thème d’un drama, Nisennen no Koi, avec des personnalités comme Miho Nakayama et Kaneshiro Takeshi au casting.

Le B-side du single, Raven, a lui aussi droit à ces honneurs et devient la chanson de fin du film d’horreur Uzumaki. Ces deux opportunités donnent au groupe leur premier hit car le single, sorti le 23 février, grimpe jusqu’à la 10e place de l’Oricon, reste dans le classement 9 semaines et se vend à 156 200 exemplaires.

Le groupe sort logiquement son premier album, Break of Down, en mars, et marche encore mieux que le single : 3e à l’Oricon album  sa sortie, il y reste 10 semaines et se vend à 379 970 exemplaires. Ça peut paraitre modeste vis à vis des ventes des AKB ou du haut du panier Oricon, mais ça reste un énorme succès, surtout à l’époque.

Le groupe continue de se faire connaître avec plusieurs performance live et sort en août son 5e single, Rumble Fish (clip ci-dessous) thème du film à succès Kamen Gakuen.

En août est également enregistré un autre titre qui ne sortira pas en single mais qui va devenir un morceau récurent de leur live : Summer Days, leur morceau 100% anglais le plus connu à ce jour (avec Break of Down de leur début). L’occasion pour moi de vous passer un extrait de live du groupe, pas forcément bien chanté mais chanté avec énergie !

En novembre le groupe sort un nouveau single, We Are, dont Tomiko dit régulièrement qu’il est son morceau préféré du groupe.

En fin d’année DAI renouvelle sa soirée de réveillon au Roppongi’s Velfarre Club.

 2001 : Nagao part en coulisse mais le groupe continue de plus belle

C’est lors de ce concert de fin d’année que Nagao décide de se concentrer davantage sur la composition plutôt que les prestations scéniques. Il apparaitra à quelques rares occasions par la suite, pour des concerts anniversaires ou pour le concert de fin en 2005. Il préfère donc rester derrière la scène car il est difficile de gérer à la fois l’écriture des morceaux, les live et les campagnes de promotion. Il se concentre donc l’écriture et l’enregistrement.

Cela n’empêche pas le groupe de vivre une année 2001 de folie. Avec des titres aux succès grandissant, il ne leur manque plus qu’une apparition TV pour faire partie des artistes connus et reconnus dans leur pays. C’est chose faite avec Desire (clip ci-dessous), leur nouveau single, qui sera joué en live dans l’émission Music Station, qui leur apporte une renommée encore plus large.

Le passage TV fait son effet et le single se place 8e de l’Oricon où il reste 6 semaines. Il se vend à 145 400 exemplaires. Cette réussite permet au groupe de lancer leur deuxième album, New World, qui se classe premier de l’Oricon album. Il y reste 14 semaines et se vend à 353 660 exemplaires.

Tomiko décroche ensuite un contrat pour la compagnie Lavenus (des produits capillaire) et tiens un rôle dans une série de six pubs pour la marque. L’occasion de placer quelques uns de ces titres au passage :  Toku Made et Bokenshatachi entre autres, qui est utilisé à trois reprises. Voici le clip de Toku Made :

Arrive le mois de mai et le 9 single du groupe Week!, suivi un mois plus tard de Fukai Mori leur 10e single et assurément l’un de mes titres préférés de Do As Infinity. Allez hop, on se l’écoute :

En fin d’année le groupe sort Deep Forest, leur 3e album et surtout le plus vendu à ce jour… Premier de l’Oricon il se vend à 609 290 copies !

2002 : Reconnaissance internationale

En janvier Van se permet une petite expérience solo et apparait dans un charity album du label Avex : Various Artists Featuring Songnation Ca ne l’empêche pas de travailler avec le groupe qui sort son nouveau single,Hi no Ataru Sakamichi, une belle ballade que je vous propose en live :

En mars le groupe sort son premier best-of, Do the Best et voyage pour la première fois au delà des frontières japonaises. En avril, DAI se rend à Taiwan puis Hong Kong et rencontre là aussi le succès. Lors de leur concert au CD store HMV à Hong Kong ce sont près de 500 fans qui les attendent, une sacré affluence pour un magasin de CD !

Le succès est aussi palpable au Japon : ils sont nominée pour le prix du meilleur album pop-rock de l’année à la 17e cérémonie des Gold Disc Award et emporte le trophée. Après une petite pause au retour de leur tournée en Asie, il embraye sur leur 13e single, un double qui plus est : Under the Sun / Under the Moon. Deux titres estivaux que je vous propose de découvrir de suite… Vous préférez lequel ?

Under the Sun

Under the Moon

Après une tournée de 8 dates au Japon avec le Avex’s A-nation tour, Do as Infinity sort son 14e single, Shinjitsu no Uta, en octobre. Le titre devient le 5e ending theme d’InuYasha et marche bien en Chine, il fut d’ailleurs traduit en mandarin.

Le groupe profite de ce morceau pour montrer à leurs fans que le groupe ne les oublie pas. Sur leur site web, il leur propose de leur envoyer des histoires courtes avec un morceau de DAI en thème, et en y incluant le mot shinjitsu (vérité). Sous le titre  Your Truth, ces histoires furent compilées et éditées sous la forme d’un livre.

Le groupe finit l’année avec une autre tournée japonaise Do As Infinity greatest year 02: All Standing, et la sortie de leur 4e album, True Song. Cet album marque un premier tournant dans la popularité du groupe. Même si Do As Infinity est un groupe que tout le monde connait à cette époque au Japon, un peu de lassitude semble apparaître. L’album grimpe à la 3e place de l’Oricon et se vend à 272 291 exemplaires.

Voilà qui clôt d’ailleurs cette biographie, en plein succès et forcément incomplète mais j’ai préféré la scinder en deux parties pour ne pas la rendre indigeste. La suite de ce dossier est désormais disponible ici… Une suite consacrée à la mort et à la renaissance du groupe en 2008.

J’espère que ça vous a plus et que celà vous incitera à vous procurer les 4 premiers albums de DAI… D’ailleurs les plus malins auront sans doute fait le rapprochement entre le nom du groupe, Do As Infinity et le nom de son fondateur Nagao DAI. Non ? Allez cherchez un peu ;)

Do As Infinity


juillet 21st, 2011
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[JE 2011] : Itw May’n – La chanteuse « May’n stream » du JE Live House

⊆ juillet 20th, 2011 | ≡ Topic: Articles, Interview, J-music, Report | | ˜ 1 Commentaire »

May'n - Japan Expo 2011Sur cette Japan Expo, peu de choses ont finalement été « officiellement » accordées aux petits médias de type blogs ou site web de second plan et il est difficile de savoir s’ils pourront un jour être vu au delà de leurs statistiques forcément misérables en comparaison de gros sites web ou des médias papier et TV.

En attendant, c’est à nous de faire nos preuves et d’aller là où se situent les opportunités intéressantes. Parmi celles-ci j’ai eu l’occasion d’être ajouté le samedi après-midi à la conférence de la chanteuse May’n dont je vous ai déjà parlé en préambule de la JE. C’est une chanteuse assez réservée que nous avons pu découvrir durant une trentaine de minutes, barrière de la langue oblige. De plus lors d’une conférence les questions partent parfois dans tous les sens et il est difficile d’établir un fil conducteur et un contact avec la personne présente.

Enfin, petite remarque moralisatrice qui n’engage que moi mais qui vaut pour toutes les conférences de presse JE… Le fait que certains journalistes arrivent à une conférence comme des fleurs sans vraiment de questions préalables – même préparées à l’arrache tant pis – ça n’aide pas. Quand ils ont l’expérience qui leur permet de rebondir ça passe sans souci mais sur ce JE ça ne fut pas le cas de tout le monde… Fin de la morale à deux yens ;)

On passe donc à cette conférence qui devrait faire plaisir aux fans de la chanteuse, assez nombreux mine de rien. Bonne lecture !

Qu’est-ce qui vous a poussé à devenir chanteuse ?

J’avais trois ans et j’ai vu à la télévision la chanteuse Namie Amuro et j’ai eu envie de chanter et de danser comme elle.

Et entre l’âge de trois ans et maintenant, quel est votre parcours ?

J’ai commencé à participer à des shows et des compétitions dès cet âge, mais mes premières auditions se sont déroulées lorsque j’avais neuf ans et j’en passais une dizaine par an.

Quelles sont vos influences musicales ?

Je suis influencée par la j-pop, k-pop et la chanson américaine mais mon but reste de créer ma propre musique, quelque chose que je partager avec mon public.

Etes-vous fan d’un groupe ou d’un artiste en particulier ?

Je dirais que Janet Jackson, Madona ou encore Namie Amuro sont des personnes que j’aime beaucoup et qui m’ont influencées.

Quelle est votre instrument préféré ?

Je pratique le piano depuis que je suis toute petite et quand je compose c’est l’instrument que j’utilise. Mais j’ai aussi commencé à apprendre la guitare folk depuis peu et j’espère en jouer correctement bientôt !

Durant votre carrière vous avez réalisé des titres pour des animes, Macross Frontier par exemple, mais aussi pour des films… Parmi ces expériences, laquelle a votre préférence ?

J’aime toute ces expériences mais Diamond Crevasse (voir ci-dessous) est particulière pour moi car c’est elle qui m’a permis de faire connaître, qui a fait naître May’n en quelque sorte, donc j’ai beaucoup d’affection pour cette chanson.

 

En 2010, vous avez rempli le Nippon Budokan, un stade japonais mythique. Qu’est-ce que ça représente pour une chanteuse japonaise ?

Le Budokan est une salle de concert très particulière au Japon, chargée d’histoire. Pour un artiste japonais c’est un peu la Mecque de la musique. Donc j’étais très stressée mais aussi très honorée à l’idée de devoir y faire un concert.

Quand vous avez commencé votre carrière, pensiez-vous un jour atteindre le succès ?

J’ai commencé les auditions à l’âge de 9 ans mais je n’ai pas rencontré la réussite immédiatement et je n’ai commencé à percer que vers l’âge de 14 ans. Mais je voulais tellement être chanteuse que je pense que, même si ces auditions n’avaient pas fonctionné j’aurais continué d’essayer, encore et encore…

 

Est-ce que vous avez des conseils pour percer dans le monde de la musique ?

Je suis devenue la chanteuse parce que la musique était ma passion, puis c’est devenu mon métier. Il y a des moments fatiguant mais aimer la musique me permet de tenir et je pense que pour y arriver et percer il faut avoir cette passion.

Vous parlez de moments fatigants… Qu’est-ce qui est le plus difficile dans votre métier ?

Je suis parfois fatiguée physiquement car le timing très serré et le planning bien chargé : enregistrement, photos, etc… Mais j’entretiens un blog, qui me permet de communiquer avec les fans et de recevoir leur soutien, ce qui constitue un soutien énorme pour moi et m’évite de penser à cette fatigue.

C’est la première fois que vous faites un concert en France, qu’est-ce que vous en pensez ?

J’ai déjà fait plusieurs concerts en Asie mais comme j’avais reçu plein de fans français ou européen j’étais très impatiente de pouvoir faire un concert en France et j’ai eu cette chance via Japan Expo. Hier et aujourd’hui j’ai pu rencontrer des fans en dédicaces, parfois en larmes devant moi et très content d’avoir pu me rencontrer. Donc je suis vraiment très contente d’avoir pu venir pour les rencontrer.

May'n au JE Live House par Lense.fr

Quelles sont vos impressions sur la convention Japan Expo ?

Japan Expo est très connu au Japon, donc avant de venir j’étais très excitée de pouvoir venir cet évènement. Et quand je suis arrivée et je me suis aperçu que c’était encore plus grand que ce que j’avais imaginé, j’étais très surprise. Je me suis également rendue compte qu’il ne s’agissait pas que de manga et d’animes mais aussi de cuisine et de mode et je suis très heureuse que ces domaines soient activement présents sur ce salon.

Avez-vous eu le temps de voir Paris, de vous balader un peu ?

Je suis allez au Champs Elysées, j’ai mangé une tarte à Montparnasse. J’ai pu aller visiter la Tour Eiffel un après-midi et y retourner un soir pour la voir scintiller, j’ai trouvé ça très beau.

Lorsque vous partez en tournée à l’étranger vous racontez souvent vos expériences culinaires locales… Qu’en est-il pour la France ?

J’ai mangé un steack de veau hier, quelque chose que nous n’avons pas au Japon donc j’étais très contente d’avoir pu en manger un, c’était très bon !

Les japonais ont souvent une image idéaliste de la France. Est-ce que ce que vous avez découvert en venant ici correspondait à votre image de la France ?

Tout se déroulait comme dans un film, toute la ville était comme un musée en plein air (rires).

Quels sont vos prochains projets ?

Le mois dernier j’ai sorti un nouveau single, Scarlet Ballet et je viens de finir une tournée en Asie. Je vais donc me lancer dans une tournée pour le Japon cet automne.

Scarlet Ballet

Suite à la catastrophe du 11 mars, est-ce que vous avez ou allez participer à des concerts caritatifs pour venir en aide aux sinistrés ?

Durant ma toute dernière tournée en Asie, beaucoup d’asiatiques ont apportés des dons pour soutenir le Japon et nous avons pu récolter des fonds. En revenant de la Japan Expo, je vais également participer à un évènement pour soutenir les victimes.

Lors de la  Japan Expo, plusieurs initiatives ont été mises en place pour soutenir et aider le Japon suite à cette catastrophe. Est-ce que ça vous surprend que les étrangers s’investissent autant ?

Je suis très contente que les français participent et aident les sinistrés, ça me touche beaucoup.

Le tourisme japonais souffre beaucoup en ce moment alors que le pays en a bien besoin donc, justement, avez-vous un message à faire passer aux occidentaux pour les encourager à venir au Japon ?

Nous intensifions nos efforts pour reconstruire le pays et les sinistrés font leur maximum et j’espère très vite pouvoir passer le message que le Japon va mieux et que l’on réussira à s’en sortir.

May'n - Japan Expo 2011

Pour inciter les gens à venir visiter ce pays, pourriez-vous nous donner votre endroit ou votre ville préférée ?

Il y a plusieurs villes japonaises qui valent d’être visitées : Kyoto, qui représente la culture et l’histoire japonaises. Je suis originaire de Nagoya et je vous conseille d’y aller, la nourriture y est excellente !

Envisagez-vous de faire autre chose que de la musique ?

J’ai publié il n’y pas longtemps un book mais c’était surtout pour toucher davantage de monde et les amener à découvrir ma musique car c’est vraiment là-dessus que je voudrais me concentrer, pour pouvoir toucher le plus de monde possible, en envoyant des messages à travers mes chansons.

Et en dehors de la musique avez-vous d’autres passe-temps ?

J’aime bien lire, regarder des films…

Quel est la dernière œuvre qui vous a plu ?

J’aime surtout la lecture et découvrir toute l’œuvre d’un auteur. En ce moment mon auteur préféré c’est Haruki Murakami.

Pour finir, avez-vous un message pour vos fans français ?

Je suis très contente de ma venue en France. Je vais redoubler d’efforts afin de pouvoir revenir et faire un concert en solo.

Merci May’n !


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juillet 20th, 2011
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[JE 2011] : LAZYguns Brisky

⊆ juillet 5th, 2011 | ≡ Topic: Chroniques, Evènement, J-music, Report | | ˜ 3 Commentaires »

LAZYguns BriskyAprès 4 jours très intenses, il est grand temps de commencer le report estival de cette Japan Expo 2011. Pour ce faire, je vais alterner les reports photos et les interviews, en plus des billets usuels du blog.

On commence aujourd’hui avec de la J-music et le meilleur moment de ma première journée JE : le concert des LAZYguns Brisky au JE Live House, un moment mélangeant rock’n roll et ambiance hippie-punk. Un très bon show qui mérite à lui seul de venir sur le JE, car un bon concert d’une heure pour le prix du billet de jeudi, c’est franchement donné !

Pour tout ceux qui ne connaitrait le groupe que via leurs albums, sachez que leur performance live est bien au dessus de leur son en studio. Vous l’aurez compris… J’ai été conquis !

Pour rappelLAZYgunsBRISKY est composé de 4 amies de lycée qui nous proposent un rock garage assez tentant, avec une influence rock-hippie US des années 70-80, aussi bien dans l’image (cf leur site officiel) que dans leur musique. Ce groupe indie se forme en 2006. Lucy (au chant), izumi (guitare), azu (basse et choeur) et Moe (batterie) enregistrent un an plus tard leur premier cd démo, the trip.

En 2008 c’est le premier album qui pointe le bout de son nez et se nomme quitoxic. En décembre le quator fait un tour par la case Major (chez Victor Entertainment) et sort deux albums : Catching et 26 times. Elles créent  ensuite leur propre label G.O.D Records en novembre 2010 et lance leur premier single, CHILDHOOD, vendu uniquement en concert.

Passons tout de suite au report photos :

Pour info, Journal du Japon a eu la bonne idée de fournir les dates supplémentaires de la tournée en France du groupe :

  • 03 juillet : Le Divan du Monde, Paris (France)
  • 05 juillet : Bassy Club, Berlin (Allemagne)
  • 06 juillet : Stadtgarten, Erfurt (Allemagne)
  • 07 juillet : Don’t Mess with Metz, Metz (France)
  • 08 juillet : Sonic Ballroom, Cologne (Allemagne)
  • 09 juillet : Atomic Cafe, Munich (Allemagne)
  • 13 juillet : L’excalibur, Reims (France)
  • 15 juillet : Deep Inside, Dijon (France)
  • 16 juillet : Festival du Creux Mourant, Nantoux (France)
  • 18 juillet : L’été à Pau, Pau (France)

Rendez-vous jeudi pour le double concours du mois de juillet et une première session de photos du salon lui même sur la page Facebookdu site.

Japan Expo 2011 – Reports et Interviews :

LAZYguns Brisky : report photos

Kyuton : L’humour nippon au Japan Expo

May’n : La chanteuse « May’n stream » du JE live house
Shanti : report photos & vidéos

Syusui Taba, une calligraphe pas comme les autres

Sae Cibot, entre Soundlicious et invités JE

Silvester Song, manhwaga post-apocalyptique

Valentin Seiche : rencontre avec un nouvel auteur d’Ankama

 


juillet 5th, 2011
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Japan Expo 2011 – Y a quoi à se mettre sous la dent (3) ?

⊆ juin 9th, 2011 | ≡ Topic: Articles, Evènement, J-music | | ˜ Pas de commentaires »

Pour la troisième semaine de suite, voici le programme des invités de la Japan Expo. Après quelques invités manga et la première moitié du JE Live House, voici deux nouvelles raisons d’aller y trainer ses oreilles pour les fans de j-music : Shanti & 1000say . Bonne lecture !

ShantiShanti : Voici une artiste, comme on le dit des gens qui touchent à de nombreux arts : chanteuse, guitariste, auteur de ses chansons, danseuse, peintre et enfin co-présentatrice de J-mélo, une émission de musique sur la chaîne NHK World diffusée à travers 180 pays du monde. Un programme dont les présentatrices me tapent décidément dans l’œil, comme ce fut le cas avec Ai Takekawa l’an dernier.

De son nom complet Shanti Snyder elle est née d’un père américano-musicien et d’une mère japonaise, un métissage extrêmement séduisant si vous voulez mon avis (comme vous pouvez le voir ci-contre). Son attrait pour la musique commence vers l’âge de 15 ans, comme elle l’explique elle-même dans une interview à Japan Today en mai dernier : « J’ai toujours été une grande passion pour les arts, j’aimais peindre et écrire des histoires. J’ai fait de la danse contemporaine et du ballet pendant une dizaine d’années. Plein d’amis musiciens de mon père voulaient que je me mette à la musique et m’ont invité à faire quelques démos, pour le fun. C‘est là que j’ai réalisé que j’aimais chanter et que je voulais le faire pour le reste de ma vie. Je me suis mise au Gospel et j’ai pris des cours de chant à 16 ans, puis j’ai commencé à écouter beaucoup de R&B, de la soul et du jazz« . Voilà pour les influences et la naissance artistique de cet artiste nu jazz.

Son père lui donne alors un excellent conseil : pour apprendre ce métier, le mieux est de travailler auprès de grands musiciens, auteurs et arrangeurs et de s’en inspirer. Elle en prend bonne note et collabore avec de nombreux artistes nippon de différents horizons : Crystal Kay, Toku, Marleen, Take 6, Hajime Yoshizawa, Atsuki d’Exile, etc.

Parmi ces collaborations, vous êtes sans doute plusieurs à en connaître une : celle avec Yoko KANNO qu’elle accompagne à plusieurs reprises à l’écriture ou au chant, notamment sur le morceau Sora, qui appartiens à la bande son du film d’Escaflowne (dont je vous parlais il y a peu dans le dossier Bones). Voici le morceau en question :

Elle se fait connaître en 2008 au Japon où son morceau Home est utilisé pour une pub populaire de café, ce qui lui permet de faire un carton sur iTunes. Elle enregistre ensuite son premier album indépendant, Share My Air, à Paris avec les musiciens français Jean-Michel KAJIDAN et Jean-Philippe RYKIEL et devient l’animatrice de J-mélo jusqu’en 2010. Depuis elle a signé chez la maison de disque Columbia et elle a sorti deux albums : Born to sing en juin 2010 et Romance with Me en janvier 2011. Voici ce que donne son clip Love Matters, un aperçu de sa belle petite voix…

J’en profite pour préciser qu’elle sera en concert gratuit à la maison de la culture du Japon le 21 juin avant de venir se produire sur la scène du JE. Et puisque l’on parle du JE, voici un petit message de l’artiste pour sa venue à la Japan Expo, dans une langue de molière très correcte s’il vous plait !

Autre groupe, autre genre : 1000say (aka a toushand say). Ce groupe électro-rock avec deux chanteurs commence à exercer en 2005 et sort son premier album en 2007 : STARGAZE ORCHESTRA. Leurs influences sont très nombreuses, comme ils l’expliquent dans une interview donnée à Kochipan en janvier dernier : « oasis, weeze, smashing pumpkin, Manic Street Preacher, U2, Radiohead, My Bloody Valentine, FEEDER, Sigur Ros, Björk; The Postal Service, SUPERCAR, cornelius, the band apart, I’am robot and proud, YMO, capsule, Rei Harakami, DE DE MOUSE, Daft Punk, Buffalo Daughter, Her Space Holiday etc..« .

A thousand say

Leur style repose sur une base rock, comme le montre le clip de One Story, ci-dessous, mais le quator possède « une grande et profonde expression musicale avec de multiples couleurs à travers une bonne technique de la musique électro » et leur but est de « varier différentes essences afin de jouer les chansons que nous pensons être idéales » expliquent-ils eux même.

Leur premier festival, le MINAMI WHEEL 2008 a lieu, comme son nom l’indique, un an plus tard et permet à leur popularité de grimper petit à petit. 1000say enchaîne en janvier 2009 avec un second mini-labum, MICROWAVE HEARTBEAT puis est sélectionné single de la semaine sur le iTunes Store. C’est un succès qui leur permet de débarquer sur la chaîne NO LIFE. Depuis on peut également citer leur collaboration avec Disney pour une reprise du célèbre Ce rêve Bleu – A whole new world (oui voilà la chanson d’Aladdin) et un album en préparation pour 2011. On finit avec le clip d’Holy Rain, le clip préféré du groupe, qui met bien en avant leur coté électro :

Voilà pour cette seconde partie j-music. J’aurais pu aussi vous parler de Lightning, le groupe de heavy metal, Golden Bomber, le groupe de visu ou enfin de Hangry&Angry, le duo qui revient à nouveau au JE… Mais j’avoue n’être que peu séduit. Peut-être plus tard donc, mais après la présentation des invités japanime au prochain numéro !  Bonne fin de semaine à tous ;)

Visuels et vidéos : © MEGUMI OYAMA , © 2011 1000say All rights reserved ,

Programme Japan Expo 2011 :

Manga (1)

Manga (2) et Japanime

J-Music (1)

J-Music (2)


juin 9th, 2011
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Japan Expo 2011 : Y a quoi à se mettre sous la dent pour l’instant ? (2)

⊆ juin 3rd, 2011 | ≡ Topic: Articles, Evènement, J-music | | ˜ Pas de commentaires »

La semaine dernière nous faisions le point sur les invités attendu au Parc des expositions de Villepinte pour la Japan Expo 2011, dans le domaine du manga.

Vendredi dernier, c’est la j-music qui est venu squatter les boites des journalistes spécialisés : l’agence de presse de Japan Expo, Sefa Event, nous annonçait la liste des 11 artistes du JE live House, la scène musicale de l’évènement, et de ses 15 showcases. Voici une première fournée de 5 artistes… Bonne lecture !

May'n Sheryl

May’n : On commence avec l’une des plus grosses affiches de l’évènement, de chez Victor Entertainment. Agée de 21 ans, la chanteuse de J-pop de Nagoya est notamment connue pour être la voix de Sheryl Nome, dans l’anime Macross Frontier (image ci-contre), en 2007. Mais tout commence bien plus tôt, lorsqu’elle n’a que 13 ans elle participe au concours Horipro – Talent Scout Caravan – Love Music – Audition et qu’elle parvient à se hisser dans le quator parmi près de 35 000 participants.

Sa carrière pro débute 2 ans plus tard avec son single Crazy Crazy Crazy suivi par Sympathy la même année. Sa première rencontre avec l’animation se fait avec Love Get Chu en 2006. Vient ensuite Macross Frontier pour lesquels elle signe plusieurs morceaux, Diamond Crevasse et Lion étant les plus connus. Voici la version live de ce dernier, qui vous donnera un aperçu de sa voix de soprano :

La demoiselle enchaîne les festivals et se classe de mieux en mieux dans l’Oricon weekly. En 2009 elle atteint la seconde place avec le  mini-album May’n☆Street et elle a fréquemment occupé le top ten depuis. Preuve de son envergure, le 24 janvier 2010 : elle fait un sold out au mythique Budokan, qu’elle parvient à remplir rapidement une seconde fois, le 6 mars dernier. C’est donc LA grosse affiche du festival.

PASSPO☆

On continue dans le mainstream avec les idols kawaii du festival : Passpo☆. Un groupe encore tout jeune, puisqu’il s’agit de 10 demoiselles de 16 à 20 ans qui se sont associées en 2009. Leur premier single, Let it Go, sort le 31 mars 2010 et un premier album arrive le 6 décembre. Les jeunes chanteuses signent ensuite chez Universal Japon en 2011, qui veut donc promouvoir son dernier groupe au delà des frontières nippones. Shojo Hiko, leur premier single chez la maison de disque, est sorti début mai et s’est hissé en première place des ventes. Si on en croit Japan Expo, le jeu de scène du groupe rencontre un succès phénoménal… Je vous laisse seul juge avec un live de Let it Go :

Autre groupe féminin, mais qui capte nettement plus mon attention : LAZYgunsBRISKY, composé de 4 amies de lycée qui nous proposent un rock garage assez tentant, avec une influence rock-hippie US des années 70-80, aussi bien dans l’image (cf leur site officiel) que dans leur musique. Ce groupe indie se forme en 2006. Lucy (au chant), izumi (guitare), azu (basse et choeur) et Moe (batterie) enregistrent un an plus tard leur premier cd démo, the trip.

lazygunsbrisky

En 2008 c’est le premier album qui pointe le bout de son nez et se nomme quitoxic. En décembre le quator fait un tour par la case Major (chez Victor Entertainment) et sort deux albums : Catching et 26 times. Pour des raisons que je ne connais pas (pour l’instant), elles créent  leur propre label G.O.D Records en novembre 2010 et lance leur premier single, CHILDHOOD, vendu uniquement en concert. Voilà pour l’histoire, passons au clip, celui de Goodnight :

On continue avec une curiosité rock-folk que les visiteurs de JE sud connaissent peut-être déjà : TarO&JirO, deux frères guitaristes et chanteurs qui ont débuté en 2000 au Japon. Depuis 2009 ils ont entamé un parcours en Europe pour parfaire leur style et tenter l’aventure hors de leur pays natal, qu’ils regagnent de temps à autre. Ils débarquent ainsi à Londres en 2009 et jouent d’abord dans la rue, près du London Eye, puis se produisent chaque semaine dans un pub, jusqu’en mai 2010, où ils décident de rentrer au Japon.

TarO&JirO

Leur voyage et leur nouvelle expérience semblent porter leurs fruits et le duo enregistre un premier album pendant l’été 2010. Ils repart en Europe, à Japan Expo Sud plus précisement, en février dernier puis se produit dans la rue en face du Vieux Port de Marseille, passe à la radio et enfin donne un dernier concert avant de se diriger vers Paris en avril. Comme les vidéos live du JE sud sont généralement celles de fans pas vraiment caméraman dans l’âme et que le clip proposé par JE n’a pas grand chose à voir avec les live du duo, voici un clip artisanal tourné lors d’un concert dans la rue à Kawasaki.

Et puisqu’on est dans la ré-exploitation de filon made in JE, re-voici l’artiste électro-pop MEG. Vous la conaissez déjà, aussi me contenterai-je de faire court : MEG fait ses débuts en 2002 avec le titre Scanty Blues. Par la suite, ses albums Beam, Step et Beautiful se classent aux premiers rangs des charts sur le site iTunes Music Store, ventes européennes et japonaises incluses. Un petit clip pour la route, celui de Beautiful :

Voilà pour cette première partie J-Music. La seconde est disponible en cliquant le lien ci-dessous. La japanime arrive dans les prochains jours. Bonne semaine à tous ;)

Programme Japan Expo 2011 :

Manga (1)

Manga (2) et Japanime

J-Music (1)

J-Music (2)


juin 3rd, 2011
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Jurés TM Golden Blogs : 10 questions à Shito

⊆ avril 24th, 2011 | ≡ Topic: Interview, J-music | | ˜ Pas de commentaires »

Alors que la liste des blogs inscrits s’allonge petit à petit, voici la première interview de nos 4 jurés blogueurs avec Shito.

Sélectionné l’an dernier dans la liste des 15 avec le Blog J-pop, le blog le plus populaire de la catégorie J-music, Shito est aussi le fondateur du regretté mimu, site de référence de la J-music plusieurs années.

Depuis il prend le temps de se faire plaisir avec son blog ou avec l’organisation annuelle des French J-Music Awards. Le voilà maintenant parmi nous, prêt à sélectionner le meilleur des blogs J-music… Et à répondre à nos questions !

  • Peux-tu te présenter rapidement et nous expliquer comment tu en es arrivé à monter un blog ?

ShitoJe suis donc Shito (aka Kévin, c’est vous qui voyez), j’ai 28 ans, dans la vie je suis ingénieur en informatique, en ce moment je fais essentiellement de la création de sites web en freelance.

Parcours assez classique pour ma génération : Club Dorothée, (et oui !) puis anime, manga, génériques d’anime originaux, pour en arriver à la musique japonaise dans un sens plus large il y a maintenant 13 ans.

Très vite j’ai voulu donner un aspect contributif à ma passion, ce qui m’a amené à travailler sur un certain nombre de sites Jpop comme Nihon-fr par exemple, et à monter mes propres structures, la plus connue étant mikan music network alias mimu, que j’ai dirigé pendant quelque chose comme 4 ans entouré d’une équipe de passionnés dont je reste super fier aujourd’hui.

Mais la vie personne et professionnelle a pris le dessus, m’incitant à fermer ce site en plein succès, parce que je préférais cela à l’idée de le voir perdre inéluctablement en qualité, et puis aussi parce que j’en avais marre de devoir sans cesse mendier auprès des pros français du secteur le droit de faire aux artistes une promotion constructive.

Et j’ai ouvert quelques mois plus tard, mon blog pour garder une tribune, un espace d’expression libre de ma passion.

  • Peux-tu nous présenter simplement le blog Jpop ?

Le blog J-popC’est un blog qui porte un regard de passionné sur l’actualité musicale japonaise, mais qui se veut aussi un outil de suivi et de décryptage, avec du recul. On y trouve bien sûr des chroniques de CD, mais aussi des analyses des tendances du marché, des coups de cœur et coups de gueule, quelques posts à vocation plus fantaisiste où je prends la liberté de m’amuser aux dépends de certains…

Bref un espace d’expression libre, qui me ressemble et qui ne m’impose aucune obligation, exactement ce qu’il me fallait !

  • Quelle plate-forme utilises-tu et pourquoi ?

WordpressJ’ai choisi d’installer et customiser un peu WordPress. C’était un bon compromis entre l’option de développer moi-même mon blog, ce qui m’aurait donné beaucoup de liberté mais pris beaucoup de temps, et l’option de dépendre entièrement des fonctionnalités limitées de plateformes comme overblog, ce qui ne m’aurait pas plu.

WordPress est flexible et efficace, et dispose de tout un tas de modules bien fichus qui permettent de couvrir l’essentiel des besoins tout en proposant une bonne marge de manœuvre sur le plan graphique.

  • Après des années dans des sites web de premier plan, pourquoi passer au format blog ?

Comme je le disais, pour la liberté. La liberté d’y travailler au rythme que je veux, sans la responsabilité qu’impose un gros site en termes de fréquence de mise à jour, réactivité sur les news, etc…

Et la liberté d’y dire ce que je veux, sans engager toute une équipe derrière moi et sans compromettre nos conditions de travail/d’accès à certaines infos, certains artistes, certains “privilèges” matériels qui sont indispensables pour faire correctement le boulot de lien entre les fans et les artistes.

  • Les blogs et les sites webs : concurrents ou complémentaire ? Qu’apportes chacun ?

Concurrents non. Donc complémentaires. Mais la question ne se pose pas vraiment sur le domaine de la J-music. Des sites web spécialisés J-music, il n’en reste qu’un, qui est à mon sens entré depuis longtemps dans une lente agonie artificiellement prolongée par une série d’électrochocs.

Il ne reste donc que des blogs ou supports assimilés, et quelques sites “généralistes” qui ont une section dédiée à la J-music, comme Total Manga qui fait ça bien, mais forcément de façon moins complète qu’un site exclusivement dédié à la musique japonaise pourrait le faire.

Un blog apporte une subjectivité, des avis, du recul, et laisse une forte place au libre arbitre des lecteurs. En soit c’est une bonne chose, mais ça en fait un support qui s’adresse surtout à un public relativement âgé, avec des aspirations qualitatives.

Japan FMIl manque aujourd’hui, je pense, un site ou deux qui parleraient un peu plus à la jeune génération et lui ferait découvrir d’autres choses que les têtes d’affiche qu’elle adule. Une version écrite et un peu plus éditoriale de ce que fait Japan-FM en somme.

  • Qu’est-ce qui est le plus dur quand on est blogueur ?

Conserver rigueur et motivation. Quand on passe d’un site lu par plusieurs milliers de personnes chaque jour à un blog où l’audience se résume à quelques centaines, parfois un peu plus, de lecteurs les jours où un article est posté, c’est sûr que la motivation n’est pas la même.

Et comme le support impose beaucoup moins de responsabilité, on a bien plus vite fait de reporter aux calendes grecques tel ou tel billet qu’on aurait bien posté mais qu’on repousse parce que d’autres choses, dans la vie perso ou professionnelle, prennent le dessus.

  • L’an passé nous nous sommes rendu compte que la blogosphère J-music était extrêmement réduite, pourquoi selon toi ?

Question de mutation du “marché”. Le cœur du public de fans, de connaisseurs, a évolué, grandi, s’est en partie lassé car il ne trouve pas de quoi se satisfaire dans la production récente, et n’a plus de source d’info pour dénicher des talents méconnus.

La nouvelle génération est jeune, ne s’intéresse qu’aux têtes d’affiche, et ce parmi d’autres choses dans une passion plus générale pour tout ce qui touche à la culture pop nippone, anime, manga etc.

FacebookEt puis l’évolution des habitudes sur le net, avec notamment les réseaux sociaux qui occupent énormément de place, fait que les gens ont beaucoup moins de temps à investir dans des supports rédactionnels, dans une concrétisation constructive de leur passion. C’est aussi ce qui fait que les sites ont de plus en plus de mal à trouver des rédacteurs compétents, motivés et disponibles sur le long terme.

  • Si on regarde les résultats des derniers French JMA, on constate qu’une nouvelle génération se mets à la J-music… de quoi renouveler ou changer les blogs et les sites web dans les années qui viennent ?

Kat-tun, l'un des groupes "Johnny's"Je suis assez pessimiste là dessus, ça rejoint ce que je dis au dessus. La nouvelle génération aime la musique japonaise de façon superficielle : soit parce qu’elle aime ça comme une composante parmi d’autres de la culture pop nippone, soit parce qu’elle ne s’intéresse qu’à une ou deux têtes d’affiches (les Johnny’s, le Visual Kei,  les idols) avec ce que ça peut avoir d’identitaire, de communautaire.

Je ne suis pas persuadé qu’en grandissant, cette nouvelle génération saura être un moteur constructif, parce que pas assez passionnée par la J-music en particulier pour creuser, ou parce qu’elle passera tout simplement à autre chose…

Il y a quelques années, les sites J-music en France étaient à eux seuls capables d’amener le public vers les artistes. Je crois qu’aujourd’hui il faut plus concret que ça : il faudra que les artistes eux-mêmes s’investissent ici pour obtenir le soutien des fans.

C’est ce qui se passe avec le phénomène Kpop, dont l’explosivité est à la hauteur de l’investissement des maisons de disques coréennes, qui en quelques mois se sont beaucoup plus démenées que les japonais ne le font depuis de longues années.

  • Un conseil pour les candidats de cette année ?

Un bon blog, pour moi, c’est trois choses :

  1. Il doit avoir de la personnalité. Un ton, une approche, un semblant de ligne éditoriale, une personnalité graphique, tout en étant un minimum rigoureux sur certaines règles éditoriales de base, à commencer par l’orthographe…
  2. Il doit apporter quelque chose, une contribution, une valeur ajoutée. Sous tout un tas de formes possibles : la découverte, l’analyse, la qualité de son suivi d’un ou plusieurs artistes…
  3. il doit transpirer de la passion de son auteur, que ce soit positivement ou négativement, mais on doit sentir que les écrits sont investis, engagés.
  • Ton blog s’intéresse essentiellement au à la J-music, peux tu nous donner ton dernier coup de cœur ?

Je manque de temps pour me lancer dans des découvertes dernièrement, et j’avoue faire partie de cette génération un peu blasée par les productions commerciales récentes, que je trouve pas à la hauteur du charisme des années 1998-2006…

One Ok RockMais parmi les choses que j’écoute beaucoup en ce moment, il y a ONE OK ROCK, un groupe qui depuis plusieurs années maintient un excellent niveau qualitatif avec des mélodies qui rentrent dans la tête, une voix incroyable, une énergie folle, un état d’esprit vraiment plaisant. Je reste persuadé qu’il est l’un des groupes au plus fort potentiel pour fédérer l’ensemble des publics de la J-music en France. Leur dernier DVD live est une tuerie, jetez-vous dessus.

Et au rayon découverte tout de même :  le 1er album de MASTERLINK, qui est un excellent opus electro-pop très travaillé qui change un peu des productions interchangeables qu’on entend en boucle ces dernières années.

Merci Shito !

Vous pouvez retrouver tous les billets de Shito sur le Blog Jpop. Et n’oubliez pas d’aller inscrire votre blog sur la page du concours !


avril 24th, 2011
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Les Japan Music Awards : and the french winners are…

⊆ avril 1st, 2011 | ≡ Topic: Articles, Evènement, J-music | | ˜ Pas de commentaires »

JMA logoEt voici le retour de la J-music sur ce blog, il était plus que temps !

Et c’est pour vous parler d’une autre initiative, qui a elle aussi joué la carte de l’ellipse temporelle (oui, tapons sur l’ami Shito, il aime ça !) : le résultat des JMA, dont les votes ont été clôturés le 31 janvier dernier. Et voici ce que ça donne… Bonne lecture !

Un intérêt croissant… Et un public jeune, fan et féminin

Avant d’en venir aux artistes et albums vainqueurs de cette édition, arrêtons nous deux secondes sur les votants. Première bonne nouvelle, la J-music semble trouver de plus en plus de fans et les JMA de plus en plus de crédit en la matière : de 2000 inscriptions pour 1750 votants en 2009, on passe à 3500 inscriptions et 3100 votants pour l’édition 2010, soit 77% de votants en plus.

Voici donc une bonne nouvelle pour le monde francophone de la J-music, qui reste certes un marché de niche, mais qui progresse.

jma10_05Deuxième indicateur très révélateur : l’âge moyen des votants. Lors de l’édition 2009, il était de 21 ans et 6 mois, entre lycéens et étudiants. Cette année, coup de jeune : l’âge moyen est de 17 ans et demi, avec une arrivée en force des collégiens et lycéens. Un changement lié aux partenaires du concours, au public plus jeune ? Peut-être, mais pas seulement. Preuve en est qu’ici, le lectorat est globalement plus âgé.

Si on mélange des réseaux sociaux où les plus jeunes sont dorénavant installés et une ‘idolisation‘ de plus en plus forte du marché Japonais, on arrive logiquement au public cible de ce concours : l’adolescente. Les femmes représentent en effet 70 % des votants, contre 65 l’an dernier. Le succès croissant d’une webradio comme Japan FM qui possède une programmation fournie en boy’s band est donc plus que logique.

Il est donc probable qu’il fasse en passer par la avant de pouvoir ouvrir ce public au reste du marché nippon, tout comme Pokémon a bercé toute une génération de lecteur de manga. Mais je m’égare !

Dernières infos : les fans répondent, encore et toujours, présents. La bonne nouvelle est la diversification de ces derniers. Finis le temps du tandem visual – idols féminines,  les fans dévoués se divisent dorénavant entre adorateurs de Johnny’s, en tête avec 7 récompenses, d’idols, de J-rock, de Visual et enfin de K-pop.

Des fans pas toujours très réglos d’ailleurs, comme le précise Shito : « Les fans de VAMPS ont également bataillé dur pour se faire entendre, avec un certain succès qui ne sera toutefois pas à la hauteur des tentatives de tricheries parfois perfides entreprises par certains pour faire grimper leurs poulains dans les classements ». Carton Jaune donc… Nunya si tu me lis je te prête mon fouet à clous quand tu veux ;)

Passons maintenant à la partie que vous attendez toutes et tous : les résultats !

And the winners are :

  • Meilleur single féminin de l’année :

Gloria, de Yui avec 21,2 % des votes remporte le titre pour la seconde année de suite, avec une confortable avance qui plus est.

Ayumi Hamasaki arrive seconde avec moon/blossom (17,6 %), suivie de Mika Nakashima avec Always (10,2 %). Mao Abe et Kana Uemura, que je vous recommande et dont je vous ai déjà parlé, finissent en queue de peloton, sous les 2 % de votes.

  • Meilleur single masculin de l’année :

Tomohisa Yamashita, aka Yamapi rafle la mise avec One in a million avec 26,1 % des votes, comme l’an passé avec Loveless.

En seconde place, on retrouve Gackt, comme en 2009, qui grapille quelques % mais reste second avec Stay the Ride Alive (22.8%). En troisième place, sans doute grâce à son concert réussi à Paris avec Abingdon Boys School, TM Revolution totalise 15,6 % des votes avec Naked arms/SWORD SUMMIT. La soul nippone ne s’en sort pas si mal avec Sing Forever de Ken Hirai, qui se place 5ème (4.8 %). A contrario Toshinobu Kubota finit 15e avec LOVE RAIN ~Koi no ame~.

  • Meilleur single féminin ou a lead féminin :

Les Morning Musume bénéficie de leur passage à la JE et remporte de justesse la première place avec Seishun Collection (17%).

A quelques voix derrière, les AKB 48 obtiennent 16.8% avec Heavy Rotation. Kara et sa K-pop finit troisième avec Mister (12.4%).Ikimonou Gakari est 5e avec Arigatou (8.5 %) et Do As infinity conserve sa petite base de fans en 6e place avec Kimi ga Inai Mirai. Moumoon, ma chère Sunshine Girl, se place 11e (2.9 %).

  • Meilleur single de groupe masculin ou a lead masculin :

Comme d’habitude les lectrices de JAME se sont emparés de ce classement en élisant, pour la seconde fois de suite The Gazette. SHIVER remporte 20.7 % des voix.

Et puisque l’on parle de fan, ce sont ceux de HYDE qui se partage les deux autres marches du podium. Bless de L’arc~En~Ciel est 2nd (17 %) et Devil Side de VAMPS 3e (13.2 %). Solanin de Asian Kung Fu Génération s’octroie une bonne 4e place (9.5 %) mais le reste est très dispersé. Comme j’ai largement mis mon grain de sel dans cette catégorie, voici les résultats des singles qui m’ont séduit en 2010 :

07- PORNO GRAFFITTIKimi wa 100% (4.13%)Dragon-Ash Ambitious
08- flumpoolZanzou (3.8%)
10- BUMP OF CHICKENUchuu Hikoushi heno Tegami / Motor Cycle (2.37%)
12- FUNKY MONKEY BABYSTaisetsu (1.91%)
13- Dragon AshAMBITIOUS (1.6%)
16- RADWIMPSMANIFEST (1.15%)
17- DOESBakuchi Dancer (0.77%)
19- SakanactionIdentity (0.57%)
19- THE ROOTLESSOne Day (0.57%)
22- THE BAWDIESHOT DOG (0.46%)

  • Meilleur Boys Band 2010

KAT-TUN pique la place occupée en 2009 par Arashi avec Love yourself ~Kimi ga kirai na kimi ga suki~ (18.03%)

Arashi récolte 16 % des votes avec Troublemaker et les coréens de BIG BANG finisse 3e avec Tell Me Goodbye (15.3 %).Et puisque l’on parle d’artiste de Corée, FT Island se classe 6e avec Flower Rock (6.7%). TOKIO est 9e avec NaNaNa (Taiyou Nante Irane) (4.29%).

  • Meilleur Album Indie

VAMPS et leur second album, BEAST, rafle assez logiquement la mise, tant le catalogue indie est méconnu en France. Carton plein donc, avec 34.5 % des votes. Allez, pour fêter ça, un petit coup d’Angel Trip :

2nd : MUCCKarma (21.86%). 3e : ORANGE RANGEorcd (20.62%)

  • Meilleur album solo féminin

En revoir Ayumi, bonjour Yui, qui s’offre donc le doublet album-single cette année, avec Holidays in The Sun (17%). En même temps, signer le premier générique de FMA Brotherhood, ça aide :

Ayumi Hamasaki est donc seconde avec Rock’n'Roll Circus (13.03%) tandis que BoA est 3e avec IDENTITY (13.38%). Kokia, malgrè son actualité française, reste au pied du podium avec REAL WORLD (11.34%).

  • Meilleur album solo masculin :

LE gros carton de cette édition MIYAVI et WHAT’S MY NAME ? totalise 35.95%. Il faut dire que Miyavi est très aimé dans l’hexagone et l’album solo masculin n’est pas du tout une catégorie porteuse chez nous, pleine de chanteurs inconnus pour nombre de votants.

2nd :  LANDS (Jin Akanishi)Olympos (17.83%). 3e : Koichi DomotoBPM (5.16%)

  • Meilleur album groupe féminin :

Comme Yui, les morning musume font un doublet single-album avec 10 My Me (14.86%).

2nd : AKB48Kamikyoku Tachi (12.61%). 3e : 4minuteDiamond (12.28%). (Oui ça me passionne tellement les idols que j’ai rien à ajouter, que voulez-vous !)

  • Meilleur album groupe masculin :

Dans la famille des doublons je demande Kat-tun ! Bonne pioche, que le groupe remporte 15.9 % des voix avec NO MORE PAIN.

Juste derrière, avec 13 % des suffrages ; Arashi et leur album Boku no miteiru fuukei . En 3e, le groupe One Ok Rock se démarque avec leur album Niche Syndrome (11.85%), devant NEWS, ce qui n’est pas pour me déplaire. Comme pour les singles, voici le résultat de mes autres coup de coeur :

05- abingdon boys schoolABINGDON ROAD (8.97%)bump of chicken_cosmonaut
06- ASIAN KUNG-U GENERATIONMagic Disc (6.32%)
07- UVERworldLAST (6.14%)
09- PORNO GRAFFITTI?TRIGGER (3.66%)
13- BUMP OF CHICKENCOSMONAUT (1.66%)
16- Dragon AshMixture (1.13%)
17- HilcrymeRecital (0.82%)
19- BOOM BOOM SATELLITESTO THE LOVELESS (0.74%)
21- ACIDMANALMA (0.69%)
22- SPITZTogemaru (0.61%)
23- SakanactionkikUUiki (0.48%)

  • Meilleur artiste ou groupe féminin :

Et voici les best of the best ! Pour les femmes ce sont 290 noms qui se sont affrontés avec un effet JE indéniable une fois de plus… et le voici le top 10 :

01- Morning Musume. (7,54%)Morning Musume
02- Ayumi Hamasaki (6,35%)
03- AKB48 (5,43%)
04- SCANDAL (4,91%)
05- YUI (4,49%)
06- KARA (3,77%)
07- 4minute (3,47%)
08- Perfume (3,35%)
09- BoA (2,90%)
10- Kumi Koda (2,68%)

  • Meilleur artiste ou groupe masculin :

Contre toute attente au vu des résultats albums et single c’est Arashi qui l’emporte sur 324 autres groupes ou artistes, comme le montre le top 10 :

01- Arashi (8,12%)Arashi
02- KAT-TUN (7,41%)
03- The GazettE (6,30%)
04- NEWS (5,89%)
05- VAMPS (4,43%)
06- BIGBANG (4,10%)
07- MIYAVI (3,29%)
08- Tohoshinki (3,08%)
09- ONE OK ROCK (2,81%)
10- JUNSU/JEJUNG/YUCHUN (2,65%)

  • Groupe le plus attendu en 2011 :

Comme le dit Shito, il s’agit de celle qui intéresse le plus les professionnels et media nippons, dans la mesure où elle témoigne du potentiel de commercialisation des artistes, de l’existence d’un marché. A l’image des gouts finalement éclectiques de chacun, ce sont 500 artistes et groupes qui se sont disputés ce classement, remportés par Arashi avec 6.1 % des voix. Pour le reste voici le top 20 :

01- ARASHI (6,08%)Arashi
02- The GazettE (5,68%)
03- KAT-TUN (4,95%)
04- NEWS (4,37%)
05- Ayumi Hamasaki (2,93%)
06- MIYAVI (2,87%)
07- L’Arc~en~Ciel (2,65%)
08- X Japan (2,56%)
09- BIG BANG (2,30%)
10- Morning Musume. (2,23%)
11- ONE OK ROCK (1,93%)
12- Dir en Grey (1,83%)
13- AKB48 (1,73%)
14- Tomohisa Yamashita (1,50%)
15- Gackt (1,48%)
16- Berryz Koubou (1,41%)
17- Tohoshinki (1,39%)
18- LM.C (1,37%)
19- Buono! (1,32%)
20- VAMPS (1,20%)

Ainsi se clôt le résumé des résultats des JMA made in France pour leur édition 2010. Vous pouvez retrouver tout ces résultats en détail sur la page officielle du concours. Je vous conseille également l’analyse de marché de Shito et ses commentaires sur le blog Jpop.

Je tiens à remercier Shito pour m’avoir permis de mettre mon grain de sel pour la première fois à cette édition et je lui dis à l’an prochain avec plaisir !


avril 1st, 2011
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Sayonara Aiku Radio, Konnichiwa Japan FM !

⊆ mars 7th, 2011 | ≡ Topic: J-music, Japan FM, News | | ˜ 2 Commentaires »

logo Japan FMEt voilà, c’est malheureusement la deuxième fois que Paoru.fr change de radio, à nouveau pour manque d’audimat et fermeture de l’excellente Aiku Radio, avec laquelle j’ai passé un bon moment (vous aussi j’espère). Encore bravo à son boss pour son excellente programmation et je lui dit à bientôt pour de nouvelles aventures !

Mais trêve d’atermoiements, car c’est l’occasion d’accueillir une nouvelle radio sur le site : j’ai nommé the famous Japan FM !

Leader du secteur des webradios J-music, il s’agit d’une équipe montée par le courageux Togen, qui lutte depuis de nombreuses années pour ce projet. C’est donc avec plaisir que je deviens leur partenaire et je remercie l’ami Nunya au passage qui a rendu celà possible :)

En ce qui concerne leur programmation, elle est assez éclectique mais a le bon goût de ne pas diffuser d’idols genre AKB and co. Pour le reste je vous laisse découvrir par vous même et me dire ce que vous en pensez ;)

Bonne écoute, et on reparle très bientôt J-music avec le retour d’OwOb !


mars 7th, 2011
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VAMPS : Interview à la cool…

⊆ février 4th, 2011 | ≡ Topic: Interview, J-music | | ˜ 3 Commentaires »

VAMPSVoici une interview auquel j’ai participé avec une grande joie, en créant les questions. Mais en raison d’un timing inapproprié, j’ai du confier la mission à ma chère Glutony, qui a su gérer ça comme un chef.

Elle a donc rencontré Hyde et K.A.Z. pour le compte de Total Manga et voici le résultat dans sa version complète, celle du mag étant une version écourtée faute de place. Bonne lecture ;)

Très décontractés, Hyde (L’Arc~en~Ciel) et K.A.Z (Oblivion Dust), les deux musiciens qui forment depuis 2006  (officieusement et 2008 officiellement) le duo VAMPS, dégagent une assurance digne de leur rang et nous accueillent chaleureusement. Contrairement à la plupart des groupes de j-rock, la barrière de la langue ne leur fait pas peur, au contraire. Ils sont disponibles et même plutôt bavards malgré un planning serré.

Le premier numéro du Total Manga Mag en main, ils sont heureux de pouvoir nous parler de leur second album BEAST, sorti en juillet 2010, sujet principal de leur tournée internationale qui se terminera en décembre au Japon.

À la veille de votre concert parisien, qu’est-ce que chacun d’entre vous attend de cette rencontre avec vos fans français ?

Hyde, lors du concert parisienHyde : J’étais déjà venu avec L’Arc~en~Ciel (Ndlr : Au Zénith de Paris le 9 mai 2008. Rappelons que Hyde est le chanteur du groupe.), et j’espère avoir au moins le même accueil que nous avions alors reçu.

K.A.Z : C’est la première fois que je me produis en France et j’espère être agréablement surpris. Je ne suis pas inquiet cela dit, je n’ai entendu que du bien du public français et j’ai d’autant plus hâte.

Votre tournée est déjà bien avancée, quels moments vous ont le plus marqués ?

Hyde : Toutes nos dates ont été marquantes, mais c’est vrai qu’en Espagne, l’ambiance a été géniale.

K.A.Z : Les Espagnols m’ont souhaité mon anniversaire en plein concert, ça m’a rendu très heureux, ça m’a beaucoup touché, et ça a fait plaisir au groupe aussi.

Dans votre setlist, sur quel morceau prenez-vous le plus de plaisir ?

Hyde : Les morceaux de VAMPS sont comme des bons petits plats. Il existe une grande variété de cuisines, et elles sont toutes bonnes. VAMPS c’est pareil. Donc on aime interpréter tous nos morceaux. Mais j’apprécie l’échange avec le public sur le titre Hunting. On adore crier « On va vous manger » et voir la réaction du public.

K.A.Z : Pareil, on s’éclate sur ce titre.

KAZ, lors du concert parisienQu’est-ce que chacun d’entre vous apporte à l’autre dans votre duo ?

Hyde : Sur l’album BEAST, nous avons travaillé chacun de notre côté en parallèle avec une date butoir.

C’est dommage, pourquoi n’avez-vous pas travaillé ensemble ?

Hyde : Sur le premier album, nous avons travaillé ensemble mais sur BEAST nous avons eu des problèmes de timing, donc nous avons été obligés de nous concentrer et de faire vite.

Concernant ce second album, comment décririez-vous la bête qui sert de titre à cet opus ?

Hyde : C’est une bête dans plusieurs sens du terme. C’est une « monster machine« , quelque chose de très impressionnant ! (Ndlr : il ouvre grand les bras.) Pour ne citer qu’un exemple, la nuit, K.A.Z se transforme en « BEAST« ! Mais ce n’est qu’un exemple choisi au hasard… (Rires.)

Quelles ont été vos références et vos sources d’inspiration pour BEAST ?

Hyde : Pour la conception de l’album, nous nous sommes inspirés de nos concerts précédents. Nous avons pensé et enregistré cet album pour le live.

BEAST, 2nd album de VAMPSChacun a composé la moitié des chansons de l’album, comment décririez-vous le style de l’autre ?

Hyde : K.A.Z est un excellent guitariste, il est d’une manière générale très fort avec les instruments, le séquenceur… très fort avec les machines.

K.A.Z : Ce qui fait la force de Hyde, c’est qu’il sait comment écrire des morceaux sur des thématiques fortes et qui restent dans la tête.

Le morceau Samsara, avec ses notes orientales, dénote complètement du reste de l’album. Quelle est son histoire et comment s’est-il retrouvé dans BEAST ?

Hyde : Nous voulions faire un morceau complètement instrumental qui viendrait avant My First Last de façon naturelle. L’enchaînement de ces deux titres symbolise l’effet que nous avions recherché pour notre album, imaginé pour le live. On y a inclus des sonorités religieuses pour créer une ambiance particulière, inspirée du groupe de rock The Doors dont nous sommes fans.

Quels sont vos projets respectifs pour les prochains mois ?

Hyde : En 2011, nous fêtons les 20 ans de L’Arc~en~Ciel, donc je travaille beaucoup là-dessus. Mais en ce qui concerne VAMPS, nous avons l’intention de sortir un nouvel album bientôt, tout en anglais.

K.A.Z : En ce qui me concerne, je prépare des choses mais je ne peux pas vous donner plus de détails.KAZ

Auriez-vous un message, une anecdote à nous livrer sur votre venue en France ?

Hyde : Je suis très content de revenir, mais c’est dommage que ça ne soit pas pour les congés, je n’en ai pas, « snif »… Nous venons de tourner un clip à Paris, vous allez bientôt pouvoir le voir !

K.A.Z : J’ai hâte de me produire sur scène samedi et je suis très content d’être ici. J’ai une demande qui concerne tous les lecteurs de Total Manga qui habitent Paris. L’autre jour, je me suis perdu dans la ville, alors la prochaine fois, venez m’aider ! (Rires.)

Hyde : Je pensais qu’il allait faire plus chaud à Paris mais il caille ! (Rires.)

Merci beaucoup à tous les deux !

Merci à Hyde et K.A.Z. pour leur temps et leur accueil. Remerciements à Sae et Nicolas, de Soundlicious et Vamprose.


février 4th, 2011
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One week One Band #4 : Shōnan no Kaze

⊆ janvier 30th, 2011 | ≡ Topic: Articles, J-music, Oricon | | ˜ 1 Commentaire »

Après le pop-rock des semaines précédentes, place au reggae et au hip-hop, celui de Shounannokaze, ou Shōnan no Kaze. (OwO)b s’intéresse donc à ce quatuor dont le dernier single Bakuon Otoko ~ Bomberman ~ est sorti il y a peu. Avant de passer à leur biographie, en voici le clip :

ShounannokazeLes origines du groupe sont attribuées au duo formé par Red Rice et Han-Kun, les deux premiers MC du groupe, qui ont commencé  à se produire dans la ville de Shōnan, un lieu de villégiature populaire de l’est du Japon. Tous sont des passionnés de reggae. Han-kun a eu sa révélation en entendant Untold Stories, un morceau de Buju Banton et Red Rice a toujours été un fan de cette musique mais également du hip hop.

Ils rencontrent ensuite Shock Eye, durant l’une de ses performances, en tant que DJ hip hop. Ami de fac de Wakadanna, Shock Eye recroise par chance ce dernier, qui tient un bar reggae à Shōnan, et la formation est alors complète.

Nous sommes en 2001 et le groupe commence donc sa carrière, en participant à des albums de compilation mais pas encore de single à l’horizon.  Ils se font tout de même un nom et signent en 2003 chez la major Toy’s Factory. Ils sortent leur premier album Shounannokaze ~Real Riders~ qu’ils ont réussi à faire connaître grâce à plusieurs concerts tout autour du pays. Ce premier opus se classe ainsi 60e de l’Oricon.

Le 3 mars 2004 sort leur premier single Ouenka/Kaze, qui se hisse dans les 20 premières places de l’Oricon. En voici la version live à Tokyo, afin de découvrir les 4 gars à l’œuvre sur scène :

Un second single arrive en juillet, Hare densetsu, juste avant leur deuxième album Shounannokaze ~ Raga Parade. qui se classe 5e  de l’Oricon. Le groupe continue son petit bonhomme de chemin et sort deux singles en 2005, en collaboration avec la musicienne hip hop Minmi, une artiste avec qui le groupe avait déjà travaillé sur son album FRIENDS MINMI featuring works BEST. Le second single sorti en août, Saboten, démontre le goût croissant du groupe pour des clips originaux  sur une musique plus qu’énergique, jugez par vous-même :

L’année 2006 est celle de leur rencontre avec le succès, grâce à leur single Junrenka. Classé directement 3e de l’Oricon single, il se vend à 520 000 exemplaires, le 8e plus gros hit de l’année. Fort de cette popularité, leur troisième album, Shounannokaze ~Riders High, se classe premier de l’Oricon. Voici le clip de Junrenka, leur morceau le plus populaire aujourd’hui encore :

ShounannokazeLe groupe est désormais connu du public nippon. Après plusieurs concerts et apparitions TV, ils sortent leur premier DVD live Kaze Densetsu ~Itsumo Dareka no Sei ni Shite Bakkari Datta Ore TOUR2006~ .En avril 2007 le groupe dépasse les frontières et joue même à Los Angeles.

Outre une nouvelle participation avec Minmi le temps d’un single en 2007, Shounannokaze a aussi collaboré avec 10-Feet et RYO the SKYWALKER. Le groupe parvient a rester populaire sans avoir besoin de faire sans cesse l’actualité.

En 2008, Han-kun profite d’un rythme plus tranquille et s’essaye à un album solo. Le groupe sort tout de même un single, Ougon Soul , autre preuve des clips un peu barrés des 4 MC, qui fut choisi comme générique pour le drama The Negociator :

En avril 2009 le 4e album, Shounannokaze ~ Joker,  atterrit dans les bacs et se classe premier de l’Oricon, lui aussi. Après un cinquième album en 2010, Shonan Bakuon BREAKS!,  mixé par The BK Sound, le groupe est désormais un ambassadeur de ce genre méconnu de la musique nippone qu’est le reggae.

Pour finir voici le clip de Ai Uta, en anime d’un genre un peu particulier :

Bonne semaine à tous ;)

One Week One Band : retrouvez aussi…

OwOb #1 : THE RICECOOKERS

OwOb #2 : Superfly

OwOb #3 : Radwimps


janvier 30th, 2011
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One week One band #3 : Radwimps

⊆ janvier 23rd, 2011 | ≡ Topic: Articles, J-music, Oricon | | ˜ 2 Commentaires »

Aujourd’hui, (OwO)b s’intéresse à un groupe dont la popularité est devenue réalité depuis 2008 et qui a su se confirmer depuis. Voici Radwinps, qui sort son nouveau single, Dada,  premier de l’Oricon de cette semaine. Voici leur clip :

Radwimps est un groupe japonais de pop-rock, qui s’essaye de temps au temps au ska ou au punk, formé en 2001 lorsque les membres étaient encore étudiants.

RADWIMPSCes membres justement, les voici : Noda Yojiro (野田洋次郎), le chanteur du groupe, également guitariste est né le 5 juillet 1985. Sa voix claire et parfois anglophone (il aurait passé son enfance aux États-Unis jusqu’à l’âge de 4 ans), ainsi que son look original en font le leader naturel du groupe, et la raison principale d’une petite fan base hexagonale. L’autre raison se nomme Kuwahra Akira (桑原彰), le guitariste, plutôt talentueux et auteur de quelques solos assez sympathiques, né le 4 avril 1985.

On retrouve ensuite Yamaguchi Satoshi (山口智史), le batteur , né le 24 mai 1985 et Takeda Yusuke (武田祐介), le bassiste né le 20 mars 1985, qui viennent compléter ce quatuor de vingtenaire. Le nom Radwinps provient de Rad, ou radical, un terme du jargon des surfeurs californiens des années 60, que l’on peut traduire par « génial, impressionnant, cool« . Winp signifie quand à lui « poule mouillée », et Radwinmps équivaut donc, selon le groupe à super-mauviettes ou encore chefs-trouillards. Les fans les appellent par leur petit surnom, RAD.

Si leur histoire débute en 2001, c’est en 2003 que le groupe signe chez le label indépendant Newtraxx Inc., avec le single If qui débarque en mai puis l’album Radwimps dès le premier juillet. Si ce premier single ne gagne pas encore les faveurs de l’Oricon, l’album s’en sort honorablement pour une première en indé : il se place 86e et reste pendant 92 semaines dans les charts, soit quasiment 2 ans, en se vendant à 91 000 exemplaires.

RADWIMPS LiveLe groupe va rester un peu plus de deux ans dans les fonds de l’Oricon, le second single Kiseki et le troisième Hekkushin / Kanashi se classe respectivement 126e et 168e de ce dernier. En 2005, l’album qui regroupe ses deux morceaux, intitulé Radwimps 2 Hatten Tojō connait un succès à l’image du premier : 80e de l’Oricon album, 106 semaines au classement et 98 000 CD vendus.

Tout change fin 2005, lorsque le groupe quitte Newtraxx pour EMI Music Japan, la major de BUMP Of Chicken, un groupe que les lecteurs de ce blog connaissent bien et auquel Radwimps est parfois comparé. Le groupe sort alors un single, Nijūgokome no Senshokutai (25コ目の染色体 ou le 25e chromosome) qui reste à ce jour l’un de leur titre les plus populaires, probablement parce qu’il contient les nombreux ingrédients qui ont rendu la formation : à la voix de Yojiro, qui sait alterner un anglais appréciable et un flow maîtrisé, vient s’ajouter une mélodie simple et efficace, avec quelques riffs de guitare plaisants d’Akira. Voyez par vous-même, avec le clip :

Le single se classe dans le top 50 de l’Oricon (45e précisément) et permet au groupe de confirmer son potentiel. Le quatuor monte ensuite en puissance et s’essaye au punk et au clip loufoque avec EDP ~Tonde Hi ni Iru Natsu no Kimi~, qui sort le 18 janvier 2006 et se classe 32e de l’Oricon.

2006 est l’année de la révélation pour le groupe (cette phrase galvuadée fait un peu cliché mais ça reste vrai). Leur troisième album, Radwimps 3 Mujintō ni Motte Ikiwasureta Ichimai, se classe 13e de l’oricon et va rester dans les charts pendant environ 3 ans (158 semaines soit le record actuel de longévité pour un album du groupe). Il se vend à 187 000 exemplaires. Fort de ce succès naissant, Radwimps enchaine 3 singles  qui vont se classer respectivement, 16e, 13e et enfin 4e de l’Oricon, un top 10 que le groupe ne quitte plus depuis. Voici le clip, lui aussi bien barré, de l’un d’entre eux : Setsunarensa.

Leur quatrième album Radwimps 4 Okazu no Gohan sort le 6 décembre et rencontre le succès. Il se classe 5e, va rester lui aussi trois ans dans l’Oricon. Il  se vend à 334 000 exemplaires, le record actuel du groupe. Après avoir enchaîné deux albums en un an, Radwimps va se focaliser sur les concerts en 2007 et le single Order-made sera l’unique morceau du groupe pour 2008, ce qui n’empêche pas cette ballade pop de se classer premier du top single nippon.

Il faut attendre mars 2009 pour voir arriver le cinquième album du groupe, Altocolony no Teiri, qui se vend à hauteur du précédent, confirmant le statut de groupe populaire. En 2010 les singles du groupe reviennent et se classent sur les marches du podium à chaque reprise jusqu’au single de cette semaine, Dada, qui finit donc premier,comme je vous le disais en début d’article. Leur 13e single, Kyōshinshō est attendu le 9 février et leur sixième album au titre encore mystérieux est attendu le 9 mars prochain. On termine cet article par le clip de Manifesto, single de 2010, qui m’a fait découvrir le groupe :

Bonne semaine à tous, en espérant que la surprise annoncée la semaine dernière se décide ;)

One Week One Band : retrouvez aussi…

OwOb #1 : THE RICECOOKERS

OwOb #2 : Superfly

OwOb #4 : Shounannokaze


janvier 23rd, 2011
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