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Interview éditeur – Pika Edition : stabilisation & évolutions

En ce début juin, il était temps d’achever les interviews bilan 2016, et c’est avec Pika que l’on referme le bal. Entre le rachat de nobi nobi !, la relance de Pika Graphic et toujours autant de publications au catalogue des éditions Pika, il y avait forcément de quoi parler. Pour discuter stratégie éditoriale et une vue d’ensemble c’est une nouvelle invitée qui a répondu aux questions du chocobo : Virginie DAUDIN CLAVAUD. Qui est-elle et qu’est-ce qu’elle peut nous dire de beau sur Pika en 2016 et 2017 ? Pour le savoir en route pour l’interview !

Bonne lecture 😉

Pika 2016-2017

2016, une année de réflexion

Virginie Daudin-Clavaud

Virginie Daudin-Clavaud – Photo ActuaLitté, CC BY 2.0

Bonjour Virginie DAUDIN CLAVAUD, et merci pour votre temps… Pour vous présenter rapidement aux lecteurs : vous êtes, si je ne me trompe pas Directrice Générale Déléguée de Pika Edition depuis quasiment une décennie. Mais concrètement à quoi correspond ce poste, quel est votre travail au jour le jour ?

Alors dans le titre du poste le mot délégué est dû aux statuts de la société Pika donc on peut le résumer à une fonction de Directrice Générale. Mon rôle au quotidien est donc de diriger cette petite maison est de manager une équipe de 17 personnes, puis d’élaborer la stratégie éditoriale de la maison avec mes directeurs éditoriaux que sont Medhi Benrabah, Pierre Alain Dufour et Olivier Pacciani, et de m’assurer qu’elle est mise en oeuvre.

Venons-en à notre sujet du jour : le bilan pour le marché du manga en 2016 en France. L’année a été assez chargée pour Pika Edition : changement de directeur éditorial (fin 2015), incorporation de nobi nobi ! en avril, le renouveau de la collection Pika Graphic… Globalement quel bilan titrez-vous de cette année 2016 pour les éditions Pika ?

Pour Pika, 2016 est une année de stabilisation et de lancements de projets que nous allons développer en 2017. Nous avons stabilisé notre position sur le marché par rapport à l’année 2015, car il faut bien se souvenir que, entre 2014 et 2015, nous avions beaucoup progressé en terme d’activité et de chiffre d’affaires, grâce notamment au développement de l’Attaque des Titans. Sur les deux ans, de 2014 à 2016, c’est donc une progression dont on peut tout à fait se satisfaire. Bien évidemment l’Attaque des Titans, arrivant à un nombre de volume plus avancé, voient ses ventes se stabiliser en 2016.

En 2016 nous nous sommes donc posés, nous avons réfléchi à ce que nous pouvions faire, à comment innover. Vous parliez par exemple de Pika Graphic, on peut y ajouter Pika Roman, qui est une activité complémentaire sur laquelle nous nous sommes lancés en parallèle et sur laquelle nous voulions aussi aller. Avec nobi nobi ! cela fait donc trois labels que nous souhaitons faire monter en puissance en 2017 après en avoir semé les graines l’année dernière.

Si je prend l’exemple de Pika Graphic : je ne sais pas si vous vous souvenez du Salon du Livre 2014, nous avions réalisé une entrée en matière un peu atypique en couleur avec Au Gré du Vent de Golo Zhao, un auteur chinois qui représente la vocation de Pika Graphic, tournée vers l’Asie. En 2017, le label prend maintenant toute son ampleur avec l’arrivée de mangakas japonais comme Satoshi KON et Minetaro MOCHIZUKI.

 Pika Graphic-Fossiles De Reves  Dragon Head

Est-ce que cette collection Pika Graphic sera majoritairement japonaise d’ailleurs ?

Oui il y aura une prédominance du Japon, c’est évident car c’est notre cœur de métier et qu’il y a de nombreux auteurs que nous aimerions faire connaître au public, mais nous restons ouverts sur les pays asiatiques avec des titres de Chine mais aussi de Corée, comme c’est le cas avec Priest par exemple, qui est un titre coréen.

La Corée justement : le nombre de manhwa paru en France est extrêmement faible en 2016, une dizaine environ contre une trentaine de bandes dessinées chinoises. Pourquoi si peu et quel potentiel pour le manhwa en France selon-vous ?

Personnellement je pense qu’il y a vraiment un énorme potentiel. Je suis allée en Corée et j’ai rencontré des auteurs avec un talent incroyable. Ils ont vraiment des choses à raconter. De plus, ils ont une culture très importante de la bande-dessinée : ils sont imprégnés du manga et de la bande dessinée française et sont très ouverts à la bande dessinée européenne.

Ce qui est très difficile maintenant c’est de franchir le pas entre ce qu’ils proposent – leur volonté de créer – et ce que l’on peut faire en France. Vous n’êtes pas sans savoir qu’en Corée la bande dessinée n’est plus vendue au format papier, le format webcomic a pris le dessus. Ce n’est plus le même média, le même format, et c’est là que cela devient plus compliqué pour nous car le webcomic n’a pas pris en France et n’a pas du tout la même ampleur qu’en Corée. Donc nous allons prendre le temps pour essayer de développer un rapport de création avec eux, car il y a vraiment des talents extraordinaires et ils ont tout à fait leur place en France. Il faut juste prendre le temps pour mettre ça en place.

Priest

Puisque l’on parle de numérique, nous fêtions en mars les deux ans de votre offre simulpub sur l’Attaque des Titans… Dans le numérique, l’offre s’est élargie pour ce qui est du manga mais le constat global est que les ventes ne suivent pas forcément. Chez Pika, est-ce le même constat ?

Si nous remontons au début du numérique chez nous c’est encore plus loin, cela remonte à 2012… Merci de me rappeler à quel point le temps passe vite ! (Rires)

Mais sinon, oui, nous faisons le même constat, le marché n’a pas vraiment décollé d’une manière générale et sur le manga les ventes ne décollent pas du tout. Nous continuons de développer notre offre malgré tout, parce que s’il n’y pas d’offre, il ne peut pas y avoir de marché, mais sans résultat pour le moment.

pika-simulpub

Pour donner un ordre d’idée de l’état du marché, avez-vous des chiffres ?

Pas vraiment et il y en assez peu de disponibles d’ailleurs. Mais les ventes des livres en numérique représenteraient 6% des ventes globales, dues essentiellement à la littérature dite de genre. Sur le cas du manga manga on se situe de l’ordre de 1% seulement.

A quoi peut-on l’imputer ?

Sur le manga et la bande dessinée je dirai qu’il y a d’abord un problème de relais : il y a très peu de plate-formes spécialisées dans ce domaine. Nos livres sont accessibles chez des grands généralistes, noyés dans une offre énorme. Aujourd’hui nos revendeurs principaux sont Amazon, Google et Apple et rien ne permet chez eux au manga d’émerger et d’aller chercher le lecteur, contrairement à d’autres pays où cela a été mis en place. Par exemple au Japon, le numérique est en train de décoller mais c’est parce qu’il y a un grand nombre de plate-formes manga qui ont été mis en place voir même des plate-formes spécialisées dans un segment du manga, avec une dédiée au shôjo par exemple. Donc voilà, déjà, nous n’avons pas ce relais là.

C’est peut-être aussi parce qu’il n’y a pas de marché… mais là on tombe dans un cercle vicieux.

Pas de marché, donc pas d’offre, donc pas de marché…

Voilà.

Ensuite je pense qu’il y a aussi une résistance très franco-française qui fait que le papier reste le support le plus apprécié de nos lecteurs. Cela dit je trouve qu’il y a une évolution, pas dans les achats mais dans les avis des lecteurs, qui constatent l’intérêt d’avoir du numérique et une bibliothèque virtuelle plus grande que la bibliothèque physique. Mais nous sommes encore loin de pouvoir emprunter des mangas en numérique dans un CDI ou une bibliothèque, ce n’est pas encore du tout accessible.

Enfin, il y a aussi une barrière de prix. Je pense que psychologiquement cela reste encore perçu comme quelque chose d’assez élevé… Et nous avons toujours le sujet de la concurrence avec l’accès gratuit aux versions piratées.

Mais à mon avis, un jour ou l’autre, ce secteur finira par prendre un peu plus de poids. Ne serait-ce que parce que l’accès aux tablettes se démocratise, dès le plus jeune âge…

Et se généralise petit à petit, également, dans les établissements scolaires.

Exactement.

Après Pika Graphic et le numérique, parlons de nobi nobi !, qui a rejoint votre catalogue il y a presqu’un an maintenant. Quel était le but de ce rapprochement ?

Nobi nobi ! était une jeune et petite maison d’édition arrivée à un moment de sa vie où, pour grandir, elle avait besoin de s’appuyer sur une structure un peu plus importante pour l’aider à se développer. À ce moment-là ,moi, je cherchais également à développer le segment jeunesse de mon catalogue. J’ai trouvé que l’offre de nobi nobi ! était complémentaire à celle de Pika et j’ai été séduite par la qualité de leur catalogue et par la capacité de Pierre-Alain et Olivier à aller détecter les séries pour un jeune public.

pierre-alain-dufour-et-olivier-pacciani-fondateurs-de-nobi-nobi

Pierre-Alain Dufour et Olivier Pacciani, fondateurs de nobi nobi !

C’est comme ça que l’association et le rachat se sont faits, dans l’envie aussi de développer une collection plus familiale, destinée à la jeunesse mais pas uniquement, ceci tout en continuant de développer la partie album du catalogue pour défendre et mettre en avant des grands noms des auteurs jeunesse en France. Tout cela nous permet ainsi d’aller chercher un public que l’on ne touchait pas beaucoup, plus large, jeune et familial.

Même sans nobi nobi !, il y a plus de 200 sorties Pika en 2016, ce qui en fait l’un des plus gros pourvoyeurs de manga l’an passé. Pourquoi une offre aussi importante ?

En fait nous ne réfléchissons pas forcément en terme de nombre de sorties sur l’année. Nous avons d’abord un historique, un bagage qui fait que nous avons un catalogue de séries à poursuivre, ce qui nous donne un nombre de nouveautés minimum chaque année, en fonction du nombre de tomes parus pour ces séries. De plus, en nombre de lancement par an, nous ne sommes pas forcément beaucoup plus élevés que nos concurrents : nous lançons entre une et deux séries par mois.

Après c’est vrai que nous avons toujours été généralistes et que nous sommes présents sur tous les segments du marché du manga en France, qui est le reflet du marché japonais de toute façon. Je ne sais pas exactement combien de nouveautés sortent chaque année au Japon mais c’est certainement colossal vu que le marché japonais est environ 50 fois plus important que le notre. Notre métier c’est d’être, le plus possible, le promoteur des séries de qualité qui sortent au Japon… Et il y en a beaucoup ! (Rires)

Avec 15 à 20 sorties chaque mois, comment défendre et donner de la visibilité à tout le monde dans un marché qui est bien rempli ? Comment gérer tout ça ?

J’ai d’abord une super équipe ! (Rires)

Oui je réalise que 17 personnes c’est assez important d’ailleurs, c’est un mix de personnes venant de chez Pika et de chez Hachette ?

Dix-sept personnes c’est vraiment le fonctionnement d’une maison d’édition et ils sont à 100% chez Pika. Seuls les supports administratifs viennent de chez Hachette, c’est à dire la comptabilité, les ressources humaines et la logistique.

Hachette Livre

Pika, une des étoiles de la galaxie Hachette Livre

Ces dix-sept personnes vont donc de la fabrication à l’édition, sans oublier ma super équipe marketing et communication !

Que l’on salue, évidemment ! Et donc, pour revenir à la question initiale, comment gérer un tel volume de sorties ?

Alors c’est vrai que le lancement est un moment très important dans la vie d’une série, et nous y attachons beaucoup d’importance, mais nous avons aussi à cœur de soutenir les séries sur la longueur. Je ne dis pas que l’on va jusqu’au volume 30, mais en général nous les soutenons au moins sur les 5 premiers volumes et sur certaines c’est une promotion non-stop, sur toute la vie de la série.

Mais c’est vrai, et je peux le dire en toute transparence, c’est une question que nous nous posons de manière permanente : comment donner de la visibilité à des œuvres dans un marché dont le nombre de nouveautés reste croissant ? Chez le libraire, la concurrence est donc d’autant plus rude au moment de la sortie… Cela fait partie de notre métier d’éditeur, de composer avec cette difficulté.

Le bilan par série

Calendrier Fairy TailPassons maintenant au bilan 2016 par série : quelles sont celles qui ont agréablement surpris ou qui ont tout simplement remplis leurs objectifs ?

Clairement, 2016 a été une année Fairy Tail, qui a fêté ses 10 ans au Japon et que nous avons aussi célébré en France avec la venue de Hiro MASHIMA. Les sorties qui ont bien marché sont donc d’abord les spin-off de Fairy Tail, notamment Fairy Tail Zero qui s’est vendu au même niveau qu’un volume de la série originale… Ce qui se justifie totalement de toute façon puisque c’est un peu un volume 0 de la série et qu’il a été scénarisé par Hiro MASHIMA. Donc voilà nous sommes assez contents de cette année Fairy Tail, que ce soit pour les spin-off ou la série principale.

Pour la série principale, des chiffres de vente évoquent une baisse de 5-10% du volume…

Oui cela reste une érosion naturelle pour une série qui possède un tel nombre de tomes mais il faut aussi regarder le recrutement de nouveaux lecteurs et sur ce plan là tout s’est bien passé en 2016.

L’autre bonne nouvelle, même si c’était attendu car il s’agit d’un anniversaire, ce sont les scores de Dreamland. Nous savions que ça allait bien se passer mais nous ne doutions pas que ce serait à ce niveau-là. Il y a deux volumes sortis en 2016, les volumes 15 & 16, et leurs ventes étaient au-dessus des 20 000 exemplaires, supérieurs à ceux attendus. L’effet anniversaire a également eu un effet amplificateur global sur la série car nous avons recruté deux fois plus que les années précédentes, alors que la série marchait bien déjà.

C’est vraiment une bonne nouvelle pour ces deux séries qui se sont d’ailleurs croisées avec une belle rencontre entre les deux auteurs sur la scène de Japan Expo. C’était un très beau moment et ça symbolise quelque chose à nos yeux.

dolly-kill-kill-5-pika

Quid des autres titres ?

Nous sommes plutôt satisfaits sur nos autres sorties shônen. Ce ne sont pas des gros scores comme ceux de nos concurrents mais cela reste correct : il y a Akatatsuki mais aussi Love and lies sorti en fin d’année qui prend de l’ampleur et bénéficie d’un bon bouche à oreille.

Les déceptions sont plus sur la partie seinen, notamment la partie survival avec les lancements de Green World Z et Dolly Kill Kill.

Ah c’est un chouette titre pourtant Dolly Kill Kill, en trois ou quatre tomes, il y a eu de jolies choses qui se mettent en place…

Tout à fait. Nous étions convaincu que la série avait de quoi faire un carton, avec des scènes d’actions hyper dynamiques… Mais malheureusement non, en tout cas pour le moment !

Green World Z se serait vendu aux alentours de 10 000 exemplaires écoulés sur le tome 1, les ventes de Dolly Kill Kill sont de quel ordre ?

Sur Dolly Kill Kill on est aujourd’hui à 6 000 exemplaires du tome 1 mais il est sorti en octobre alors que Green Worldz est sorti en juin de l’année dernière.

Avec ces deux déceptions 2016 sur ce créneau, vous avez prévu de réduire la voilure en 2017-2018 pour le survival ?

Disons que, effectivement, ça nous amène à réfléchir sur l’acquisition d’un nouveau titre sur ce segment-là, et à regarder les candidats de très près.

2017 : année compliquée mais pleine d’enthousiasme !

Pour finir, passons à 2017. Comment démarre l’année en terme de ventes pour Pika ?

Le début de l’année nous surprend un peu. En janvier il y a eu vrai coup de frein sur le marché du livre. Sur le manga c’est moins visible car le marché était sur une très belle dynamique des ventes mais il stagne désormais depuis décembre. Les raisons sont pour le moment que les lecteurs sont moins présents en librairie. Donc on attend et on espère que le marché va reprendre.

En ce qui nous concerne nous suivons pas mal le marché et nous constatons des mois de janvier et février plus mornes. Après nous avons de toute façon un programme 2017 qui est plutôt devant nous, donc nous restons optimistes ! (Rires)

Qu’est-ce qu’il y a au programme justement ?

Sur nos séries en cours, nous avons un mois d’avril qui met l’accent sur l’Attaque des Titans. Nous avons déjà sortis l’Attaque des Titans Lost Girls et nous allons faire une opération en magasin sur l’Attaque des Titans à l’occasion de l’arrivée de la seconde saison.

titans-lostgirls_banniereannonce

En terme de nouveautés nous avons trois gros lancements cette année : le nouveau Yoshitoki OIMA, jeune auteure talentueuse qui s’est fait connaître en France grâce à A Silent Voice. Son nouveau titre se nomme To Your Eternity. Nous l’avons d’abord lancé en simulpub et il est arrivé dans les rayons le 19 avril. C’est un de nos gros coups de cœur. (NDLR : coup de coeur du chocobo aussi, regardez ici !)

Brigades immunitaires tome 1Nous avons ensuite un shônen prévu le 31 mai : Les Brigades Immunitaires d’Akane SHIMIZU, également une jeune femme au dessin et au scénario et qui a été primé au Japon…

Savez-vous quel prix ? Car il y en a tellement !

Plébiscitée au Japon, elle s’est notamment hissée à la septième place du top 50 des mangas pour garçons de l’édition 2016 de Kono Manga ga Sugoi! (classement établi par des professionnels du manga et des libraires) et à la seconde place du top 15 des mangas recommandés pour l’année 2016 par deux-mille libraires dévoilé par le site Honyaclub.

Ok, et ça parle de quoi ?

Dans cette histoire, on suit un duo : lui est un globule blanc et elle un globule rouge et ils ont fort à faire – et ils ne sont pas seuls – pour détruire les bactéries et les virus ! Ça vous rappelle sans doute quelque chose…

Il était une fois la vie bien sûr !

Voilà, c’est Il était une fois la vie en shônen. C’est très enlevé, c’est très bien documenté en plus. Se divertir et apprendre en même temps, c’est l’idéal.

Il y a enfin un dernier titre en octobre mais il est encore un peu tôt pour vous en parler.

Un-coin-de-ciel-bleu-1Enfin, comme évoqué précédemment, il y a cette montée en puissance dans le secteur de la jeunesse avec nobi nobi !. Nous aurons cinq nouveautés cette année, des séries tous publics. La première est Flying Witch, un titre qui pouvant être lu par des petits comme des grands. C’est de toute façon notre volonté de faire de nobi nobi ! un label qui garantit que, dans ces mangas, il n’y aura pas de violence, pas de sexe ou d’ambiguïté… C’est divertissant, plutôt positif, ce sont des titres soft-shônen et soft-shôjo si l’on peut dire (NDLR : le chocobo vous conseille vivement Un coin de ciel bleu aussi, ci-contre, et vous en parle ici). Cela nous permet aussi, par cette ligne, de séduire Disney qui a apprécié le catalogue nobi nobi ! C’est ainsi que l’un des autres lancements de l’année est le manga du film La Belle et la Bête.

Et enfin on continuera de développer Pika Graphic, qui s’adresse donc aux adultes et jeunes adultes, avec une dizaine de nouveautés dans l’année.

Dernière question : qu’est-ce que l’on peut souhaiter à Pika pour 2017 ?

De pouvoir continuer à proposer des nouveautés à des publics différents, des titres très variés et montrer que le manga n’est pas cantonné à un style et qu’il y a de tout pour tous les goûts ! C’est ce qui nous tient le plus à coeur en tant qu’éditeur : montrer cette diversité et soutenir les nombreux talents.

C’est parfait comme mot de la fin. Merci Virgine !

Merci à vous !

Vous pouvez retrouver Pika Edition sur leur site internet, ou les suivre sur Twitter et Facebook.

Remerciements à Virginie DAUDIN CLAVAUD pour son temps et sa bonne humeur, ainsi qu’à Clarisse LANGLET pour la mise en place de cette interview.

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IMHO (avril 2012)

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Tonkam (avril 2011)


Retrouvez également les bilans manga annuel du marché français réalisés par le chocobo : 2010, 2011, 2012 , 20132014,  2015 et 2016 !


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