Paoru.fr


J-Music

Oui, vous pouvez vous trémoussez comme Hyde, ou tout simplement balancer la tête, c'est permis ici !

Asian sounds : initiation rafraichissante à la musique indie asiatique

⊆ septembre 2nd, 2013 | ≡ Topic: Articles, Interview, J-music | | ˜ 1 Commentaire »

Asian soundsAlors que je cherchais ce weekend un nouveau sujet de post pour ce blog l’ami Dimitri de Kochipan est arrivé à point nommé avec Asian sounds volume 1, une compilation de 18 morceaux de groupes indies asiatiques et issue d’une collaboration entre Kochipan et Social Alienation. Elle est proposée sous forme digitale, disponible gratuitement et en auto-financement sur la plate-forme bandcamp.

Dimitri travaille depuis des années à la promotion des artistes indépendants nippons et asiatiques et il est à l’origine de découvertes musicales plus qu’intéressantes, comme ce fut le cas pour Tsubasa, par ricochet sur Gaijin Sentai et encore d’autres, prochainement, comme Anam Kawashima.

Asians Sounds est un album sous forme de compilation : 18 morceaux et 18 groupes différents, de plusieurs nationalités : 8 viennent du Japon, dont un mix franco-japonais, 5 de Taiwan, 2 de Hong-Kong, 2 de Macao et 1 de Singapour, l’occasion de découvrir des nouveaux artistes nippons mais aussi de nouveaux pays, par leur musique.

Une expérience des plus rafraichissante qui mélange tous les styles de musique : rock, metal melodique, folk, électro, instrumental… Le tout dans une bonne ambiance – entre moments de douceur et morceaux plus dynamiques et entrainants – qui donne envie de partir vers de nouveaux horizons, ceux de cette musique indie asiatique, plus que jamais ouverte au monde.

Autant de raisons de vous parler de cet album par une review à chaud puis d’en savoir plus par la bouche son so-créateur, le fameux Dimitri, qui a accepté de répondre à quelques unes de nos questions. Pour profiter au mieux de l’interview je ne peux que vous conseiller de lancer l’album dans le player ci-dessous, et de vous laisser porter par la musique et les mots !

Initiation à l’indie asiat, en 18 épisodes

A l’heure où j’écris ces lignes j’écoute moi-même l’album, pour la première fois. Alors que le 18e et dernier morceau vient de débuter, évoquons les morceaux les plus plaisants d’Asian Sounds. Comme toute bonne compilation, elle regroupe des morceaux très différents qui plairont donc à une audience assez large, chacun y trouvant son petit bonheur. Dans le lot, j’ai retenu une dizaine de titres, regroupés ci-dessous. Vous y trouverez le nom du groupe, de la chanson et de la piste, puis la présentation officielle, mes impressions à chaud puis un ou quelques liens pour en savoir plus sur le groupe :

  • Deux DouxPalala (1) : Ce duo réuni une chanteuse française, Angélique Talhouarne et un artiste japonais, Ayumu Haitani, notamment connu pour sa participation au groupe 4 Bonjour’s parties. Un premier morceau surprenant, surtout avec une chanteuse française qui débute un album de musique asiatique. Mais une fois la surprise passée, on apprécie ce petit bout de folk. Liens : leur page Facebook et leurs morceaux sur leur soundcloud.
  • Little Fat PigLittle Fat Pig I Love Hong Kong (3) : Little Fat Pig se décrit comme une formation « Pork Rock ». Ayant changé certains de ses membres depuis ses débuts, c’est la chanteuse Kasa qui se retrouve aujourd’hui mise en avant. Marrant ce morceau, comme on en entend souvent au Japon. Speed et bondissant, avec une chanteuse à la voie aiguë et nasillarde comme il faut, sur une bonne compo et des riffs de guitare sympathiques. Marrant quoi. Liens : leur page Facebook et l’interview du groupe sur Kochipan.
  • The Tic TacEmber Spark (6) : The Tic Tac est une formation emmenée par le guitariste et chanteur Chad Hsu. Catégorisé rock, il souhaite puiser dans les différents mouvements musicaux contemporains. Un morceau qui commence sous des airs de Beatles, avec des chœurs chantant en anglais et en fond une mélodie simple mélangeant entre autre une clochette, un piano et une batterie. On se surprend à chantonner et à dodeliner de la tête sur ce morceau. Très agréable. Liens : leur page Facebook et leur site.
  • Laufen12:00 AM (8) : Cuka et Katsu forment ce groupe venu d’Hokkaido qui se caractérise par des compositions pop/rock propres à une invitation musicale pour tout type de public. Mon groupe coup de cœur de l’album, grâce à une composition aérienne interprétée par de bons musiciens et portée par un chant très agréable. Le morceau est rock, entrainant, entêtant… Je vous le conseille vivement ! Liens : leur page You Tube et leur site.
  • Ricing starRicingstarHappy Song (9) : Emily est au cœur de cette formation pop-rock qui depuis 3 ans met le feu sur l’île de Taïwan. Un morceau qui porte bien son nom, dont l’énergie et la mélodie rock-folk me fait un peu penser à Superfly, même si le chant sont assez différents. Liens : leur page Facebook et leurs morceaux sur leur You Tube.
  • Sore KaraNiwaka Ame (10) : Influencé par la brit-pop Sore Kara souhaite mettre en avant un esprit mélodique faisant la part belle à l’esprit rock. Un morceau enflammé, avec les tripes, qui vous emmène comme savent le faire les bonnes balades rock. A écouter chez soi pour rêver d’ailleurs ou au volant de sa voiture, à tombeau ouvert ! Liens : leur site web et leurs morceaux sur leur You Tube.
  • TinörksFullrene (11) : C’est un mélange entre les musiques traditionnelles et la musique électro qui caractérise le monde du groupe d’Osaka Tinörks. C’est aussi un pari dans cet album, celui d’inclure de l’instrumental au beau milieu de titres chantés. Et pourtant ce morceau trouve parfaitement sa place : un son électro léger et doux à l’ambiance aquatique, qui pourrait plaire aux amateurs d’Emilie Simon par exemple. Pari réussi, donc. Liens : leur site web et leurs morceaux sur leur You Tube.
  • tokageTokageMy Long Road (12) : De la j-pop vitaminée avec une dose de rock, c’est ainsi que Tokage œuvre depuis quelques années sur la scène musicale japonaise. Le morceau est doté d’une intro bien catchy et présente un rock efficace qui doit bien valoir le coup en live. Note à moi-même : voir ce que ça peut donner sur un album complet. Liens : leur site et leur interview sur Kochipan.
  • MacaroomHome Phone TE (15) :  Aux frontières de la musique expérimentale, Macaroom invite ses auditeurs à un voyage où les influences ne connaissent aucune limite. Un morceau que j’ai hésité à mettre dans cette sélection, de part son coté vraiment spé. Mais je voulais à vous inviter à ne pas zapper dès les premières secondes car il change de cap au bout de 1:30, avec un beat de fond qui le transforme et lui donne une autre dimension si bien qu’on finit par se laisser emmener pour un voyage sympathique. Liens : leur site et leurs morceaux sur leur soundcloud.
  • Mami HatanakaSekken no Uta (18)Mami Hatanaka est la nouvelle révélation folk japonaise insufflant une dose pop à cette énergie mélodique. On retrouve à ses côtés le producteur Robert Regonati déjà évoqué à de nombreuses reprises sur ce blog pour Tsubasa ou Gaijin SentaiLiens : leur site web et ses morceaux sur son You Tube.

Le projet Asian sounds en 10 questions…

Pour nous parler de ce projet, rien de tel que l’un de ses initiateurs Dimitri Desmé. La genèse de l’album, le pourquoi et les comment, du choix des artistes a celui du format… C’est parti !

kochipanBonjour Dimitri…

Alors, tout d’abord, comment est né ce projet de réunir tous ces artistes dans un album ?

Bonjour. Concernant ce projet il s’est fait progressivement et logiquement. A travers les interviews réalisées sur Kochipan j’ai eu la chance de pouvoir établir des liens avec différents artistes qui ont perduré au fur et à mesure du temps. Par ailleurs la collaboration étroite avec Social Alienation (Clément Fauré et Jérémy Corral) et les événements que l’on avait mis en place conjointement (les concerts de Tsubasa) nous ont donnés l’envie d’aller plus loin ou voir d’autres moyens de promouvoir ce formidable vivier qu’est la musique asiatique, plus particulièrement la scène indépendante. Au gré de nos discussions, de ce que l’on voyait en France et en Asie, le projet s’est construit progressivement et au printemps dernier on s’est vraiment lancé. Cela s’est fait après un bon repas asiatique bien sûr 😉

Quel est l’esprit et le but du projet ?

Le but premier est de faire connaître ces différents artistes asiatiques d’une autre manière que par le biais des interviews. Il s’agit également de créer à la fois un pont entre la France et l’Asie mais aussi entre les pays asiatiques eux-mêmes. L’esprit est de sensibiliser le public français à la scène musicale indépendante asiatique à travers la liberté d’écoute et le téléchargement de cet album. Qu’ils puissent découvrir la richesse de ces univers et qu’ils puissent ressentir le même plaisir que l’on a eu à voyager à travers ces compositions. Toutefois on souhaitait aussi laisser le choix aux auditeurs de participer financièrement à cet album à hauteur de leurs moyens mais aussi s’ils le souhaitent. La démarche doit aussi venir d’eux plutôt qu’une obligation en amont.

Comment avez-vous choisi les groupes puis les morceaux pour chacun ?

Pour les différents artistes cela s’est fait très simplement puisqu’ils ont tous été interviewés auparavant sur Kochipan. Il faut savoir que je réalise des interviews d’artistes que j’apprécie au préalable. Je les ai recontactés en leur faisant part de ce projet et en leur expliquant quel but nous visions. Concernant le choix des morceaux même si Clément, Jérémy ou moi-même avons nos préférences pour chaque artiste, la règle était qu’ils choisissent eux-mêmes le visage musical qu’il souhaitait transmettre au public français. Après tout ils savent mieux que personne quelle sensibilité, quelle composition… sera la plus effective pour toucher les auditeurs. Même si, pour l’anecdote, il y eut des artistes qui m’ont demandé de choisir et de faire mon choix comme je le souhaitais parmi leur discographie. Je n’avais qu’à me servir (Rires). Mais nous n’aurions plus été dans la logique.

Pourquoi le choix de la musique indépendante ?

Social AlienationC’est dans la continuité de ce qui est fait à travers Kochipan et Social Alienation. Social Alienation est le label français de la musique indépendante asiatique donc pour cette association cela correspond parfaitement à leur ligne éditoriale. Pour Kochipan, la plupart des artistes musicaux interviewés et mis en avant son indépendants également. On a pu remarquer que la musique asiatique vibrait, osait et décollait notamment via la scène indépendante. On est toujours surpris de voir le panache et la maturité de ces artistes, qui comme nous, font cela avant tout par passion plus que pour avoir un plan de carrière. Leur humilité n’a d’égal que leur talent.

Au niveau sonore on trouve aussi que cela permettait de montrer un autre visage que la musique asiatique qui se  réduirait à des clichés trop souvent véhiculés par des médias généralistes.

Il ne s’agit pas pour autant de dénigrer les artistes qui sont dans des majors. On en apprécie beaucoup d’entre eux également mais Asian Sounds ne les intéresse probablement pas (Rires).

Quelles ont été les réactions des artistes lorsque que vous les avez contactés pour cette compilation ?

Ceux qui nous ont répondus ont été très enthousiastes. Par ailleurs au fur et à mesure des mois ou des années, un lien de confiance s’est établi entre nous. Ils savent donc avec quel esprit on a abordé ce projet. Je dois dire qu’une fois les choses expliquées, ils ont été très réactifs. Les échanges ont été alors constants pour mettre en place Asian Sounds. Je crois vraiment que si nous n’avions pas ces relations, cela aurait été bien plus dur.

On y retrouve un peu tous les genres musicaux… Comment présenter cet album, musicalement parlant et pourquoi cet éclectisme ?

C’est à l’image de ce que nous sommes et de ce que nous souhaitons faire. Kochipan est à la base peut être plus grand public et plus pop/rock tandis que Social Alienation n’hésite pas à fouiller sur des mouvements plus undergrounds parfois moins accessibles en lorgnant sur la noise ou le dark metal. C’est cette complémentarité qui est mise en avant. L’idée est de dire « oubliez vos préjugés ! ». A titre personnel je suis plutôt issu d’un public nettement pop et progressivement je me suis ouvert à d’autres horizons. Nous faisons bien sauter les barrières entre la France et l’Asie, allons jusqu’au bout de la logique et faisons de même au sein des styles musicaux.

De plus, vouloir catégoriser à tout prix amène parfois à mettre de côté certains éléments essentiels des artistes. Pour s’en convaincre il suffit de se rendre sur certaines plateformes de téléchargement légal en France.

Enfin en Asie cette catégorisation se pose rarement. Ainsi certains artistes présents dans Asian Sounds n’hésitent pas à puiser dans différents éléments pour créer quelque chose d’unique. Et puis regardez certains événements tels que Japan Expo ou la Taïwan music night en France, le mélange des genres est également de mise lors de ces concerts. Si l’on souhaite présenter cet album ce serait de dire que l’on a un petit panorama de la scène musicale actuelle asiatique sans préjugés ni barrières mais avec une passion commune.

Taiwan Music Night

L’album est né d’un partenariat entre toi pour Kochipan et Social Alienation… Qui fait quoi dans ce duo ?

On fait tout ensemble sauf quand ça devient trop intime. (Rires)

Blague mise à part, notre complémentarité aura été l’atout essentiel de cette compilation. Il y a des choses que nous avons fait en commun comme la mise en place contractuelle, la ligne éditoriale et l’esprit que l’on souhaitait véhiculer. De mon côté j’ai pris attache avec les différents artistes, je leur ai fourni la partie explicative et j’ai réceptionné les éléments de base pour cette compilation. Quant à Clément il a mis en place matériellement et visuellement la compilation. Même si les rôles de chacun ont été clairement définis cela n’a jamais été figé et on n’hésitait jamais à se donner des coups de main l’un à l’autre. Et ce sera la même chose maintenant pour la communication autour de ce projet. Un vrai travail d’équipe au final.

Asian soundsComment s’est fait le choix de la couverture ?

C’est Clément qui en a eu l’idée. Chose étonnante j’avais dans l’idée quelque chose dans ce style et quand il me l’a présenté cela a fait « tilt » immédiatement. Pour Clément il était difficile de représenter l’Asie et cette compilation sur une photo générale. Il a eu donc l’idée de cet instrument pris en photo lors d’un de ses voyages en Asie qui représente justement cette partie du monde mais aussi l’idée de sonorité.

Comment s’est construit le format de cet album, à savoir le digital et le financement participatif ?

Pour le format digital c’était ce qu’il y avait de plus simple à la fois d’un point de vue contractuel mais aussi d’un point de vue matériel. En effet nous n’avons pas besoin d’éditer de CD ou de passer par des intermédiaires. Nous souhaitions garder ce lien le plus direct possible avec les artistes car au final c’est eux qui créent cette compilation. D’un point de vue réaliste on sait également que la musique est en majorité écoutée via internet et puis cette plateforme nous permet, même si l’on vise clairement le public français, de toucher un public plus large.

Le financement participatif nous semblait un bon compromis. L’absence d’obligation permet aux auditeurs de venir sans appréhension sur Asian sounds et d’apprécier ces morceaux en ayant l’esprit libre. La possibilité de financement résulte de notre philosophie : il faut que cela vienne directement des auditeurs et que le travail des artistes puissent être récompensé aussi financièrement. Ils le méritent grandement. Dans ce domaine nous n’avons rien inventé et beaucoup d’artistes ont pu pratiqué ainsi comme Radiohead par exemple. A l’heure des débats enflammés sur le téléchargement de la musique sur internet, il nous a semblé intéressant de procéder ainsi.

Vous avez des objectifs en termes de téléchargement, de retombées ?

Le premier objectif est que l’on parle des artistes et de leurs travaux. Sans eux Asian Sounds n’aurait jamais existé. Ensuite on espère que cela éveillera un peu l’intérêt pour cette scène indépendante asiatique auprès des aficionados de culture pop asiatique mais aussi auprès du grand public. Enfin on souhaite vraiment pouvoir avoir des retombées financières pour les transmettre aux artistes et les remercier matériellement de nous avoir fait confiance mais aussi pour envisager des événements culturels asiatiques comme nous l’avons fait avec Tsubasa ou comme nous le ferons avec Anam Kawashima en octobre (et hop petite pub;)).

C’est un volume 1… Donc il y aura un volume 2 ?

On espère et on le souhaite vivement. Il y a encore tant d’artistes et de musique à découvrir dans un monde musical en perpétuel mouvement. Par ailleurs nous aimerions mettre en avant également d’autres mouvements musicaux mais aussi explorer d’autres zones géographiques notamment la Chine continentale qui possède un vivier extraordinaire bien loin de la pop formatée trop souvent présentée sur les télévisions chinoises. Tout dépendra de l’accueil fait sur ce premier volume et de ce qu’en auront pensé les artistes. Avant tout cela déjà profitez bien d’Asian Sounds, régalez-vous et n’hésitez pas à nous part  de vos impressions !

Merci Dimitri, et bonne chance au projet !


septembre 2nd, 2013
Mots-clés: , , , , , , , , , , , , , , , , ,

LR Man With A Mission : the public was in louve !

⊆ mars 5th, 2013 | ≡ Topic: Articles, J-music, Report | | ˜ 7 Commentaires »

Man With A Mission

C’est le weekend dernier – le dimanche 3 mars à 17h pour être précis – que les fans de MAN WITH A MISSION, le groupe punk-rock à tête de loup, ont pu accueillir pour la seconde fois leur groupe favori. Après un showcase prometteur lors du dernier Japan Expo Villepinte, la formation se retrouvait cette fois-ci seule pour son propre concert organisé par Soundlicious à la Machine du Moulin Rouge, où votre serviteur n’avait pas remis les pieds depuis le mémorable concert d’Abingdon Boys School en novembre 2009.

La comparaison avec ce dernier permet d’ailleurs de constater, lors de l’avant-concert, que le public j-music a fondu ces 4 dernières années. Entre 300 et 400 personnes étaient au rendez-vous dans une salle qui peut en compter 800. La fosse étaient rempli au 2/3 et on observait quelques rangées sur les gradins. Néanmoins cette espace disponible nous a permis de circuler librement et de trouver des places ou de faire des allers-retour en fosse sans s’esquinter les pieds ni les coudes. On peut regretter (surtout pour Soundlicious) que la salle ne soit pas comble mais comme nous le verrons plus tard, l’excellente configuration de la salle a permis à l’ambiance du concert de ne pas du tout pâtir de cette fréquentation en demi-teinte.

Le concert justement. Lançons-nous. Les loups ont offert un show… Tonitrurlant ! Ils ont démontré une énergie folle et ont – comme dirait une certaine mademoiselle L. – envoyé du pâté ! MWAM n’a donc pas volé son image de formation punk agressive et survoltée et leurs premiers morceaux ont permis de faire bouger un public ultra-présent et déjà conquis à la cause grâce à l’énorme capital sympathie dont dispose le quintet. La foule a donc suivi de bout en bout ce concert et a repris sans fausse note la gestuelle animale du groupe. Complètement absorbés par le concert et par ce concept d’hommes-loups, les spectateurs dans leur majorité ont finalement accepté l’interdiction formelle de filmer ou de prendre des photos pour se focaliser sur le show. Ce contrôle total de l’image, qui nous conduit aujourd’hui à vous proposer un live-report sans visuels du concert, a néanmoins permis au public d’être à l’unisson plutôt que de rester rivé sur l’écran de leur appareil photo ou portable. Édit : à la publication de cet article sans photo, Soundlicious nous a fournis les photos promises, réalisées par le staff japonais. Nous avons donc pu, finalement, illustrer ce LR !

Man With A Mission

De même les masques des loups, peu différentiables, auraient pu gêner le contact humain et freiner la transmission des émotions de la scène à l’audience, mais la férocité du groupe lui a permis d’établir le lien avec le spectateur qui est passé outre pour bondir aux rythmes des bêtes enragées. Ces dernières ont pu également performer – musicalement parlant – lors de quelques très rares solos où l’on pouvait enfin distinguer clairement les instruments et les talents individuels. Mention spéciale au duo batterie – dj d’ailleurs, l’un des bons moments du concert.

Finalement la seule chose qui a réussi à refroidir les ardeurs du public a été l’entracte beaucoup trop long. Les hommes loups crevant sans doute de chaud sous leur masque avaient-ils besoin de prendre une douche pour continuer ?

C’est finalement avec soulagement que le concert a pu reprendre pour une seconde partie un peu plus poussive, le temps de recharger le public à bloc. Cependant, cela n’a pas empêché une dernière partie de folie avec une marée humaine très enthousiasmante, balayant en rythme des bras sur les notes de Fly Again… L’auditoire a vraiment fait honneur au groupe.

Vous l’aurez compris le concert a été un vrai bonheur pour le public. On peut donc émettre quelques bémols (je vous ai dit qu’on ne comprenait très souvent rien à ce que tentait de dire les chanteurs pendant les morceaux ou les MC pourtant en anglais ?) mais face à une foule qui est ressortie aussi ravie et avec la banane, j’applaudis sincèrement… Félicitations MWAM, MISSION COMPLETED !

Man With A Mission

Setlist :

Distance
Feel and Think
Don’t lose Yourself
Welcome to the new world
Smell like teen spirit
Take What U want
Get off of my way
Scent of yesterday

Dr Solo

Never Fxxkin’ mind the rules
Bubble of life
Emotions

Dance every body
Mash up the DJ!

Take me Home
Fly Again

Encore : From youth to death


mars 5th, 2013
Mots-clés: , , , ,

Man With A Mission : l’interview loup-foque !

⊆ février 21st, 2013 | ≡ Topic: Articles, Interview, J-music | | ˜ 3 Commentaires »

MAN WITH A MISSION

À l’occasion de la seconde venue des loups de MWAM, le 3 mars prochain à la Machine du Moulin Rouge, l’opportunité a été offerte aux médias web de réaliser quelques interviews par mail des cinq hommes-loups ! Pour éviter que vous ne lisiez partout la même chose sur le web,  Journal du Japon et pour Paoru.fr ont différenciez leurs interviews : la première a été centrée sur leur parcours, leur musique et leurs concerts pour tenter d’aller au fond des choses avec le quintet, et la seconde a été plus légère et s’est permis de suivre leur délire semi-lycantrhopien. Un délire bien rodé d’ailleurs – le groupe semble beaucoup y tenir – comme vous le verrez dans leurs réponses !

MAN WITH A MISSION

C’est aujourd’hui un compte-rendu délirant que je vous propose de découvrir avant la publication de l’autre interview dans quelques jours dans les colonnes de Journal du Japon. Avant de leur laisser la parole, n’oubliez pas qu’un concours est en place pour vous faire remporter 2 places pour le concert du groupe, comme expliqué dans ce post. Et j’en profite pour remercier Tanja, ma collaboratrice et fan du groupe de chez Do-ko ?, qui a eu cette idée de s’amuser avec le groupe et qui a collaboré aux deux interviews avec Clémence de JDJ.

Et voilà, place à l’interview… Bonne lecture !

Bonjour messieurs les loups ! Alors, dites-nous, d’où venez-vous et pourquoi avez-vous cette tête ?

Nous avons été fabriqué dans un laboratoire, sur une île mystérieuse, du nom de ”Electric Lady Land”. Personne ne sait où elle est  !

Et pouvez-vous nous révéler votre fameuse… Mission ?

Hummm… Pour vous dire la vérité, c’est assez dangereux – aussi bien pour nous que pour vous – de parler de ce sujet. Lors de notre création nous avons été utilisés par les hommes les plus puissants de la planète afin d’accomplir les pires méfaits. Pris de remord notre créateur Jimi Hendrix nous a emprisonné dans un glacier dans l’Antarctique. Mais, avec le réchauffement climatique, nous avons été libérés en 2010 et nous poursuivons une nouvelle mission : celle de diffuser notre message et de le partager avec les gens du monde entier !

Mais comment Jimi Hendrix est devenu le Doctor qui vous a fabriqué et pourquoi lui ?

En fait tout le monde pense que le Professeur Jimi est la même personne que le légendaire guitariste, mais ce n’est pas le cas ! Ils se ressemblent beaucoup, ils sont follement bon à la guitare, mais il s’agit bien de deux personnes différentes.

Puisque l’on parle de rock… Comment ça se fait que le rock s’accorde si bien avec votre coté loup ?

Le pouvoir, l’émotion et l’esprit agressif du rock’n roll sont des choses qui correspondent bien à notre état de loup, et c’est finalement très naturel pour nous de jouer cette musique qui nous ressemble.

Qu’est-ce qui fait un bon loup selon vous ?

Facile : il faut manger beaucoup de viande !

MANGER !

Et, imaginons que vous puissiez recruter un loup célèbre, pour un duo… Lequel prendriez-vous ?

Celui qui a soufflé et balayé les maisons des trois petits cochons. Il est surement doué pour chanter avec cette capacité pulmonaire et cette maîtrise de son souffle !

Et pour en finir avec l’imaginaire… Et si vous vous réveillez dans la peau de mignons petits lapinous ?

Je serais mort de désespoir ! (Rires)

Emotions MWAM

Et sinon ces grosses têtes, ça ne vous posent pas des soucis au quotidien ?

Ah si ! Parfois j’ai un mal fou à mettre le strap de ma guitare par dessus ma tête ! (Rires)

Est-ce la même chose que d’être un loup au Japon, aux US ou en France ?

Je pense que c’est la même chose en fait, et en plus les gens ont souvent la même réaction car notre apparence n’a pas vraiment de nationalité.

Justement, à propos de la réaction des gens… Sur My Space, il y a beaucoup de photos de vous en train de vous promenez dans la ville (cf ci-dessous à Akihabara) ? Quelle est la réaction des gens qui vous croisent ?

La plupart sont surpris, mais ce qu’il y a surtout c’est que – de temps en temps-  les enfants nous attaquent ! Bon je suis content qu’ils s’amusent mais ils font mal ! (Rires)

MWAM à Akiba MWAM à Akiba

MWAM à Akiba MWAM à Akiba

Finalement, est-ce qu’un jour vous dévoilerez vos vrais visages ?

Pardon mais… Je ne vois pas de quoi vous voulez parler. Ce SONT nos vrais visages !

Remerciements à MWAM pour leur temps ainsi qu’à Sarah et Sahé pour la gestion de l’interview.


février 21st, 2013
Mots-clés: , , , , , ,

Concours Man With A Mission : gagnez votre place pour le concert !

⊆ février 17th, 2013 | ≡ Topic: Concours J-music, J-music, News | | ˜ Pas de commentaires »

Voici le concours du mois de février sur Paoru.fr.

MWAM

Ce mois-ci on change ! Pour la première fois depuis bien longtemps je vous propose de remporter deux places de concerts et pas des moindres, puisqu’il s’agit du concert de Man With A Mission qui vous attend le dimanche 3 mars à 17h à la Machine du Moulin Rouge.

Je suppose que vous avez forcément entendu parler du groupe Man With A Mission alias MWAM mais laissez moi vous rafraichir la mémoire avec deux de leur clip :

À l’occasion de leur venue à la dernière Japan Expo, le blog leur avait consacré une présentation mais surtout un live-report, ici, qui vous permettra de vous faire une idée de ce que vaut le groupe sur scène. Voici d’ailleurs les photos de cet évènement :

Vous l’aurez compris l’évènement est à ne pas rater, et voici donc l’occasion de gagner une place pour vous et la personne de votre choix !

Et comme il s’agit cette fois-ci de j-music et de concert les règles changent et se simplifient : il vous suffit de partager l’annonce de la news sur les réseaux sociaux. Partagez l’annonce sur Facebook ou retweeter là sur Twitter et, à la fin du concours le 27 février prochain, l’une des personnes ayant diffusé l’annonce sera tirée au sort et gagnera ses deux places. Il recevra un mail de confirmation, l’occasion de me fournir son nom et le nom de celui ou de celle qui l’accompagne. Attention le concert est le 3 mars, il faudra donc répondre rapidement pour que Soundlicious vous ajoute sur la liste.

Le nom des gagnants sera annoncé le 28 février sur le blog.

Plus d’information sur ce concert sur le site de Soundlicious ou sur leur Facebook où notre partenaire a récemment annoncé une distribution de cadeaux pendant le concert, ou encore sur le Facebook ou le Twitter de MWAM.

Amusez-vous bien et bonne chance, retour des concours mangas début mars 😉


février 17th, 2013
Mots-clés: , , , , ,

Interview Fade : hard-rock over Japan !

⊆ janvier 26th, 2013 | ≡ Topic: Articles, Interview, J-music | | ˜ 1 Commentaire »

Fade

Les rencontres ça tient vraiment à pas grand-chose… Et ça peut rapporter gros. C’est au détour d’une page Facebook que j’ai pu constater que l’une des responsables d’une street team française d’un groupe japonais cherchait à le faire connaître, un groupe du nom de fade. Vous me connaissez, je me suis mis à la recherche d’informations et de quelques clips pour me faire une idée…

J’ai donc appris que fade est un groupe de rock / hard-rock nippo-américain, fondé dans les années 90 par Rui et composé de 5 membres : Rui est à la batterie, Jon au chant, Kansei à la guitare, Noriyuki à la basse et Goto à la seconde guitare. En dehors de Jon tous les membres sont des japonais qui ont vécu une plus ou moins grande partie de leur vie aux États-Unis, certains y ont même passé leur enfance. En découle un hard-rock assez proche du style californien, proche d’un groupe comme Bon Jovi, qui propose donc un anglais parfait mais aussi plusieurs titres en japonais, eux aussi bien interprétés.

Pour vous faire une idée, jetez un oeil à l’interview, où vous attendent des clips de leurs morceaux anglais ou japonais, qui ont d’ailleurs ma préférence comme Cosmocalism… Leur chaine You Toube peut aussi vous aider 😉

Fade

Après une première partie de leur carrière, le groupe s’intéresse depuis plusieurs mois à l’international, où il trouve un écho de plus en plus fort, grâce à quelques concerts aux États-Unis et au Canada l’an dernier. J’ai été très surpris de découvrir un nombre impressionnant de street team à travers l’Europe également.

Et donc, tout à fait intéressé, j’ai pu obtenir une interview de fade grâce à la charmante Lucie, la responsable suscitée que je remercie, et le résultat s’est avéré vraiment très cool : une entrevue avec Rui et Jon en direct live du japon, en vidéo, et entièrement en anglais, sans interprète… Moment immortalisé par la photo ci-dessous ! Un challenge que je vous conseille, c’est un peu flippant au départ mais très enrichissant.

Jon et Rui

J’en profite d’ailleurs pour vous proposer cette entrevue dans les deux langues, en français puis en anglais, plus loin dans l’article, pour que les fans de tous les pays puissent en profiter 😉

Vous pouvez retrouver toutes les infos sur le groupe sur son site officiel français, bien fichu, ou encore sur le Facebook de la street team et son Twitter.

Passons sans plus attendre à l’interview, bonne lecture !

If you want to read the english version just go down or click on the +/- mark below to close the french one 😉

Version française – French version -/+

Bonjour Jon et Rui !

Commençons par votre carrière. Tout débute au lycée apparemment, avec Rui, Kansei et Noriyuki. Vous étiez 3 et vous vous êtes lancés en tant que cover band, quelles sont les morceaux que vous jouez à l’époque ?

Rui : On jouait pas mal de morceaux de groupe de rock comme Nirvana, Pearl Jam et j’étais assez fan du groupe japonais B’z. On jouait quelques uns de leurs morceaux mais aussi quelques titres japonais des années 80. Nous étions un groupe de rock qui jouait de la musique japonaise et américaine, autant l’un que l’autre.

Rui vous êtes le fondateur du groupe mais, durant votre parcours scolaire, il semble que vous étiez plus focalisé sur le marketing ou une carrière d’avocat… Comment avez-vous finalement choisi le chemin de la musique ?

Rui : Le truc amusant c’est que, lorsque j’ai postulé à l’université, j’ai fait une demande pour Berkley, une université de musique de Boston. J’ai été accepté là bas mais aussi à d’autres universités. Je pensais donc déjà à une carrière musicale – j’avais 18 ans – mais je me disais qu’il serait très difficile pour un jeune japonais, et surtout un batteur, de faire sa place dans l’industrie de la musique.

Rui, à la batterie

Donc j’ai décidé d’aller dans une université classique. Plus tard, j’ai pris un semestre de congé et je suis retourné au Japon avec le groupe. On trainait ça et là, on jouait dans les clubs… Et un jour, j’avais environ 21 ans, un manager est venu à moi et m’a dit qu’il voulait nous signer un contrat. C’est là que j’ai vraiment commencé à penser à une carrière musicale, mais je voulais d’abord avoir un diplôme donc je suis retourné aux États-Unis achever mes études. Une fois diplômé j’ai postulé à différents postes de salariés, et j’ai été pris. Mais je savais que ce que je voulais vraiment, et c’était travailler dans la musique.

Et vous Jon, est-ce que la musique était un choix de jeunesse ?

Pas du tout ! (Rires)

J’ai toujours voulu être un freeskier (skieur libre, NDLR), mais quand à l’âge de 19 ans j’ai détruit l’un de mes genoux dans un accident et ma carrière de skieur s’est arrêtée ici. Cela dit, j’ai toujours baigné dans la musique et j’ai toujours chanté depuis que je suis gamin. J’ai été dans plusieurs groupes depuis le lycée puis à l’université, et quand je me suis cassé le genou, ça a été une sorte de catalyseur parce que j’ai du me demander : « et maintenant, qu’est-ce que je fais ? ».

Je suis ensuite venu au Japon, pour un échange universitaire, et le premier groupe avec qui j’ai travaillé a eu l’occasion d’enregistrer un album… C’est là que j’ai pu réaliser que ça pourrait être une belle aventure et que j’ai décidé d’emprunter ce chemin. J’avais aux alentours de 21 ans je pense.

Jon

Goto vous a rejoint en 1998 mais le problème était de trouver le bon chanteur…  Vous avez travaillé avec quelques chanteurs japonais mais ça ne fonctionnait pas, même avec Noriyuki. Et là, en 2001, Jon arrive. Vous étiez donc tous Japonais et vous avez choisi un chanteur américain, ça peut paraître surprenant non ?

Rui : En fait je n’ai jamais voulu trouver un chanteur spécifiquement américain, mais j’en ai toujours cherché un qui parlait anglais. C’était ma priorité numéro 1. La plupart de nos anciens chanteurs étaient capables de parler anglais mais c’est le talent de chanteur qui leur faisait défaut, ils n’avaient pas ce qu’il fallait pour réussir dans l’industrie musicale.

Jon était dans un autre groupe à cette époque et quand ce dernier s’est séparé, j’en ai entendu parler et je suis allé le retrouver au bar où il travaillait. Il a écouté ce qu’on faisait et ça lui a plu… Et voilà, ça c’est simplement fait comme ça !

Jon : En fait quand mon groupe s’est séparé, je pensais quitter le Japon. Mais quand Rui est arrivé avec sa démo, on a tout de suite accroché donc j’ai décidé de changer mes plans et de rester alors que je devais partir deux semaines plus tard.

Ça c’est donc joué à pas grand-chose !

Jon : Pas grand-chose en effet.

Est-ce que vous pourriez nous parler de la première fois où vous avez tous joué ensemble ? Quels souvenirs en gardez-vous ?

Rui : C’est comme si tout avait trouvé sa place. Nous avions déjà essayé 5 ou 6 chanteurs avant que Jon nous rejoignent et nous avons cette fois senti qu’il était celui qu’il nous fallait et qu’avec lui ça marcherait.

Jon : Moi aussi. J’étais sous le charme, transporté et ça a tout changé pour moi.

fade

Et c’est ainsi que fade est né… Pourquoi le nom fade d’ailleurs ?

Rui : j’ai toujours voulu un nom qui ne voulait rien dire du tout ! (Rires)

Quand j’étais plus jeune, j’ai lu une interview des Smashing Pumpkins où un journaliste a demandé d’où venait le nom du groupe et la réponse était qu’il n’y avait pas de signification. Ca m’a inspiré, et j’ai toujours voulu donner un nom sans sens précis.

Et donc j’étais en train d’écrire une chanson où il y avait « fade away » (s’éteindre, NDLR) ou quelque chose comme ça dans les paroles et je l’ai suggéré au groupe : il était simple, facile à retenir… Toute le monde a trouvé qu’il sonnait plutôt bien et nous avons décidé de nommer le groupe ainsi.

Vous étiez 4 Japonais qui ont vécu une grande partie de leur vie aux États-Unis et un chanteur américain. Vous avez débuté votre carrière au Japon mais pourquoi ne pas  avoir essayé dès le départ d’être un groupe japonais qui se produit aux États-Unis, comme vous le faites maintenant ?

Rui : Au début j’ai réfléchi à cette possibilité, mais à l’époque il était très difficile pour les Asiatiques-Américains de percer dans le marché US. C’est beaucoup plus facile maintenant.

C’est pour ça qu’on cherchait quelqu’un qui chantait en anglais. Au départ le plan était de réussir à faire quelque chose au Japon et d’y faire carrière pour éventuellement se produire au-delà de ces frontières. Cela nous a pris du temps mais c’est ce que nous voulions faire depuis le début. Il nous a juste fallu 8 ou 9 ans…

Jon : Au Japon la seule façon d’aller au-delà des frontières c’est internet. Nous avons toujours eu des comptes My Space puis Facebook mais il y a un océan de groupes qui le font aussi et pour plusieurs raisons cela a pris du temps aux gens à l’étranger pour nous connaître. Mais maintenant que c’est le cas nous voulons exploiter cette chance !

Depuis 2011-2012, on peut entendre de plus en plus de groupes japonais qui chantent en anglais, votre avis là-dessus ?

(Rires)

Rui : Mon point de vue c’est que je m’en fiche un peu que des groupes chantent en anglais ou en japonais. La plupart des gens au Japon ne savent pas parler anglais donc c’est assez drôle que certains chantent en anglais avec une grammaire sens dessus-dessous. Si quelqu’un sait parler anglais, il peut bien chanter en anglais mais s’il ne sait pas…

Ça sonne faux…

Rui : Oui

Jon : Ce n’est pas leur forme d’expression naturelle, c’est ça le problème. Nous avons toujours respecté cette règle quand il s’agit de nous exprimer.

Mais ne pensez-vous pas que le Japonais est une barrière pour une carrière internationale ?

Jon : On voit clairement qu’il y a toute une population qui s’intéresse au Japon ou à tout ce qui tourne autour… Pour eux c’est plutôt une bonne chose, que ce soit parce qu’ils aiment le Japon où parce qu’ils trouvent que ça sonne bien. Par contre, pour tout le reste du monde, il est impossible de dire que c’est un plus, c’est sur.

Noriyuki

C’est vrai que lorsque l’on fait écouter de la musique japonaise à des personnes qui n’en ont jamais entendu, ils trouvent cela un peu… étrange !

Jon : Il y a vraiment quelques langues qui sonnent bien à l’oreille, même si vous ne comprenez rien à ce qui est dit. Par exemple je ne comprends pas le français mais je trouve que ça sonne cool, tout comme l’espagnol.

Pour le Japonais… Ça dépend surement de la façon dont les paroles sont insérées dans la mélodie mais je pense que les gens peuvent avoir des opinions très différentes, sur le fait que ça sonne bien ou pas.

Parlons maintenant de votre musique. La presse vous décrit souvent comme un groupe de hard-rock californien avec un style à la Bon Jovi et des membres japonais… Êtes-vous d’accord avec cette description ?

Rui : Je pense, oui. Nous sommes nés ou nous avons grandi aux États-Unis mais nous sommes Japonais, donc j’ai toujours voulu mettre notre essence nippone dans fade. Si nous étions un groupe standard qui fait du rock’n roll, cela ne motiverait pas les gens au-delà des frontières de nous écouter, car il y en aurait tellement comme nous.

Je pense que notre originalité vient que nous voulons toujours faire de fade un mix unique : Godo, notre second guitariste est né et a été élevé au Japon, Jon est né et a été élevé aux États-Unis… Ce n’est pas que notre musique mais aussi nos musiciens qui partagent ces deux influences.

5° alias Godo

J’ai eu envie de faire comme un californian roll (le sushi à l’américaine, NDLR) parce qu’il mélange les influences de l’Asie et de l’ouest, et c’est ce que je veux pour le groupe. Mais trop mettre d’influence asiatique non plus, car les gens ne comprendrait pas, et trouverait sans doute ça bizarre.

Entre la musique de fade et les paroles japonaises c’est d’ailleurs une sacré histoire. Tout d’abord les anciens chanteurs ne faisaient pas l’affaire. Ensuite Jon est arrivé et vous avez essayé de mélanger des paroles anglaises et japonaises mais les morceaux japonais ou anglo-japonais ne fonctionnaient pas non plus… Votre musique semblait ne pas correspondre mais finalement vous avez accouché de morceaux comme Cosmicalism (clip ci-dessous, NDLR), Close to you ou Wake up the wolrd, et le mix est plutôt réussi ! Comment vous avez réussi ?

Jon : Comme nous le disions précédemment, nous avons essayé d’écrire des paroles en japonais pour fabriquer un hybride mais les paroles elles-mêmes n’étaient pas, à l’époque, vraiment bonnes. De plus – c’était il y a 10 ans – le japonais était vraiment une langue étrangère pour moi. Chanter dans votre langue maternelle et donner au public quelque chose dans lequel il peut s’identifier ou qu’il peut trouver génial n’est déjà pas quelque chose de facile, mais dans une langue où vous n’êtes pas sur de ce que vous dites… Ça devient vraiment difficile ! En plus il y a des problèmes de prononciations, votre bouche n’est pas habituée à certains sons…

Donc il a fallu 8 ou 9 ans pour que j’améliore mes capacités en japonais et que je rencontre quelqu’un capable d’écrire des chansons que le groupe aimait en Japonais et qui colle avec notre musique… Nous avons aussi pu travailler avec un producteur japonais pour la première fois et il a été capable de m’aider avec mes soucis de prononciations. Il m’a donnée des astuces pour mieux chanter en japonais dont je n’avais jamais entendu parler.

Je suis content que nous ayons pu faire ces chansons car ceux qui les ont entendus au Japon nous ont dit qu’ils aimaient le morceau, aussi bien la mélodie que les paroles. Nous voulons aussi donner un meilleur accès à notre musique à ceux qui écoutent la musique japonaise et nous pouvons le faire avec ces paroles.

Vous envisagez d’en faire plus que ce que vous faites maintenant ?

Rui : Je pense que nous sommes arrivés à un bon équilibre, nous mettrons quelques morceaux en japonais dans notre prochain album mais comme je le disais au début, nous ne voulons pas sur-développer notre part japonaise, donc je ne pense pas que nous en ferons plus que maintenant.

Quand un chanteur japonais essaye de faire une carrière international, la langue japonaise peut-être un problème aux États-Unis ou en Europe. À l’inverse, est-ce que vos chansons en anglais ont été un problème pour fade au Japon ?

Rui : Je pense que ça l’a été. Maintenant ça commence à changer mais quand nous avons commencé tout le monde nous disait : « chante en japonais ! »

Jon : Mais on ne pouvait rien y faire, impossible pour moi de chanter comme ça.

Rui : Ce qui était frustrant c’est que les patrons de label de musique disaient : « si vous avez l’intention de chanter en anglais, allez le faire en dehors du Japon ». Tous ne pensent qu’au marché japonais mais jamais en dehors.

Les compagnies d’électronique comme Sony ou Panasonic, l’industrie de l’automobile, etc ont tous leur compétences ou leur technologie au Japon mais ce qui les rend fort c’est qu’ils vont au-delà pour aller conquérir les marchés outre-mer, c’est pour ça que ce sont des marques si connus et si populaires. C’est ce que j’ai toujours voulu faire mais, pour certaines raisons, le marché de la musique japonaise ne s’intéresse qu’au Japon.

Mais le marché japonais n’est pas SI grand, et c’est pour ça que les autres sociétés cherchent à se développer au-delà de nos frontières. L’industrie de la musique et son marché se sont vraiment rétrécis ces dernières années, donc les labels et les majors doivent maintenant aller plus loin pour trouver l’argent. Mais, comme vous le savez, les Japonais sont des gens très prudents, donc ça prend du temps !

Donc c’est vrai que nous avons des soucis aux débuts mais on n’a pas voulu changer qui nous sommes. C’est une bonne chose que ayons réussi à continuer  sans vendre notre style pour un autre, nous sommes restés fidèles à nous-mêmes et à d’où nous venons.

C’est vraiment que c’est moins difficile maintenant… Mais ce n’est pas devenu facile pour autant !

Kansei

Quand on écoute votre musique on peut ressentir pas mal d’énergie… Pouvez-vous nous dire d’où ça vient ?

Jon : En fait je pourrais dire la vie en général, mais ce n’est pas comme ça car il y a toujours eu des choses que nous voulions dire à notre public et certaines d’entre-elles ne peuvent pas être exprimées à travers les morts mais plutôt avec les vibrations un peu magiques que contient la musique. Quand on enregistre, notre plus grande priorité est que cette énergie puisse être ressentie. À chaque fois nous nous demandons : « Est-ce qu’on peut le sentir ou pas ? »

Rui : Je mets énormément d’énergie rien que dans l’écriture des chansons, car c’est pour poursuivre notre voie, vaincre ceux qui nous barrent la route, peu importe ce que ça demande ou combien de temps ça prend… C’est ça que je veux mettre dans  les paroles aussi bien que dans les mélodies… Il est probable que beaucoup de fans aient chacun leur propre but dans la vie et j’ai envie que eux aussi poursuive leur rêves, quels qu’ils soient.

C’est plutôt cool que vous puissiez ressentir cette énergie parce que c’est pour ça qu’on travaille, et c’est un peu mon job !

Vous prêtez aussi attention à votre look, et c’est souvent le cas pour les rockers… Vous pensez que c’est essentiel ?

Jon : Je n’utiliserai pas le mot essentiel. Mais, en même temps, la partie visuelle de n’importe quel média – un livre, un groupe, peu importe – est quelque chose de très important. Elle peut faire la différence entre quelqu’un qui clique ou pas pour écouter un morceau, ça peut-être la raison pour laquelle quelqu’un vient voir un concert ou simplement explorer quelque chose pour la première fois. Je pense que ça donne une idée de quoi il s’agit, avant d’écouter quoi que ce soit.

Dernière question : un message pour vos fans européens ?

Jon : Merci pour tout ce que vous nous donnez ! Nous avons de nombreuses street team en Europe : France, Espagne, Allemagne, Pologne, Angleterre, etc… Pas mal de pays et on trouve ça vraiment très cool. Merci à elles pour tout ce qu’elles font pour nous. Nous essaierons – nous essayons toujours – de donner notre maximum pour vous rendre ça dans notre musique ou lors de nos  concerts, et j’espère que nous pourrons rapidement le faire face à face… Le plus vite sera le mieux !

Et être capable de faire une interview comme ça, au-delà du Japon, c’est quelque chose de merveilleux, c’est une belle opportunité et j’espère que qu’il y en aura de plus en plus !

Rui : Merci à tous les fans également… Je trouve que c’est assez nul qu’on soit capable d’aller au Canada ou aux States et pas encore en Europe. Mais encore un peu de patience !

Merci Fade… À bientôt on espère ! En attendant voici une petite vidéo bonus, un petit message pour la nouvelle année :

Remerciements à Jon et Rui pour leur temps et leur passion communicative. Merci également à Hiroshi Sato, leur manager et bien sur à Lucie pour avoir rendu cette interview possible !

Version anglaise – English version

We start with your career… Everything seems to start at college when you were teenagers, with Rui, Kansei and Noriyuki. You were still 3, and you begun as a cover band… What were the songs you usually play ?

Rui : We were playing songs of some rock bands like Nirvana, Pearl Jam and I was quite into a Japanese group call B’z. We’ve played some of their songs and also some Japanese songs from the 80’s. We were a rock band with half Japanese songs and half US Rock songs.

Rui you’re the founder of the group but during your school days, it seems you were more interested in marketing or becoming a lawyer… How and why do you choose the path of music?

Rui : The funny thing is, when I applied to college, I applied to Berkley, a college of music in Boston. I was actually accepted here but also to others colleges. I actually thought about a musical career at the time – I was eighteen – but I thought it would be really hard for a Japanese kid, especially a drummer, to be able to make it in the music industry.

Rui, à la batterie

So I decided to go to a normal college. Later, I took a semester off and I came back to Japan with the band. We were messing around, playing in clubs. One day, I was around 21, a manager came to see us and said he wanted to sign us. That’s where I started to really think about a career in music but I wanted to graduate first so I went back to The States. Then I graduated and I applied to different jobs. I was accepted but I knew that what I really wanted to do with my life is about music.

And you, Jon, was the music career an early choice for you?

Not at all ! (Laugh)

I always wanted to be a professional freeskier, but I when I was nineteen I destroyed one of my knees and my skiing career sort of ended there. But I’ve always been into music and singing since I was a kid. I was in bands during high school and university as well, and when I broke my knee it was a sort of a catalyst because I was asking “what I’m going to do now”. Then I came to Japan as an exchange student and the first band I worked with had a contact for a record album… That’s where I realized it could be a great adventure and I decided to go this way. I was around 21 I think.

Jon

Goto joined you in 1998 but the real problem seems to be the singer… You worked with a few Japanese singers but it didn’t work, even with Noriyuki. And then, Jon came in 2001. You were all Japanese but you chose an American singer… A bit surprising isn’t ?

Rui : Well I never really intended to find an American singer, but I always wanted to have a singer who speaks English, it was like… My first priority. Most of our past singers were able to speak English but at the same time they didn’t have a lot of skills, they don’t have what it takes to make it in the music industry.

Jon was in a different band at that time and then his band broke up and when I heard about it I went to the bar where Jon was working, he listened to what we did and seemed to like it… And that’s all ! It just happened to be Jon…

Jon : Actually when band’s at the time broke up I was considering leaving Japan.  After Rui came to me with the demo, we jammed, and I decided to stay and change my plans to move back to the States two weeks later.

It was very close !

Yeah, very close.

Can you describe us the first time the five of you play together… How do you remember it ?

Rui : It seems like everything just clicked. We’d already tried with 5 or 6 singers before Jon joined us and we really felt that he was the one and it would work.

Jon : Me too. I was really blown away and it completely changed my plans.

fade

And then, fade was born… Why the name “fade” by the way ?

Rui : I always wanted a name that doesn’t have a meaning at all (Laugh)

When I was young I read an interview of the Smashing Pumpkins where someone asked where that name came from and the answer was it doesn’t have a meaning. It inspires me, I’ve always wanted a name with no meaning.

And then I was writing a song where the singer sings “fade away” or something like that and I suggested to the band “what do you think of the name fade, it’s simple, that’s easy to learn, …” Everyone thought it sounded cool so we decided it would be the name.

You were 4 Japanese guys who lived a big part of their life in the US and an American singer. You started your career in Japan but why don’t you try to be a Japanese band who perform in the USA as you try to do now ?

Rui : Well at the beginning I was thinking of it but at that time it was really hard for Asian-Americans to make it in the American music industry. It’s a lot easier right now.

That’s why we were looking for someone who could sing in English. At that time, the plan was to try to do something in Japan and make a career with that and then eventually go overseas. It took us some time but that’s what we wanted to do from the beginning. It just took 8 or 9 years…

Jon : In Japan the only mechanism to get overseas is the Internet. We’ve always had all the things like a MySpace or a Facebook page but there is like an ocean of bands and for many reasons it took a while for people overseas to get to know us. And now that they are we are definitively capitalizing on that chance.

During 2011 and 2012, we can hear more and more japanese rock bands singing in English, what do you think about it ?

(Laugh)

Rui : Well my point of view is that I don’t really care if they sing  in English or Japanese. Most people in Japan can’t speak English so it’s kind of funny that people sing in English with all the grammar messed up. If somebody can speak English then if he sings in English well that’s fine but if he can’t speak English…

That’s a bit fake…

Rui : yeah

Jon : it’s not this natural form of expression. We always stick to that rule to express ourselves.

But don’t you think Japanese language is a barrier for an international career ?

Jon : Obviously there seems to be a large population who is interested in Japan or like Japanese things… For them, it’s a positive thing, because they like Japan or just because they think it sounds cool. For the rest of the people in the world we can’t say it’s a plus, of course.

Noriyuki

It’s true that, when we introduce Japanese music to French people who’ve never heard of it, they find it a bit strange…

Jon : There are definitively some languages that sound really nice even if you don’t understand what they say. For example I don’t understand French lyrics but it sounds cool, and it’s the same for Spanish.

For Japanese… It surely depends of how the lyrics are put in the melodies but I think people can have a very different opinion about whether it sounds good or not.

Let’s talk about your music. Press often describes you like a californian hard-rock band, with a little bit of the Bon Jovi’s style and some Japanese members… Do you agree with it?

Rui : I guess so, cause we were born or we grew up in the States but we are Japanese at the same time so I always wanted to put our Japanese essence in fade too. If we just do a normal rock’n roll style, it wouldn’t motivate the people overseas to listen to us because there are so many bands like us.

I think our originality is that we always want to put that Japanese essence in our music and our band itself is a unique mix : Godo, our second guitarist was born and raised in Japan, Jon was born and raised in the States… Not only the music but also the members share those two influences.

5° alias Godo

I want to make it like a Californian roll because it has Asian style plus the western influence, that’s what I want for the band. But not too much Asian influence because people won’t understand and find it weird.

Between fade’s music and Japanese lyrics it’s quite a story ! First, fade ex japanese singers didn’t fit. Then Jon arrived and you tried to mix english and japanese lyrics but japanese songs or japanese-english mixed songs didn’t work either… So it seems fade’s music didn’t match Japanese lyrics. But then a few Japanese songs like Cosmicalism, Close to you or Wake up the world came out ! And the mix is pretty good ! How did you make it work ?

Jon : Like we said before, we tried to write cool Japanese lyrics to make a hybrid but the lyrical content, at that time wasn’t so good. Plus – it was ten years ago or so – Japanese was still a very foreign language for me. To sing in your own language and give things that people can identify with or find it awesome is not easy but to do it with a language when you’re not sure what you’re saying is difficult: you have pronunciations issues, your ears and your mouth are not used to it…

So it took 8 or 9 years for me to improve my skills in Japanese and finally meeting someone who can  write something which the band likes in Japanese and that matches with the music, etc. We also worked with a Japanese producer for the first time and he was able to help me with my pronunciation issues and ways to make it easier to sing in Japanese that I never thought or hear about before.

I’m glad that we did those songs because listeners in Japan told us that they love the music, they love the melody and the lyrics. We always want to give better access to our music to Japanese listeners and we can do it with those Japanese lyrics.

Do you plan to do more Japanese songs than you’re doing now ?

Rui : I think we have a good balance right now, we will do a few Japanese songs in our next album but as I said before we don’t want to oversize our Japanese part so I don’t think we will do more than we already do now.

When a japanese singer tries to make an international career, the japanese language is often a problem for US or Europe. Was the English language a problem for fade with the Japanese audience?

Rui : I think it was. Now it’s starting to change but when we first started, everybody was telling us: “sing in Japanese”.

Jon : But there was nothing we could do. I couldn’t sing it.

Rui : What’s frustrating is that the bosses of the record labels said : “if you’re going to sing in English, just go do it overseas.” They all only think about the Japanese market but never outside.

Electronic companies like Sony or Panasonic or the car industry etc. have their skills or technology in Japan but what makes them that big is that they go outside of Japan to conquer other markets overseas, that’s why they are such popular and famous brands. That’s what I wanted to do but for some reason, they only wanted to focus on Japan. But the Japanese market is not that big – that’s why the leaders of the other markets are going overseas.  The music industry and market has really shrunk over the  years and the record labels and majors have got to move out of Japan if they want to make money. But, you know, Japanese people are very cautious so it takes time !

So it’s true we had that trouble at the beginning but we didn’t want to change who we are. It’s good that we did it without selling our style out for another one, we kept what we think is right, where we’re from. It’s true it’s easier now, but still not easy anyway !

Kansei

When we listen to your music we can feel a lot of energy… Can each of you tell us where it comes from ?

Jon : Well I can say life in general but it’s not just that because we also have things we want to say to people and those things can’t be told trough words but more with those magic vibrations contained in the music. When we record, the biggest priority for us is that this energy can be felt. Each time we ask ourselves “can we feel it or not ?”.

Rui : I put so much energy into just writing the songs because this energy is about pursuing what we want to do, standing down people who oppose us, no matter what it takes or how long it takes to do it… That’s what I want to put in my songs and in my lyrics too. Probably a lot of fans have different goals and I want them to pursue… Whatever they believe in.

It’s pretty cool that you can feel this energy because that’s what we work for, that’s a part of my job !

You also take care of your look and it’s true that rockers seems to always do… Do you think it’s essential for a rock band and why ?

Jon : I don’t put the word essential here. But, at the same time, the visual part of any media – it can be a book, a band or whatever – is really important. It can be the difference between clicking to listen to a sample or not, it can be the reason why you want to check out a show or simply explore a thing for the first time. I think it gives people an idea of what you’re about… Before listening to anything.

Last question : a message for the European audience ?

Jon : Thank you for all that you guys have been giving us ! We have many street teams in Europe : France, Spain, Germany, Poland, England, quite a few countries and for us it’s just so cool. Thank you for everything you’re doing for us. We will try – we always try – our best to give it back to you in our music and our shows and I hope we can do it face to face… The sooner the better!

And just to be able to do an interview like this, outside of Japan is something wonderful, it’s a great chance, I hope this kind of chance will continue to increase !

Rui : Thanks to all the fans too… It kinda sucks for us that we’re able to go too Canada or the States but not be able to go to Europe. We’ll have a big announcement at the end of the year so just wait a little more !

Thanks Fade… And see you soon ! Bonus : their last message for fans, for an happy new year :

Remerciements à Jon et Rui pour leur temps et leur passion communicative. Merci également à Hiroshi Sato, leur manager et bien sur à Lucie pour avoir rendu ça possible !


janvier 26th, 2013
Mots-clés: , , , , ,

Mono : live & photo report à la maroquinerie

⊆ janvier 5th, 2013 | ≡ Topic: Articles, J-music, Report | | ˜ Pas de commentaires »

Mono à la maroquinerie

Pour commencer l’année 2013, je vous propose de le faire en musique avec notre chère Natacha qui est allé à la rencontre du groupe de post-rock Mono à la maroquinerie le mois dernier. Un report en photo et en vidéo, comme d’habitude. Bonne lecture à tous !

Nous sommes le dimanche 9 décembre, il pleut, il fait froid, bref c’est l’hiver ; pourtant le public est bien au rendez-vous devant la maroquinerie et c’est une salle pleine à craquer qui s’offre à nous. S’il fait 3° dehors on avoisine les 35°, facile, à l’intérieur !

La foule à la Maroquinerie MONO se prépare...

Sur scène, tout est déjà en place : batterie, guitares, basse, glockenspiel , « piano » et le magistral gong. S’en suit une longue attente en musique, puis la lumière s’affaiblit petit à petit, le quatuor prend place, un véritable jeu d’ombre et de lumière se dessine sur le groupe ; les premières notes se font entendre… Legend commence et c’est parti pour un concert teinté d’émotions.

Mono c’est un post rock envoutant, flirtant avec la musique classique et il ne manquait plus que les cordes pour nous emmener encore plus haut. Chaque titre s’enchaine avec brio fortement bien orchestré, les percussions font la part belle aux guitares et basses. On sent une symbiose parfaite et des mélodies finement maitrisées qui commencent tout en douceur puis montent en puissance… Le calme avant la tempête pour laisser court à nos ressentis : une liberté totale. Que l’on aime ou pas , le quatuor ne nous laisse pas indiffèrent.

MONO6_filtered Mono

Le groupe a cette particularité de nous emmener ailleurs sans exubérance ou presque… Sur nostalgia entre autre, comme possédé, le guitariste nous a montré un véritable show à lui tout seul.

MONO

Néanmoins, tout au long du concert, le groupe n’ interagit pas avec son public : aucun jeux de regard, pas de petits signes, comme on peut s’attendre sur d’autres concerts intimistes. Ici ce sont des visages dissimulés dans leur chevelure, des visages quasi inexpressifs qui ne sont pas si dérangeants en soi, bien au contraire, car cette attitude s’harmonise très bien avec leur style musical. De plus cela ne signifie pas un de manque de prestance sur scène, ce genre de beauté froide et ce mélange inaccessible /accessible leur donne ce petit plus mystérieux et c’est finalement leur musique qui s’exprime à leur place.

 MONO

Ce concert fort bien réglé passe par des lumières froides, chaudes, des couleurs vives à tamisées suivent parfaitement les longues mélodies. La prestation scénique est malgré tout là et l’ensemble sert une même cause : mettre en avant les compositions magistrales de Mono jouées avec brio. Il n’y a pas besoin de long discours après tout, ni de rappel : laissons parler la musique,  et ça… Mono  sait très bien le faire !

MONO

Setlist du concert :
Legend
Nostalgia
Dream Odyssey
Pure As Snow
Follow The Map
Unseen Harbor
Ashes In The Snow

On finit avec les photos du concert dans leur intégralité :


© Natacha pour Paoru.fr

Pour en savoir plus sur le groupe, retrouvez l’interview du groupe sur Journal du Japon. Retrouvez également tous nos lives & photos reports sur l’index du blog ! Remerciements pour finir à la Maroquinerie et à KONGFUZI pour l’organisation de ce concert !


janvier 5th, 2013
Mots-clés: , , , , ,

Toe, Galaxy 7 & 1000say : it’s report & photos time !

⊆ novembre 10th, 2012 | ≡ Topic: Evènement, J-music, Report | | ˜ Pas de commentaires »

Concerts Toe - 1000say & Galaxy 7

Après une interview de Galaxy 7 et en attendant l’arrivée de celle de fade, je vous propose un weekend en j-music et en photos avec le live & photo-report de Toe au Point Ephémère en septembre dernier, signé par Natacha. Viens ensuite le double report 100% photos de JE Centre, où Painfool a pu assister aux concerts de Galaxy 7 (le monde est petit) et de 1000say !

L’intégralité des photos seront disponibles, comme d’habitude, sur nos réseaux sociaux !

C’est parti !

Toe au Point Ephémère : Live & Photo Report

En ce 20 septembre, nous avons eu le privilège d’assister au concert d’exception du groupe instrumentaliste Toe pour leur première tournée en Europe. Le groupe de mathrock se produisait dans l’agréable salle du Point Ephémère, sur une scène sans artifice, où un éclairage doux et chaleureux s’offrait à nous et où le personnel nous accueillait avec le sourire.

Toe arrive tranquillement, sur le coup des 21H30. Un bref salut de la main au public, venu nombreux, et les voilà déjà s’installant auprès de leurs instruments respectifs :  Kashikura Takashi à la batterie Mino Takaaki à la guitare Yamane Satoshi à la basse Yamazaki Hirokazu à la guitare .

TOE

Le groupe Toe est complétement habité par leur musique « déstructurée »grâce à une rythmique peu conventionnelle, aux douces mélodies qui donne un son atypique et classieux. Les titres se succèdent sans relâche avec certains plus calmes où les guitares sont en osmose et la batterie se fait plus discrète tout en restant sur ces tempos décalés qui donnent un souffle d’énergie aux mélodies. D’autres morceaux sont beaucoup plus tumultueux : les sons s’entrechoquent, la batterie se fait plus violente, plus rapide… Un savant mélange plein d’intensité.

Toe TOE

Mais Toe ce n’est pas seulement un son c’est aussi une sacré présence sur scène : un groupe aussi expressif que leur musique, occupant tout l’espace jusqu’à aller sur le rebord de la scène, jouant le temps d’un instant les équilibristes pour le plus grand bonheur des fans.

La salle est comble, il fait très chaud et le son est intense, mais le public est bien présent, écoute, savoure ce concert unique : certains secouent leur tête , d’autres lèvent les bras, crient …

C’est en apothéose que le groupe termine le concert, complétement déjanté, se jetant à terre, sautant, criant, tout s’enchaine très vite, un véritable tourbillon de notes dissonantes parfaitement exécutées… Quand soudain tout s’arrête, le groupe lâche subitement ses instruments et part !!! Cette sortie de scène est juste un délice pour les yeux et les oreilles. Mais ce n’est pas encore vraiment fini puisqu’ils reviennent pour nous offrir 2 autres titres pour notre plus grand plaisir.

Toe

Au final un groupe charismatique et très énergique… Un excellent moment !

On finit avec la setlist…

– RUN FOR WORD
– Tremolo+Delay
– Mukougishi ga miru yume
– DANCE
– I Do Still Wrong
– Kodoku no Hatsumei
– Esoteric
– Long Tomorrow
– 1/21
– After Image
– The Future Is Now
– Goodbye
– New Sentimentality

… Et aussi toutes les photos du concert, réalisées par Natacha :

Galaxy 7 & 1000say à JE Centre : les photos

Notre cher Painfool, rare journaliste courageux à bien vouloir sortir de Paris pour un samedi à Orléans, s’est laissé happer par le démon de la photographie en ce weekend de JE Centre et a commencé par mitraille Daisuke Tsutsui, le chanteur-guitariste de Galaxy 7 et son batteur. En avant les images !

Et pour finir voici les photos – encore de Painfool – du showcase de 1000say, y compris celles réalisées pendant la coupure de courant où le groupe ne s’est pas laissé abattre et a continué à mettre l’ambiance !

Et c’est ainsi que s’achève notre vague de live & photo reports… On espère que ça vous a plu ! N’hésitez pas à faire un tour sur l’index du blog ou sur nos albums photos facebook pour en découvrir de nombreux autres 😉


novembre 10th, 2012
Mots-clés: , , , , ,

Tsubasa : j-folk around the world…

⊆ octobre 10th, 2012 | ≡ Topic: Interview, J-music, Report | | ˜ 1 Commentaire »

Tsubasa

Japan Expo est une bonne occasion de rencontrer des artistes, même lorsqu’ils ne s’y produisent pas. C’est ainsi que, grâce à notre cher Dimitri de Kochipan, j’ai pu faire la rencontre de Tsubasa Imamura, chanteuse folk nippone et de son manager, producteur et guitariste brésilien Robert Regonati.

J’ai découvert une artiste charmante et singulière qui ne cesse de parcourir le monde avec l’esprit ouvert, une philosophie à l’image de sa musique. Le duo est revenu pour la seconde fois à Paris, après un premier concert en 2011, et a offert deux concerts gratuits pour y rencontrer ses fans et présenter son dernier album How To Fly, que j’ai eu le plaisir d’écouter pendant tout l’été et que je vous recommande très chaudement.

Tsubasa - How to fly

Je vous propose aujourd’hui de découvrir cette artiste en musique, en images et en mots avec un live & photo report, signé par ma collaboratrice Natacha qui a eu le plaisir d’assister au concert de la veille et qui nous en a rapporté des photos et ses impressions sur le show. S’en suit l’interview avec Tsubasa et Robert sur de nombreux sujets (en anglais, un vrai plus pour des échanges directs !) : ses concerts, son jeune parcours, l’écriture et la composition de ses morceaux mais aussi sa rencontre avec Robert et le duo assez original formé par ces deux musiciens.

C’est parti, bonne découverte !

Tsubasa: live @ Le caméléon

Le jeudi 5 juillet au bar le Caméléon à Bussy St Georges se produisait la chanteuse et compositrice Tsubasa accompagnée de son producteur / manager Robert Regonati… Un concert organisé par Kochipan et Social Alienation pour notre plus grand plaisir.

Tsubasa

Nous voilà devant une petite scène sans fioritures, éclairée d’une simple lumière aux couleurs orangées donnant une ambiance chaleureuse et apaisante. Le ton est donné : le concert se veut plus qu’intimiste et s’avère très convivial. Tsubasa et Robert sont très proches de leur public : on discute, rigole avec eux pendant de courts interludes entre chaque chanson.

Tsubasa & Robert

Les chansons se suivent sur des mélodies pop folk douces et envoûtantes où le son des deux guitares est en osmose et s’harmonise parfaitement avec la voix veloutée et teintée d’émotions de la charmante Tsubasa.

Tsubasa

Ce savant mélange à la fois doux et mélancolique devient plus rythmique avec les chansons de Robert, qui nous transporte immédiatement vers d’autres contrées. Nous avons eu le plaisir d’écouter 9 chansons dont Hadashi no shoujo littéralement traduit la fille aux pieds nus dont les artistes nous invitent à regarder le clip.

On apprend aussi que  Tsubasa est ambassadrice de la culture dans sa ville natale  de Kanazawa et c’est avec humour que Robert rajoute qu’il y pleut beaucoup !!! Le concert s’achève avec la chanson Orange où  un nouvel  instrument entre en jeu et apporte à la mélodie une note subtile et rafraichissante par dessus laquelle se pose la voix délicate de Tsubasa,  amenant une autre dimension à celle ci.

Robert et son drôle d'instrument

Mais ce n’est pas tout à fait fini car Tsubasa et Robert restent encore avec nous pour une longue séance de dédicaces et photos… On pouvait y acheter leur second album, pendant que le 1er est à commander sur le site de Social Alienation.

Ce fut un concert qui n’a pas manqué pas de charme, on fait presque partie de la famille tellement Tsubasa et Robert sont proches,  à l’écoute de leurs fans. Des musiques envoûtantes, sublimées par la douce voix de Tsubasa… Un enchantement pour nos oreilles et nos yeux !

Tsubasa Robert Regatoni

Tsubasa & Robert : rencontre(s) autour du monde

En ce samedi 7 juillet c’est dans l’une des salles d’interview de Japan Expo que nous nous installons avec Tsubasa et Robert… Ambiance détendue, échanges de cartes de visite, nous commençons en douceur en abordant le concert du jeudi, deux jours auparavant.

Quelles sont vos premières impressions après votre concert au Caméléon ?

Tsubasa : Avant même ce concert nous avons eu un fan meeting la vieille, au Kawai Café et j’ai été assez impressionnée de voir un petit café si mignon en plein milieu de Paris. J’ai aussi été très agréablement surprise de revoir certaines personnes que nous avions rencontré l’année dernière lors de notre premier concert à Paris. C’était génial.

En ce qui concerne le concert, nous l’avons fait dans la ville de Bussy St Georges. J’ai beaucoup aimé cette ville : jolie, très calme… En plus ils avaient mis les affiches et des informations sur le site de la ville de Bussy, quelques journaux et sites internet. Quelques personnes sont venues par curiosité et j’étais très contente parce qu’ils se sont mélangés à des français qui nous connaissaient davantage, à des japonais, des gens d’un peu partout en fait et ce mix m’a vraiment plu !

Tsubasa & friends

Et concernant le concert lui-même ?

Tsubasa : Concernant la playlist j’ai surtout joué surtout des morceaux du nouvel album mais ce que je retiens c’est que, pendant que j’étais « on stage » je pouvais voir dehors car il y avait beaucoup de fenêtres dans la salle et donc pendant que je jouais je pouvais voir la ville dehors, je pouvais voir ce petit bout de France… Ça m’a vraiment plu.

Je suis venu pour en savoir encore plus sur ce pays et je suis ravi de voir, comme ici à Japan Expo, à quel point les français sont intéressés par la culture japonaise. Si je fais de la musique c’est aussi pour construire ce genre de pont, pour en apprendre davantage sur la France et que les français en sache encore plus sur le Japon.

Vous avez déjà fait un grand nombre de concerts au Japon mais aussi à l’étranger : France, Corée, …

Robert Regonati, complétant une liste qui semble interminable : Brésil, Autriche, Bulgarie, etc, etc ! (Rires)

Parmi tous ces concerts quel est celui qui vous a le plus marqué, LE concert ?

Tsubasa : Tous ces pays où j’ai pu faire ces concerts SONT spéciaux, car ils sont tellement différents les uns des autres, de par leur ambiance, leur public, leur salle… Je les tous aimé d’une façon ou d’une autre. C’est vrai que le Brésil tiens une place à part, cela fait quatre ans que j’y vais régulièrement et que beaucoup de Brésiliens m’encouragent…

Tsubasa

Après il y a ce concert s’est déroulé au WCS (World Cosplay Summit) au Japon, qui est un très gros évènement là bas. C’était le dernier jour et avaient lieu les finales de cosplay, pour lesquels le Brésil avait réussi à se qualifier et c’est moi qui chantait leur thème. Et comme cette année là c’est eux qui ont gagné je me suis retrouvée à chanter à nouveau le thème mais accompagnée de Mario, Luigi et Donkey-Kong qui dansaient avec moi ! (Rires)

Passons maintenant à votre musique… Est-ce que vous pouvez nous parler un peu de vos références ?

Tsubasa : Quand j’étais très jeune, j’ai commencé par écouter de la musique américaine avec Carole King puis Jesse Harris, l’un des compositeurs de Norah Jones. Je les écoutais quand j’étais petite et je les écoute toujours. J’écoute et j’aime aussi des comédies musicales, comme celles qu’on joue sur Broadway.

Quand est-ce que vous avez commencé à jouer ?

Tsubasa : Quand j’étais petite je passais surtout du temps à dessiner et à fabriquer des choses. Donc quand j’ai commencé la musique, vers 12 ans, c’était dans le prolongement, pour fabriquer des choses. J’ai commencé à faire des concerts quand j’avais environ 19 ans.

Tsubasa

Comment travaillez-vous lorsque que vous écrivez ou que vous composez ?

Tsubasa : Sur le premier album j’écrivais sur la nature, sur les choses qui m’entourais et les endroits que je découvrais lors de mes voyages. Pour le deuxième, je commence à devenir une professionnelle donc c’est assez différent. Je regarde des films, lis des mangas, je multiplie les expériences et j’essaye d’en faire un mix pour mettre tout ça ensemble, et en faire de la musique…

En fait il s’agit plus d’inspirations culturelles pour cet album ?

Tsubasa : Voilà, exactement.

Justement dans cet album, quels sont les messages que vous voulez faire passer ?

Tsubasa : En fait dans le premier album, j’ai mis des chansons que j’avais écrit sur plusieurs années, que j’ai regroupées sur ce même CD. C’est comme une partie de moi-même, une thérapie. Pour le second j’ai commencé à penser aux autres, au public que j’ai pu rencontrer à travers mes concerts… Par exemple il y a une chanson que j’ai créé en Europe lors de la tournée de l’an dernier (clip ci-dessous, NDLR), une qui m’a été inspireé par le long métrage d’animation Raiponce… Il y a beaucoup d’influences !

Puisque l’on parle d’animation… Quelle place pour la japanime et les mangas ?

Tsubasa : En fait j’en regarde beaucoup, quasiment tous les après-midi comme les enfants ! (Rires) De temps en temps je vais aussi dans des manga kissa pour en lire quelques uns. J’ai été bercée durant mon enfance par Ranma 1/2, Cat’s Eyes, Saint Seiya, City Hunter et beaucoup d’autres…

Comment vous-vous êtes rencontrés vous et Robert et comment vous avez commencé à travailler ensemble ?

Robert : En fait je possède un club au Japon, le DNA Rock Café, et elle est venue y jouer. Quand je l’ai entendue j’ai demandé à mon staff son CD et ils m’ont répondu qu’elle n’en avait jamais fait un. Je me suis dit que c’était impossible : « une aussi belle voix et d’aussi belles chansons et pas de CD… Hors de question !« 

On a commencé à en parler et j’ai fini par lui proposer de la produire. Et nous avons commencé à travailler ensemble.

Qu’est-ce que chacun de vous aime le plus chez l’autre ?

Tsubasa : J’aime beaucoup sa façon de penser, et notamment de toujours penser au futur plus qu’au présent, de toujours avoir en tête des idées nouvelles.

Robert : Je trouve sa façon de composer de la musique assez incroyable, très spéciale. Je suis moitié brésilien et moitié japonais donc j’ai écouté vraiment beaucoup de genre de musique mais je vous assure que la sienne est vraiment…

Unique ?

Robert : Complétement unique, la mélodie, la voix, la façon de mettre les mots dans la musique, la façon de les chanter mais aussi la façon de jouer, car il faut savoir qu’elle n’a jamais pris une seule leçon de guitare et qu’elle utilise des arrangements assez étranges, c’est impossible en la regardant si ça va sortir un do, un si ou un mi… C’est assez incroyable !

Tsubasa & Robert

Quels sont vos futurs projets ?

Robert : Lorsque nous sommes allés réaliser le deuxième album, au Texas, nous avons enregistré 22 chansons alors que cet album n’en contient que 10 ! Donc nous avons pas mal de chansons sur lesquelles travailler. Nous réfléchissons également à réaliser de nouvelles interprétations de thèmes ou de chansons appartenant à des animes très connus, mais adaptés dans le style de Tsubasa.

Dans cette optique nous allons créer une page Facebook japonaise, brésilienne ET française pour demander au public quelles sont leurs chansons préférées, celles qu’ils aimeraient voir dans ce CD, et on mixera les choix de tous ces pays. Je suis sur que ça devrait bien s’accorder !

Merci Tsubsa et Robert… Et longue route !

Un grand merci à ces deux artistes d’une simplicité et d’une gentillesse à toute épreuve. Merci pour leur temps, leurs sourires et pour leur grand talent ! Jetez-vous sur How To Fly pour découvrir leur musique, vous ne le regrettez pas ! Merci également à Dimitri de Kochipan et à Social Alienation.

Enfin, en premier bonus, voici toutes les photos du concert et de l’interview de Tsubasa. (© Natacha & Gally pour Paoru.fr)

Et en second bonus, preuve du lien à part de Tsubasa avec le Brésil,voici son interprétation de Pés Cansados, le titre de l’artiste brésilienne Sandy :

Plus d’infos sur Tsubasa sur ses réseaux :

My Space officiel

Facebook France

Twitter

You Tube


octobre 10th, 2012
Mots-clés: , , , , ,

Best-of FLOW @ Japan Expo 13

⊆ août 21st, 2012 | ≡ Topic: Evènement, J-music, Japan Expo, Report | | ˜ 3 Commentaires »

FLOW

Après l’intégrale consacrée à Naoki Urasawa, l’invité d’honneur manga de Japan Expo 13, voici venu le tour de l’invité d’honneur j-music : FLOW. À travers une conférence publique, une table ronde et un concert, le chocobo et ses acolytes Angela (du collectif Plumes) et Painfool vous proposent aujourd’hui un compte-rendu global de ce flow-rilège (ça c’est fait) de rencontres.

Nous avons pu aborder la création du groupe et ses influences, mais aussi la composition des morceaux puis nous avons longuement parlé des génériques d’animation pour lequel le groupe est célèbre. Leurs concerts en général et celui du Live House en particulier furent également partie intégrante de ces entrevues, juste avant d’aborder Japan Expo et leur venue dans la capitale parisienne. Le groupe s’est montré très disponible, ouvert – curieux même – et ravi de cette toute nouvelle expérience sur le Vieux Continent, comme vous allez pouvoir le constater…

Place au compte-rendu !

L’origine du flow

Kôshi, chanteur et co-fondateurde FLOWFLOW est créé par deux frères : Take, guitariste, et Kôshi, chanteur, qui créent en 1993 un groupe… Qui ne s’appelle pas encore FLOW (il faudra attendre 1998). Deux ans plus tard, les deux frères sont rejoints par le batteur Iwasaki,  le bassiste GOT’S qu’ils rencontrent par le biais du travail et enfin un copain d’école qui devient leur second chanteur : Keigo.

Le nom du groupe provient tout simplement du terme anglais flow, qu’ils apprécient car il représente à leurs yeux quelque chose de continu, qui ne s’arrête jamais et reste toujours « frais ». Leur musique majoritairement rock-punk a plusieurs origines et puise son inspiration aussi bien dans le punk anglais ou américain que chez les artistes japonais, à l’image des modèles du groupe :

Got’s : J’aime beaucoup les bassistes en général et celui de Metallica en particulier, j’ai souvent été aux concerts. Je me souviens d’un live en France sur une superbe scène que j’ai vu en DVD (concert aux Arènes de Nîmes en 2009, NDLR).

Iwasaki : Mötley Crüe ! C’est en écoutant leur musique que j’ai voulu me mettre à la batterie.

Kôshi : En ce qui me concerne, c’est Hide de X Japan qui m’a donné envie de faire de la musique.

Keigo : C’est JUN SKY WALKER(S), un groupe de rock japonais. C’était mon premier concert et une expérience inoubliable.

Take : Korn, Rage Against the Machine, Linkin Park, Zebrahead, The Offspring

Le groupe explore également d’autres horizons musicaux, comme le reggae de leur début, mais les membres expliquent qu’ils suivent souvent leur instinct et l’inspiration du moment… Que rien de tout ceci n’est vraiment programmé. Coté écriture justement, c’est Take qui nous explique comment naissent les morceaux du groupe : « Je m’occupe de la composition musicale. D’abord je commence par créer une mélodie, de l’imaginer puis mon frère, Kôshi, écrit les paroles. On mélange le tout et, petit à petit ça prend forme. »

Pour l’anecdote, on apprend également que Take sort parfois du registre de FLOW et compose des morceaux pour Amuse, qui réalise des pièces de théâtre telles que Black Pearl ou Mystic Topaz Pour ce type de composition Take explique qu’il cherche avant tout à créer une ambiance qui correspond à chaque scène.

Un groupe générique…

Take, le guitariste co-fondateur de FLOWAprès avoir parlé d’écriture nous dévions logiquement sur ce qui a fait connaître le groupe : les génériques d’animation. Lorsqu’on leur demande quelle est la place de ces derniers dans leur carrière et leur succès, la réponse de Take est sans équivoque : « Une grande place, c’est un peu grâce à cela que nous sommes ici aujourd’hui. Ça nous permet aussi de composer de manière très différente car par rapport à une chanson classique nous nous adaptons aux images. Nous aimerions continuer à travailler dans cet univers. »

En effet, les morceaux sont parfois composés pour la série, parfois non, comme on l’apprend sur le cas de Naruto : « FLOW a composé trois morceaux pour Naruto. Go!!! est un morceau préexistant, tandis que Re:member et Sign ont été composés à la demande du studio d’animation. »

Ce monde de l’anime est donc une source d’inspiration pour le groupe mais son influence s’étend bien au-delà et remonte jusqu’à leur jeunesse : « depuis leur plus jeune âge, les japonais sont bercés par les animes et la musique qui y est associé » rappelle Take, avant d’enchainer sur ses propres souvenirs… « Lorsque nous étions petits, nous enregistrions les génériques sur des cassettes qu’on écoutait dans la voiture, sur la route des vacances. Le monde de l’animation a donc une influence assez forte sur notre style musical et son évolution. »

Le public leur demande ensuite leur générique mais aussi leur anime préférés… Got’s cite Colors (Code Geass) et l’anime Fushigi no Umi no Nadia (Nadia, le secret de l’eau bleue, NDLR). Le générique préféré d’Iwasaki est Go!!! (Naruto) et il apprécie tout particulièrement la série Meitantei Conan (Détective Conan, NDLR).

Keigo choisit également un générique de Naruto, Re :member mais choisit la série Captain Tsubasa (Olive et Tom, NDLR). Koshi opte lui aussi l’opening Go !!! puis la série Neon Genesis Evangelion. Enfin Take préfère Days (Eureka Seven) et se lance ensuite dans une longue suite d’anime : Naruto, Eureka Seven, Code Geass, Persona Trinity Soul !  (les séries dont ils ont fait les openings en fait).

Lors de la table ronde nous leur demandons de choisir le morceau qui représente le mieux le groupe et, là encore, c’est un générique d’anime qui va sortir de la bouche de Take : « Hum… C’est sûrement Go!!! » Assure-t-il avant d’expliquer pourquoi ce morceau a changé beaucoup de chose pour eux… « C’est ce morceau qui nous a permis d’avoir la reconnaissance du public. Sans Go!!!, nous n’aurions pas pu être ici aujourd’hui, elle est très importante pour nous. Même en live c’est une chanson très appréciée et puissante que nous aimons jouer. Go!!! permet de s’unir avec le public et d’apporter beaucoup de dynamisme dans la salle. Nous la jouons dans tous nos concerts. »

Cette expérience dans le domaine des génériques nous amène à demander ce qui fait la différence entre un bon et un mauvais générique et Iwasaki explique simplement qu’un bon générique reste en tête, comme celui d’Ano Hana qu’il a apprécié dernièrement, et qu’il est incapable de se rappeler des mauvais.

Les animes restent également au cœur de l’actualité du groupe. Take rappelle que leur tout dernier générique, celui d’Eureka Seven Ao sera joué pour la première fois sur scène à Japan Expo. On apprend également qu’avec le CD ANIME BEST sorti le 4 juillet, on peut découvrir un anime dont le doublage a été intégralement réalisé par le groupe. Une expérience qu’ils ont appréciée et « qu’ils aimeraient pouvoir refaire un jour. »

Leur actualité musicale c’est aussi leur dernier album, Black and White, qui coïncide avec leurs 10 ans de carrière en major… C’est Kôshi qui prend le micro pour nous en dire plus lors de la table ronde : « Nous fêtons cette année notre dixième anniversaire, et l’album a été enregistré juste avant cette anniversaire. Nous avons voulu rassembler toute notre expérience passée et tout donner. Le titre Black & White signifie que c’est soit noir soit blanc mais qu’il faut choisir entre l’un et l’autre et savoir s’affirmer, y aller à fond. »

Après avoir discuté de leur musique sous de multiples coutures nous abordons un autre point d’importance : les concerts !

Première rencontre avec le Vieux Continent…

Got's, le bassiste du groupeDe nombreuses questions sont posées en conférence et en table ronde sur leur concert à venir le vendredi soir. Globalement ils expliquent que « monter sur scène apporte toujours son lot de surprises, mais nous cherchons avant tout à partager le concert avec leur public ».

On sent également, au-delà des encouragements du groupe pour que le public vienne nombreux, que ce premier concert en Europe est spécial et qu’ils sont ravis que leur musique « dépasse les frontières ». Après un concert aux États-Unis et un en Corée c’est leur première date en Europe, à l’autre bout du monde… Comme nous le dit Got’s en table ronde ils ne savent pas du tout à quoi s’attendre de la part du public français.

Cela dit une première rencontre en dédicace les a déjà surpris, dans le bon sens du terme, comme nous avoue Take : « Hier nous avons donné une séance de dédicace (dédicace au Dernier bar avant la Fin du monde, NDLR) et beaucoup de français sont venus. Certaines personnes ont carrément ramené des anciens CDs de notre période indie qui sont difficiles à trouver même au Japon et ça nous a très surpris… Et fait très plaisir ! »

Autre sujet de satisfaction pour le groupe : être l’invité d’honneur j-music de cette édition… Même sans cette invitation honorifique, le quintet avoue que Japan Expo a quelque chose d’assez différent de leurs expériences passées : « On a déjà participé à des conventions sur l’animation japonaise, mais là c’est un peu différent car c’est la première fois que nous nous produisons dans un événement consacré à l’ensemble de la culture japonaise. C’est donc quelque chose d’important pour nous. »

Détail surprenant : c’est un journaliste, lors de la table-ronde qui va leur apprendre malgré lui qu’ils sont invités d’honneur j-music. Le groupe n’a apparemment pas été mis au courant et le quintet est alors aussi étonné que ravi. Une fois la surprise passée, le groupe nous explique que le concert a tout ce qu’il faut pour être à la hauteur « Demain nous allons donner un concert très long de 2h, une durée que nous ne faisons même pas au Japon, c’est assez exceptionnel. Nous allons pouvoir jouer beaucoup de morceaux et on espère, du coup, que ça répondra à l’honneur qui nous est donné. »

Enfin, FLOW désire que ce concert européen ne soit pas le dernier, comme pour chaque groupe à chaque fois, certes. Mais en table ronde, une conversation va éclore sur le sujet et les membres nous demandent les salles de concert de notre Vieux Continent qui peuvent valoir le coup. La salle O2 à Londres vient rapidement sur le tapis et le groupe se montre avide de bonnes adresses, en Espagne et en Allemagne notamment.

Confidence pour confidence

Keigo, le second chanteurL’ambiance détendue de la table ronde nous permet d’obtenir une anecdote de Kôshi : « Lors d’un concert aux États-Unis, j’ai fait un saut et mon pantalon s’est déchiré. Les spectateurs au premier rang ont rapidement fait passer le mot ! » (Rires)

Autre anecdote, d’interview cette fois-ci, que nous délivre Keigo : « on n’aime pas trop quand on se trompe de nom de groupe ou de membre en nous présentant ! Par exemple nous avions été invités dans une émission de radio au Japon, mais le présentateur s’est trompé de nom. Ils ont dit « C’était Keigo et Shogo ! ». Je me suis dit « Hein ? C’est qui Shogo ? » (Rires)

La conférence publique aura elle aussi son moment original, lorsque quelqu’un leur demande ce qu’ils auraient aimé faire s’il n’avait pas fait de la musique… Chacun se prête au jeu :

Got’s Archéologue

IwasakiTraiteur japonais dans une boutique de Bento

Keigo : Footballeur

Kôshi : Mangaka

Take : Je ne peux pas m’imaginer faisant autre chose que de la musique

La question de la ballade à Paris est assez classique mais, pour une fois, c’est Kôshi qui va la poser au public : Nous avons visité la Tour Eiffel, l’Arc de Triomphe, mais nous ne savons pas ce qu’il faut absolument voir dans Paris… Que nous conseillez-vous ?

L’intervenant fait le tour de la salle avec le micro, et interroge la foule au hasard. On lui conseille entre autres de visiter La grande mosquée de Paris, le Centre Pompidou, l’Opéra Garnier, le Louvre, la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, Versailles et son château, ainsi que le Moulin Rouge. Le cabaret attire l’attention de Kôshi, dans l’hilarité générale, qui nous remercie en français.

Iwasaki, le batteurAvant de partir, chaque membre a tenu à dire un dernier mot :

Got’s : Merci d’être venu ! Venez vous amuser avec nous au concert de demain, nous donnerons le meilleur de nous-mêmes !

Iwasaki : Demain, ce sera notre premier concert en Europe, j’ai hâte d’y être. Il gravera quelque chose d’inoubliable dans nos carrières !

Keigo : Je suis heureux que vous soyez là. On n’est pas en France juste pour le tourisme, mais surtout pour le concert, que nous essayerons de rendre le plus vivant possible !

Kôshi : Anime, musique, dépassons cette distinction des choses et unissons-nous le temps de ce concert !

Take : (en français, NDLR) : Bonjour ! Bonjour ! Je t’aime ! Merci beaucoup !

Qu’il s’agisse de cette conférence publique ou de la table ronde chacun repart donc content de ces échanges détendus, riches en informations et plein d’humour. Nombre de fans auront pu profiter de la conférence pour échanger directement avec le groupe que ce soit pour remettre une lettre voir carrément pour monter sur scène pour faire un câlin aux membres (oui oui !).

Le showcase au JE Live House

Le concert du lendemain est dans la lignée des échanges de la veille : la proximité du groupe avec ses fans se répète dans la bonne humeur et de manière chaleureuse. Les membres de FLOW donnent tout ce qu’ils ont sur scène, en bougeant sans arrêt durant 2 heures de concert et 18 morceaux. Chacun d’entre eux semble ravis d’être là et avait à cœur de proposer une prestation digne de ce nom.

FLOW en concert au JE Live House

Même si le côté mainstream / karaoké peut déplaire sur le plan musical, il permet de vrais échanges avec le public qui connait très bien les morceaux de la setlist pour les avoir entendus à répétition dans leurs animes préférés. L’inverse est également vrai et les morceaux hors-générique font redescendre l’intensité d’un cran, mais ils sont relativement peu nombreux, comme le prouve la setlist ci-dessous :

Hey!!!
CALLING
COLORS
DAYS
ENEMY
Sign
BraBlue (opening d’EUREKA SEVEN AO)
 1/3 no Junjou na Kanjou (reprise de SIAM SHADE)
Answer
BLACK & WHITE
Ryuusei
READY STEADY GO (reprise de L’Arc~en~Ciel)
WORLD END
Re:member
Rock Climbers
GO!!!

~Rappels~
Zankoku na Tenshi no Thesis (reprise de Yoko Takahashi)
Garden

Les anciens morceaux comme les nouveaux sont joués avec une excellente maîtrise et ont prouvé le métier et l’endurance du groupe. Ce concert fut aussi l’occasion de quelques inédits : le générique d’Eureka Seven Ao bien sur, mais surtout trois covers d’autres opening d’anime : 1/3 no Junjou na Kanjou (SIAM SHADE), Ready Steady GO ! (L’Arc~en~Ciel / Fullmetal Alchemist) et Zankoku na Tenshi no Thesis (Yoko Takahashi / Neon Genesis Evangelion) qui a enthousiasmé jusqu’à la fosse presse qui apprécie l’hommage à ce générique très symbolique.

On se souviendra également de l’émotion difficilement contenue de Keigo et du délire mémorable de Take, avec ses lunettes clignotantes et multicolore, qui arrangera la foule en lui faisant répéter tout et n’importe quoi.

Keigo, ému après son dernier MC

Take le multicolore !

Au chapitre des reproches, il n’y a pas grand-chose à dire sur le groupe et sa prestation mais on évoquera bien sur le prix et ses conséquences sur le remplissage de la salle, correct mais sans plus. En effet, même si la scène du Live House bénéficie d’une bonne acoustique et d’un bon éclairage elle ne peut, à elle seule, justifier le prix du billet, aux alentours de 40 euros voir d’une centaine d’euros pour une version Deluxe avec un coupe-file, un album CD, un poster et un t-shirt exclusivement réservé aux acheteurs du billet.

Si on ajoute à ça le prix des entrées en forte augmentation cette année de Japan Expo, on arrive à une rondelette somme qui a dissuadé pas mal de monde de venir, ce qui a eu pour conséquence une salle non remplie malgré de nombreuses tickets donnés via des concours les jours précédents. On ne comprend pas, par exemple, pourquoi une offre billet de concert + billet de Japan Expo n’a pas été mise en place. Heureusement le public présent s’est montré motivé et a fait très bonne figure.

Public concert FLOW

Autre regret: que les MC en japonais n’aient pas bénéficié d’un interprète car l’émotion y était parfois palpable et leur traduction aurait parachevé les échanges entre scène et public qui ont fourni une excellente ambiance.

Néanmoins on retient surtout du positif de cette soirée qui est allé de la bonne à la très bonne surprise pour les personnes présentes, avec un groupe survolté qui nous a offert une prestation digne de leur rang d’invité d’honneur. Les spectateurs sont repartis majoritairement séduits… Et nous aussi !

Bonus : photos et vidéos !

À l’image de ce que je vous ai proposé pour Urasawa, finissons en image avec photos et vidéos du concert…

On commence par les photos du concert, signées par Gally et par votre serviteur.

Viennent ensuite les nombreuses vidéos réalisées par Van (du blog j-music quasi éponyme) qui, à défaut d’être un grand fan du groupe, propose de nombreuses vidéos du concert pour permettre au aficionados de découvrir ou re-découvrir ce concert… Enjoy !

Crédits : Propos recueillis par Angela et Painfool, photos d’interview par Leang Seng pour Plumes et de concert par Gally & Ramza pour Paoru.fr et Au Pays de Gally. Remerciements aux staffs de Japan Expo 13 et de Soundlicious.

Japan Expo : compte-rendus et interviews pour tous les goûts !

Compte-rendu global : un chocobo à JE !

L’intégrale de Naoki Urasawa @ Japan Expo

Virgo aka Hammer : u can’t touch this interview !

Man With A Mission : le photo & vidéo report

Conférence Sunrise

FLOW @ Japan Expo 13 : le flow-rilège des rencontres

Tsume & Aleksi Briclot : challenges et figurines !


août 21st, 2012
Mots-clés: , , , , , ,

[JE 13] : Man With A Mission a allumé la flamme du Live House !

⊆ août 4th, 2012 | ≡ Topic: Evènement, J-music, Japan Expo, Report | | ˜ 2 Commentaires »

Man With A Mission

Aujourd’hui revenons sur un concert les plus réussis de cette treizième édition de Japan Expo : celui du Live House de Man With A Mission… Un live & photo report qui n’aurait pas pu avoir lieu sans Natacha, notre reporter express du jeudi sur JE 13 qui m’a épaulé pour ce report et d’autres à venir… Et a qui l’on doit de magnifique photos !

Man With A Mission

Pour la première fois en France le groupe Man With the mission se produisait en show case aux JE Live House à en ce jeudi 5 juillet. Pour rappel, MWAM est  composé de 5 membres dont : Jean-Ken Johnny à la guitare, Tokyo Tanaka au chant, DJ SantaMonica DJ, Kamikaze Boy à la basse, Spear Rib à la batterie. Pour en savoir plus sur le groupe, direction leur biographie déjà publiée sur le blog.

Man With A Mission

Ce groupe atypique de part leur apparence mi-homme mi-loup a proposé une prestation déjantée aux sonorités fracassantes. Les costumes parviennent à donner une vraie ambiance et correspondent au son rock / punk énergique et agressif (dans le bon sens) du groupe : les loups vont danser et sauter sans cesse sur scène et rapidement communiquer leur énergie au public, quitte à aller provoquer la foule et jouer avec elle. On regrette juste que ces costumes nous ont valu de nous faire gentiment éjecter de la fosse photo au début du concert, sans explication. On apprend plus tard qu’il fallait qu’aucun d’entre-nous puisse prendre en photo le dessous des masques. Nous donner des consignes auraient sans doute suffit. Mais revenons au concert lui-même…

Man With A Mission

On a pu découvrir tous les morceaux les plus connus du groupe… C’est d’ailleurs Don’t loose yourself qui lancera ses 45 minutes de show. Les chants sont dès le départ très appuyés, plus qu’en studio, et témoignent de l’énergie du groupe. Le batteur marque aussi son territoire et nous montre bien qu’il est bel et bien présent. Voici un petit medley pour vous faire une idée.

Nous aurons également le droit au bien connu Get off my way mais le titre qui marquera les mémoires est sans nul doute la reprise du titre de Nirvana, Smell Like Teen Spirit qui a fait complètement triper la foule… Puissant ! Ce moment restera sans doute l’un des meilleurs souvenirs musicaux de cette édition. En voici un extrait (désolé en avance pour le son saturé)

On retrouvera encore d’autres morceaux connu du groupe comme Dance Everybody ou Rock In The House, où le chanteur a une fois de plus fait preuve de son flow percutant. Voici ce que ça donne en direct de l’i-phone d’une spectatrice :

Les artistes se donnent vraiment à fond sur scène pour notre plus grand plaisir et achèvent leur performance sans baisser en énergie avec Get Off My Way et distance. Ce showcase fut intense et pour certains le meilleur de l’édition. Disons qu’avec la foule incroyable présente pour Pamyu Pamyu, l’énergie et l’excellente ambiance de FLOW et enfin l’originalité du duo Hemenway -Urasawa, on tient là notre quatre moments les plus marquants de cette édition.

Setlist :

DON’T LOSE YOURSELF

WELCOME TO THE NEW WORLD

wabi sabi wasabi

Smells Like Teen Spirit (reprise de Nirvana)

FLY AGAIN

DANCE EVERYBODY

ROCK IN THE HOUSE

Get Off of My Way

distance

Chose promise, chose due, voici toutes les photos, que certains auront déjà pu savourer sur la page Facebook !

Japan Expo : compte-rendus et interviews pour tous les goûts !

Compte-rendu global : un chocobo à JE !

L’intégrale de Naoki Urasawa @ Japan Expo

Virgo aka Hammer : u can’t touch this interview !

Man With A Mission : le photo & vidéo report

Conférence Sunrise

FLOW @ Japan Expo 13 : le flow-rilège des rencontres

Tsume & Aleksi Briclot : challenges et figurines !


août 4th, 2012
Mots-clés: , , , ,

[JE 13] Virgo a.k.a. Hammer : U can’t touch this interview !

⊆ juillet 29th, 2012 | ≡ Topic: Evènement, Interview, J-music, Japan Expo, Report | | ˜ Pas de commentaires »

Virgo Hammer

Parce que commencer par un titre-clin d’œil aux gens de ma génération j’aime bien. Et ça fait sens en plus, vous comprendrez pourquoi plus tard.

Bref, aujourd’hui nous allons parler d’un illustre inconnu pour un grand nombre d’entre-vous : Virgo a.k.a. Hammer. Inconnu il l’était totalement il y a encore quelques mois, avant sa venue à Japan Expo 13, en tant qu’artiste hip-hop de la convention. Le hip hop nippon a ses fans mais il faut avouer que c’est l’un des parents pauvres de l’exportation de la j-music vers nos frontières. Cependant, comme expliqué en préambule de cette édition (dans l’article qui est juste), la curiosité est un très bon défaut. Aussi avais-je demandé, pour le compte de Paoru.fr et du collectif Plumes, de rencontrer l’artiste.

Virgo aka HammerEn ce dimanche de JE, il est aux alentours de 14h et nous sommes donc quelques médias déjà installés dans la salle Tokyo (oui cette année en salle presse, les salles d’interview avaient des noms de villes, c’était fun). Nous sommes en train d’échanger sur nos questions quand arrive notre invité, très souriant malgré sa réserve typiquement japonaise. Nous échangeons un konichiwa d’usage, nous nous présentons à tour de rôle et nous commençons par parler par l’évènement du jour : son concert, qui va débuter à peine deux heures après notre entrevue…

À moins de deux heures de votre concert sur la scène du Live House, dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Je suis très excité, j’ai vraiment hâte d’y être !

À quoi vous vous attendez de la part du public français ?

J’ai du mal à me faire une image car c’est vraiment l’inconnu pour moi… Mais j’espère que nous pourrons être uni, que je ne ferais qu’un avec le public.

Passé ce petit préambule nous lui demandons d’où vient son nom, l’occasion de briser la glace…

D’où vient votre nom d’artiste ?

Hammer est en fait un surnom que j’ai gardé et Virgo vient de mon signe astrologique, celui de la vierge.

Et ce surnom de Hammer ça vient d’où ?

De M.C. Hammer.

Aaaah, ok ! Vous savez que c’est quelqu’un qui a de nombreux fans en France !

C’est vrai ? (Rires) En fait je suis un grand fan de M.C. Hammer, j’aime beaucoup le mélange qu’il opère entre danse et de musique.

Pour ceux qui ne connaissent pas et/ou ceux qui aiment – et aussi pour Virgo a.k.a. Hammer après tout – voici un titre inoubliable de cet artiste.

Vous comprenez donc maintenant le titre de cet article… Poursuivons, donc.

Nous nous intéressons ensuite à lui et à sa carrière. Virgo a.k.a. Hammer c’est surtout un concept, « qui mélange la musique hip-hop, « le beat », avec la tradition japonaise… », comme il l’explique lui-même. Mais avant d’arriver à ce mariage entre tradition et modernité, il y a tout un parcours et quelques rencontres…

Virgo aka HammerQuel fut votre premier contact avec la musique ?

C’était quand j’étais tout petit… J’étais à la maternelle et j’ai découvert les spectacles qui mélangent le chant et la danse. C’est comme ça que j’ai découvert la musique.

Et qu’est-ce qui vous a donné l’envie de passer de l’autre coté et d’en faire ?

J’ai commencé par faire de la danse à l’âge de 16 ans mais plus tard j’ai débuté ma vie professionnelle par un emploi de salary-man. Cela faisait deux ans que j’étais dans l’entreprise – j’étais âgé de 22 ans – et un soir je suis allé voir un concert, un live où j’ai vu des danseurs sur scène qui m’ont donné envie de faire la même chose. J’ai alors quitté mon travail et je suis rentré dans cette voie.

Au cours de ce parcours vous croisez le chemin d’un artiste bien connu, Diggy-MO’ du groupe Soul’d Out. Quel souvenir gardez-vous de cette collaboration ?

En fait Diggy-MO’ est un peu mon âme sœur dans le monde de la musique. Nous travaillons toujours ensemble et comme il a un caractère opposé au mien c’est vraiment très intéressant de collaborer avec lui. Pour tout vous dire si mon second album sort demain au Japon c’est parce que c’est son anniversaire !

Ah oui ? Alors otanjobi omedeto Diggy-MO’ ! (Rires)

Sur son parcours j’en apprends davantage mais plus tard, car notre cher Hammer nous a fait le plaisir d’envoyer un mail de remerciement à tous ceux qu’il aura croisé en interview, dans un franponais drôle mais sincère. C’est ainsi que j’ai confirmation que si son label se nomme Golden Hammer Production c’est bien qu’il en est le co-créateur. Cherchant à faire quelque chose de différent du label où il était, à la recherche d’une certaine forme de liberté, il créera ce label au printemps 2010 avec un ami.

Le label compte aujourd’hui une quinzaine d’artistes hip-hop, pop et rnb que je vous laisse découvrir par vous-même sur le site du label qui, même en japonais, est assez clair pour se faire une petite idée. Hammer est d’ailleurs accompagné par la jeune Yukie sur JE, une artiste pop de son label qu’il nous a recommandé durant l’interview. Pour vous donner un ordre d’idée voici un clip de la demoiselle, très planant…

Refermons cet aparté et retournons maintenant à notre artiste…

Pour en revenir à vous…Pouvez-vous nous en dire plus sur votre musique ?

Ma particularité c’est de mettre les histoires traditionnelles du Japon sur un son hip hop, pour obtenir un mélange original.

Pourquoi ce mélange ?

L’histoire de Momotaro est une histoire assez simple mais profonde, celle d’un garçon qui va se faire des amis pour aller chasser un diable… C’était de ce genre de choses dont j’avais envie de parler.

Monomyth volume 2 On voit que vous travaillez beaucoup votre style vestimentaire, d’où vous vient l’inspiration ?

Je cherche là aussi à faire un mélange. Le point de départ c’est le hakama, un vêtement traditionnel (pantalon large plissé, traditionnellement porté par les nobles, les samurais ou certains pratiquants d’arts martiaux, NDLR). J’y ajoute ensuite des choses, assez librement, afin de pouvoir exprimer la beauté ou les messages que je veux faire passer, un peu comme dans ma musique.

Même question sur la danse, qui fait partie intégrante de votre univers… De quoi sont inspirées vos chorégraphies ?

Je ne prends pas de cours de danse mais je regarde autour de moi, à la télévision par exemple. Là aussi il y a une part traditionnelle, qui provient du Kabuki (une forme de théâtre traditionnel nippon, NDLR) mais après c’est un mélange.

L’album qui sort demain, Monomyth 2, est le second de ce projet… Quelle évolution entre les deux ?

Il n’y a pas vraiment de changement, car ce deuxième album est la suite directe du premier. L’histoire de Momotaro se poursuit et s’achève dans ce second opus.

Pour ceux qui voudraient vous découvrir, quel titre vous recommanderiez ?

Humm… Dans le second album, je dirais la cinquième piste, En ken tôgi-jô. (Vous pouvez trouvez le morceau sur itunes où tout l’album est disponible, NDLR)

D’autres histoires sont prévues pour la suite où envisagez-vous de revenir à des albums plus classiques ?

J’ai prévu de continuer dans cette voie, avec d’autres histoires.

L’entrevue se rapproche de la fin et nous abordons pour finir sa venue à JE. L’ambiance détendue tourne rapidement au bavardage pour notre plus grand plaisir…

Quelles sont vos impressions sur Japan Expo ?

J’aime beaucoup voir tous ces gens cosplayés et passionnés… C’est un honneur de pouvoir jouer pour eux.

Avez-vous été surpris par cet engouement pour la culture japonaise d’ailleurs ?

Je suis très surpris et en plus je trouve que les costumes sont très détaillés, même plus que ce qui se fait au Japon. En tant que Japonais je suis très content que la culture nippone ait autant de succès.

Pour communiquer avec son public, nous lui demandons s’il connait quelques mots en français… Il nous répond, avec le sourire : « Bonnejour, mèrechi ! » Ce qui vaut bien sur un rire général dans la salle. Afin d’aller plus loin, nous lui proposons alors d’apprendre un ou deux mots pour le concert… Afin d’interagir avec son audience.

Hammer nous demande alors un équivalent d’amusez-vous ensemble, assez proche de l’expression « faites du bruit » que nous finissons par lui conseiller. La traduction littérale de l’expression n’est pas très parlante mais quand nous lui donnons l’équivalent anglais assez connu « make some noise ! » , son visage s’éclaire : « Aaaaaaah ! Ah oui ce serait bien ça ! ». Son interprète a alors la bonne idée de lui indiquer la phonétique en katakana et nous improvisons alors un cours d’élocution sur « faites du bruit » et le son « r » qui vaut de nombreux rires.

Virgo aka Hammer

Il nous promet de le marquer discrètement sur son avant bras pour pouvoir l’utiliser en concert… Ce qu’il fera d’ailleurs à plusieurs reprises durant le showcase, nous ne fumes pas peu fier !

Nous achevons l’entretien par une petite séance photo très décontracté ou nous avons le privilège de recevoir le fameux nouvel album qu’il nous dédicace avec le sourire.

La rencontre fut donc très plaisante et fait parti de ces moments plaisants de découverte d’un artiste qu’on apprécie toujours sur JE. Le concert sera lui aussi une très bonne surprise avec un homme qui bouge tout le temps sur scène, en dansant, en se costumant, en chantant… Le passage de Yukie sur scène ne fut malheureusement pas aussi convaincant, vocalement en tout cas.

Mais ça n’empêche pas que Hammer s’est montré bon performer. Musicalement on retrouve le calme et la légèreté de la musique folklorique japonaise, qu’il fait dévier le temps de quelques notes sur un son plus oriental et à laquelle il ajoute un beat puissant et un bon flow, qui me rappelle un peu Bambi Cruz (moi et mes références de hip hop ^^;). Seul regret : ne pouvoir le comprendre, tant l’histoire racontée fait partie intégrante du spectacle. Mais ce ne fut pas rédhibitoire et le public, parfois là dans l’attente de Daisy Stripper qui passait juste après, y verra une excellente surprise voir un concert vraiment marquant pour certains.

Virgo aka Hammer

Pour revivre l’instant je vous propose d’ailleurs un extrait vidéo de ce showcase. Le son n’est pas bon mais j’espère que ça vous donnera une idée plus juste de qui est Virgo a.k.a. Hammer, par rapport au clip diffusé pour sa promotion, celui de New Dog City, assez peu révélateur finalement.

On finit par les meilleures photos de l’interview et, bien sur, du concert.

Merci beaucoup à Virgo a.k.a. Hammer pour son temps, son sourire et sa gentillesse… Ce fut un plaisir ! Merci également à son interprète et enfin au staff de JE (Swann et ses talons donc ^^) pour la mise en place de l’interview !

Japan Expo : compte-rendus et interviews pour tous les goûts !

Compte-rendu global : un chocobo à JE !

L’intégrale de Naoki Urasawa @ Japan Expo

Virgo aka Hammer : u can’t touch this interview !

Man With A Mission : le photo & vidéo report

Conférence Sunrise

FLOW @ Japan Expo 13 : le flow-rilège des rencontres

Tsume & Aleksi Briclot : challenges et figurines !


juillet 29th, 2012
Mots-clés: , , , ,

[JE 13] : Une édition treize chargée !

⊆ juillet 12th, 2012 | ≡ Topic: Articles, Evènement, Japan Expo, Japanimation, Manga, Manga / Japanimation, Report | | ˜ 13 Commentaires »

Japan Expo 13

Le voici le voilà, le compte-rendu JE, Japan, Japex et autres noms qu’arbore désormais là fameuse Mecque des loisirs nippons : la Japan Expo ! Elle s’est tenue une fois de plus à Paris Nord Villepinte, pour sa treizième édition, la 4ème conjointe avec Comic Con. Comme d’habitude le chocobo à revêtu son costume d’accrédité presse pour recueillir photos et interviews mais aussi rencontrer des camarades à plumes, objectifs ou caméra aux détours des stands, dans les salles climatisées ou en plein cœur du Live House…

C’est parti !

Il y a une vie avant Japan Expo ?

Et oui ! Aussi surprenant que cela puisse paraître, la JE ne commence pas le premier weekend de juillet… Mais bien avant ! Pour tout ceux qui couvre l’évènement en photo, vidéo ou en interview, il faut savoir se lever de bonne heure. Et c’est ce qu’a fait la désormais célèbre RP Team, aka les 4 tortues ninjas des relations presses de chez Goma Communication. Après la période occupée mais plutôt calme des communiqués de presse, la souriante et motivée Emilie et ses acolytes masqué(e)s – salutations à Sarah et Swann – ont relevé le défi masochiste qui consistait cette année à gérer quelques 1 000 accrédités presses (pour le double de demande si je me souviens bien), avec des demandes exigences parfois des plus farfelues / autoritaires / ubuesques / matinales / colériques / hautaines… Non, ne cherchez pas, il n’y a pas de mention inutile à rayer 😉

GOMA-logo copie

Tout ne fut pas rose mais par rapport à une édition 2011 chaotique, le progrès étaient là. Espérons que l’équipe en place soit reconduite afin qu’elle puisse profiter de son expérience pour l’édition 2013. De toutes façons, tant que c’est Japan Expo qui doit être demandeur envers les japonais, ce sont les japonais (et leur staff !) qui feront la pluie et le beau-temps dans les planning et donc, par ricochet, auprès de la gestion de la presse. Espérons que la renommée de l’évènement équilibre la donne avec les années, surtout maintenant que les japonais commencent à comprendre l’intérêt de l’exportation… (Encore que).

En résumé, cette année, plusieurs artistes ont choisi de se consacrer à leur public plutôt qu’à leur notoriété médiatique, donc même si un Man With A Mission présent uniquement le jeudi c’est trop peu et même si une Pamyu Pamyu qui ne donne que 2h d’interview sur 4 jours c’est à se tirer les cheveux, il y avait toujours de quoi voir, écouter, rencontrer, lire et observer sur ce Japan Expo ! Puisque l’on parle d’invités on peut féliciter la responsable de ce secteur, Sahé Cibot, pour un contenu 2012 réussi malgré les embuches. De Mikimoto à Urasawa en passant par Flow, Inafune, Pamyu Pamyu, Kohei Tanaka et MWAM, il y en avait pour tous les goûts !

Cartes de presse et accréditations, le duo essentiel !

Et comme Japan Expo ce n’est pas que Japan Expo mais aussi une cohorte d’invités éditeurs, je remercie également Victoire (Ki-oon), Sébastien (Tsume), Dimitri (Tsubasa), Pierre Alain (nobi nobi!), Cédric & Jérôme (Tonkam), Marie (Ankama), Aurélie & Jérome (Kazé & Kazé Manga) et Maud (Delcourt) pour leur travail en amont.

Voilà pour ce passage « vismaviedaccreditépresse« , passons désormais au compte-rendu de ces 4 jours !

Jeudi

MWAM en concertIl est midi et je viens enfin de réussir à m’éclipser des commissions du BAC (et oui, je le répète je suis prof) et je m’envole pour Paris, espérant arriver à temps pour un des concerts phares de JE : celui de Man With A Mission. Un retard salvateur de ce dernier m’a permis d’arriver à temps pour en prendre plein les oreilles, le groupe n’ayant pas usurpé sa réputation de performers tonitruants ! Notre reporter du jeudi, ma très chère Natacha vous a déjà fait profiter de ses talents de photographe sur la page Facebook du blog et vous découvrirez en fin de semaine un live report de cette performance qui se place dans le « top 3 Live House » de cette édition. Ce n’est pas notre cher Shito du blogjpop, visiblement conquis, qui nous dira le contraire 😉

Après avoir croisé mes premiers collègues qui m’expliquent avec le sourire qu’on leur a interdit de prendre en photos les Momoiro Clover pour être sur que leur « pantsu » ne soient pas divulgués sur le web – la fosse photo et les joies du cadrage en contre-plongée – j’ai pu me diriger vers le stand Tsume. Un voyage qui me permet de constater que pour un jeudi, Japan Expo était déjà bien rempli ! La politique de différentiation des prix sur les jours semble avoir porté ses fruits puisque que cette journée autrefois remarquée pour sa forte concentration en professionnels est, depuis 2 ans, un moment de très forte affluence. À un tel point qu’on se demandait si Villepinte ne finirait pas par refuser du monde pour raison de sécurité. Je remarque que le public est également plus jeune que d’habitude.

Bref, me voilà donc arrivé chez Tsume, le fabricant de figurines, à qui je dédie le reste de ma demi-journée. J’ai alors l’honneur de revoir Aleksi Briclot le temps d’une interview, à l’occasion de son travail commun avec Cyril Marchiol (fondateur et patron de Tsume) sur une figurine de malade dont nous reparlerons bientôt. Une après-midi où j’ai d’ailleurs pu contempler le travail de cet éditeur européen de résine et de pvc haut de gamme, en bavant devant leur vitrine. L’interview avec Cyril était donc quelque chose de logique, et je fus ravi de voir la passion difficilement contenue de cet entrepreneur made in France. Deux entretiens qui arriveront prochainement et qui devrait vous plaire, à n’en pas douter :). Merci à Seb pour les avoir rendu possible. Et qui dit figurine dit Shadonia, qui m’avait fait l’amitié de m’amener mon exemplaire du Shadonia Mag, ma bible de la figurine !

Vendredi

Bouteille d'eau TonkamUne journée bien chargée que ce second jour de Japan Expo. Tout commence en tout cas dans le calme et dans les retrouvailles avec plusieurs membres du projet Plumes : Alex de Mata, Céline de Jdj, Muriel de myunoyume, Tatiana de Doko et mes acolytes de toujours, Faye et Gally ! La matinée fut l’occasion d’une ballade dans un salon bien rempli mais où la circulation a été facilitée grâce à de plus larges allées : on respire mieux cette année à JE ! La ballade chez les éditeurs nous a permis de contempler les milles et uns goodies annoncés en amont du festival par ces derniers, les bouteilles d’eau étant LA bonne idée de l’année de Tonkam et Sakka, elle nous a même sauvé le gosier à plusieurs reprises durant les pénuries répétées de boissons en salle de presse. Cela dit les pluies fréquentes ont permis à la température de la journée et du weekend d’être on ne peut plus supportable. Pour en revenir aux goodies citons également : les célèbres sacs Ki-oon, concurrencés par d’autres sacs Berserk chez Dybex ou One Piece chez Glénat, les pins Ototo, nobi Nobi!, les masques Beelzebub qui tenaient la dragée haute à ceux de Naruto, etc.

Autre tendance, le body-painting : vous pouviez arborer les tatouages de Bleach chez Glénat, pendant que le chocobo parlait boutique avec une attachée de presse toujours aussi disponible, ou vous transformer en zombie décharné façon Resident Evil chez Kurokawa. Enfin, tout simplement, on pouvait aussi prendre le temps de discuter avec toute la fine équipe des traducteurs de Doki-Doki, pour du blablatage détendu, instructif et donc forcément sympathique. On en reparlera d’ailleurs, de ces traducteurs. Bref, le chemin continue à travers des allées bien remplies, le temps de dire bonjour à l’équipe de Pop Culte et leur boss Eric en costume de Sailor Metal (oui dans le métier, plus on est ancien et plus on se prend au sérieux c’est bien connu) mais aussi de nourrir une dénommée V. de Montalivet de petites choses sucrées achetées à son attention… Et nous voilà arrivé à l’heure de la cloche. Il est midi !

La fameuse pause déjeuner du JE, qui reste toujours aussi couteuse même en se baladant du coté Japon, presque abordable. Une prévision de sandwich demeure le meilleur plan pour éviter la ruine et la longue file d’attente. Un repas suivi par la visite de quelques expos et stands qui ont attiré mon attention : l’exposition consacrée à Urasawa valait le détour tout comme le stand Ghibli (où un sosie (?) de Miyazaki a été aperçu, faisant courir moult rumeurs). Citons également le stand Kazé Manga avec le trône de Beelzebub, le punching-ball de Toriko ou encore le panier de basket de Kuroko. Le stand Ki-oon, immanquable comme chaque année, est consacré cette fois-ci à Arms Peddler, A magical Index et plus globalement à Tetsuya Tsutsui ! N’oublions pas pour finir l’exposition One Piece – Uniqlo remplie de pièces de collections aussi originales qu’alléchantes !

Exposition Ki-oon

AH. J’allais oublier. Je me suis fait (encore) avoir par une charmante mais non moins malicieuse attachée de presse, de Sakka cette fois-ci (oui Valentine, i’m talking about you !), le temps d’une photo commune avec votre serviteur en costume d’empereur pendant qu’elle arborait un yukata afin que nous puissions incarner un bref instant les héros de Thermae Romae ! Je note au passage que Léang, l’excellent photographe de Total Manga aka la bonne humeur personnifiée, s’est lâchement soustrait à l’exercice ! Bouh ! Faux-frère ! Mackie, la prochaine fois on le fera ensemble.

Ce vendredi fut également l’occasion de multiples rencontres avec des artistes : quelques questions furent posées à une Moto Hagio débordée mais souriante, un entretien avec Toshio Maeda fut l’occasion de parler hentai avec le maître du genre et une double rencontre sous le signe du charme et du talent a conduit le chocobo à discuter avec les deux auteures de La princesse au bol enchantée : Ein Lee et Samantha Bailly deux charmantes demoiselles dont nous reparlerons prochainement sur ce blog ! Et comme jamais deux sans trois, le charme était aussi du coté de Gally, qui interviewait pendant ce temps Chiyako pour Les couleurs de Bilo, chez le même éditeur, aka nobi nobi !, avec qui c’est toujours un plaisir de travailler !

nobi nobi !

Charme toujours et charme enfin puisque vendredi nous rencontrons un tandem d’une grande gentillesse : Tsubasa et son binome – manager Robert Regonati avec qui nous avons pu bavarder dans la langue de Shakespeare de la carrière de la musicienne, de sa façon d’écrire, de leur duo… De tout et de rien avec une simplicité rafraichissante. Une entrevue à l’image de son album, plein de douceur et de poésie, qui m’a fait regretter d’avoir raté le concert qui s’est tenu la veille, hors JE. Merci à Dimitri qui a permis cette rencontre, ce fut une excellente surprise !

Vendredi soir, enfin,  nous attendait l’un des évènements majeurs de la convention : le concert de FLOW. Compliqué ce concert. Enfin le concert pas forcément mais sa préparation certainement. Alors que le remplissage de la salle s’annonçait compromis un mois avant le festival, la faute à un prix pas du tout en adéquation avec le public visé, une campagne de promotion vitaminée et des places données via un nombre impressionnant de concours ont permis d’amener le public à une taille honorable. Heureusement tous ceux qui furent présents n’ont pas été déçus car c’est avec une énergie peu commune que le groupe a effectué près de deux heures de concert en reprenant leurs plus grands tubes – que le public et les fans connaissaient par cœur – et en nous proposant deux covers songs qui ont ravi jusqu’à la fosse presse (et pourtant nous ne sommes pas faciles à apprivoiser croyez-moi ^^).

Encore une agréable surprise donc, qui vaudra là aussi un live report avec des dizaines et dizaines de photos (on a eu le privilège de pouvoir shooter tout du long, merci au staff !). Tiens d’ailleurs, le mec talentueux aux multiples objectifs qui shoote Take dans la photo ci-dessous, c’est Julien, un mec sympa qui adore les trépieds vidéos qui squattent bêtement les fosses. Demandez lui, il pourra vous en parler des heures !!!

Concert Flow

La fin du concert a été l’occasion de croiser Kaorinchan, avec qui j’aime passer dans les ultra-sons (allez comprendre) et qui a toujours autant la banane ! Une banane qu’avait aussi les membres d’Hemenway, venu faire quelques dédicaces et promouvoir leurs concerts de samedi et dimanche… Good idea guys !

Samedi

Une journée d’interview que ce samedi, des entrevues en tout genre d’ailleurs. Tout commence à 11h où je retrouve mes collègues de Total Manga, pour qui je couvre le salon rappelons-le, ainsi que l’ami Mackie que je découvre enfin ! Après m’avoir confié mon prix pour les Sama Awards et un pins de ce concours que j’ai pu arborer fièrement toute la journée, nous avons tous les deux pris place pour l’interview de Glou, Yasmine et Dayne, fondateurs, scénaristes et personnes à tout faire sur les projets Akiba Manga et Japon 1 an Après. Une interview d’une heure comme je les aime où nous avons pu aborder le domaine épineux / suicidaire de la prépublication de manga puis des collaborations franco-japonaises…

Peu de public mais Kazé TV en a profité pour filmer nos trombines (j’avais même pas de quoi me lustrer les plumes, ils auraient pu nous prévenir !). Je salue et remercie encore les trois intervenants pour leur motivation intacte malgré les difficultés et leur esprit d’entrepreneur dont ce milieu a sans cesse besoin. Ce fut aussi l’occasion de croiser Painfool, le bras droit conférencier du chocobo sur cette édition, qui nous prépare quelques petits compte-rendus très instructif en japanime !

Naoki UrasawaEnsuite est venu un moment très attendu et donc forcément frustrant parce qu’on en espère toujours trop : les rencontres avec Naoki Urasawa. À 13h30 nous prenons place en salle de presse pour une conférence privée avec l’auteur de Monster. Une grosse vingtaine de journalistes étaient présents, prêt à dérouler chacun leur petite question comme il était l’usage les années précédentes. Mais, oh surprise, nous fumes réduits au silence par l’arrivée d’un intervenant qui mena l’interview pour nous, en mélangeant des questions généralistes dont nous avions déjà les réponses et quelques autres plus pointues au résultat plus intéressant. Une conférence mitigé donc, où la presse n’a pas pu échanger avec cet homme souriant et assez bavard… Et accessoirement bourré de talent.

Le staff craignait que tout le monde ne puisse pas lui poser une question vu le temps imparti (vrai) et que la conférence en se transforme en pugilat de gens frustrés (moins vrai mais c’est toujours possible)… Je garde pourtant de bons souvenirs du même exercice avec Tsukasa Hôjo deux ans auparavant, où les échanges avaient été très sympathiques entre la presse et le mangaka. Espérons qu’on revienne à ce mode là l’an prochain.

Cela dit sur le moment, il n’y a avait pas de quoi se plaindre, car deux rencontres nous attendait encore avec monsieur 20th Century Boys. La première était l’après midi-même, pour une conférence de 1h30 qui s’est avéré passionnante, avec un intervenant très pro, une organisation bien pensée, des surprises pour le public, quelques petites touches d’émotion… Encore bravo. Un grand moment que vous racontera Gally dans quelques temps, je ne vous en dit pas davantage. L’occasion également de rencontrer Remi de chez Bodoï, mon héros du jour qui m’a reconnu et a en plus ramassé mon cache d’objectif photo égaré dans la pénombre. La troisième rencontre avec Urasawa était elle prévue pour le dimanche, en table ronde.

La journée s’est achevée avec deux autres interviews. La première fut plutôt un bavardage informel mais instructif avec le talentueux Dara, l’auteur d’Appartement 44 que je suis de loin depuis plusieurs années et que j’ai enfin l’occasion de rencontrer. Un moment très sympathique, auquel j’ai convié Mackie, qui était dans le coin. Merci à Sylvie d’ailleurs, qui a été bien utile dans la préparation des questions ! Dernier rendez-vous de la journée pris pour 18h : table ronde avec Hemenway, en anglais pour notre plus grand plaisir, et avec de nombreux acolytes. Pendant que Gally et Céline shootaient en silence, c’est avec Matthieu d’Ongaku et 4 autres intervenants que nous avons pu converser directement avec le groupe, très sympathique et ravi d’être en France et de jouer avec Urasawa !

Hemenway

La fatigue commençant à se faire sentir nous nous sommes contenté d’un petit verre et d’un bout de saucisson bienvenus (merci Gerald !) avant de repartir directement dans nos nids douillets respectifs, après s’être baladé avec la bande de Plumes dans le Japan Expo post fermeture… Un moment très sympa !

Dimanche

Last but not least, ce dimanche fut un peu ma journée plaisir. Seulement deux interviews, deux concerts et une séance photo nécessitaient ma présence. Après un petit tour très instructif avec Pika et Ototo (qui m’ont permis de vous ramener quelques lots pour vous chers lecteurs, remercions Laure et Ophelia), nous sommes vites arrivés au début d’après-midi. À 13h30 venait enfin la table ronde tant attendue avec Urasawa-sensei, pour laquelle j’ai du abandonner à regret une interview avec Tsutsui. Mais Mackie a pu donner le change avec efficacité.

La table ronde va débuter et nous nous apercevons que nous allons être nombreux… Trop nombreux. Nous nous sommes finalement retrouvés à 7 médias pour seulement 20 minutes. Une aberration inhérente au succès de l’auteur que tous les médias se sont arrachés et dont nous avons récupéré des miettes. Cela dit, que les membres de Total Manga ou Journal du Japon se retrouvent au même rang que le magazine Animeland nous montre bien que nous n’étions pas, pour autant, sur une voie de garage. Seul regret : tous n’ont pas pu poser des questions et ce afin de ne pas mettre en retard l’interview du journal… L’express je crois. Espérons que ce dernier aura envoyé un intervenant de qualité, qui nous valait à priori nous 7 !

À peine une heure plus tard j’ai pu rencontrer un artiste assez original : Virgo Aka Hammer, que j’ai déjà évoqué avec curiosité dans un billet précédent. Ce chanteur de hip-hop / danseur / conteur, ancien comparse et toujours ami de Diggy MO pour ceux qui le connaissent, s’est révélé un interlocuteur très ouvert et avide de l’expérience française qu’on lui a offert. Ce fut une interview très agréable, détendue des deux cotés, un de ces bons moments avec les artistes méconnus qui ne demandent qu’à parler de leur travail avec humilité. Le concert de Virgo fut tout aussi original et plein de couleurs, de sons et d’instruments originaux, très bien mis en valeur par la scène du Live House qui, comme chaque année est de qualité dans sa sonorité et son éclairage.

Le concert de Virgo fut le denier concert de l’édition pour votre serviteur, juste après avoir savouré un moment assez symbolique lors du concert d’Hemenway avec l’arrivée à la guitare acoustique de Naoki Urasawa qui a poussé la chansonnette avec le groupe sur 3 morceaux. Le public était ravi et on se souviendra surtout de l’excellente ambiance de ce moment et du talent du guitariste plus que du concert lui-même.

Naoki Urasawa sur scène

La journée s’est achevée par un changement de casquette : j’ai laissé la place d’intervieweur pour prendre celle du photographe et suivre Mackie et Tetho à la rencontre de monsieur Mikimoto (le chara-designer de Macross, entre autres). C’est fou comme le temps passe plus lentement lorsqu’on est du coté de la photo, et c’est assez appréciable. Même si le sieur Mikimoto, logiquement vanné, avait la mine basse et l’œil tout juste entrouvert, le pauvre, le défi de le prendre plein cadre avec une trombine décente fut un challenge amusant. En extirpant Tetho qui ne voulais plus le quitter, j’ai pu constater que deux autres médias l’attendaient encore alors qu’on approchait sensiblement des 19h. Comme quoi, le dimanche soir de JE, c’est dur pour tout le monde !

Voilàààààà, c’est fini ♫

Plus sérieusement j’espère que ce compte-rendu copieux mais non-exhaustif vous auras permis de vivre un petit bout de cette Japan Expo au bilan positif, avec plus de 200 000 visiteurs et de très nombreuses rencontres. Plusieurs compte-rendus et interviews sont à venir durant l’été et jusqu’à l’automne, au rythme d’un article par semaine, afin de ne pas, non plus, réduire le blog uniquement à ça. Quelques lots seront également à gagner à partir de la semaine prochaine 😉

Allez, maintenant, au boulot !

Japan Expo : compte-rendus et interviews pour tous les goûts !

Compte-rendu global : un chocobo à JE !

L’intégrale de Naoki Urasawa @ Japan Expo

Virgo aka Hammer : u can’t touch this interview !

Man With A Mission : le photo & vidéo report

Conférence Sunrise

FLOW @ Japan Expo 13 : le flow-rilège des rencontres

Tsume & Aleksi Briclot : challenges et figurines !


juillet 12th, 2012
Mots-clés: , , ,

Japan Expo 13 : en avant la musique !

⊆ juin 9th, 2012 | ≡ Topic: Evènement, J-music, Japan Expo | | ˜ 2 Commentaires »

Japan-Expo 13Dans un mois la fête battra son plein au Parc des Expositions de Villepinte, et nous serons alors au beau milieu de la treizième édition de Japan Expo. Continuons donc la revue de détails des invités.

La liste est  dorénavant quasi-définitive après l’ajout de plusieurs invités japanime et manga. Voici à quoi elle ressemble en ce début juin, les nouveaux venus étant soulignés :

  • Manga : Naoki Urasawa, Tetsuya Saruwatari, Moto Hagio, Rei Toma, Ein Lee, Shiitake, Toshio Maeda, Tetsuya Tsutsui, Natsumi Aida. De nombreux auteurs de chez Ankama, comme Maliki, font également le déplacement.
  • J-music : Flow et  Hemenway, que nous avons déjà évoqué ici, mais aussi Man with a mission, Momoiro Clover, VIRGO aka Hammer, Kohei Tanaka, Junko Iwao, Anli Pollicino, Daizy Stripper, Professeur Sakamoto et Idoling. Un planning des concerts est consultable chez Doko.
  • Japanimation : Makoto Shinkai, Haruhiko Mikimoto, Masao Maruyama
  • Jeux vidéo : Keiji Inafune
  • Japon, culture et mode : Kyary Pamyu Pamyu.
  • Autres  : Alexandre Astier à Comic Con, Triple Tail S. au catch.

Après avoir détaillé une partie des invités manga, je vous propose aujourd’hui de revenir à la musique pour vous présenter, après FLOW et Hemmenway, les autres invités j-music qui ont retenu mon attention.

J-rock : Man With A Mission

MWAMAussi appelé MWAM, ce groupe a débuté en 2010 et s’est rapidement fait remarquer par ses costumes : tous les membres sont en effet des êtres hybrides mi-hommes, mi-loups.

Le quintet qui mélange rock alternatif et quelques soupçons de flow rap est composé de 5 membres : Tokyo Tanaka au chant, Kamikaze Boy à la basse et au chœur, Jean-Ken Johnny (!) à la guitare et sur les passages de rap, DJ Santa Monica aux platines et enfin Spear Rib à la batterie.

Le groupe sort sa première galette en novembre 2010, un mini-album du nom de Welcome to the new world. Un son bien accrocheur, un visuel qui dénote et des morceaux qui mixent le japonais et un anglais à la hauteur… Il n’en faut pas plus pour que le quintet décroche sa place en major en juin 2011, avec la sortie de l’album NEVER FXXKIN’ MIND THE RULES chez Nippon Crown (l’ex label de Gackt si je ne m’abuse). Voici un premier exemple avec le morceau Don’t Lose yourself :

On citera enfin leurs influences : les Red Hot Chili Peppers, Rage Against The Machine et, pour ne rien gâcher, Nirvana, dont ils ont d’ailleurs revu et corrigé le célèbre Smell Like Teen Spirit. Je vous laisse juger du résultat ci-dessous.

Le concert du groupe est prévu le jeudi à 15h au JE Live House et leur prochain album, Mash Up With the Wolrd, est attendu une semaine après au Japon. Espérons qu’on pourra se le procurer en avant première lors de leur venue !

Pour en savoir plus sur le groupe, rendez-vous sur leur site officiel, twitter, ou facebook.

J- Hip Hop : Virgo Aka Hammer

Virgo aka HammerJ’avoue que c’est avec beaucoup de curiosité que j’attends cet artiste, le hip-hop nippon me réservant autant de bonnes que de mauvaises surprises ces dernières années.

Il a fait ses débuts en tant que MC et compositeur au sein de ViRCANDiMMER avec le célèbre Diggy-MO’ du groupe SOUL’d OUT .

En 2011, ViRGO a.k.a. HAMMER se lance en solo et avec un style musclé et énergique. Son premier album, Monomyth -Volume 1-, est sorti le 15 juin dernier et est disponible en Europe sur iTunes.

ViRGO a.k.a. HAMMER sera aussi l’occasion de s’initier à un genre nouveau : l’opéra hip hop. Entre sonorités orientales et des textes réinterprétant le conte classique de Momotaro, héros du folklore japonais, ce mélange mérite d’être testé en live.

La sortie de son deuxième album, Monomyth -Volume 2-, est prévue pour le mois de juillet. Vous pourrez le retrouver sur la scène du JE  Live House le dimanche à 16h30. Voici un clip de l’artiste, pour vous faire une idée…

Plus d’informations sur l’artiste via son site officiel.

J-music & anime : Kohei Tanaka et Junko Iwao

Diplômé de l’Université d’Art de Tôkyô en musique, Kohei TANAKA commence sa carrière chez Victor Music Industry, puis part aux États-Unis pour continuer à étudier la musique dans université de Berklee à Boston, où les Hemenway ont  eux aussi fait leurs études musicales. Une université à surveiller ? Peut-être !

Kohei Tanaka et Junko Iwao avec l'un de leur musicien

Dès 1982, il travaille sur des anime, dont certaines séries cultes en France comme Albator 84 ou Muscleman sur lequel il arrange les musiques de fond et le générique de fin. Il a également travaillé pour de grandes chaînes TV japonaises en composant pour des séries TV comme One Piece, Gate Keepers, Gunbuster, The King of Braves, GaoGaiGar, Angelic Layer, Bastard!!, Gundam et bien d’autres. Voici d’ailleurs l’un de ces morceaux en live : We Go! de One Piece

Il a aussi travaillé dans le jeu vidéo en tant que compositeur officiel de la série Sakura Wars, ou les tokusatsu et autres sentai en composant pour Bioman ou Flashman. Certaines de ses compositions sont encore chantées aujourd’hui par de grands groupes comme JAM PROJECT.

Kohei Tanaka a sorti son premier album en 2008, sur lequel il chante et joue du piano. Il laisse aussi souvent la voix à des chanteuses comme Junko IWAO avec qui il a joué lors d’un concert le 18 mars 2012. C’est d’ailleurs accompagné de la demoiselle que nous le retrouverons pour deux concerts sur la JE Live House le jeudi à 16h30 et le dimanche à 15h.

iwao - tanaka

En ce qui concerne Junko Iwao, , tout commence en 1986 comme chanteuse au sein du groupe d’idols : Saint Four. Plus tard, elle obtient son premier grand rôle sur scène dans la comédie musicale Akage no Ann (Ann aux cheveux rouges).

En 1994, elle joue son premier rôle de seiyû en tant que Mélissa dans la série Montana Jones (diffusée en France en 1996). Mais, depuis, elle est devenue célèbre pour avoir doublé Hikari dans Neon Genesis Evangelion, Tomoyo dans Card Captor Sakura, Mima dans Perfect Blue et Tomoe dans Kenshin le vagabond. Elle sort en parallèle plusieurs albums en solo à partir de 1995 et participe à des événements comme le concert de Kohei Tanaka de mars. Pour finir voici vidéo réalisée par le duo, en l’honneur de leur venue en France :

 

Et les autres…

Il en faut bien sur pour tous les gouts et le JE Live House, comme à son habitude, proposera également du visual kei avec Anli Pollicino et Daizy Stripper, des idols avec Momoiro Clover Z et Idoling (invité hors Live house), de la musique 8 bits avec Professeur Sadamoto. Pour en savoir plus sur ces derniers, suivez les liens qui vous mèneront directement sur leur présentation sur le site de Japan Expo.

Voilà pour la partie J-music. Au prochain numéro, on finit la partie manga  !

Source : Japan Expo, Wikipédia, Nautiljon

Visuels : © Tous droits réservés

 

Japan Expo 13 : découvrez les invités de l’édition 2012

Les invités manga (1/2)

Les invités manga (2/2)

Flow et Hemenway : Japanime Rock à JE ! (J–music 1/2)

JE 13 : en avant la musique ! (J-music 2/2)


juin 9th, 2012
Mots-clés: , , , , , , , , ,

100 % Genki : Live Report en photo d’une soirée explosive !

⊆ mai 16th, 2012 | ≡ Topic: Articles, Evènement, J-music, Report | | ˜ 1 Commentaire »

Masaki Maenosono, le chanteur d'8otto, le groupe phare de la soirée !

C’est un peu sans crier gare que s’est tenu dimanche soir un concert de J-rock à L’espace B, dans le 19 arrondissement, à Paris. Un triple concert même : 8otto était la tête d’affiche de la soirée, accompagné par les plus méconnus Miila & the Geeks et Nokies. Notre nouvelle reporter photographe Stephy-chan, grande fan d’8otto, ne s’est pas faite priée pour devenir nos yeux et nos oreilles le temps d’une soirée.

L'affiche de la soirée

C’est parti pour ce live report, tout en photos et en impression à chaud !

Miila & the Geeks

Premier groupe à passer sur la scène de l’Espace B. Après une présentation un peu timide du groupe par Moe, la chanteuse, le trio entame leur 1ere chanson sur laquelle toute la salle remue alors la tête en rythme.

Miila & the Geeks en pleine préparation Moe, la chanteuse du groupe

La timidité fait progressivement place à une énergie débordante et une envie de s’amuser… Envie essentiellement communiqué par le batteur, un brin déjanté. Le public adore et en redemande.

Miila & the Geeks Moe

Au final la prestation sera quand même resté quelques peu timide des deux cotés, peut être à cause du style franchement décalé du groupe et ce malgré de très bon rythmes.

Kaoru, le batteur de miila and the Geeks

Nokies

Second groupe de la soirée. Bien moins timide que leurs prédécesseurs, Yusuke Kume donne le ton et fait clairement comprendre qu’il est très – mais alors très – content d’être à Paris. Ils enchaînent sans plus de cérémonie et offrent au public une prestation scénique du tonnerre avec une grande communication avec le public, sans cesse sollicité.

Kume, le guitariste et chanteur de Nokies Kume de Nokies

Le public en profite d’ailleurs pour se bouger, comme rarement on a pu voir dans une si petite salle 🙂

Nokies Le public agité

Nokies est donc LA surprise de cette soirée avec, pour ne rien gâcher, un chanteur très sympathique avant et après le concert, nous en avons d’ailleurs profiter pour lui dire qu’il devait absolument revenir !

Nokies

8otto

Last but not least, 8otto était très attendu malgré la faible affluence pour ce concert (une petite centaine de personnes). Après quelques mots de la de Masaki Maenosono, le batteur, chanteur et leader du groupe, ce dernier enchaîne avec la première chanson de ce mini-concert à couper le souffle.

Masaki Maenosono 8otto

Malgré la taille de la scène, il se déplace partout et offre une prestation scénique digne de ce nom, et ce dès le premier morceau !

8otto 8otto

Tous les membres se donnent à fond, prouvant qu’ils sont heureux d’être au contact de leur public français. Ce dernier le leur rend bien. Déjà bien échauffés grâce aux Nokies, les spectateurs se lâchent et bougent dans tous les sens, criant des « otto ! » et des « merci ! » entre chaque chanson.

8otto

Durant le concert on découvre en se retournant que le batteur de Miila, le premier groupe, est venu taper l’incruste pour danser avec tout le monde !

Le batteur de Miila est de la fête ! Le guitariste d'8otto

Pour finir nous sommes gratifiés d’un rappel explosif et un groupe qui multiplie à son tour aussi les remerciements et autres « à bientôt ».

8otto

À bientôt, c’est bien ce que l’on espère à la sortie de cet excellent concert inattendu mais déjà l’un des meilleurs de l’année !

Toutes ces photos vous attendent aussi sur la page Facebook de Paoru.fr !


mai 16th, 2012
Mots-clés: , , , , , ,

Flow et Hemenway : premiers invités rock pour Japan Expo

⊆ mars 29th, 2012 | ≡ Topic: Articles, Evènement, J-music, Japan Expo, Preview | | ˜ Pas de commentaires »

Flow & Hemenway © Tous droits réservés

Depuis début février, les annonces de Japan Expo se succèdent et on commence à pouvoir dresser un premier tableau :

  • L’invité d’honneur manga, Naoki Urasawa, qu’on ne présente plus, ses œuvres suffisent : 20th Century Boys, Monster, Pluto, Happy!ou le plus récent Billy Bat.
  • L’invité d’honneur jeux vidéo Keiji INAFUNE (Mega Man, Street Fighter IV).
  • L’invité d’honneur j-music, FLOW, pour un concert en marge de l’expo le 6 juillet.
  • Trois premiers invités pour le JE Live House : Momoiro Clover, Hemenway et VIRGO aka Hammer.
  • Un compositeur de musique d’anime Kohei Tanaka (One Piece, Gate Keepers).
  • La chanteuse / seiyu Junko Iwao (Hikari dans Evangelion ou Mima dans Perfect Blue).

C’est vers la partie J-music, pour l’instant la plus fournie, que je me tourne aujourd’hui avec les présentations de FLOW et Hemenway… Bonne lecture 😉

FLOW : Japanime music

FLOW c’est un groupe de punk-rock avec une touche de hip-hop… Mais c’est aussi l’histoire de deux frangins : TAKE, guitariste, et KOHSHI, chanteur, qui créent en 1993 un groupe… Qui ne s’appelle pas encore FLOW (il faudra attendre 1998). Deux ans plus tard, les deux frères sont rejoints par le bassiste GOT’S, le second chanteur KEIGO et le batteur IWASAKI.

FLOW © Tous droits réservés

En 2001 le groupe sort son premier maxi single, Flow #0 puis il enchaîne avec deux mini-albums qui se font une bonne place dans les charts indie. Il se passe deux ans avant qu’ils se fassent remarquer : en 2003, ils lancent le titre Okuru Kotoba (clip ci-dessous), une reprise punk-rock d’un célèbre tube nippon des années 70, qui se vend à plus de 270 000 exemplaires. Il reste dans le top Oricon indé pendant sept semaines consécutives et arrive à la 6e place des meilleures ventes de singles.

Suite à ce succès, ils signent logiquement avec la maison de disque Ki/oon Records et sortent SPLASH!!!, qui atteint la 2e place du classement Oricon. Le succès est lancé : pas moins de 7 de leurs morceaux sont choisis pour des publicités ou des génériques d’émissions TV, voir d’anime avec en avril 2004, le morceau GO!!!  comme générique de début de l’anime Naruto. Un anime qui marque leur image puisqu’ils ont récidivé en 2010 avec le sixième opening de Naruto Shippuden : Sign.

C’est le début d’une carrière faite de génériques d’anime : Code Geass, Eureka SeveN, Heroman ou encore Persona Trinity Soul… C’est par le biais de la japanimation qu’ils deviennent alors populaire en France, en séduisant toute une génération d’anime-fans qui se sont mis à la j-music, de la même manière que d’autres formations comme L’Arc~En~Ciel.

Flow - Microcosm © Tous droits réservésKazé, l’éditeur de japanime numéro 1 de l’hexagone, l’a bien compris, et il utilise donc son label musique, Wasabi Records, pour annoncer en aout 2010 la sortie dans l’hexagone de l’album Microcosm, deux mois après sa sortie nippone. C’est un peu là qu’on pensait les voir débarquer à Japan expo… Mais finalement non.

Le groupe continue en tout cas sa carrière dans le générique d’anime et continue les tentatives internationales : en avril 2011 leur best-of FLOW ANIME BEST sort au Japon puis il arrive en mai aux États-Unis. FLOW est prêt à conquérir la scène internationale comme le stipule le site de Japan Expo ? Sans doute, mais il veut aussi fêter 10 ans de carrière, avec la sortie de Black & White le 13 mars, leur tout dernier album où l’on retrouve à nouveau du générique d’anime : le morceau Hey!! pour l’opening de Beelzebub.

L’annonce de la venue du groupe a reçu des avis mitigés car FLOW se voit reprocher son coté très mainstream et commercial, mais quasiment tout le monde s’accorde pour dire qu’il est tout à fait calibré pour être l’invité d’honneur d’un évènement comme Japan Expo, une convention au croisement des différents loisirs nippons comme la japanimation et la j-music.

Reste à savoir si la setlist s’orientera justement vers ces génériques d’anime ou vers le dernier album du groupe… Car le public viendra clairement pour ré-entendre les morceaux de ses animes favoris. Le concert est prévu en marge de l’exposition le 6 juillet à 19h30 pour 37 €. On termine cette présentation du groupe avec un extrait de live : Remember & Go!!

Hemenway : du j-rock avec un petit air de Laruku…

Hemenway - Listen © Tous droits réservésHemenway est un groupe de pop/rock composé de 4 membres : Isaac, Charm, Toshi et Ogaching. Tout commence quand Isaac et Charm, sortis diplômés du Berklee College of Music de Boston en 2008, s’allient pour composer des chansons et souhaitent former un groupe au Japon à leur retour chez eux, à Los Angeles. En 2010, ils s’installent au Pays du Soleil Levant et sont rapidement rejoints par Toshi et Ogaching, deux anciens camarades de classe de Boston. Ils forment tous les quatre le groupe Hemenway, un nom qui vient de la rue à Boston où vivaient les quatre membres.

Le groupe possède une composition classique avec un chanteur (Isaac), deux guitaristes (Isaac et Charm), un bassiste (Ogaching) et un batteur (Toshi). Sous Sony Music, le quatuor compte mettre à profit leurs différences culturelles. En effet Isaac & Charm sont d’origines coréenne, même si le peu qu’on en ait vu est typiquement nippon !

En novembre 2011 ils sortent leur premier single, Listen, qui est diffusé depuis janvier sur la chaîne No-life, sans pour autant connaître le succès. Gageons que l’annonce de leur venue devrait changer la donne. En début d’année, le quatuor sort son second single By my side qui servira de 20ème ending à l’anime Naruto Shippuden. Le peu qu’on peut voir du groupe est plutôt lisse et se présente comme une bonne matière à générique d’anime. Les guitaristes ne sont pas mauvais et on retrouve un peu de Laruku dans les refrains et les solos de guitare.

Il reste donc à voir ce que vaut le groupe en live, sachant qu’ils ont tenu en mars leur premier live en solo, à Osaka puis Tokyo. En attendant vous pouvez jeter un œil au site officiel ou leur Twitter !

Voilà ce qu’on pouvait dire de ces premiers invités j-rock sur Japan Expo 2012. Plus généralement, on peut aussi ajouter Moto Hagio et au moins une auteure de nobi nobi !. Certains éditeurs comme Ki-oon n’ont pas encore annoncé leur auteur (mais c’est prévu) et d’autres comme Kazé Manga se contentent de préciser qu’il s’agira de shôjo. Tonkam a, un temps, envisagé Adachi… Mais depuis que 50% des lecteurs de Manga-News ont avoué ne pas savoir qui étais ce mangaka (!!!), on peut penser que l’éditeur a été refroidi. Le mois d’avril sera propice à quelques nouvelles annonces avec, espérons-le, un peu de japanimation, de figurine ou de culture nippone !

Je profite également de cet article pour vous rappeler que les Japan Expo Awards sont ouverts aux votes. Nous avons déjà pas mal discuté sur Facebook des critères de sélection, qualifiés d’incongrus à plusieurs reprises, mais je vous laisse y jeter un œil, vous faire un avis, pourquoi pas votez et bien sur réagir ici si vous le souhaitez !

Stay tuned 😉

Visuels : © Tous droits réservés

Japan Expo 13 : découvrez les invités de l’édition 2012

Les invités manga (1/2)

Les invités manga (2/2)

Flow et Hemenway : Japanime Rock à JE ! (J–music 1/2)

JE 13 : en avant la musique ! (J-music 2/2)


mars 29th, 2012
Mots-clés: , , , , ,

Continuer vers les post antérieurs »
Facebook Twitter Flux RSS

Cherche, petit chocobo !

Lectures manga & Instagram

Facebook

Partenariats


Journal du Japon
Le blog de gally

Paperblog http://www.wikio.fr

Twitter



Archives -/+


Copyright © 2016.Toutes les images et vidéos présentes sont copyright leurs auteurs.
Paoru.fr réalisé sous WP par Ramza et le Nature WP Theme de miloIIIIVII . Connexion | RSS.